Sans remettre en cause le bien fondé de la protection du vautour
percnoptère dont le principe est légitime, il est assez
surprenant qu'une telle mission de protection, relevant du pouvoir discrétionnaire
de l'Etat, soit confiée à une association militante. Pourquoi
n'est-ce pas l'état qui assure directement ces missions, éventuellement
aidé ou complété par des cabinets d'étude
recrutés selon la procédure de l'appel d'offre public.
En utilisant des
associations rémunérées pour ces missions, il y
a transfert de fonds publics qui échappent à tous contrôles
démocratiques des représentants du peuple. Il n'existe
aucune publication des comptes de ces associations qui réservent
ces documents à leurs membres. Nous constatons la même
problématique pour d'autres espèces de la faune sauvage
tel que l'ours ou le loup.
En confiant de
telles missions à des associations comme la LPO, il se pose un
vrai problème de gouvernance et de démocratie écologique.
Louis
Dollo, le 16 décembre 2004
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