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CIRQUE D'ANEOU. --La nouvelle extension de la station de ski espagnole
Formigal inquiète les amoureux d'espaces naturels
Le phénoménal développement de la station de ski
espagnole Formigal est redevenu d'actualité depuis quelques jours.
En réalité, depuis qu'un guide de haute montagne, Rémi
Thivel a photographié depuis l'entrée du superbe cirque
d'Aneou, un nouveau pylône de télésiège. De
là à crier aux envahisseurs, il n'y a qu'un pas que beaucoup
d'amoureux des cimes pyrénéennes franchissent.
« Une nouvelle remontée au départ de Formigal va desservir
la crête frontière au col du Pourtalet. Les skieurs pourront
redescendre dans le cirque, côté français. Mais d'ores
et déjà, la présence de ce pylône qui a été
dressé jeudi dernier, est une pollution visuelle. On le voit dès
que l'on prend le dernier virage à l'entrée du cirque »,
relate ainsi Rémi Thivel. Ces défenseurs des espaces naturels,
dénoncent « la société du tout station ».
Code de bonne pratique. Mais surtout, ils s'interrogent sur la préservation
dans ces conditions du Parc national des Pyrénées.
Car effectivement, le télésiège desservira un site
limitrophe de la zone centrale du parc, le « coeur », comme
le qualifie Rouchdy Kbaier, le directeur du PNP. De par la nouvelle loi,
ce coeur doit être particulièrement protégé,
notamment d'« une fréquentation qui ne serait pas maîtrisée
». Mais comment gérer le flux que risque d'entraîner
cette nouvelle desserte ? C'est toute la question à laquelle les
responsables du Parc réfléchissent activement. Seuls, ils
n'ont aucun moyen d'infléchir la détermination des Espagnols
de la société d'économie mixte Aramon, propriétaire
de Formigal.
Rouchdy Kbaier est aussi responsable de la circulation et de la sécurité.
À ce titre, il veut veiller d'une part « à éviter
les conflits d'usage », entre randonneurs en raquette côté
français et skieurs venus du côté espagnol, et d'autre
part « à prévenir d'éventuels dégâts
sur la flore et la faune exceptionnelles sur ce site. Il rappelle en outre
que « l'été, c'est une zone pastorale importante car
l'agro pastoralisme est la seule activité économique autorisée
au coeur du Parc ». Ce qui n'a rien à voir avec une activité
touristique. Au PNP, on espère que soit édicté un
code de bonne pratique permettant de tout concilier.
Auteur : Anne-Marie Siméon
Source : Sud-Ouest du 18 octobre 2006 http://www.sudouest.com/181006/reg_bearn.asp?Article=181006aP124286.xml
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