| Une
aire de répartition réduite, de faibles effectifs |
Autrefois répandu
dans tous les massifs montagneux de l'Europe méridionale, le
Gypaète a vu se réduire de façon drastique son
aire de répartition depuis le début du XIX ème
siècle. Aujourd'hui considéré comme le rapace le
plus menacé d'Europe, les populations autochtones demeurent seulement
présentent sur le vieux continent, en Crète, en Corse,
et sur la chaîne des Pyrénées.
En 1996, les effectifs de la population européenne étaient
estimés à une centaine de couples. La population pyrénéenne,
composée de 85 couples, dont 19 seulement en France, représente
plus des trois quarts de la population européenne. De plus, au
cours de ces dernières années, dans les Pyrénées
françaises, le nombre annuel de jeunes à l'envol par couple
reproducteur a subi une diminution alarmante.
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| Pourquoi
un statut si précaire ? |
Depuis le XIX ème
siècle, en Europe, le gypaète barbu a essuyé d'importantes
persécutions qui ont poussé l'espèce aux portes
de l'extinction.
Aujourd'hui, l'augmentation du réseau des accès routiers
à la montagne, l'apparition de nouvelles activités et
la régression locale du pastoralisme affectent gravement l'espèce.
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| Menaces
directes sur les populations |
- Handicap, mort
ou disparition d'individus et démembrement de couples.
- Tir-braconnage,
collision avec lignes électriques et câbles, empoisonnement
et dénichage.
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| Dérangements
à proximité des aires durant la période de nidification |
- Corollaire d'une
stratégie démographique très lente, leur instinct
privilégie la survie des adultes aux dépens de celle des
jeunes. Particulièrement sensible aux dérangements le
gypaète barbu est une espèce très farouche.
- La
photographie
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