GYPAETE BARBU

Gypa en vol.jpg (79425 octets)

Pendant longtemps, le gypaète avait disparu un peu partout en France. Il ne restait que quelques individus dans les Pyrénées en France et en Espagne. Grâce au programme européen LIFE, sa population s'est renforcé sur le versant sud des Pyrénées au point d'être présent sur toute la chaîne. Son nom fut donc, longtemps, associé à celui des Pyrénées.
Maintenant, il est également visible sur l'arc alpin.

La présentation du casseur d'os
Les sources d'information
La Webographie
La bibliographie

Recherche sur Pyrénées-Pireneus

Informations diverses

 


Le Grand Charnier

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DIREN - Programme LIFE

La majorité des informations contenues sur les pages Gypaète de ce site ainsique les photos et les tableaux documentaires proviennent d'un document réalisé dans le cadre du partenariat initial engagé sur le programme européen LIFE "Restauration et conservation de la Grande Faune Pyrénéenne" avec le Ministére de l'Environnement, le FIR et le PNP, en collaboration avec l'ONF, l'ONC, les associations Saiak, Nature Midi-Pyrénées, Cerca Nature, OCL, LPO Aquitaine, ANA, AROMP, GOR, Réserves Naturelles de Jujols, Nohèdes, Py-Mantet, Eyne, Fonds Français pour la Nature et l'Environnement, validé par les Conseils Régionaux Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, les Conseils Généraux des Pyrénées-Orientales, Aude, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques, l'association des Pâtres de Haute Montagne, EDF, Les Fédérations départementales des Chasseurs de l'Ariège et de la Haute-Garonne, la FFVL et la FFME CD64 et CD65.
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Sources incertaines

Certaines sources de ces pages sont incertaines. Au cours des années j'ai accumulé des comptes rendus, des photos, des copies d'ouvrages, de sites web ou des communications d'organismes divers dans un but de documentation personnelle sans projet de publication. Je n'ai donc pas toujours noté l'origine. Les auteurs voudront bien m'en excuser et se faire connaître s'ils trouvent un document qui leur appartient

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La France condamnée ?


Protection insuffisante pour le gypaète barbu: dernier avertissement avant la saisine de la Cour

Un dernier avertissement écrit a été adressé à la France pour désignation et protection insuffisantes des sites abritant une espèce rare d'oiseau sauvage, le gypaète (Gypaetus Barbatus). Ce manquement constitue une violation de la directive «Oiseaux»[1], qui mentionne le gypaète barbu dans la liste des espèces particulièrement menacées devant bénéficier de mesures de conservation spéciale.

Le gypaète barbu compte parmi les rapaces les plus rares d'Europe, puisque la population se limite à quelque 250 couples. Il est uniquement présent en haute montagne (500 – 4 000 m). 30% de la population de cette espèce se trouvant en France, la conservation de l'espèce dans ce pays revêt une importance vitale. La France n'a pas désigné l'ensemble des territoires les plus adaptés à la conservation de l'espèce. Elle n'a pas non plus modifié sa législation afin de garantir au gypaète barbu un régime de protection suffisant, en interdisant notamment les perturbations intentionnelles des oiseaux, en particulier pendant les périodes de reproduction et de dépendance.

[1] Directive 79/409/CEE du Conseil concernant la conservation des oiseaux sauvages

Source : Union Européenne
Le 15 juillet 2005

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Un œuf de gypaète sauvé dans les Pyrénées aragonaises.


Des techniciens du département de l’Environnement de la Garde Civile de Montagne et de la Fondation pour la Conservation du Gypaète (Fundación para la Conservación del Quebrantahuesos) ont récupéré un oeuf de Gypaète dans une aire des Pyrénées aragonaises pour éviter que le poussin ne décède. L’œuf a été déposé dans une couveuse pour permettre son incubation.

Les opérations de sauvetage ont eu lieu vendredi 27 janvier avec la participation du conseiller de l’Environnement du Gouvernement d'Aragon, Alfredo Boné dans le cadre du Plan de Récupération du Gypaète de l'administration aragonaise (Plan de Recuperación del Quebrantahuesos de la administración aragonesa). Il convient de rappeler qu'en Aragon il existe 70 des 130 territoires reproducteurs de gypaète de toute la chaîne des Pyrénées et que c'est la seule « communauté » où il a été effectué avec succès des opérations de sauvetage d’œufs, incubation, élevage en captivité du jeune et libération, comme ce fut le cas pour "Silvano", "Ramiro" et "Espoir".

La décision de récupérer l’œuf a été prise en vérifiant à partir des années passées que le poussin né dans cette aire était mort par empoisonnement lié à l’alimentation et devant le risque que cette situation se renouvèle encore cette année sans que le jeune n’arrive à terme.

L’opération de sauvetage a débuté à 10h30 du matin. Il aura fallu 45 mn pour installer des cordes dans la paroi puis seulement 13 mn à partir du moment où l’adulte qui couvait l’œuf soit parti et celui où l’œuf a été déposé en incubateur.

