Le loup dans les Pyrénées

 

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Un loup dans les Pyrénées (Photo d'illustration)

Le loup est bien présent dans les Pyrénées. D'abord dans les Pyrénées-Orientales, plus particulièrement dans le Conflent, dur le Madres et dans le Capcir, il semble que sa présence puisse s'étendre sur toute la chaîne depuis l'Espagne notamment en Catalogne Sud (Catalunya) et en Sierra del Cadi. .
Une évolution à suivre et à comparer avec son retour dans les Alpes mais également avec ce qui se passe dans les monts Cantabrique, le parc des Picos de Europa et les Asturies en Espagne

 

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Arrêtés de prélévements de loup d'avril 2007


Le Journal Officiel vient de publier deux arrêtés autorisant la destruction (appelé "prélèvement") de loups (ces derniers apprécieront sûrement la sémantique).

L'arrêté du 13 avril fixe le nombre maximum de spécimens (mâles ou femelles) dont la destruction est autorisée à 6 pour l'ensemble des départements de l'Ain, des Alpes-de-Haute- Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, de la Drôme, de l'Isère, de la Savoie, de la Haute-Savoie et du Var.
Cela fait donc 6 loups pour 9 départements.

Les modalités particulières pour le déclenchement et la mise en oeuvre des opérations de tirs de défense autorisées par l'arrêté du 13 avril 2007 précité sont fixées par un nouvel arrêté, en date du 16 avril 2007..

On notera que la publication de ces arrêtés intervient juste avant les élections présidentielles. ..les loups de votent pas !

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Plus de 400 brebis se jettent dans le vide


Un troupeau de brebis a été victime d'une attaque hier en Savoie, provenant vraisemblablement d'un loup. Complètement affolées, les bêtes se sont jetées dans le vide, où elles ont trouvé la mort.

Un troupeau de brebis a été attaqué hier à Montsapey, en Savoie. Plus de 400 brebis, soit environ la moitié d'un troupeau d'estive, sont mortes en sautant une barre rocheuses. Paniquées, elles se sont jetées dans le vide. Deux des chiens qui les gardaient ont été blessés, ce qui semble confirmer que l'agresseur soit un grand canidé, vraisemblablement un loup.

Depuis la découverte de l'accident, tous les services concernés dont les gendarmes, le directeur de l'agriculture et de la forêt ainsi que les services sanitaires du département, se sont rendus sur les lieux. Les premiers cadavres d'ovins ont été héliportés tandis que les bêtes trouvées agonisantes ont été euthanasiées.

Source : Europe 1 du 21 juillet 2007 et écouter Hubert Covarel, le président du syndicat ovin de la Savoie, revient sur les faits au micro de Jean-Luc Boujon.:

[Ndr : selon nos informations, le décompte exact sera établi ce matin par les responsables de l'ONCFS. Le nombre de bêtes victimes atteindrait les 600.]

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Le retour du loup affecte les paysages alpins


Présent depuis quinze ans dans les Alpes - y compris en Haute-Savoie - le loup contribue à modifier le paysage et l'équilibre écologique en raison des contraintes liées à la nécessité de regrouper les troupeaux afin de les protéger. Une situation qui commence à inquiéter les gestionnaires d'espaces naturels.

"On abandonne des zones de pâturage et certains endroits se referment, ce qui entraîne une perte de biodiversité", souligne Pierre Guelpa, directeur de la Société d'économie alpestre de la Savoie. Si les surfaces en cause ne pèsent pas très lourd au regard des centaines de milliers d'hectares d'alpages de la région, en revanche "elles exercent un fort impact paysager", ajoute M. Guelpa.

Les actes du séminaire technique "loup-élevage" de juin 2006 qui viennent d'être publiés par le Centre d'études et de réalisations pastorales Alpes-Méditerranée (Cerpam) insistent sur les problèmes soulevés par les parcs où l'on rassemble, la nuit venue, les troupeaux. Il s'agit de la principale mesure de protection contre les loups. Les chercheurs mettent en avant la concentration des déjections animales sur un espace réduit. Selon leurs calculs, cela équivaut à un apport de 21 kg d'azote par nuit sur une surface moyenne de 1 600 m2 pour un troupeau de 1 600 brebis. L'étude souligne "l'urgence et la gravité des problèmes de l'accumulation et de l'absence de gestion des déjections aujourd'hui en montagne".

