Dans les Pyrénées Atlantiques, deux sources de données
sont disponibles pour effectuer des analyses statistiques :
- La base de données
« Feux de Forêts » du Ministère de lAgriculture
et de la Pêche (BD) (enquête suivie par le Service Central
des Enquêtes et Etudes Statistiques) et du Ministère
de lIntérieur de lOutre Mer et des Collectivités
Territoriales. Les fiches sont remplies par les agents de lONF
et du SDIS. Elles concernent donc toutes les forêts. Données
de 1997 à 2006, non cartographiées.
- Les Procès
Verbaux (PV) dressés par les agents de lONF. Ils ne concernent
donc que les incendies en forêts relevant du régime forestier.
Données de 1996 à 2006.
En faisant abstraction
de 2002, nous sommes dans une phase de diminution du nombre de feux
depuis 1998 et de diminution de la surface incendiée depuis 1999.
Il apparaît nettement que 2002 est une année remarquable
: elle est marquée par un nombre important de feux mais également
par une surface forestière incendiée exceptionnellement
élevée. Dix feux ont incendié les 77% de la surface
totale brûlée.
En particulier,
depuis 1996, on dénombre onze feux dont la surface a dépassé
100 ha. Ils ont brûlé plus de 67% de la surface totale
brûlée. Dix de ces feux ont éclos en 2002.
La majorité
ont lieu en hiver, surtout en début dannée : les
incendies de janvier à mars
représentent plus de 80 % des feux pour les PV et plus de 86
% pour la base de données du Ministère. Cette information
est à mettre en relation avec lorigine du feu : lécobuage
se déroulant lhiver.
Dans les Pyrénées
Atlantiques, un « grand feu » peut être défini
comme un incendie de plus de 40 ha. Ces feux ont représenté
sur la période étudiée plus de 80 % des surfaces
brûlées pour moins de 17 % des incendies recensés.
Nous avons majoritairement à faire à des petits feux (sauf
en 2002) : les feux de moins de 5 ha représentent plus de 45
% des feux et moins de 2.5% des surfaces brûlées.
La BD (banque de
données) du Ministère ne précise pas clairement
sil sagit dun écobuage. Seule les PV de lONF
permettent didentifier les feux dus à des écobuages.
Selon la base de données issue des PV de lONF, les incendies
sont dus en majorité aux écobuages : 95% des surfaces
brûlées et 69% des départs de feu.
Il serait judicieux que les personnes saisissant les fiches de lenquête
aient des recommandations communes pour renseigner lorigine du
feu, afin davoir des résultats
homogènes donc exploitables.
Les conditions
de référence
Une étude réalisée en 2005 à partir des
données obtenues sur la station météorologique
Iraty a montré que lextension non maîtrisée
des feux décobuage est significativement
favorisée lorsque :
- la différence
Pluie ETP est inférieure à 1,3 mm et
- la vitesse moyenne
du vent est supérieure à 8 m/s
Extrait
du document original sans les cartes et tableaux