Cette association
conçoit la présence de grand prédateur essentiellement
" dans les massifs frontaliers ". Pourquoi ? Dans l'esprit
de certaines personnes, dont FERUS si nous reprenons ses origines avec
ARTUS, les massifs de montagne sont des espaces sauvages voir même
" impénétrables " pour reprendre des
expressions empruntées aux romantiques du début du 19ème
siècle. Le mythe de " la frontière sauvage "
Ils n'ont strictement aucune culture historique et sociologique qui
leur permettrai de comprendre que depuis des millénaires ces
montagnes sont habitées et que les paysages ont été
façonnées par les hommes.
Les buts de cette association ne font référence à
aucune notion de protection des milieux. A croire que la vie des grands
prédateurs qu'ils défendent n'est pas conditionnée
à un environnement favorable. Pour eux, le seul animal compte.
La notion de biodiversité, de paysage, de développement
durable avec ses quatre piliers,, environnement, social, économique
et culturel, ne compte pas. Leur vision de l'environnement se limite
à l'existence de trois bêtes : loup, ours et lynx. C'est
un peu court.
Face à cette
vision limitative, nous pouvons nous interroger sur la qualité
de l'analyse qu'ils peuvent faire de la défense et la protection
de l'environnement. Nous comprenons mieux le fossé qui les sépare
des éleveurs qui, eux, sont avant tout attaché à
la protection du milieu dont ils vivent et qu'ils entretiennent afin
de préserver l'environnement. Il est clair, à la seule
lecture des statuts, que Férus n'est pas et ne peut pas être
un interlocuteur valable malgré les apparences et l'écoute
que cette association peut avoir auprès des pouvoirs publics.
Louis
Dollo, le 3 mars 2010