Présents et
excusés : voir liste annexe
Marie-Lise Broueilh,
Présidente, ouvre la séance à 21 h. en excusant
un certain nombre d'élus (Voir liste annexe).
La présidente
présente le rapport d'activités en faisant la liste
des actions menées en collaboration avec la coordination pyrénéenne
ADDIP : le Conseil d'Etat, le Groupe National Ours (GNO), les prédations,
l'ETO, la commission interdépartementale vautours, le Parc National,
la commission pastoralisme, etc
Quitus est donné à l'unanimité
La trésorière
présente le rapport financier. Il est regretté
le manque de moyens financiers et la difficulté à obtenir
des aides. Contrairement à d'autres associations écologistes,
l'ASPP 65 ne peut pas se permettre d'avoir un permanent / animateur
et la majorité des déplacements sont financés par
les élus eux-mêmes.
Quitus est donné à l'unanimité
Les
interventions
- Mensonges
de l'Etat : à partir d'un diaporama présenté
par Bruno Besche-Commenge, les principaux mensonges de l'Etat sont
présentés avec toutes les références et
citations depuis les années 80. Ce sont ces mensonges qui ont
entrainés des incompréhensions et de nombreuses ambigüités.
Il est évoqué la problématique de l'encéphalite
à tiques. Le représentant des proprietaires de la forêt
privée, Christian CARRERE note que l'introduction de cerfs
dans les années 1970 a non seulement engendré la destruction
et la détérioration de plantations par ailleurs subventionnées
par l'Etat mais ont été les vecteurs de la maladie de
Lyme. Ils ont également été à l'origine
de la baisse du cheptel de chevreuils liés à l'infection
par la tique. La compétence de l'ONCFS est mise en doute tout
comme son rôle dans les divers mensonges. " C'est une administration
de militants et non de techniciens au service de tous ". Il est
également rappelé le comportement du Préfet de
région face aux caméras de télévision
à l'occasion de la dernière réunion du Groupe
National Ours.
- Le
régime alimentaire de l'ours est présenté
par Jean-Baptiste Larzabal, ingénieur agricole et enseignant
à la retraite. A partir de photos et une documentation précise,
il est expliqué que l'ours ne peut pas avoir une nourriture
majoritairement composée de végétaux. Il ne peut
âtre que majoritairement carnivore. C'était d'ailleurs
le titre du contrat Life de 1996 "
Grands carnivores " et non " prédateurs"
- Un apport
régulier de viande lui est indispensable pour hiverner,
se reproduire et nourrir sa progéniture.. Il s'agit d'une totale
remise en cause du document pédagogique réalisé
par le FIEP et utilisé dans les écoles, véritable
instrument de désinformation. Il est décidé une
action pour contrer ce genre de propagande mensongère..
- La lecture
et l'analyse du sondage paru dans
"Empreintes ", journal de la DIREN.
A partir des chiffres 2008 fournis par le Ministère de l'Ecologie
comparé aux sondages antérieurs, la majorité
des pyrénéens, c'est à dire 60 %, est contre
les introductions d'ours. La progression de cette tendance est particulièrement
significative au niveau régional et également national.-
Voir
le dossier des sondages, le
communiqué de l'ADDIP et le
commentaires de l'ADDIP
- La
corrélation entre la présence de l'ours et la baisse
démographique dans les Asturies
est démontrée par Bruno Besche-Commenge à
partir de chiffres officiels de la principauté. Ceci amène
à conclure que la cohabitation avec les grands prédateurs
carnivores n'est pas un facteur de développement économique
des territoires notamment par le tourisme comme le prône les
associations ADET et FERUS.- Voir également
: "Le
tourisme et l'ours dans les Asturies, entre mythe et réalité"
- Dossier
sanitaire des ours. Bruno Besche-Commenge présente
les textes et références prouvant la volonté
de cacher la vérité sur l'état sanitaire exact
des ours. Un accord avait été conclus entre plusieurs
partenaires tel que la DIREN Midi-Pyrénées, l'ADET-Pays
de l'ours, et les fédérations des chasseurs de l'Ariège
et de Haute-Garonne pour ne pas diffuser les informations. Aujourd'hui,
il n'est pas à exclure que les ours de slovénie aient
pu introduire et être porteur de l'encéphalite
à tiques.
