L'ours dans les Pyrénées

Un animal noble à connaître sous tous ses aspects

"Lo Mousur", une figure ou un Dieu pyrénéen ?

 

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L'ours, figure emblématique des Pyrénées est mal connu. Ses réactions surprennent, énervent, sa présence est toujours sujette à discussions et passions. L'ours des Pyrénées n'existe plus. L'acceptation sociale des ours introduits, importés de Slovénie, n'existe pas. Les prédations sur troupeaux montrent l'impossibilité de coexistence hommes / grands carnivores et les conflmits se développent. Les ours actuellement dans les Pyrénées sont la résultante d'une véritable manipulation et l'accumulation de mensonges de la part de quelques fonctionnaires visionnaires, écologistes extrémistes et sectaires avec parfois des objectifs trés lointains de l'écologie telle que la financiarisation de la nature au profit de quelques groupes d'entreprises et de financiers.


Nous essayons ici de vous faire découvrir quelques connaissances de cet animal sauvage qui ne connait actuellement aucun prédateur et qui est mieux protégé que l'homme en montagne ainsi que quelques aspects de la réalité du terrain. Les ours de souche pyrénéenne, dont les derniers été situés en Béarn, dans les vallées d'Aspe et d'Ossau, n'existent plus. Ils n'ont pas survécu à la consanguinité. Les associations écologistes en charge de leur conservation dans les années 1980 ont toutes été défaillantes. Quelque soit leur discours, les faits sont là pour prouver leur incompétence malgré les slogans militants. Les Pyrénéens avaient su les préserver. Les écologistes les ont fait disparaitre.

Aujourd'hui, en 2014, l'ours n'a plus d'avenir dans les Pyrénées. Nous ne pouvons pas revenir en arrière. La biodiversité des territoires doit être préservée par ses habitants et non pas des fantômes militants. Par ces pages, nous allons suivre la situation.

 


Conduite à tenir face à un ours et un chien de protection


Les associations de défense du patrimoine pyrénéen et l'ADDIP


Pour vous tenir informé des déplacements des ours, le répondeur de l'Equipe Technique ours (mise à jour aléatoire et tardive)

05 62 00 81 10

Le suivi de l'ours et le répondeur de l'ASPAP - Ariège
05 61 01 13 80
Ne sera pas activé en 2010 - 2011 - 2012 - 2013.... D'autres actions sont menées... discrètemen et efficacement

Loup y es-tu ?

Recherche sur Pyrénées-Pireneus


La Convention de Berne et les recommandations de l'Union Européenne

Experts et expertises : conseils aux éleveurs


Groupe National / Pyrénéen "Ours" --> C'est définivement terminé !

La stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité - SPVB


Sur Facebook :


Les localisations hebdomadaires 2010 - Aucune localisation hebdomadaire depuis 2011 et les années suivantes
Localisation mensuelle des ours
Les analyses génétiques

Indices, observations, présence et suivi de l'ours en 2014


Val d'Aran : Attaque sur un chasseur - Toutes les infos en français et espagnol


Les forums sur l'ours

La localisation officielle des ours dans les Pyrénées



Connaître l'ours des Pyrénées : qui est-il ? Son histoire dans les Pyrénées...
Chez l'ours : Vite fait, bien fait !


Bibliographie sur l'ours

Vidéos d'ours dans les Pyrénées et ailleurs....

