HAUTES-PYRENEES - VACANCES. ILS AFFLUENT DANS LES STATIONS ET PRÉFÈRENT
LES PARKINGS TOURISTIQUES AUX CAMPINGS.
Des
milliers de vacanciers ont rejoint les stations de ski. Parmi eux de
nombreux camping-caristes, épris de liberté. « L'essayer,
c'est l'adopter » estime Nathalie Cartier, venue passer quelques
jours à Piau-Engaly avec son mari et leurs trois enfants.
Le véhicule
qui transporte et héberge toute la famille stationne sur le parking
destiné à ce type d'engins. Pour ces Gersois, pas question
d'aller dans les campings : « Cinq personnes plus un chien, ça
coûte 24 € la journée ». Au lieu de 10 €
sur les aires réservées à cet effet, « 5
€ pour l'emplacement et 5 de plus pour l'électricité
» détaille-t-elle. Un moyen de déplacement assimilé
à un style de vie : « On prend huit jours à chaque
vacances scolaires, deux semaines en été et on part tous
les week-ends ». Ces adeptes de l'évasion motorisée
affluent au pied des pistes.
« ILS
SE SOUSTRAIENT AUX CONTRAINTES »
Pourtant, « les camping-cars sont chers à la vente et chers
à la location », fait remarquer Olivier Gros, directeur
d'HPTE (Hautes-Pyrénées Tourisme Environnement).
« C'est
un autre mode de consommation de l'espace. Qui n'est pas facile à
gérer au niveau de l'environnement lorsque 200 à 300 véhicules
arrivent dans une zone naturelle », explique-t-il. Tous les
professionnels le confirment, ces voyageurs itinérants vont rarement
dans les campings. Président du syndicat de l'hôtellerie
de plein air, Michel Dubié explique que « les gens vont
là où ils ne payent pas. En hiver, dans les campings,
90 % de la clientèle loue des mobile homes et 10 % des caravanes
».
Depuis 2002, on
y autorise la création de dix emplacements pour les campings-cars.
Mais leurs utilisateurs n'ont aucune envie de s'acquitter de la taxe
de séjour.
Maire de Loudenvielle
et conseiller général, Michel Pélieu constate «
une grosse fréquentation de ces véhicules qui se garent
sur les parkings touristiques dans la périphérie de Balnéa
». En hiver, ils se confondent avec la neige mais posent problème
quand leur nombre atteint la centaine. « On va être
obligés de créer des zones aménagées mais
on a du mal à obtenir leur participation financière. Certains
se soustraient aux contraintes habituelles» fait-il observer.
Allant jusqu'à occuper les parkings des domaines skiables.
Josiane Battoue.
Article paru le 23/02/2005
Source : La
Dépêche du Midi