L'Union Mondiale pour la protection de l'environnement - UICN

 
Comité français de l'UICN
26 rue Geoffroy Saint Hilaire
75005 Paris

Tél : 01 47 07 78 58
Fax : 01 47 07 71 78
E-mail

Bureau, Conseil d'Administration et commissions
Avril 2008

 

"Créé en 1992, le Comité français de l’UICN est le réseau des organismes et des experts de l’Union mondiale pour la nature en France.

"Il regroupe au sein d’un partenariat original 2 ministères (écologie et affaires étrangères), 5 établissements publics et 37 organisations non gouvernementales, ainsi qu’un réseau d’environ 200 experts rassemblés au sein de commissions et de groupes de travail.

"Les programmes du Comité français de l’UICN déclinent ses deux missions principales qui sont de répondre aux enjeux de la biodiversité en France et de valoriser l’expertise française à l’international." ( Extrait du site de l'UICN)

Certains s'interroge de savoir si le Ministère français de l'écologie n'est pas une simple officine de l'UICN.

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Commentaires sur les l ignes directrices de l'UICN sur les réintroductions d'espèces


Les décisions et recommandations de l'UICN, y compris du comité français sont le fait du prince. Personne ne sait qui décide quoi, où et comment. Il n'existe aucune concertation. C'est ainsi qu'en 2006, en pleine polémique de l'introduction d'ours dans les Pyrénées, l'UICN a changé 2 fois de position, les liens mis en place depuis ce site étaient régulièrement rompus et, pour finir, de la notion de réintroduction avec des contraintes manifestement non respectées pour les Pyrénées nous sommes passés à la notion de " renforcement de population " avec des contraintes beaucoup moins exigeantes notamment en matière de consultation des populations locales.
Des méthodes qui s'apparentes à une certaine forme de dictature pour ne pas dire de " viol " comme le député béarnais Jean Lassalle.

Malgré cette autorité quelque peu discutable pour ne pas dire condamnable, cette structure fait partie des nébuleuses associatives dont on ne sait pas s'il s'agit d'une annexe du ministère de l'écologie ou si le Ministère de l'écologie ne serait pas un satellite docile de l'UICN.

En 2005 et 2006, la position de l'UICN sur les réintroductions était clairement présentée à cette adresse Internet : http://www.iucn.org/themes/ssc/pubs/policy/transf.htm#REINTRODUCTION

Il y était clairement expliqué que toute introduction nécessitait l'accord et l'acceptabilité des populations locales. Nous savons aujourd'hui que les vallées pyrénéennes refusent majoritairement l'ours. Dès les premières importations; la page à disparu et la notion de renforcement de population d'ours ne nécessitant pas l'accord ou l'acceptabilité locale avait disparu du discours.

Face à cette situation, nous confirmons donc que les décisions et recommandations de l'UICN, y compris du comité français, sont le fait du prince.

Quel crédit accorder à cette institution proche des divers gouvernements ?

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Six espèces d’ours sur huit sont menacées d’extinction


D’après les récentes évaluations des Groupes CSE/UICN des spécialistes des ours et de l’ours blanc, l’Asie et l’Amérique du Sud se sont avérées être les régions qui ont le plus besoin de conservation active

La plus petite espèce d’ours au monde, l’ours malais (ou ours des cocotiers - Helarctos malayanus) a été classée comme Vulnérable alors que le panda géant (Ailuropoda melanoleuca) reste dans la catégorie En danger sur la Liste rouge de l’UICN des espèces menacées.

Le nouveau statut de l’ours malais a été accepté pour inclusion dans la Liste rouge 2007 de l’UICN. L’ours malais vit principalement en Asie du sud-est, tant sur le continent qu’à Sumatra et Bornéo, et il était auparavant classé comme Données insuffisantes, ce qui voulait dire que l’on savait trop peu de choses sur cette espèce pour lui attribuer un statut dans la Liste rouge de l’UICN.

Rob Steinmetz, le co-président de l’équipe d’experts de l’ours malais du Groupe CSE/UICN de spécialistes des ours, a déclaré : « Bien que nous ayons encore beaucoup à apprendre au sujet de la biologie et de l’écologie de cette espèce, nous sommes tout à fait certains qu’elle a des problèmes. Nous estimons que les ours malais ont diminué d’au moins 30% au cours des 30 dernières années (trois générations d’ours) et que le déclin se poursuit au même rythme.

La déforestation a réduit la superficie et la qualité de leur habitat. Là où l’habitat est aujourd’hui protégé, le braconnage commercial reste une menace significative. Nous œuvrons avec les gouvernements, les gestionnaires des aires protégées, les groupes impliqués dans la conservation et les populations locales pour tenter d’empêcher l’extinction des nombreuses petites populations d’ours malais qui sont désormais isolées dans beaucoup de régions de l’Asie du sud-est. »

Le seul ours qui soit considéré En danger est le panda géant. Son statut reste inchangé malgré les énormes efforts qui ont été déployés en Chine pour sa conservation, tels que la création de près de 60 réserves de pandas, l’interdiction d’exploiter les arbres et de vastes programmes de reforestation.

