Les coprésidents
ont salué cette mobilisation très forte, à la mesure
du désarroi et de la colère des éleveurs, habitants
et élus du Couserans, justifiés par une série d'attaques
et la présence permanence de plusieurs ours ces dernières
semaines, et la rétention d'information chronique des services
de l'Etat. L'arrivée de 3 ours supplémentaires, Hvala
et ses 2 oursons de l'année dont personne n'a oublié les
30 prédations de 2007 à Saint-Lary a mis le feu aux poudres.
Après un
tour de parole des vallées, les premier mots d'un éleveur
venu spécialement du Val d'Aran ont stupéfait l'auditoire.
Ils donnent tout son sens à notre combat pour une montagne vivante
et ouverte à tous : "j'ai du quitter ma montagne,
aller d'office sur une montagne clôturée, avec les autres
éleveurs. Sur le bas, dans la vallée, il n'y a plus d'élevage.
C'est fini. C'est pour l'ours. Ce n'est pas l'ours qui est dans une
réserve, c'est moi."
Des propos repris par Claude Carrière, président de la
Fédération Pastorale : "il ne faut pas abandonner
le territoire, nous ne renoncerons pas". "L'Etat compte sur
l'essoufflement de la résistance locale face au plan-ours, pour
lancer de nouvelles introductions - rappellera un des coprésidents
de l'ASPAP : face à ça nous sommes nombreux, nous avons
pour nous le sens de l'entraide, la persévérance et la
connaissance du terrain des montagnards, il faut nous en servir".
Un mot d'ordre
décliné en une série d'actions immédiates
:
- Renfort sur
l'estive en cas d'attaque. Face au silence, voire l'arrogance des
pseudo "experts"
de l'Etat, tout éleveur pourra se faire accompagner en cas
d'attaque d'ours par un ou plusieurs " volontaire-attaque
". Un service de soutien qui pourra être d'autant
plus important que les prochaines expertises poseraient problème.
- Le
réseau "solidarité localisation",
qui alimente le serveur vocal de l'ASPAP s'est vu renforcer de plusieurs
dizaines de nouveaux relais locaux. Notre répondeur n'a rien
à cacher, toutes les informations, après vérification,
récoltées par notre réseau y sont diffusées.
Au moins jusqu'à la fin de l'estive, car le serveur pourrait
passer, à la fin de l'été, en "mode
secret".
- "communiquer
sur tous les terrains", comme nous y encourage Robert Zonch,
depuis le tour de France jusqu'au Pastoralies, point culminant de
notre communication au grand public, et formidable tremplin pour expliquer
le sens profond de notre action. 6.000 personnes étaient en
2008 sur le plateau
de Beille, GUZET devrait rééditer le 7
août 2009 ce tour de force.
- Enfin la fédération
départementale [ndr : des chasseurs] de l'Ariège, représentée
par son nouveau président Jean-Luc Fernandes, " nous
nous opposerons à toute création par l'Etat de zones
à ours dont la chasse serait exclue."
" Ce que
le Val d'Aran subit aujourd'hui ne sera pas notre avenir ! ".
Après avoir longuement applaudi la conclusion de nos coprésidents,
l'assemblée a validé ce premier volet d'actions, et son
caractère temporaire, en attendant l'audience que nous avons
demandée au nouveau Préfet. La poursuite des évènements
sur ce terrain miné est éminemment conditionnée
aux réponses que le représentant de l'Etat en Ariège
saura - ou ne saura pas - apporter aux Ariégeois dans ce dossier.
Rappelons ici les
mesures proposées par le GNO parmi d'autres : fermeture des pistes
à la circulation ; encore moins d'informations sur le répondeur
officiel ; priorité à la quiétude des ours et à
leur bien-être (pas de nuisances sonores, disponibilité
alimentaire suffisante etc
) ; préparation de l'ensemble
des Pyrénées à la présence potentielle de
l'ours, au risque de rencontre homme/ours ; indemnisation en cas d'attaque
conditionnée à l'enfermement des troupeaux, et donc à
l'implantation de clôtures sur tout le massif des Pyrénées
Communiqué
de l'ASPAP du 9 juillet 2009