Source :
* En français - Kairn.com
* En espagnol - Pirineodigital.com

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Encuentran el cadáver del quebrantahuesos Esperanza en Escarrilla


El cadáver del quebrantahuesos Esperanza fue encontrado ayer en un barranco del pico de Escarra en Escarrilla (Huesca). Los técnicos de la Fundación para la Conservación del Quebrantahuesos, tras el hallazgo, dieron aviso a los agentes de protección de la naturaleza del Gobierno de Aragón y al SEPRONA.

Zaragoza.- Técnicos de la Fundación para la Conservación del Quebrantahuesos encontraron ayer el cadáver del ejemplar de quebrantahuesos Esperanza en un barranco del pico de Escarra (Alto Gállego), en la localidad altoaragonesa de Escarrilla. Tras el hallazgo, los técnicos dieron aviso a los agentes de protección de la naturaleza del Gobierno de Aragón y al SEPRONA.

Los restos del ejemplar de quebrantahuesos han sido trasladados al Centro de Recuperación de Fauna Silvestre del CIAMA-La Alfranca para practicar la necropsia preceptiva.

Esperanza fue el tercer ejemplar de quebrantahuesos nacido en cautividad en Aragón y en España. Su liberación se produjo tras un proceso de “hacking” en el año 2003, dentro de los trabajos del Plan de Recuperación del Quebrantahuesos del Gobierno de Aragón.

El animal portaba un radioemisor. La última vez que se tuvo constancia visual de este quebrantahuesos fue en junio del año pasado.

Source : Aragon Digital du 24 juillet 2006

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"Félix" le gypaète du Parc National d'Ordesa et du Mont Perdu


El quebrantahuesos “Félix” reside ya en el Parque Nacional de Ordesa y Monte Perdido

El quebrantahuesos “Félix”, que nació en cautividad en Zaragoza, se encuentra ya en el Parque Nacional de Ordesa y Monte Perdido. El ejemplar se encuentra, de momento, en una jaula para adaptarse al hábitat antes de su liberación. Félix ha permanecido durante tres meses en un centro de Viena junto a un adulto nodriza.

"Felix" junto a sus cuidadores
La cría de quebrantahuesos “Félix” se encuentra ya en el Parque Nacional de Ordesa y Monte Perdido. El animal permanece en una jaula, camuflada en plena naturaleza, para adaptarse al hábitat donde será liberado. Esta técnica se conoce como “hacking”. La actuación ha sido realizada por técnicos del Departamento de Medio Ambiente del Gobierno de Aragón y de la Fundación para la Conservación del Quebrantahuesos.

“Félix” nació en cautividad en Zaragoza el 15 de febrero, tras ser incubado el huevo durante 20 días. El huevo había sido rescatado en el Prepirineo aragonés ante las dudas sobre su viabilidad natural, en una operación en la que intervinieron los grupos de rescate en montaña de la Guardia Civil. Tras su nacimiento, en el que colaboró la Facultad de Veterinaria, fue trasladado a un centro especializado ubicado en Viena (Austria), donde ha estado criando en cautividad junto con un ejemplar adulto que ha actuado como nodriza. Este quebrantahuesos, que pesaba 200 gramos cuando se trasladó a Viena, pesa ahora casi cinco kilos, y se encuentra en buen estado de salud, según el reconocimiento efectuado por los veterinarios del Centro de Recuperación de Fauna Silvestre del CIAMA La Alfranca.

Está previsto que “Félix” permanezca en la jaula durante unos 20 ó 30 días. Desde allí puede observar directamente el comportamiento de sus congéneres en un punto de alimentación instalado en las inmediaciones de la jaula. Después de este período de aprendizaje, el animal podrá ser liberado. El ejemplar ha sido equipado con un emisor, y ha sido marcado con anillas, bandas alares y decoloración de plumas.

Aragón, mayor colonia de quebrantahuesos
Aragón es pionera en actuaciones de cría en cautividad de quebrantahuesos. De hecho, “Félix” es la cuarta cría nacida con éxito en Aragón, tras Silvano (1995), Ramiro (1998) y Esperanza (2002), de las cinco que habían tenido lugar en España hasta entonces.

Los trabajos se enmarcan en el Plan de Recuperación del quebrantahuesos (Gypaetus barbatus), que ejecuta el Departamento de Medio Ambiente del Gobierno de Aragón, en colaboración con la Fundación para la Conservación del Quebrantahuesos (FCQ).

El rescate de huevos se realiza de forma sistemática en nidos inviables por diferentes causas, como su ubicación en lugares de fácil acceso para animales predadores o actividades humanas que pudieran poner en riesgo a los quebrantahuesos durante la incubación o crianza, un periodo que dura unos seis meses al año. También se intervienen nidos de parejas poco experimentadas que han ocupado nidos abandonados por otras aves. Los rescates se fundamentan en el intenso trabajo de campo iniciado en 1994 por especialistas de la FCQ y de Agentes de Protección de la Naturaleza del Gobierno de Aragón.

