| La
définition officielle du développement durable |
Quand on parle de développement durable, ça ne signifie
pas, contrairement à ce que certains (écolos pour ne pas
les nommer) disent, seulement la protection de la nature. C'est, selon
le rapport Brundtland : "Un développement qui répond
aux besoins du présent sans compromettre la capacité des
générations futures de répondre aux leurs."
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| Pour
les Canadiens, les objectifs du développement durable sont :
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1. Maintenir l'intégrité de l'environnement
2. Améliorer l'équité sociale
3. Améliorer l'efficacité économique
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| Pour
l'Union Européenne |
Il s'agit d'une approche globale qui postule qu'un développement
à long terme n'est viable qu'en conciliant trois aspects indissociables
:
- le respect de
l'environnement
- l'équité
sociale
- la rentabilité
économique
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| La
France lui donne cette définition : |
"Un développement qui répond au besoin du présent
sans compromettre la capacité des générations futures
à répondre aux leurs".
Et il est précisé :
"Pour y parvenir, les entreprises, les pouvoirs publics et la
société civile devront travailler main dans la main afin
de réconcilier trois mondes qui se sont longtemps ignorés
: l'économie, l'écologie et le social. À long terme,
il n'y aura pas de développement possible s'il n'est pas économiquement
efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable."
Source : Ministère
de l'écologie et du développement durable
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| Le
développement durable et l'ours des Pyrénées |
C'est pour ces raisons que l'ours a sa place mais rien QUE sa place,
c'est à dire pas TOUTE la place. Nous le voyons bien dans les
ateliers de travail pour Natura 2000 des Hautes-Pyrénées
(mais il semble que le Béarn a refusé tout dialogue dans
ce domaine... à confirmer) l'ours prend pratiquement moins de
place que la sauvegarde de l'euprocte ou les chauves souris. Il n'est
qu'une espèce parmi d'autres et pas forcément une espèce
aussi majeure que l'est certains rapaces pour le maintien de la biodiversité.
En tout cas, et c'est certain et clairement annoncé, moins majeur
que le maintien du pastoralisme indispensable pour le maintien et même
le développement de la biodiversité.
Mais il bénéficie d'un capital sympathie excessif que
n'a probablement plus l'agneau et la brebis. C'est peut être dommage
car ces animaux ont aussi leur utilité dans le paysage. Et puis,
l'ours n'est pas le seul animal sauvage des Pyrénées qui
vaillent la peine d'être protégé, sauvegarder, développé.
Nos montagnes sont riches d'une diversité animale et végétale
remarquable. Pensons, aussi aux autres espèces.
Ces propos ne veulent
pas dire qu'il faut éliminer l'ours au profit des brebis et du
pastoralisme, mais qu'il faut peut être recadrer et rééquilibrer
la situation sur certaines réalités qui pourraient être
(à titre d'exemple sans être exhaustif ni prétendre
détenir la vérité) :
- modernisation
du pastoralisme dans un cadre traditionnel et avec la collaboration
des acteurs eux-mêmes
- soutien au développement
du pastoralisme (on le fait pour l'industrie, pourquoi pas pour ce
type d'agriculture) en supprimant sans doute les "aides ours"
spécifiques qui sont vécues par certains comme une humiliation
et un assistanat inacceptable (je ne crois pas que ce soit le cas
du Béarn mais quand on pense "ours" il ne faut pas
regarder QUE le Béarn)
- développement
de la formation
- développement
de circuits de distribution différents ou complémentaires
- développement
de la multi-activité adaptée aux besoins locaux
- participation
accrue des personnes concernées à la recherche de leur
propre développement
- etc.... (ce
ne sont que des idées)
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| Langage
commun du développement durable |
Lorsque, dans le langage commun, nous parlons de développement
durable, est-on sûr d'employer la bonne traduction au terme anglais
régulièrement employé de "Sustainable development"
(développement soutenable). "Développement durable"
est, de souvenir, ce que les écolos ont, à une époque,
voulu comprendre et traduire... pour " faire passer la pilule "
dans leurs rangs... mais c'est une autre histoire. Il ne faut pas perdre
de vue qu'au-delà de l'environnement il y a les volets économiques
et sociaux qui doivent être pris en compte. Ces aspects là
ne relèvent pas QUE des pouvoirs publics et encore moins des
protecteurs de la nature mais surtout et avant tous des acteurs directement
concernés par le sujet. Il serait en effet anormal que les ouvriers
d'usines puissent négocier leurs conditions sociales au travers
de leurs syndicats et que les habitants des vallées pyrénéennes
subissent le dictat des protecteurs de la nature au nom de leur propre
vision de l'avenir.
Dans le cadre du " développement durable ", ce sont
bien aux pyrénéens de décider de ce qu'ils veulent
dans le respect des lois qui existent et s'imposent à tous, même
si besoin, et en toute légitimité, ils discutent et rediscutent
les dites lois par l'intermédiaire de leurs représentants
élus et en particulier leurs députés assurant la
représentation nationale.
C'est la règle de la démocratie dans tout état
de droit.
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| Liens
à consulter |
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