Le régime alimentaire du loup

 

Le loup ou loup gris (Canis lupus) est un mammifère de la famille des canidés. En France, nous le trouvons essentiellement dans les Alpes et dans les Pyrénées. La problématique de la cohabitation entre l'homme et les grands prédateurs est essentiellement liée à celle de l'alimentation. Ce n'est pas un conflit de territoire mais un conflit de garde manger où l'homme et le grand prédateur comme le loup sont directement en concurrence.

 

L'alimentation du loup


Le loup est essentiellement un carnivore. Il apprécie particulièrement les cervidés, volailles, renards, marcassins, ânes, reptiles, charognes ... et fruits blets.
Dans le Grand Nord canadien, les loups préfèrent manger des petits rongeurs, les lemmings, plutôt que les rennes, pourtant plus charnus. Ils traquent les rongeurs parce qu'ils sont proportionnellement beaucoup plus gras que les rennes. Cette graisse stockée par l'organisme des loups les protège du froid. Ils sont aussi friands de raisins, qui leur apportent du sucre et des vitamines. Par temps de disette, ils peuvent aussi manger des insectes ou des champignons.

En Europe, et notamment en France, le régime alimentaire n'est guère différent sauf que, comme l'ours, le loup est un opportuniste. Et comme il y a plus de troupeaux d'élevage à proximité que dans le Grand Nord, il a toujours tendance à préférer le nourriture facile, que les troupeaux soient gardés ou non. D'où les conflits avec les éleveurs.

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Les loups préfèrent le poisson


Loin de leur image de carnassiers, les loups quand ils le peuvent préfèrent la pêche à la chasse.

Pendant quatre années des biologistes de la Raincoast Conservation Foundation ont arpenté un coin reculé de Colombie-Britannique, au Canada, pour épier le comportement alimentaire des loups, Canis lupus. Afin de déterminer la nature de ses proies, ils ont procédé à l’analyse des déjections ainsi que des phanères de nombreux animaux.

Tout au long de l’année, c’est le cerf qui constitue la proie favorite des loups. Toutefois, les chercheurs ont constaté qu’en automne ces derniers modifiaient leur régime alimentaire et consommaient de grande quantité de saumons qui sont alors en pleine montaison. Alors qu’ils pensaient que ce comportement était la conséquence d’une raréfaction des cerfs, il semble bien que ce soit vraiment une question de goût.

Les données recueillies démontrent en effet que les loups s’adonnent préférentiellement à la pêche quel que soit l’état du stock de cervidés. Le détail des relevés est publié dans la revue BMC ecology. Les auteurs suggèrent que cette attitude découle de plusieurs avantages associés à la pêche.

En premier lieu, cette activité est nettement moins dangereuse que la chasse au cerf. Ces animaux dotés de bois parfois impressionnants ne se laissant effectivement pas manger sans combattre énergiquement avant. De nombreux loups sont ainsi blessés gravement ou tués lors des chasses. De plus, le saumon, à l’approche de l’hiver, offre une meilleure qualité nutritive en terme de matières grasses et d’énergie.

Le déclin des saumons, provoqué par une surpêche et l’apparition de maladies dans les élevages pourrait donc, de manière inattendue, affecter les populations de loups.

Auteur : J.I.
Source : Sciences et Avenir.com / NouvelObs du 04/09/2008

Observations

Parions que des écologistes militants français vont en conclure qu’il faut mettre du saumon dans tous les torrents de montagne même là où il n’y en a jamais eu.
Comme beaucoup d’animaux sauvages tels que l’ours ou le lynx, le loup est opportuniste quant à sa nourriture. Il s’adapte à ce qu’il trouve de plus facile et de digeste. Rien d’extraordinaire quant à cette étude. Par contre, s’il avait des moutons à croquer, il les préférerait sans doute au cerf élaphe plus compliqué à attraper.
Il ne faut donc pas tirer de conclusions rapides à cette observation pas forcément adaptée à la France

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