Aragón es la región europea con mayor número de quebrantahuesos. De los 100 territorios reproductores que hay en todo el Pirineo español, unos 70 se encuentran en Aragón. En nuestra Comunidad, la población ha aumentado en los últimos diez años, gracias a los trabajos del Plan de Recuperación. No obstante, el quebrantahuesos sigue en estado crítico en toda Europa, con poblaciones fragmentadas que han ido perdiendo el contacto genético que mantiene activo el flujo entre poblaciones silvestres.

Source : Aragon Digital du 25 mai 2006

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Plainte d'associations après la perturbation de la nidification de gypaètes barbus


Deux associations de protection de la nature ont déposé plainte fin mai auprès du procureur de la République de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), après la perturbation par un vidéaste de la nidification de gypaètes barbus dans les Pyrénées centrales, a-t-on appris lundi auprès de l'une d'entre elles. Selon la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et l'association Nature Midi-Pyrénées, "le comportement du vidéaste (ndlr: qui voulait filmer cette espèce de grands vautours européens) constitue (...) une infraction grave de perturbation intentionnelle d'espèce protégée". La présence du vidéaste, qui a été interpellé courant avril par les gardes de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), "a fait fuir les gypaètes, qui ont laissé leur oeuf sans protection pendant près d'une heure", entraînant, selon les associations, un "fort refroidissement de l'embryon par défaut de couvaison". "L'éclosion a tout de même eu lieu quelques jours plus tard, mais le poussin est mort peu après", soulignent les associations, dans un communiqué adressé à l'AFP. La réinstallation de gypaètes barbus en Haute-Garonne avait permis la mise en place d'un site de nourrissage en 1995 dans le cadre d'un programme de conservation européen. Cette année, les associations attendaient "avec bon espoir la première reproduction issue d'un couple installé sur le site depuis deux ans". Le gypaète barbu est l'un des plus grands vautours européens et l'un des plus rares. "On recense aujourd'hui moins de 50 couples en France, dont 29 dans les Pyrénées. La dernière nidification documentée en Haute-Garonne date de la fin du 19ème siècle", a précisé un responsable de Nature Midi-Pyrénées.

Source : France 3 / AFP du 4 juin 2007

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Le poussin gypaète barbu n'a pas survécu


Un drame s'est joué, courant avril dans la forêt d'Antenac, sur l'aire de nidification des gypaètes barbus de Cier-de-Luchon. Un poussin est mort, quelques jours après sa naissance. Une naissance que les admirateurs de ce grand vautour emblématique des Pyrénées attendaient depuis plus d'un siècle en Haute-Garonne. Deux associations, la Ligue protectrice des oiseaux et Nature Midi-Pyrénées ont déposé plainte au tribunal de Saint-Gaudens pour l' infraction grave de «perturbation intentionnelle d'espèce protégée», passible d'une amende de 750 euros. Ils estiment que la mort du poussin gypaète serait due à l'intervention d'un cameraman venu filmer sur l'aire de nidification. Le couple de vautours, perturbé, aurait quitté le nid pendant plus d'une heure ce qui aurait entraîné, selon les associations « un fort refroidissement de l'embryon ». Les gardes de l'Office national de chasse qui avec l'Office national des forêts assurent une surveillance attentive du site, ont pris le perturbateur la main sur la caméra. Surnommé le casseur d'os, parce qu'il laisse tomber les os de très haut pour les fracasser sur des pierres avant de les manger, le gypaète barbu fait l'objet d'un programme européen de réinstallation qui, en 1995, avait permis la mise en place du site de nourrissage de Cier-de -Luchon. Il n'est plus recensé que 150 couples en Europe dont 50 en France et 29 dans les Pyrénées.

« Trop de gens, avec l'apparition des appareils photo numériques et des camescopes, jouent les aventuriers », explique Jean -Marc Blèze, responsable départemental de l'Office national des forêts. Or, le gypaète est très craintif et, même quand nous le surveillons, nous n'en approchons pas à moins de 750 mètres ». Il reste aux admirateurs à scruter le ciel pour essayer de voir cet oiseau majestueux, de plus de 2,50 m d'envergure, dont la couleur beige orangé du poitrail lui vient de son amour pour les bains de boue.

Auteur : Jean-Paul Rouquier
Source : La Dépêche du Midi du 7 juin 2007

Une histoire pour pas grand chose....


Dans la nature, il est toujours possible qu'un jeune ne survive pas. Appareils photos numériques ou non, c'est la dure loi de la nature. Par ailleurs, il existe aussi des naturalistes ou des personnes qui se prétendent naturalistes qui passent leur temps à déranger la faune sauvage pour des motifs divers y compris à des fins scientifiques.

Il convient donc d'être très prudent quant aux accusations et soupçons qui pourraient être diffusés par tel ou tel organisme qui n'est pas forcément lui même exempt de toutes critiques.