LA DIVERSITÉ DES RACES
Autre aspect de cette nouvelle organisation du pâturage, les secteurs abandonnés parce que trop éloignés ou moins accessibles. Mais aussi ceux qui sont "sur-pâturés" parce que proches d'un parc de regroupement.

Les contrats de protection qui ouvrent droit à des financements publics permettent de réduire la vulnérabilité des animaux face au prédateur mais avec le risque d'engendrer des pratiques plus rigides qui laissent moins de marge de manoeuvre pour la conduite du troupeau. "Nous entrons dans un système dans lequel il faut gérer un compromis entre la bonne gestion pastorale et la protection du troupeau, explique Laurent Garde, chercheur au Cerpam. Il s'agit d'un ajustement permanent qui va permettre globalement de réduire la prédation mais avec un niveau de dégradation accru." Les inquiétudes portent également sur la diversité des races ovines. Si les grands troupeaux transhumants du sud des Alpes sont composés de races grégaires, habituées au gardiennage, les troupeaux résidents des Alpes du Nord, de 450 à 1 200 têtes, sont souvent constitués d'animaux pris en pension provenant de petits élevages de brebis de pays habituées à la liberté et donc difficiles à regrouper. "Il va falloir changer de culture pastorale", constate Pierre Lachenal, directeur de la Société d'économie alpestre de la Haute-Savoie.

Les motifs de préoccupation n'épargnent pas non plus les éleveurs de montagne, producteurs d'agneaux, contraints de protéger toute l'année des troupeaux de moins de 1 000 têtes en zone de plaine. "Notre crainte est qu'ils soient obligés de retourner à des pratiques intensives avec des effectifs plus réduits, ce qui va à l'encontre totale d'une logique agri-environnementale", souligne M. Garde.

Auteur : Nathalie Grynszpan
Source : Le Monde du 22 juillet 2007

Commentaire

La problématique est exactement la même avec l'ours dans les Pyrénées et les autres pays européens. L'ours n'est que le dernier maillon de la biodiversité, sans aucun prédateur et n'aportant rien à l'ensemble du vivant. Sa disparitioon des Pyrénées n'affecterait en rien la biodiversité, bien au contraire.

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Les loups iront-ils jusqu'en Bretagne ?


Homo sapiens versus Canis lupus. L'homme de nouveau face au loup. Et cela a encore tourné au vinaigre cet été puisqu'il est accusé, entre autres, d'avoir provoqué la mort d'un troupeau de plusieurs centaines de moutons et brebis qui, affolés, se sont jetés dans le vide. Voilà une quinzaine d'années qu'ils ont repointé le bout de leur truffe dans le parc du Mercantour (Alpes-Maritimes).

On estime qu'ils sont aujourd'hui au moins une centaine, répartis en un peu plus d'une quinzaine de meutes. D'une longueur de 150 kilomètres, leur territoire originel s'étend sur six vallées dans les Alpes du Sud sur plus de 200 000 hectares. Zone qui compte environ 18 000 habitants permanents répartis dans 28 communes avec une forte activité de pastoralisme. Ce qui entraîne évidemment de douloureux problèmes de cohabitation entre l'animal et l'homme.

Pourtant, pour une fois pourrait-on dire, l'homme n'y est pour rien. Il n'a pas joué avec le feu. Les loups sont revenus tout seuls. Au début des années 1990, ils ont franchi la frontière entre l'Italie et la France. Le parc du Mercantour est en effet contigu au Parco naturale Alpi Marittime, en Italie, où le loup, qui n'y a jamais disparu, était bien présent et protégé.

La première observation certifiée en France date de 1992. Depuis, les troupeaux ont payé un lourd tribu aux carnassiers. Peut-être pas aussi lourd que certains voudraient le dire, mais incontestablement important.

Cette expansion du loup va-t-elle s'arrêter là ? C'est peu probable. Présent dans un seul département il y a quinze ans, il l'est aujourd'hui dans huit (Ain, Alpes- de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Drôme, Isère, Savoie, Haute-Savoie et Var), d'Annecy à Digne en passant par Grenoble et le Vercors. Il a aussi gagné les Alpes vaudoises en Suisse. Et il a déjà été vu au-delà du Mercantour, dit-on, dans les Vosges, le Jura et le Massif Central. Il a également été repéré dans les Pyrénées-Orientales. Pourquoi ne gagnerait-il pas les territoires où il était autrefois présent et où le gibier n'est pas rare ?

