L'évolution des dégâts subis par les cheptels bovins
ou ovins, et attribués à des vautours fauves, dans les
Pyrénées ces dernières années a retenu toute
l'attention du ministère de l'agriculture et de la pêche.
Pour faire face à cette situation, il a été demandé
au préfet des Pyrénées-Atlantiques de coordonner,
pour les départements des Pyrénées-Atlantiques
et des Hautes-Pyrénées, la réorganisation de l'observatoire
des dommages au bétail. La composition du comité de suivi
de cet observatoire a également été révisée
afin d'intégrer des correspondants espagnols. L'objectif est
de pouvoir disposer d'informations précises et actualisées
sur la situation dans les Pyrénées espagnoles et d'envisager
des solutions communes, en particulier concernant le nourrissage. Un
programme de travail a été initié avec la révision
du schéma d'organisation de l'observatoire, la mise en place
d'une expertise vétérinaire indépendante des animaux
touchés afin d'estimer la responsabilité des vautours
et la création d'une permanence téléphonique
permettant l'activation, si nécessaire, de l'expertise sur des
ovins ou bovins morts ou blessés avec implication des vautours
fauves. Une analyse complète de l'ensemble des données
recueillies sur les deux départements en 2008, en particulier
des circonstances de chaque attaque, est en cours. Le préfet
des Pyrénées-Atlantiques réunira prochainement
le comité de suivi interdépartemental du vautour fauve
pour faire le point sur ce dossier. À ce stade, on peut noter
que le nombre de constats de dégâts réalisés
en 2008 dans les Hautes-Pyrénées est globalement moins
élevé qu'en 2007. Cette diminution pourrait s'expliquer
par la baisse du nombre de couples nicheurs de vautours fauves observée
dans les provinces espagnoles depuis 2005 et qui s'accompagne en 2008
d'une forte chute de la reproduction. La réouverture actuelle
de certains charniers en Espagne pourrait également limiter les
reports éventuels sur d'autres secteurs ou sources d'alimentation.
Le dérochement
d'un troupeau d'ovins tel que celui qui a eu lieu cette année
dans le secteur de Troumouse rentre à ce jour et ce, quelle qu'en
soit la cause, dans les risques couverts par la souscription d'un
contrat d'assurance du troupeau à l'estive, comme ceux qui
peuvent être proposés par certaines sociétés
d'assurances. Les dégâts directement liés à
des vautours fauves sont également couverts par ces contrats
lorsque la preuve peut être apportée qu'un vautour est
à l'origine de la mort du ou des animaux.
Réponse
publiée au JO le : 23/12/2008 page : 11103