Voir les contraintes et la réglementation pour photographier yb gypaète barbu

Louis Dollo, le 7 juin 2007

Voir le jugement du tribunal de Saint-Gaudens

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Luchon. Des chasseurs sauvent un gypaète barbu


«Il était là, blotti. Il ne bougeait pas. Je me suis approché, je l'ai attrapé, il n'a même pas cherché à s'enfuir », raconte Jean-Paul Cau, encore tout émerveillé par cette étrange rencontre.

Il est 16 heures, sur la route forestière de Ravi. L'équipe de chasse du domanial de Superbagnères rentre d'une battue aux cervidés lorsque près d'un talus, l'un d'eux aperçoit le gypaète barbu. « Il était bien camouflé, on a dû passer devant plusieurs fois sans même y faire attention », raconte l'un des chasseurs. Le grand rapace est au sol, vulnérable, affaibli. « C'est extraordinaire, s'exclame un de ses amis, cet oiseau est emblématique dans notre massif, c'est un moment que je n'oublierai jamais ».

Conduit chez un vétérinaire à Toulouse
Après avoir couvert sa tête afin de ne pas le stresser, les chasseurs se rendent à la gendarmerie déclarer leur découverte et contactent l'ONCFS, l'office nationale de la chasse et de la faune sauvage. « Nous avons amené le rapace à Toulouse, chez un vétérinaire spécialisé. Il va subir des examens afin de savoir ce qui lui est arrivé. Il a été trouvé à terre, c'est extrêmement rare et signe qu'il ne va pas bien », explique Michel Jarrige, chef du service départemental de l'ONCFS.

« Nous verrons ensuite si son état permet son transfert vers un centre spécialisé avec une grande volière, l'objectif étant de le laisser se rétablir puis de le relâcher dans le Luchonnais, là où il a été trouvé. Les couples de gypaètes sont pérennes, il est donc très important de le rendre à la montagne » précise Michel Jarrige.

Ce matin, le gypaète a été nourri. Il va bien et ne présente aucune blessure.

Le rapace devrait donc rapidement retrouver le chemin de la liberté, à la grande satisfaction des chasseurs luchonnais, heureux de lui avoir sauvé la vie.

Auteur : V.B.
Source : La Dépêche du Midi du 14 décembre 2007

Le gypaète soigné a été relâché

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Un gypaète barbu tiré dans les Pyrénées-Atlantiques


Un gypaète barbu tiré dans les Pyrénées-Atlantiques. Selon la LPO, le vendredi 11 janvier, un gypaète barbu a été récupéré, blessé, dans la Vallée d’Aspe dans les Pyrénées-Atlantiques, un geste pénalise tout le monde cynégétique.

Selon la LPO, le vendredi 11 janvier, un gypaète barbu a été récupéré, blessé, dans la Vallée d’Aspe dans les Pyrénées-Atlantiques. Radiographié dès son arrivée dans les locaux du groupe vétérinaire d’Oloron (Pyrénées-Atlantiques), la présence de deux plombs de chasse a été détectée et indique qu’il a été tiré. Or, ce rapace de 2,80 mètres d’envergure est le plus rare et le plus menacé d’Europe, avec moins de 150 couples nicheurs.

Les agents du Parc National des Pyrénées, du secteur de la vallée d’Aspe, ont récupéré vendredi 11 janvier, un gypaète barbu adulte accidenté par un véhicule sur la Nationale 134 à Sarrance (Pyrénées-Atlantiques). Radiographié dès son arrivée dans les locaux du groupe vétérinaire d’Oloron (Pyrénées-Atlantiques), la présence de deux plombs de chasse a été détectée et indique que cet oiseau, rarissime et emblématique des Pyrénées, a été tiré. Pourtant, avec ses 2,80 mètres d’envergure, il est impossible de le confondre avec une palombe, une grive ou une bécasse !

Le gypaète barbu est le rapace le plus rare et le plus menacé d’Europe avec moins de 150 couples nicheurs, dont la majorité vivent dans les Pyrénées. Nécrophage de la même envergure que le vautour fauve, il est au bord de l’extinction en Corse et en Crète. Dans les Alpes, où il est réintroduit depuis plus de 20 ans, on compte seulement 13 couples nicheurs.

Dans les Pyrénées, plus d’une cinquantaine d’organismes participent à sa sauvegarde dans le cadre d’un plan de restauration ministériel, coordonné par la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), : le Parc national des Pyrénées, des associations naturalistes, l’Office national des forêts (ONF), l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), les Fédérations de chasse de la Haute-Garonne, de l’Ariège et des Pyrénées-Orientales…Ce plan est financé par les Conseils généraux et régionaux du Massif Pyrénéen, l’Etat et l’Europe. Par ailleurs, plusieurs programmes transfrontaliers ont œuvré à la conservation de ce rapace dans cette région.

Ce magnifique « casseur d’os » a été victime de l’acte de braconnage d’un irresponsable et ce geste pénalise tout le monde cynégétique, ajoute la LPO.

Le 12 décembre dernier, ce sont des chasseurs de la Fédération de Haute-Garonne qui ont sauvé un autre gypaète barbu adulte, découvert blessé près de Bagnères de Luchon (Haute-Garonne).

