Note
de l'éditeur
Roselyne Bachelot est un personnage haut en couleur et en intelligence.
Elle a limage dune bonne vivante, qui na pas la langue
dans sa poche et un culot denfer. Mais la connaît-on vraiment
? Députée à lAssemblée nationale,
puis députée européenne, elle a été
ministre de lÉcologie et du Développement durable.
Elle est actuellement secrétaire générale adjointe
de lUMP. Dès quelle prend la parole ou la plume,
on est impressionné par son sérieux, sa connaissance des
dossiers, sa culture politique et scientifique. Voilà une femme
qui na pas eu besoin dêtre ministre pendant trente
ans pour comprendre que le système avait vieilli. Dans ce livre,
elle décrit les maux dont souffre la politique française
et propose des remèdes. Elle fait un exposé magistral
des problèmes et des solutions qui touchent à lécologie
en France et dans le monde. Ce qui ne lempêche pas de raconter
avec humour ses conversations avec le président de la République,
les détails du maquillage de Silvio Berlusconi, ses rapports
avec Bernadette Chirac, Dominique Voynet ou Corinne Lepage, etc. Un
livre politique dune rare authenticité.
Extrait
du livre où l'ex-ministre de l'écologie dénonce
le financement occulte des écolos
Le livre récent
de l'ex-ministre de l'écologie (et actuelle ministre de la santé,
de la jeunesse et des sports), Roselyne Bachelot, nous apprend par le
détail le scandale des attributions opaques de subventions aux
associations de protection de la nature instaurées par son prédécesseur
au ministère, Dominique Voynet.
Ce scandale avait
pourtant été levé par une enquête administrative
qui avait donné lieu à un rapport accablant, mais qui
est resté jusqu'à aujourd'hui, lettre morte.
Citons simplement
ce passage : "
mes prédécesseurs avaient
préparé les échéances électorales
en jouant les grands seigneurs, et les subventions aux associations
avaient augmentées de 39,6% entre 2000 et 2001, passant de 168,1
millions de francs à 234,7 millions (!) sans que le nombre de
bénéficiaires évolue ni que les missions confiées
soient plus importantes.
Les emplois
jeunes voulus par Martine Aubry avaient fait un véritable tabac
et les associations environnementales en avaient recruté plus
de cinquante mille
/
Par ce biais,
5 milliards de francs d'argent public étaient injectés
par an dans le secteur
/
Contrastant
avec les difficultés récurrentes dans d'autres secteurs,
le social en particulier, la première chose qui sautait aux yeux
était l'aisance financière des structures subventionnées
/
C'est ainsi
qu'un réseau naturaliste enregistrait 15 millions de francs de
réserves
/
Le même réseau naturaliste
présentait parallèlement à sa demande de subvention
de 3 millions de francs auprès de l'administration centrale,
un résultat financier de 780.000 francs provenant de valeurs
de placement de 18 millions de francs.
Cette aisance
financière avait conduit certains dirigeants à s'accorder
des rémunérations qui feraient rêver
/
En 2000,
/
650.000 francs pour le directeur d'une association
savoyarde. Et cette rémunération n'avait fait l'objet
d'aucune remarque de la part du service instructeur, alors que notre
subvention représentait 44% du fonctionnement."
Le plus inquiétant
dans ce système, c'est que Roselyne Bachelot n'a pas eu les moyens
lorsqu'elle était ministre de faire cesser totalement ce scandale
financier, dont une large part sert à faire des procès
aux chasseurs et à l'Etat !
Source
: Le
chasseur de sanglier repris pas Chassons.com