Dave Garshelis, co-président du Groupe CSE/UICN de spécialistes des ours, dit : « On sait beaucoup de choses sur l’écologie des pandas géants, et des travaux et des dépenses importants ont été investis pour tenter d’estimer le nombre total de ces animaux. Pourtant, ces estimations restent imprécises et sujettes à des erreurs significatives.

Même si certaines personnes ont proclamé que les populations de pandas étaient en augmentation, nous les considérons quand même « En danger » parce qu’il subsiste trop d’incertitudes pour pouvoir modifier leur statut et les classer « Vulnérable ». Il serait présomptueux de croire qu’en moins de dix ans, les nouvelles politiques d’amélioration de leur habitat mises en œuvre par la Chine aient permis aux populations de pandas d’augmenter de façon spectaculaire. »

Bien que la chasse à l’ours soit illégale dans toute l’Asie du Sud, les ours paient un lourd tribut aux braconniers qui parient sur le faible risque d’être pris pour tirer des profits très lucratifs en vendant des parties de l’animal. La bile extraite de la vésicule biliaire des ours est utilisée en médecine traditionnelle chinoise, et leurs pattes sont considérées comme des mets de choix. De plus, il arrive souvent que des ours soient tués lorsqu’ils s’attaquent au bétail ou qu’ils dévastent des cultures. Des ours qui rôdent autour d’un village risquent aussi d’être abattus parce qu’ils sont considérés comme une menace pour la sécurité humaine.

Dave Garshelis commente : « Bien que les estimations des populations d’ours pour l’Asie ne soient pas aussi fiables que nous le souhaiterions, nous estimons que les ours d’Asie du sud-est sont en diminution particulièrement rapide en raison de la perte considérable des habitats forestiers combinée à un braconnage endémique. »

Le 10 novembre, le Groupe de spécialistes des ours a clôturé une réunion à Monterrey, au Mexique, où il a mis à jour le statut des sept espèces d’ours terrestres.

Les espèces « Vulnérables » incluent l’ours noir asiatique et l’ours lippu, vivant tous deux en Asie, ainsi que l’ours andin (anciennement ours à lunettes), de la cordillère des Andes en Amérique du Sud.
Les ours lippus vivent sur le sous-continent indien où la perte d’habitat est très sévère. Ils ont trouvé principalement refuge dans des réserves créées pour protéger les tigres. Le Groupe CSE/UICN de spécialistes des ours a indiqué que cette espèce pouvait avoir disparu complètement du Bangladesh au cours de la dernière décennie.

L’ours brun, l’ursidé le plus répandu, n’est pas classé parmi les espèces menacées au plan mondial parce qu’il en subsiste un grand nombre en Russie, au Canada, en Alaska et dans certaines régions d’Europe. Néanmoins, il existe de très petites populations, isolées et très vulnérables, dans le Sud de l’Europe et dans le Sud et le Centre de l’Asie. Plusieurs populations d’ours bruns sont protégées par des législations nationales ou provinciales. Les grizzlis – qui sont les ours bruns vivant dans les terres intérieures de l’Amérique du Nord – sont considérés comme « menacés » dans le U.S. Endangered Species Act en dehors de l’Alaska.

En 2006, l’ours polaire a été classé comme « Vulnérable » dans la Liste rouge de l’UICN. Techniquement marin, l’ours polaire se distingue des sept autres ours terrestres et relève d’un Groupe de spécialistes distinct.

Parmi les huit espèces d’ours, seul l’ours noir américain est en sécurité dans toute son aire de répartition qui comprend le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. Au nombre de 900.000, les ours noirs américains sont plus de deux fois plus nombreux que toutes les autres espèces d’ours réunies. Leur chasse est légale dans la plus grande partie de leur aire de répartition.

Bruce McLellan, co-président du Groupe CSE/UICN de spécialistes des ours, dit : « Des efforts et des fonds considérables continuent à appuyer la conservation et la gestion des ours nord-américains alors que leur statut est relativement favorable. Il est dommage que si peu soit consacré aux ours d’Asie et d’Amérique du Sud où les besoins sont gigantesques. Nous essayons de modifier cette situation mais les progrès sont lents. »

Liste rouge de l’UICN des espèces menacées – Statut de conservation des ours du monde entier

  • Panda géant (Ailuropoda melanoleuca) – En danger (EN)
  • Ours malais (Helarctos malayanus) – Vulnérable (VU)
  • Ours noir d’Asie (Ursus thibetanus) – Vulnérable (VU)
  • Ours lippu (Melursus ursinus) – Vulnérable (VU)
  • Ours andin (Tremarctos ornatus) – Vulnérable (VU)
  • Ours polaire (Ursus maritimus) – Vulnérable (VU)
  • Ours brun (Ursus arctos) – Préoccupation mineure (LC)
  • Ours noir américain (Ursus americanus) – Préoccupation mineure (LC)

Source : Communiqué de presse de l'UICN du 12 novembre 2007

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