Ces deux gypaètes blessés en moins d’un mois, ont été recueillis par le Centre de soins pour les oiseaux du Pays Basque, Hegalaldia. En raison de leur extrême fragilité, ces grands rapaces resteront en isolement durant leur période de soins. Espérons qu’ils pourront survoler à nouveau les sommets pyrénéens, pour le grand plaisir de tous les montagnards épris de beauté et de nature.

Auteur : Pierre MELQUIOT
Source : Actu-Environnement du 14 janvier 2008

Information reprise par l'AFP et autres organes de presse : Un gypaète barbu tiré dans les Pyrénées-Atlantiques selon la LPO


Un gypaète barbu, rarissime représentant d’une famille de vautours protégés, a été récupéré, blessé par des plombs de chasse, dans la vallée d’Aspe, a annoncé lundi la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).

Le grand rapace, d’une envergure de 2,80 mètres, a été trouvé blessé le 11 janvier sur la RN 134 à Sarrance, la "présence de deux plombs de chasse" ayant été ensuite diagnostiquée par le groupe vétérinaire d’Oloron Sainte-Marie, a précisé la LPO dans un communiqué. L’oiseau géant, "rarissime et emblématique des Pyrénées", poursuit la Ligue, est pourtant "impossible à confondre avec une palombe, une grive ou une bécasse". Le rapace a en outre été heurté par un véhicule automobile sur la RN 134, dans des circonstances qui restent mal définies, a indiqué à l’AFP Philippe Serre, membre de la Coordination du programme Pyrénées de la LPO. Le gypaète barbu, "déjà très affaibli et amaigri", aurait échoué sur cette route "sans doute plusieurs jours après avoir été tiré", a précisé M. Serre qui dénonce "l’acte de braconnage d’un irresponsable". L’animal a été a été pris en charge par le centre de soins pour oiseaux d’Hegalaldia, à Ustaritz, où son sort reste "incertain", a-t-il souligné. Le gypaète barbu, menacé d’extinction en Europe, fait l’objet d’un plan national de restauration coordonné par la Direction régionale de l’environnement d’Aquitaine (Diren). Actuellement, 29 couples sont recensés dans les Pyrénées françaises pour une effectif européen estimé à 140 couples, selon le site internet de la Diren.

Source : AFP / France-Info du 14 janvier 2008

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Notre avis.... Prudence !... sur plusieurs points et affirmations.


Face à cette information dont la LPO ou peut-être plus précisément l'association Pyrénées Vivantes dont Philippe Serre est un des principaux animateurs il convient de faire preuve de beaucoup de prudence pour les raisons suivantes :

  • La LPO est la seule à communiquer sur le sujet
  • Si le nombre de couples est faible, ce rapace n'est pas rare et il est assez facile de l'observer dans les Pyrénées notamment dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées.
  • D'où venait le rapace ? de France ou d'Espagne où ils sont plus nombreux ?
  • Le fait qu'il ait été tiré et qu'il ait reçu deux plombs ( ???), n'indique pas qu'il en est mort. Ni même qu'il ait été tiré… ou alors par un mauvais tireur qui n'est pas forcément chasseur. Un accident automobile en est peut-être la cause ? Rien ne le précise. Ce doute ne justifie pas pour autant l'acte d'avoir tiré sur ce rapace qui ne gène personne, bien au contraire.
  • Dire que " plus d'une cinquantaine d'organismes participent à sa sauvegarde " est faux. Dans le cadre du plan de restauration à la fin des années 1990 il y avait de nombreux organismes qui s'étaient engagés dans le cadre de leurs activités respectives sous la forme d'une convention signée dans la précipitation à la fin du programme LIFE. Depuis cette période, rien n'a été renouvelé.
  • Il n'a fait l'objet d'aucune mesure de réintroduction dans les Pyrénées. Sa présence, notamment en Espagne et moins grande quantité sur le versant nord français, est le résultat d'une politique de conservation.
  • Pour le Gypaète trouvé à Luchon, rien ne précise la nature de ses lésions manifestement peu importantes. De là à faire une assimilation à un tir…. Ceci est peut être osé d'autant qu'il a été récupéré par … des chasseurs.

En recoupant l'ensemble de ces informations, et sans nier celle par laquelle un gypaète barbu a été découvert blessé, il convient d'être vigilent quant aux déductions, suppositions, assimilations de la LPO qui peut très vite tourner à l'instrumentalisation autour d'un phénomène mineur et marginal de la vie courante dans la nature a des fins politico - financières. Certaines médiatisations et instrumentalisations n'ont parfois pour objectif que d'obtenir crédits et subventions en cette période budgétaire difficile pour tout le monde et pour toutes les espèces à sauvegarder qui font l'objet d'une véritable " guerre " entre associations pour en avoir plus que l'autre en se justifiant par tous les moyens.
Méfiance !

Limitons-nous donc au fait : un gypaète blessé a été retrouvé pour être soigné.

