Présentation
de l'éditeur
Oui, la Terre se réchauffe et " le temps " change.
Mais qui est responsable ? Le climat a toujours varié et depuis
des siècles, dans des proportions souvent bien plus brutales
qu'aujourd'hui. On nous assène des vérités et on
nous culpabilise, mais que sait-on, au vrai, des mécanismes du
réchauffement ? Presque rien. La machine climatique est effroyablement
complexe et nous n'avons aucune certitude scientifique sur la réaction
des océans, des nuages, sur les mesures du carbone, des températures
et sur le rôle du Soleil. Et si la Terre, organisme vivant, portait
en elle les ressources pour s'en sortir toute seule ? Laurent Cabrol,
journaliste spécialiste de la météo depuis vingt-cinq
ans, s'insurge contre la pensée unique, analyse sans passion
- et avec clarté - les facteurs du réchauffement et nous
montre que tout reste à découvrir. Un livre décapant
qui devrait alimenter un débat jamais vraiment ouvert.
Biographie de
l'auteur
Laurent Cabrol est journaliste à Europe 1 et animateur sur TF1.
Note
de lecture de Michel Naud
Ce petit livre
de Laurent Cabrol est un coup de gueule que lon me permettra de
trouver sympathique : « Oui la terre se réchauffe » mais « il est malhonnête de culpabiliser les habitants
de notre pays ».
Pour ce journaliste
spécialiste de la météo depuis vingt cinq ans,
il est en effet évident que la température terrestre saccroît
; « il nest pas besoin dêtre un spécialiste
pour constater le recul des glaciers, lélévation
du niveau de leau et de sa température, la diminution des
périodes de gel, la modification des dates de floraison, de vendanges
ou de récoltes fruitières » (p. 24). Mais pourquoi
ce réchauffement ? Quelles peuvent en être les conséquences
? Que faut-il faire ?
Laurent Cabrol
se préoccupe dabord de létat des lieux et
balaie lensemble des acteurs du climat, pour apporter les réponses
là où on les connaît et pointer les incertitudes
ou interrogations là où elles subsistent : locéan,
le cycle de leau, le rôle invisible des aérosols
(les particules en suspension dans latmosphère), les nuages,
les pôles (sentinelles du réchauffement), les forêts
(les plus grands pièges à CO2), et bien sûr notre
centrale nucléaire préférée (surtout en
ces temps de vacances estivales) : le Soleil
Lastre du
jour est dailleurs un sujet détonnement si ce nest
dagacement pour notre auteur qui regrette que la contribution
du Soleil, notre unique source de chaleur, soit si peu étudiée
ou évoquée : Quid de leffet des fluctuations des
tâches solaires ? Quid des effets de la rotation de la terre (autour
du Soleil, sur son axe) sur le climat ? [1] [1] « Jai
pu constater que le lien entre climat et soleil restait un sujet tabou.
(
) Il a été décidé que le Soleil navait
aucune influence sur le réchauffement et on va sen tenir
là. (
) Avouez que cette pensée unique a de quoi
irriter
» (p. 86)
Ainsi, si tout
le monde ou presque saccorde sur la réalité dun
réchauffement climatique, il nen va plus de même
dès lors quil convient de se prononcer sur la part qui
peut être imputée aux fluctuations climatiques naturelles
et celle qui pourrait être imputable à lactivité
humaine. Evoquant comment le météorologiste peut continuer
dentretenir un doute légitime, Laurent Cabrol conclue dun
tonitruant « on se moque de nous ! » : sur lensemble
des médias le seul message accepté est « la planète
ne sest jamais autant réchauffée et cest lhomme
qui en porte presque lentière responsabilité »,
et « ceux qui par malheur osent émettre quelques réserves
se voient gratifiés de suppôts du lobby pétrolier
» ; il faut reconnaître que la réponse de Laurent
Cabrol ne manque pas de panache : « Je me suis toujours demandé
à qui pouvait ressembler un lobby pétrolier qui frapperait
à ma porte pour me dire « Tiens, Cabrol ; voilà
de largent pour financer ton livre ! » A moins quil
ne moffre à vie le plein pour mon scooter
» (p. 114)
Je ne dévoilerai
pas tout le livre et vous laisse découvrir ses conclusions personnelles
; elles auraient parfaitement leur place au sein de notre association
ou dun collectif comme « Sauvons le climat », que
ce soit à propos du nucléaire, à propos des éoliennes
ou du biocarburant, à propos des biotechnologies végétales,
à propos du discours moralisateur et culpabilisant des fondamentalistes
de lécologie politique, ou de lagressivité
et du caractère anxiogène de ces mêmes discours.
Le parti pris revendiqué de Laurent Cabrol a été
celui de « la vulgarisation sans renoncer à la rigueur
». Son pari est réussi. Son livre se lit (et se relit)
vite : idéal pour une lecture estivale facile et néanmoins
stimulante pour conserver toujours allumée la flamme de son esprit
critique.
Source
: Association
Française pour l'information scientifique