 

La protection de l'ours des Pyrénées

Les programmes de financement européens LIFE et l'ours
L'ours et l'UICN

 

Les prédations de l'ours
Historique des prédations

Experts et expertises : conseils aux éleveurs

Informations diverses
Le mécontentement
Béarn Bigorre (Hautes-Pyrénées) Comminges (Haute-Garonne)
Couserans et Ariège Aude et Catalogne nord Divers

Le site de l'ASPAP

Le site de l'ASPP 65

Espagne
La mort de Cannelle et les suites judiciaires
Les histoires d'ours : histoires vraies et imaginaires
En savoir plus sur l'ours et son environnement
Revue Empreinte Ours
Ces ours qui tuent et qui blessent
Aspects juridiques de la conservation des grands prédateurs en France: les cas du loup et de l'ours
Vers une nouvelle gestion des grands carnivores prédateurs : ours et loups ?
Rencontres Pyrénéennes des Territoires et des Savoirs 2013
" Au fil du lait "

 

L'ours à travers le monde
Amérique Asie - Moyen-Orient Europe et Russie
Informations diverses
Etude sur la nature des mouvements écologistes et leur véritable objectifs
Les sondages d'opinion

Les programmes de financement européens LIFE et l'ours
La responsabilité des maires de montagne
Grandes manoeuvres d'automne du Ministère de l'écologie
"Empreinte ours" - Revue du Ministère de l'écologie

UICN, liste rouge et ours bruns

Les écologistes - environnementalistes et l'argent public et... privé
Le Conseil National de la Montagne
Le tourisme, les activités de nature en montagne et les grands prédateurs

Ecologie, un vrai problème manipulé de façon inquiétante

Sondages, enquêtes et consultations officielles sur l'ours
Mesures de l'acceptation sociale
Les risques sanitaires et de santé publique liés aux importations d'ours dans les Pyrénées

Droit de l'environnement

"Grenelle de l'environnement"

Suivre l'essentiel du "Grenelle de l'environnement"


Le procès des 10 éleveurs


La Convention de Berne et les recommandations de l'Union Européenne

Nathalie Kosciusko-Morizet à Toulouse le 26 juillet 2007
FERUS, une association de lobbying ou de défense de l'ours ?
Infos - Pyrénées
La mort de Cannelle et les suites judiciaires

L'histoire de l'ourse Palouma
L'ours et les randonneurs et les autres usagers de la montagne
Ecologistes, Ecolos ou environnementalistes : une démarche inquiétante

Bilan à mi-parcours de l'ADDIP

Synthèse

Mensonges et manipulations
Ours et Chasse
Chambres d'Agriculture et syndicats agricoles pour la biodiversité en zone d'élevage
Sondages d'opinion sur l'ours dans les Pyrénées

Les actions judiciaires contre les lâchers d'ours
Plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009
Evaluation à mi-parcours

Mission d'inspection générale de l'Environnement

L'ANEM a été entendue le 17-10-2007

Voyage d'étude de la délégation française dans les Asturies, Espagne
du 26 au 29 novembre 2007

Voyage d'étude de la délégation française dans le Trentin, Italie
du 10 au 13 décembre 2007

Mission d'inspection des Ministères de l'environnement et de l'agriculture - Les rapports d'inspection

Voyage d'étude de la délégation française en Slovénie
en février 2008

Les Pyrénéens n'y participeront pas

Voyage d'étude de la délégation française au USA dans le Montana.
Les Pyrénéens n'y participeront pas


Les chasseurs français et les grands prédateurs
Livre blanc de la FNC
Les suites judiciaires de la mort de Franska
Suivi de Hvala
Résultats des analyses génétiques sur les ours dans les Pyrénées

Balou en balade ou l'histoire d'un ours déporté
Les Pastoralies 2008

Développement durable

L'ours Balou tiré par un chasseur en Ariège

Les suites judiciaires

Motion pour une montagne vivante et préservée
Manifestation du Val d'Aran
Samedi 6 décembre 2008
Les prédations des estives de Bruges : une affaire pas nette !
Ours, mensonges et manipulations

Les Pyrénées au Conseil d'Etat et plus....
Plainte écologiste contre la France auprès de la Commission Européenne

L'ours et l'encéphalite à tiques

Le suivi de l'ours et le répondeur de l'ASPAP - Ariège

05 61 01 13 80

Ce numéro n'est plus actif afin de mener une autre forme de combat

Le tourisme et l'ours dans les Asturies, entre mythe et réalité

Analyse du tourisme asturien dans les lieux emblématiques de l'ours : mythe et réalité