Louis Dollo, le 14 janvier 2008

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La LPO porte plainte pour la mort d'un gypaète barbu


La LPO porte plainte pour la mort d'un gypaète barbu. La LPO France, la LPO Aquitaine, l’OCL (Organbidexka Col Libre), l’association Saiak et le centre de soins Hegalaldia portent plainte, après la mort du gypaète barbu tiré dans les Pyrénées-Atlantiques.

La LPO porte plainte, après la mort du gypaète barbu tiré dans les Pyrénées-Atlantiques. Selon LPO France, la LPO Aquitaine, l’OCL (Organbidexka Col Libre), l’association Saiak et le centre de soins Hegalaldia, un gypaète barbu, récupéré blessé le 11 janvier dans la Vallée d’Aspe, après avoir été touché par deux plombs de chasse, est finalement mort le 25 janvier.

La LPO a donc porté plainte contre X pour destruction d’espèce protégée auprès du Tribunal de grande Instance de Pau et s’est constituée partie civile dans cette affaire, afin de dénoncer ce geste irresponsable.

Le 11 janvier, un gypaète barbu a été récupéré par les agents du Parc national des Pyrénées de la Vallée d’Aspe suite à un choc avec un véhicule. La radiographie a montré qu’il avait été touché par deux plombs de chasse : un dans le muscle pectoral et un autre dans la patte.

Depuis, les spécialistes du centre de soins Hegalaldia (Pays basque), où le rapace avait été accueilli fortement amaigri, ont tenté de le sauver. Le 25 janvier, son état de santé s’est fortement dégradé et il est mort dans la nuit.

Les conclusions de l'autopsie sont sans appel. «Le tir a provoqué la chute de l’oiseau et une hémorragie pulmonaire. La plaie du thorax, avec une atteinte du muscle pectoral, a handicapé l’oiseau. N’ayant pu décoller, il est resté sur place 4 à 5 jours, sans manger ni boire, ce qui a déclenché des lésions rénales. Le plomb trouvé dans sa patte a, quant à lui, provoqué une lésion vasculaire qui a engendré une nécrose progressive de la patte et une lésion d’arthrite secondaire sur la patte opposée. En conclusion : le tir et la chute qui s’en est suivie sont responsables de la mort de l’oiseau ».

Le 15 janvier, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) a porté plainte contre X pour destruction d’espèce protégée auprès du Tribunal de grande Instance de Pau et s’est constituée partie civile dans cette affaire, afin de dénoncer ce geste irresponsable.

Cette espèce est protégée au niveau international et en France par la loi du 10 juillet 1976 et par l’arrêté du 17 avril 1981. Depuis 1994, le gypaète fait l’objet de divers programmes de préservation en Europe. Dans les Pyrénées, il bénéfice d’un Plan national de restauration, initié par l’Etat en 1997 et animé par la LPO, avec une cinquantaine de partenaires qui s’investissent au quotidien pour préserver ce joyau emblématique de la biodiversité des Pyrénées.

Avec moins de 150 couples nicheurs, dont la majorité vivent dans les Pyrénées (28 couples sur le versant nord), le gypaète barbu est le rapace le plus rare et le plus menacé d’Europe.

Ce nécrophage, de la même envergure que le vautour fauve, a un très faible taux de reproduction : un seul jeune par couple parvient jusqu’à l’envol, tous les trois ans en moyenne. Quant aux chances de survie des jeunes, elles sont maigres : un sur trois seulement atteint l’âge adulte. D’années en années, la partie occidentale des Pyrénées accueille de moins en moins de gypaètes, les couples ayant de plus en plus de mal à trouver un lieu à l’abri des dérangements.

Avec des effectifs aussi faibles, la perte d’un seul individu peut mettre à mal la dynamique de population de l’espèce. L’oiseau qui vient de mourir, avait atteint l’âge adulte. Il aurait donc pu permettre à quelques jeunes de parvenir à l’envol et de concourir ainsi à l’avenir de cette espèce dans les Pyrénées-Atlantiques.

Si, aux causes naturelles de mortalité et aux dérangements en période de nidification, s’ajoute le tir délibéré de certains individus irresponsables, quel sera l’avenir du gypaète dans les Pyrénées ?

Auteur : Pierre MELQUIOT
Source : : Actualité Environnzmznt du 29 janvier 2008

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Biodiversité, le compte à rebours est lancé


Selon les Nations unies, 24 % des espèces de papillons, d’oiseaux et de mammifères ont déjà disparu de certaines régions d’Europe. L’UE se donne jusqu’en 2010 pour renverser la tendance.

785 espèces, faune et flore confondues, ont déjà disparus de la surface du globe. Un millier d’autres sont proches de l’extinction, et 17 000, gravement menacées. Ces données transmises par l’Union internationale pour la conservation de la nature mettent en garde : si nous persistons dans cette funeste voie, dès 2020, un tiers de la biodiversité mondiale ne sera déjà plus qu’un souvenir.

