S'il n'est pas contestable que toutes personnes a le droit de se
réunir et s'associer dans un but commun, il y a des associations,
au but apparent tout à fait respectable, qui ont des méthodes
et un système relationnel pour aboutir à leurs objectifs
qui posent un problème éthique quant à la pratique
de la démocratie républicaine. C'est le cas de Férus
à certains membres
de son Conseil d'Administration.
La problématique
tourne essentiellement autour de deux administrateurs
Les fonctions occupées
par le passé ou au présent par ces deux administrateurs
de l'association les place dans une position relationnelle privilégiée.
Y a-t-il subordination de certains fonctionnaires à ces deux
personnes, difficile de l'assurer. Même si ce n'est pas le cas,
l'abus de position est toujours possible. Ce qui est incontestable,
c'est que leur position vis-à-vis des services ministériels
est favorisée par rapport à celui des acteurs des vallées
pyrénéennes voir même d'un préfet de département.
Nous savons tous,
qu'en général, les fonctionnaires d'un certain niveau
ne se font pas la guerre. Carriéristes par principe, la règle
est plus à la compréhension mutuelle pour des échanges
de services indispensables à des avancements même s'ils
ne partagent pas les mêmes idées. Pour peu que les protagonistes
sortent de la même école, l'esprit corps jouera plus que
l'esprit conflictuel. Même à la retraite, même avec
des fonctions hors du Ministère, il est bon de se souvenir qu'il
est toujours possible d'avoir besoin de l'autre.
Dans le cas de
nos deux protagonistes, nous sommes en plein dans le sujet.
Gilbert Simon,
ancien directeur de la nature et des paysages a probablement eu sous
" ses ordres " quelques uns de ceux qui sont en haut de l'échelle
aujourd'hui. Peut-être qu'il a contribué à leur
ascension. Ca ne s'oublie pas
.
Quant à
Michel Echaubard, la mission dont il est investi lui donne beaucoup
de pouvoir pour la décision d'introduction ou non d'ours. En
étant par ailleurs administrateur de FERUS, même avec une
simple voix délibérative, nous comprenons parfaitement
les liens qui peuvent se tisser et les moyens dont il dispose pour dire
" tout le monde est d'accord ". Férus n'a même
pas besoin de demander de rendez-vous au Ministre, ils ont déjà
le loup dans la bergerie. Le plus extraordinaire est de voir qu'au Groupe
National Ours (GNO) ils avaient une double voix sous deux casquettes.
Ils avaient les moyens de rigoler de l'ADDIP.
Mais tout ceci
est-il bon pour l'expression démocratique ? Que vaut l'avis des
élus lorsque les fonctionnaires font leurs petites salades avec
les associations dont ils détiennent les clés ? Quelle
gouvernance démocratique de l'environnement peut avoir la France
face à un tel système pollué à la base ?
Dans une telle
situation, il ne faut pas s'étonner si les acteurs locaux se
révoltent car ils ne seront jamais entendus.
Louis
Dollo, le 3 mars 2010