Ours, chasse et chasseurs
Groupe National "Ours"
Expertises ours, expertises bidons dans les Pyrénées
Les exigences des écologistes vis à vis de la chassse liée à la présence de l'ours
Y a-t-il eu des ours tués ?
Philippe Lacube fait part de rumeurs en Ariège
Appel des chasseurs à manifester à Foix le 3 octobre 2009
Manifestation des chasseurs réussie
Chantal Jouanno reprend le dossier ours en main
L'ours à Bruxelles est une affaire européenne

 

 

 

2010 : année de l'ours des Pyrénées
La Grande Marche des Pyrénées
du 13 mars 2010 à Tarbes
Sur Facebook : Ours, loup, biodiversité et développement durable dans les Pyrénées
Europe Ecologie et les mouvements fascistes espagnols
Ours : la presse est-elle manipulée ?
Chantal Jouanno devant le Comité de Massif des Pyrénées le 26 juillet 2010
La peau de l'ours
Film de Pascale Fossat
Le comité de massif des Pyrénées

Introduction d'une ourse en Béarn au printemps 2011

Résultats de la consultation publique

Le boycotte des associations écologistes pro-ours de la stratégie pyrénéenne pour la valorisation de la biodiversité
Les vigies écologistes

Vidéos automatiques des ours dans les Pyrénées

Photos automatiques des ours dans les Pyrénées


Rencontres Pyrénéennes des Territoires et des Savoirs 2012
"Droit sur le sol, usage des herbes et semi-liberté du bétail : un système pastoral original"
Plainte écologiste contre la France auprès de la Commission Européenne
Groupe de travail "Grands carnivores" à la Commission Européenne

Battue d'effarouchement à Saint-Lary en Ariège

Enjeux et conséquences

LCIE - Large Carnivore Initiative for Europe - Initiative pour les grands carnivores en Europe

Rencontres Pyrénéennes des Territoires et des Savoirs 2013
" Au fil du lait "
J eudi 14 novembre 2013 - Salle des Fêtes à Pierrefitte-Nestalas – Hautes-Pyrénées

Projet de plan et d'introduction d'ours dans les Pyrénées à partir de 2013

Suivi de l'ours en 2014
Mobilisation contre la prédation sur les élevages à Foix le 28 juin 2014

 

Et si on vous avait raconté des bêtises sans nom sur l'ours des Pyrénées. Il n'est absolument PAS menacé, et je le prouve (Vidéo avec le son à fond !)
S'informer


Pour vous tenir informé des déplacements ou des découvertes sur l'Ours des Pyrénées, celui que l'on trouve en vallée d'Aspe ou d'Ossau, appelez la messagerie vocale du réseau Ours tenu par l'ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) au :

05 62 00 81 10
(Mise à jour tous les soir)

Et pour plus de précisions ou fournir une observation le 05 59 82 92 21

Observer

Si vous observez un ours ou des indices de sa présence, contactez
Equipe de Suivi - DREAL (Ex-DIREN)

Tel : 05 62 00 81 08

afin que la localisation des ours puisse, en principe, être transmise à tous les utilisateurs du milieu. Dans les faits, l'administration ne communique pas ou, dans le meilleurs des cas, le fait avec retard ou de manière erronnée, vous pouvez laisser vos observations ici. Elles seront immédiatement retransmises aux structures pastorales.