Voilà pourquoi, les pays membres de l’UE se sont entendus sur une date buttoir afin de stopper cet engrenage : ce sera l’année 2010. Sur le terrain, la fondation Gypaetus, responsable du projet Life, agit en faveur de la réintroduction du gypaète barbu
en Andalousie. Son objectif : maintenir l’équilibre très précaire entre l’Homme, son environnement et les autres formes de vie, et éviter que la chaîne organique soit définitivement rompue.

Pour maintenir la vie

Mais cette priorité majeure pour la Communauté connaît plusieurs obstacles : la pression démographique, l’urbanisation sauvage, le changement climatique, la surexploitation des ressources naturelles, les pratiques cynégétiques illicites et l’augmentation des espèces exotiques, mettent en péril la survie d’espèces autochtones comme l’orfraie. Ce fantastique oiseau charognard, si familier jusqu’au siècle passé dans la plupart des chaînes de montagnes européennes, ne survit plus aujourd’hui que dans les Pyrénées, en Corse et en Crète.

En 2004, la Fondation Gypateus, association à but non lucratif milite pour la préservation du patrimoine naturel et des paysages d’Andalousie. Elle a obtenu un financement européen pour son programme Life qui tend à réintroduire le gypaète dans cette région d’Espagne où l’espèce a disparu dans les années 80. Grâce à ce projet, et doté d’un budget de 1, 5 million d’euros, cinq jeunes oiseaux sillonnent de nouveau le ciel andalou depuis 2006, porteurs de grandes espérances. Evidemment, comparé à tous les problèmes environnementaux à l’échelle planétaire, ce succès peut paraître relativement modeste. Mais, malgré tout, il représente une avancée importante qui permet de démontrer que le pire peut encore être évité.

L’UE va de l’avant

Bien que l’Union ait commencé à légiférer sur la question de la biodiversité dès les années 70, aucune stratégie n’a vu le jour avant 2001. A partir de ce moment-là, pour la première fois, freiner la destruction de la biodiversité est devenu un objectif politique de premier ordre.

« C’est aussi cette année-là que, pour la première fois, la date concrète de 2010 a été retenue comme une échéance », ajoute José Eugenio Gutierrez, coordinateur du projet de la Fondation Gypateus. « Non seulement, nous sommes les garants de notre patrimoine biologique aux yeux des générations futures, poursuit-il, mais nous devons aussi lutter contre l’extinction de nouvelles espèces et prendre conscience que notre milieu naturel s’appauvrit de jour en jour, contribuant ainsi à mettre en danger notre propre survie. »

« Quand nous protégeons le gypaète et son habitat, cela bénéficie aussi à d’autres espèces, y compris à l’Homme. La nature nous dispense ses faveurs comme la régulation du cycle de l’eau ou du climat qui sont pour nous des biens indispensables et irremplaçables. »

Gypaète et vautour barbu

En Mai 2006, consciente de la gravité du problème, l’UE a présenté un plan de 150 mesures concrètes. Avec la ferme volonté de renforcer la liste actuelle des espèces préservées, Natura2000 a aussi mis l’accent sur la nécessité d’une action commune entre les pouvoirs publics et les secteurs, financiers, éducatifs et privés.

Animé par la même philosophie, le projet de Gypaetus s’inscrit dans cette démarche. D’un côté, promouvoir les réseaux transnationaux et de l’autre miser sur l’information et la sensibilisation comme autant de moyens préventifs. « Depuis le début, nous nous sommes montrés attentifs aux conseils prodigués par d’autres organisations internationales telles que le « Endangered european programm » qui coordonne les centres d’élevage en captivité, ou la « Fondation pour la défense du vautour barbu » qui tente de réintroduire cette espèce dans les Alpes , explique José Eugenio Gutierrez.

« Pour nous, le plus important est d’obtenir des résultats et de les partager, non seulement à un niveau scientifique, comme nous avons commencé à le faire avec les responsables de la réintroduction du gypaète dans l’Atlas marocain, mais également en sensibilisant l’opinion publique. Ignorer les faits est purement et simplement inacceptable », martèle Gutierrez.

Une plus grande cohérence politique et un financement souple et dynamique sont autant de clés pour prendre ce problème à bras le corps. Selon Ahmed Djoghlaf, secrétaire exécutif de la Convention pour la biodiversité biologique auprès de l’ONU, nous assistons à la vague d’extinction d’espèces la plus forte depuis la disparition des dinosaures.

« Il exagère peut-être ! Mais si nous ne renversons pas la vapeur au plus vite, les conséquences seront catastrophiques. La préservation de l’environnement est l’affaire de tous : c’est notre propre avenir qui est en jeu ! », insiste de son côté Gutierrez. Aujourd’hui, 11 mars 2008, il reste 661 jours avant 2010. Serons-nous prêts à temps ?

Auteur : Lorenza Olivares Brémond - Jaén
Source : Cafebabel.com du 12 mars 2008

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Saint-Gaudens. Un photographe condamné pour avoir dérangé un gypaète barbu


Le tribunal de Saint-Gaudens vient de condamner à une amende de 750 € un cinéaste amateur pour avoir dérangé un gypaète barbu, espèce protégée.