Le loup se déplace généralement en meute de 3 à 15 individus tous parents entre eux. Chacun occupe une place bien précise dans une hiérarchie à respecter. Le territoire de chaque meute s'étend sur 200 à 300 km². Mais la croissance démographique d'un groupe sur un territoire limité amène à en abaisser les ressources alimentaires. Et un loup a besoin de 5 à 8 kg de nourriture par jour. Seule solution à ce moment-là, élargir son horizon.

Plan d'action
C'est ce qui préoccupe aujourd'hui, par exemple, les responsables du parc américain de Yellowstone dans lequel les loups ont été réintroduits il y a une trentaine d'années. Ils sont désormais plusieurs centaines dans le parc et les scientifiques ont constaté que la biodiversité, aussi bien pour la faune que pour la flore en avait été, à de nombreux endroits, améliorées. Le « hic » est que maintenant qu'il a colonisé tous ses biotopes du parc, il a tendance à en sortir pour s'approprier d'autres territoires.

L'aspect alimentaire n'est pas le seul moteur de cette colonisation. Elle permet également d'éviter la multiplication des conflits, soit entre meutes concurrentes, soit entre membres d'un même clan. Ainsi, sans exploser, le nombre de loups augmente régulièrement et le territoire qu'ils occupent s'agrandit, en équilibre avec les ressources alimentaires et leur sécurité (en particulier vis-à-vis de la pression humaine).

En Espagne et en Italie, là où le loup n'a jamais disparu, leurs « méfaits » sont bien mieux acceptés qu'en France. La cohabitation n'y est pas aussi tendue. Les éleveurs mettent en place des stratégies de protection des troupeaux, tout en sachant qu'ils perdront tout de même, chaque année, plusieurs têtes. Qui feront l'objet d'indemnisations.

L'histoire de la réapparition du lynx dans le Jura dans les années 1970, puis de sa réintroduction dans les Vosges durant les années 1980 donne aussi à réfléchir. Ce fut au début une levée de boucliers, véhémente et parfois violente. La cohabitation avec le lynx avait du mal à passer. Aujourd'hui, le lynx ne fait plus parler de lui. Un équilibre a été établi.

Mais c'est le loup qui conserve le mauvais oeil. Et pendant que nous cherchions tous un peu de soleil, au mois d'août, pouvoirs publics, éleveurs et représentants des associations se sont réunis, sous la houlette de la secrétaire d'État à l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, afin d'élaborer un plan d'action pour le loup de 2008 à 2012. La (nouvelle) principale préoccupation étant de mettre en oeuvre les moyens nécessaires à l'accompagnement de la sortie du loup de son bastion alpin.

Des loups bientôt en Sologne, dans le Massif central, ou en Bretagne ? Ce n'est pas impossible. Mais le loup a beau être un grand marcheur, il n'a pas encore de bottes de sept lieues. Et il n'est pas aussi méchant que veut nous le faire croire le Petit Chaperon rouge.

Auteur : Jean-Luc Nothias
Source : Le Figaro du 5 septembre 2007

Commentaire


Il est tout à fait inexact de dire pour l'Espagne au sujet du loup (et de l'ours) que "leurs « méfaits » sont bien mieux acceptés qu'en France". ceci et la version officielle et mensongère lorsque la presse locale n'est pas lue en France.
Voir à cet égard le dossier régulièrement mis à jour.

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Interrogations au-dessus de Targasonne (janvier 2008)


Des dernières semaines, les agents de l'ONCFS circulent beaucoup au-dessus et autour de Targasonne. Pourquoi cette activité inhabituelle preque secréte ? Personne ne veut parler ou les motifs invoqués sont si peu pertinents qu'ils finissent par faire sourir.

En fait, selon plusieurs éleveurs locaux, des loups seraient en vilégiature. Le fait n'est pas nouveau mais il serait honnête de la part de ces agents de l'état de dire la vérité au lieu d'entretenir un "secret d'Etat". Celà éviterait de voir la rumeur s'emplifier.

Louis Dollo, le 30 janvier 2008

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