- Le document
du WWF qui a été diffusé dans toutes les
boites à lettre des territoires de montagne comporte de nombreuses
erreurs, contrevérités et mensonges. Une analyse de
chaque élément est en cours afin de réaliser
un document qui sera à diffuser par nos associations et nos
réseaux.
D'une manière générale, il est constaté
que le FIEP, le WWF, l'ADET-Pays de l'ours et FERUS font de la désinformation.
Leur argumentation est grandement basée soit sur le mensonge
soit sur l'incompétence. Qui finance ces organismes ? L'Etat
et donc les contribuables ? Des entreprises privées ? Avec
quelle idéologie : celle du " tout sauvage "
?
- Nombre d'ours:
Selon les observations faites sur le terrain, il est de plus en plus
certain qu'il existe deux ours sur les Hautes-Pyrénées.
Il est regrettable que les services de l'Etat soient aussi peu transparents
sur ce sujet.
- L'information
des usagers de la montagne, qu'ils soient éleveurs, professionnels
des sports de nature, randonneurs, etc... est pratiquement inexistante.
Il sera demandé la diffusion en temps réel de toutes
les informations sur ce sujet sans aucune restriction.
[Ndr : Liens informatifs officieux et officiels :
- Il est rappelé
aux éleveurs qu'ils ont le
droit de défendre leurs troupeaux selon le Code de
l'Environnement. La Cour d'Appel de Grenoble à rappelé
ce droit en février dernier. Reste la problématique
des territoires inclus dans le Parc National où la responsabilité
civile de celui-ci pourrait-être engagée. Le comportement
de certains agents est évoqué.
- La
question des Vautours. Louis Dollo participe à la commission
interdépartementale ; Il est noté que l'on amuse tout
le monde dans des réunions inutiles et des comptes rendus pas
toujours fidèles. Lors de la réunion de mise en place,
l'intervention d'un fonctionnaire du Ministère de l'agriculture
et de l'environnement espagnol a été quelque peu "
aménagée ". Depuis longtemps, il existe des études
universitaires espagnoles et allemandes sur le comportement des vautours.
L'Espagne reconnaît clairement que les vautours s'attaquent
aux animaux vivants et certaines autonomies indemnisent les éleveurs.
Tout cet aspect est ignoré de la France qui s'obstine à
faire faire des études et observations par ses propres techniciens,
au lieu de mutualiser celles déjà faites par les espagnols.
Alors que les espagnoles ont fait l'erreur de nourrir les vautours
puis d'arrêté brutalement de le faire, la France envisage
curieusement un nourrissage. Il s'agit de savoir si nous voulons une
faune sauvage ou une faune d'élevage comme dans un zoo ou comme
des perdrix ou des lapins lâchés la veille de la chasse
pour donner l'impression d'existence d'une faune ?
L'assemblée se prononce contre le nourrissage. Un mémoire
doit être remis au
Préfet avant la prochaine réunion interdépartementale
- La
présence du loup dans les Pyrénées.
Le recoupement d'informations et d'observations diverses souvent par
des personnes qui ne se connaissent pas et ne se consultent pas tendent
à laisser penser que le loup est bien présent depuis
plusieurs années sur un secteur qui va du Pays Toy à
la haute vallée d'Aure. En l'absence de communication claire
de la part des pouvoirs publics sur ce sujet, voire une volonté
de cacher le problème, l'ASPP 65 ambitionne de regrouper toutes
les informations.
Marie-Lise Broueilh informe l'assemblée que l'ASPP 65 a reçu
l'agrément
départemental d'association de protection de l'environnement
conformément aux articles L. 141-1 et R. 252-1 à
R. 252-29 du code de l'environnement. Cette demande a fait l'objet de
nombreuses péripéties depuis deux ans et a fini par aboutir.
Elle permet d'ouvrir d'autres perspectives à l'association dont
nous aurons à reparler.
Après plusieurs
échanges, l'assemblée se termine vers minuit et demi par
un pot de l'amitié.

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