C'est ainsi que pour les Alpes du Nord (4 départements) il fallait
être invité et les structures syndicales et associatives
ne disposaient que d'un nombre limité de participants. C'est
ainsi que le FNSEA qui a une structure par département (4) ne
disposait que de 5 places pour 6 ateliers. Voilà une vision du
dialogue et de la communication quelque peu restrictive.
Pour l'Aquitaine,
la décentralisation était au rendez-vous. La concertation
se faisait à Périgueux
bien au nord de la région,
bien loin des basques et des béarnais
avec des moyens de
communications tout à fait à l'ordre du jour pour produire
le plus possible de CO2. On aurait voulu se fiche de la figure des écologistes
que l'on n'aurait pas mieux fait.
Pour
Midi-Pyrénées, c'était l'inverse. Le Préfet
de région ne voulait surtout pas de production de CO2 puisqu'il
n'avait tout simplement pas envisagé de concertation. C'est une
habitude chez ce personnage et pour cette fonction. Il a déjà
fait le coup pour l'ours, il continue donc sur les mêmes principes
avec, cette fois, une amélioration dans les motivations. "
Je ne pensais pas que ça puisse intéresser "
dit-il. Voilà au moins un préfet qui pense pour toute
une région !
Ce serait parfait s'il pensait intelligemment. Mais il est bien connu
que " lorsqu'un fonctionnaire pense la république est
en danger. " Les protestations furent telles que la consultation
a pu avoir lieu le 22 octobre, après toutes les autres, et 48
heures avant la remise définitive des rapports. Il est quand
même difficile d'imaginer que les apports des consultations d'Auch
soient intégrés au rapport final. Seuls les naïfs
peuvent y croire.
Le clou de l'affaire
est quand même Madame Bettina LAVILLE qui remet son rapport
sur "la transparence des consultations régionales
et du forum Internet du Grenelle Environnement" le 23 octobre
à 17 heures. Lorsqu'on sait que
Tout ceci laisse
présager d'une grande mascarade sans même parler du captage
du dialogue et des échanges par quelques associations nationales
qui se partagent 5% du budget du Ministère et 48% de celui de
la Direction de la nature et des paysages (Cf. rapport de l'inspection
des finances de 2003)