| Le
document d'objectif |
C'est un document
de planification multipartenariale destiné à organiser la manière dont
les acteurs du site devront prendre en compte, par des moyens décidés
localement dans la concertation, les impératifs de Natura 2000. Il est
établi en concertation avec un comité de pilotage local présidé
par le Préfet, comprenant les acteurs majeurs du site :
- socio-professionnels
- administrations
- collectivités.
Parmi les socio-professionnels
figurent les représentants des fédérations sportives
de pleine nature concernées tel que, pour ce qui concerne la
montagne et la randonnée, la FFRP, la FCAF et la FFME. Mais on
peut aussi y trouver les représentants des professionnels de
la montagne tel que guides et accompagnateurs en moyenne montagne
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| L'aspect
contractuel et ses limites. |
Le contrat d'objectifs
qui est un document multipartenarial entre les divers acteurs usagers
du site trouve des limites délicates.
1/ que se passe-t-il
si une activité de pleine nature est potentiellement perturbante
pour une espéce inventoriée ?
Il faudra alors :
- informer, sensibiliser,
enseigner aux pratiquants et usager (pas trés évident
pour des personnes individualistes et non encadrées).
- établir des
accords-cadres, mais comment les faire respecter pour les mêmes
motifs que ci-dessus ?
- établir des
chartes de bonne conduite (même observation que ci-dessus)
Et si ces trois
solutions ne sont pas suffisantes, il faudra :
- réglementer
au coup par coup (peut être en reprenant les éléments
des trois solutions ci-dessus)
- empêcher, interdire,
ce qui serait une étape ultime peut compatible avec la Déclaration
universelle du droit au sport (CNOSF)
2/ que se passe-t-il
si les fédérations sportives concernées ne participent
pas aux travaux des comités de pilotage locaux ?
Il faut savoir
que ce ne sont pas les DDJS qui siégent en qualité d'administration,
mais les fédérations ou leur représentant. La
chose est claire. Si elles ne sont pas présentes, personne
ne va aller les chercher et encore moins leur demander leur avis.
Selon le principe par lequel les absents ont toujours tort, il y a
fort à parier que tout se fera sur le dos des pratiquants de
la montagne et de l'escalade et que des décisions seront prises
par des personnes qui n'auront pas forcément la compétence
nécessaire pour le faire. Et dans ce cas "L'arbitraire
se fait toujours en l'absence des intéressés ! " pour
reprendre les termes de Daniel TAUPIN.
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| Que
se passe-t-il dans les Pyrénées ? |
Il est difficile
de dire qui fait quoi, où et comment dans chaque département.
Pour le département le plus concerné, il semble qu'en
principe, c'est la FFME qui doit être dans les Comités
de pilotage locaux. Dans la pratique, et selon les informations dont
nous disposons, comme pour l'affaire
du Pic du Midi, le Comité Départemental FFME des
Hautes-Pyrénées serait glorieusement absent. Si ces faits
sont avérés, on peut raisonnablement s'inquiéter
pour nos libertés de pratiques de la montagne et de l'escalade
dans ce département.
On peut aussi se
poser des questions sur les compatibilités de fonctions associatives
comme une fédération et des fonctions professionnelles.
Si les statuts des fédérations prévoient des cloisonnements
avec certaines responsabilités commerciales et industrielles,
il n'en est pas de même avec toutes les administrations ou établissements
publics. De cette manière, certains élus peuvent être
à la fois juges et parties dans des négociations. Mais,
comme dans les Hautes-Pyrénées, caque élu est élu
par les clubs
affiliés même si c'est par défaut.
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| Conclusion |
Nous ne porterons
donc pas de jugement de valeur en nous contentant de constater les faits.
Mais il est quand même surprenant qu'une fédération
nationale ne soit pas plus présente et exigente auprès
de ses représentants locaux qui doivent traiter d'un sujet d'intérêt
national.
Pour en savoir
plus sur le positionnement de la commission
nationale "environnement" de la FFME
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