Dans
les Pyrénées, nous connaissons EuroSud
Transport, association de lobbying financée par le Conseil
Régional Midi-Pyrénées pour faire accepter la Traversée
Centrale des Pyrénées (TCP) où se côtoient
intérêts privés, publics, politiques et écologistes
de tout poil. Maintenant nous avons le Life
Coex dont le but, au travers de 5 organismes français,
est de faire accepter tous les prédateurs (principalement l'ours
et le loup) en les faisant cohabiter avec l'élevage. Mais le
summum de cette affaire totalement surréaliste est de vouloir
développer des produits issus de l'élevage sans y associer
les acteurs de cet élevage.
Tout comme EuroSud
Transport ressemble à s'y méprendre à une
"pompe à fric" alimentée par le Conseil
Régional Midi-Pyrénées pour tenter de faire accepter
un tunnel transpyrénéen dans les Pyrénées
centrales, Life Coex ressemble à une autre "pompe"
alimentée par l'Union
Européenne pour financer exclusivement des associations
de protection de l'environnemment "pro-ours" dans le cadre
d'un
programme européen LIFE
Nous ne pouvons
que constater que des "penseurs de l'écologie para-politique",
tels des gourous d'une secte, réfléchissent aux méthodes
d'élevage, le plus souvent en montagne, sans même consulter
et encore moins associer les organismes officiels en charge de cet élevage,
notamment les Chambres d'Agriculture, ni les éleveurs eux-mêmes.
Un certain milieu d'associations de protection de la nature, en plus
de détenir toute la vérité, détient toute
la connaissance en matière d'élevage et, dans le cadre
de conseils, n'ont aucune hésitation à se substituer aux
organismes dont c'est la profession et dirigés par des personnes
démocratiquement élues.
Pour que le lecteur
juge de la qualité et de la stupidité de ces associations
à l'imagination féconde, nous ne retiendrons qu'une de
leurs propositions pour faciliter la cohabitation entre grands prédateurs
et pastoralisme et qui concerne les Pyrénées : l'utilisation
de clôtures électriques.
Suggérons aux éleveurs pyrénéens de prendre
en considération ces préconisations "écologistes"
financées par l'Union Européenne (les suggestions sont
financées, pas les clôtures) et clôturons toutes
les estives. Puis observons le phénomène pour nous poser
cette question simple : "Quelle place reste-t-il à
l'ours ?". Une autre question pourrait aussi venir :
"Que deviennent les externalité positives du pastoralisme
tel que la randonnée puisque tout serait clôturé
?" Les fédérations sportives en charge des
activités en montagne ont-elles été consultées
? Réponse : JAMAIS ! Lorsque ces associations ultra environnementalistes
dites "écolos" nous parlent de dialogue et de concertation,
il n'est pas difficile de comprendre que ce n'est que du vent et illusion
depuis 25 ans.
Et puis, franchement,
n'y a-t-il pas plus important à financer ? Et la réflexion
ne devrait-elle pas s'axer sur d'autres problèmes majeurs tel
que le maintien et le développement de la
biodiversité dont l'ours n'est qu'un petit maillon final.
La
diversité des races d'élevage est sans doute plus
essentiels pour l'avenir de l'humanité et le
développement durable dans ses trois composantes : environnementale,
sociale, économique. La qualité de l'air, le CO2, le réchauffement
climatique, la disparition des glaciers, etc... ne sont ils pas plus
important que l'ours ? N'est-ce pas ces grands problèmes de société
qui conditionnent la qualité et l'existance de la vie sur terre
et non l'ours ou le loup ?
Cessons
de financer, avec de l'argent public, une petite mafia associative qui
s'oppose et s'impose toujours aux acteurs principaux.
Louis Dollo,
le 19 octobre 2006