L'ACP
(Association pour la cohabitation pastorale) a tenu son instance
régionale au Bois Perché à Aspet. Sa raison d'être
est de gérer la présence de prédateurs, dont l'ours,
la protection des troupeaux, et par là même la propre survie
des éleveurs en zone de montagne. L'ACP est un groupement d'éleveurs
et d'apiculteurs. « On travaille pour notre métier.
Notre réflexion porte sur l'élevage en montagne. Mais
nous allons plus loin que l'ours et souhaitons renforcer notre audience
par l'adhésion des gens concernés », précise
Abdelsalem Lagrissy, président de l'ACP. L'association est née
vers 2001 des problèmes soulevés par la cohabitation ours-brebis.
Les éleveurs semblent avoir rapidement compris qu'il leur fallait
admettre la présence de l'ours dans leur environnement, que les
pouvoirs publics avaient décidé de réintroduire
dans les Pyrénées. Mais il fallait se grouper pour se
faire entendre et travailler avec les instances concernées. Depuis
sa création, l'effectif de l'association est en constante progression.
L'ACP compte 75 adhérents actuellement. Elle s'est imposée
comme interlocuteur face à l'Etat, et a été reçue
par le directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture en novembre
2004, où des propositions concrètes ont été
exposées. Le plan de soutien à l'économie de montagne,
notamment, mis en place et coordonné par le préfet de
région. L'ACP siège ainsi au conseil d'administration
de l'ADET (Association pour le développement économique
et touristique).
L'ADET a en
charge la gestion du plantigrade.
Les éleveurs ont préconisé, en partenariat avec
l'ADET, des mesures de protection qui sont mises en place dans les Pyrénées
et qui s'avèrent efficaces dans la plupart des cas. Des accidents
surviennent comme récemment à Aston où l'ours,
probablement, a causé la mort de 160 brebis. Alain Reynes, président
de l'ADET précise: « Le groupement pastoral concerné
perçoit des subventions du programme « ours » notamment
pour l'embauche de deux bergers et le respect de consignes comme le
regroupement des troupeaux la nuit, qui à priori n'ont pas été
respectées dans ce cas». Les moyens de protection mis
en place sont: les bergers, les patous (chiens de garde de troupeaux),
et les clôtures. L'APC
et l'ADET
ont mis en place une charte « Le broutard au pays de l'ours ».
Conscients que l'image sauvage de l'ours profite à l'agneau,
et confère une idée de qualité. Contact : Mail
ou 05.61.05.83.73.
Auteur
: Jocelyne Mothe
Source : La
Dépêche du Midi du 22/07/2005