Il devra verser 6 200 € de dommages et intérêts aux associations Nature Comminges, Nature Midi-Pyrénées et à la LPO.

Le 9 avril 2007, le cinéaste amateur s'était approché du nid du seul couple de gypaètes barbus présents en Haute-Garonne afin de le filmer en pleine période de nidification.

Selon les associations, « sa présence avait contraint les rapaces à fuir et à laisser leur œuf en cours de couvaison, sans protection et exposé au froid à 1 700 mètres d'altitude, pendant plus d'une heure. » L'œuf avait tout de même éclos au bout de quelques jours mais le poussin n'avait pas survécu. « Ce dérangement avait également eu pour conséquence l'abandon du nid occupé depuis 1997. Cette année, le couple s'est déplacé sur un site défavorable à la reproduction et les probabilités de voir un jeune prendre son envol en Haute-Garonne sont donc très réduites ».« Le lien de cause à effet n'était pas démontré » estime de son côté l'avocat du cinéaste Me Nicole Liénard. On estime à 150 le nombre de couples de gypaètes sur le massif, dont 28 sur le versant nord.

Source : La Dépêche du Midi 14 mars 2008

Commentaire


« Le lien de cause à effet n'était pas démontré »
ce qui parait évident d'autant qu'il y a eu éclosion. Ce qui est triste dans ces affaires d'environnement c'est qu'il y a toujours des associations qui disposent de moyens financiers le plus souvent grâce aux subventions de l'Etat qui se permettent de se substituer à l'Etat pour engager des poursuites judiciaires afins de récolter des dommages et intérêts qui viendront à leur tour servir pour engager d'autres actions judiciaires plus ou moins sérieuses. Mais au final, qu'est ce que cela rapporte à la nature ?

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Noah, le gypaète blessé a repris son vol

Lacher du gypaète barbu
(Ph. Gwen Plet / LPO)

Les gardes de l'Office des forêts, Jean-Paul Cau et ses amis chasseurs, Lydia, la vétérinaire et toute l'équipe qui a secouru le beau rapace avait la larme à l'œil avant-hier à l'heure où Noah, le gypaète barbu, s'apprêtait à quitter sa volière pour prendre son majestueux envol.

Tout avait commencé, par une froide journée de décembre, au détour d'une piste forestière près de Luchon.

Jean-Paul Cau découvre l'oiseau blotti contre un talus. Le gypaète, détrempé, une aile brisée, ne bouge plus.

Jean-Paul Cau le remet aux gardes de l'ONCF. Le gypaète est conduit au centre Hagalaldia où Laurence va assurer ses soins quotidiens.

Trois mois d'un délicat travail pour que Noah puisse enfin recouvrer toutes ses capacités.

Avant-hier, enfermé dans un grand carton, à bord d'une camionnette, Noah gagne le village d'Artigue qui, à 1200 m, surplombe la vallée de Luchon.

Noah quitte son carton, sent l'herbe sous ses pattes et soudain, c'est l'envol. Majestueux, il déploie ses ailes dans un ciel pyrénéen immaculé.

« Cet oiseau est un symbole, tout le monde a travaillé pour lui sauver la vie. Aujourd'hui j'ai eu un choc en le voyant si beau. Je garderai le souvenir de ce moment toute ma vie » lâche Jean-Paul qui a en mémoire l'image du grand rapace à bout de forces.

Noah a retrouvé les grands espaces.

Mais ceux qui l'ont sauvé resteront en contact avec lui. Il a été muni d'un GPS qui fournira de précieuses informations sur ses déplacements.

Source : La Dépêche du Midi du 05 avril 2008

Un gypaète barbu blessé, soigné avant d'être relâché en Haute-Garonne


Un gypaète barbu, retrouvé blessé à la patte le 12 décembre dernier, a été relâché jeudi à Artigue (Haute-Garonne) en vallée de Luchon, après avoir été soigné pendant trois mois et demi, a indiqué vendredi la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) dans un communiqué.

L'oiseau rare, représentant d'une famille de vautours protégés, avait été retrouvé dans la commune voisine de Cier-de-Luchon, près de la frontière franco-espagnole, par des chasseurs qui l'avaient confié au centre de sauvetage de la faune sauvage d'Hegalaldia, à Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques).

L'oiseau, dont l'envergure dépasse 2,60 mètres, a été équipé d'un GPS qui permettra d'analyser ses déplacements et ainsi de mieux connaître le comportement territorial de l'espèce, s'est félicité la LPO.

Le gypaète barbu, menacé d'extinction en Europe mais qui vit aussi en Corse et qui est en cours de réintroduction dans les Alpes, fait l'objet d'un plan national de restauration coordonné par la Direction régionale de l'environnement d'Aquitaine (Diren).

Actuellement, 28 couples sont recensés dans les Pyrénées françaises pour un effectif européen estimé à moins de 150 couples, indique la LPO.

Source : Le Monde du 4 avril 2008

Communiqué de presse de la LPO

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