L'ours
Jacqueline Rougé (UMP).
Avant d'engager
en 1981 la réintroduction des ours dans les Pyrénées,
il aurait fallu négocier avec ceux qui vivent dans les montagnes.
Si je ne regrette pas la décision prise en 2005 par la ministre
Nelly Ollin, je crois pour l'avoir vu réalisé avec succès
au Canada, qu'on devrait avec tout l'argent consacré à
cette opération ( indemnisation des éleveurs , suivi de
l'ours) envisager de confiner ces plantigrades dans un secteur clos
et qu'ils ne soient plus un danger pour le pastoralisme.
Frédérique
Massat (PS)
Ce dossier a été
très mal géré. On n'aurait jamais du, en 2005,
réintroduire des ours slovènes qui sont loin d'être
menacés d'extinction puisque là-bas on a du en abattre
des centaines tant ils étaient nombreux. Pour moi , il serait
plus utile d'utiliser l'argent public de l'ours au profit des éleveurs
qui, je le rappelle ,entretiennent l'espace et facilitent ainsi le développement
du tourisme durable dans nos montagnes . Je suis sensible à la
détresse du monde pastoral, Je me battrai pour lui.
--------------------------------------------------------------------------------
Le développement durable
Frédérique Massat. Pour elle, développement
durable et stations de ski ne sont pas incompatibles: « Nombre
de ces dernières sont certifiées Iso 14 001, ce qui signifie
qu'elles s'astreignent à faire des efforts en terme environnemental
(récupération des déchets, gestion maîtrisée
de l'eau, développement de l'énergie photovoltaïque
)
: les Pyrénées sont en avance par rapport aux Alpes dans
ce domaine ; par exemple on sait maintenant ne plus jeter l'eau et la
récupérer pour s'en resservir ». Pourtant, il ne
s'agit plus, à son avis, de tout miser sur l'or blanc mais «
d'accompagner les bons projets qui permettent de créer des emplois
sur nos territoires, qui sont porteurs d'un réel développement
économique pour un pays donné. Aujourd'hui on ne conçoit
plus les stations seulement pour les sports d'hiver ; mais on investit
pour les moderniser et en pensant diversification des activités
tout au long de l'année. »
Pour l'eau, elle
croit que sa gestion doit se penser dans le cadre « d'un plan
national » qui engloberait les entreprises, les particuliers et
s'attacherait à créer des ressources.
Jacqueline Rougé.
« Le développement durable est aujourd'hui une nécessité,
une urgence » dit-elle en estimant qu'ici en Ariège le
pouvoir socialiste a trop misé sur l'or blanc et aurait dû
employer ces financements à d'autres fins à d'autres emplois,
bref ne pas mettre tous ses ufs dans le même panier d'autant,
estime-t-elle, « que les canons à neige compromettent la
ressource en eau ». Elle pense également qu'il est temps
de se pencher sur le désenclavement de l'Ariège, indispensable
à son développement économique.
Source
: La
Dépêche du Midi du 13 juin 2007