Le ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement
durables Jean-Louis Borloo a annoncé mercredi vouloir "remettre
à plat" le dossier de l'interconnexion électrique
entre la France et l'Espagne, qui suscite l'opposition de riverains
et d'écologistes.
"J'ai
décidé de remettre complètement à plat ce
dossier", a déclaré le ministre dans un communiqué,
après avoir réuni les parties prenantes de ce projet d'interconnexion
entre les deux pays, à l'est des Pyrénées.
"Je souhaite
qu'une nouvelle gouvernance s'organise, que toutes les questions soient
mises sur la table et que toutes les options techniques soient étudiées.
La France doit respecter ses engagements envers l'Espagne et l'Union
européenne, mais des endroits remarquables comme le mont Canigou
ou le mont Capell doivent être préservés",
a-t-il ajouté.
Le tracé
d'une ligne à très haute tension entre la région
de Catalogne et la France à travers les Pyrénées,
considéré comme "prioritaire" par l'UE parce
qu'il permettrait d'augmenter les échanges électriques
de 3% entre la France et l'Espagne, suscite la vive opposition de
nombreux riverains des deux côtés de la frontière
et des écologistes.
Cette ligne devrait
permettre d'alimenter le futur train à grande vitesse entre Perpignan
et Barcelone.
Face à la
paralysie du projet, la Commission européenne a annoncé
la nomination de l'ancien commissaire à la Concurrence Mario
Monti comme coordinateur.
En avril, le
ministère espagnol de l'Industrie avait indiqué que les
deux pays étudiaient un autre projet d'interconnexion à
l'ouest des Pyrénées. [Ndr : c'est à dire côté
Pays-Basque...
ce qui devrait susciter d'autres réactions peut-être moins
pacifiques que chez les catalans.]
Source
: AFP
/ Romandie du 19 septembre 2007 19h38