Le Grand Charnier

Accueil du Monde des Pyrénées

 
Plutôt contre par héritage familial


P**l, ariégeois de souche, nous livre ce témoignage :

Oui, je suis un peu anti-ours modéré par héritage familial.
Mes aïeux étaient petits éleveurs. Mon arrière-grand-père participait à des battues d'ours et j'ai un grand-oncle qui en a tué un en 1938.
Mais c'est un plus et un moins.
A cette époque tout le monde aurait fait pareil. Il n'y avait pas d'écolos. On se démerdait avec la nature et plutôt contre la nature.
Mais pour moi, l'ours n'apporte ni un plus, ni un moins. Ca ne me concerne pas. Je conçois que ça concerne les éleveurs en mal. Retour

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Vladimir Poutine fait goûter de l'ours à Angela Merkel


Le président russe Vladimir Poutine a fait goûter de la viande d'ours à la chancelière allemande Angela Merkel (Chancelière allemande) lors d'un dîner au sommet germano-russe de Tomsk (Sibérie), a-t-il confié jeudi lors d'une conférence de presse commune.

"Nous avons passé pas mal de temps au restaurant (...) cela nous a permis de discuter de tous les problèmes internationaux", a-t-il déclaré, en réponse à un journaliste qui lui demandait s'ils avaient passé trois heures à table.

"Madame la chancelière a aimé la cuisine sibérienne. Elle a goûté la viande d'ours", a-t-il ajouté.

Mme Merkel a résumé ses impressions, en russe, d'un : "c'était bon !".

La cuisine sibérienne est réputée pour ses pelmeni (raviolis farcis à la viande) et ses plats à base de gibier et de poisson cru. La viande d'ours est servie dans les restaurants, mais reste un plat rare et cher.

L'ours est à la fois symbole de la Russie et du parti pro-Kremlin Russie unie. Il figure aussi dans les armoiries de Berlin.

Source : AFP / Yahoo du 27 avril 2006

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Rapport d'activité de l'inspection générale de l'environnement en 2005 : désignation d'un directeur de projet


Page 27 II.2.10 Projet de renforcement de la population d'ours bruns dans les Pyrénées (rapport IGE/04/052 du 23 mai 2005)
Cette mission conjointe IGE-CGGREF a été demandée par le ministre après la mort de l'ourse Cannelle. Elle a été confiée à Eric BINET au titre de l'IGE.
Le rapport constate localement une vaste convergence sur la valeur patrimoniale et culturelle de l'ours, mais beaucoup continuent néanmoins à le considérer aussi comme une menace (prédation sur les élevages). La situation exige donc une décision de l'Etat dans le cadre d'une stratégie de massif conduite dans la cohérence et la durée, avec notamment des indemnisations sans faille et un soutien aux mesures efficaces de gardiennage. En raison du grand nombre de départements concernés et du caractère frontalier du secteur, le rapport suggère la désignation d'un directeur de projet, qui serait chargé de nombres de relations et de "détails" qui seules lient une stratégie au terrain.

Observation : au 30 mars 2012 aucune des suggestions n'a été suivies d'effets sauf de porter l'affaire au niveau cu Comité de massif.

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Des ours tuent et mangent un singe devant les visiteurs dans un zoo néerlandais


Des ours ont tué et mangé un singe dans un zoo néerlandais devant les visiteurs horrifiés, ont annoncé lundi des témoins et des responsables du zoo.

Lors de cet incident qui s'est produit dimanche au "Beekse Bergen Safari Park", plusieurs ours ont poursuivi un macaque au-delà d'une barrière qui était pourtant électrifié. Le singe a pris la fuite, tentant de se réfugier sur un morceau de bois, mais un ours l'a attrapé et tué. Trois ours l'ont ensuite mangé.

Le zoo a confirmé les faits dans un communiqué, en assurant que dans une zone où les ours et les macaques avaient jusqu'à présent cohabité pacifiquement, "l'harmonie a été temporairement perturbée aux heures d'ouverture dimanche".
"Naturellement, l'habitat ici (...) est arrangé de manière à ce qu'un animal n'en tue pratiquement jamais un autre, mais ils sont et restent des animaux sauvages", précise le communiqué.

Les macaques devraient être placés dans un autre endroit du parc en raison de cet incident inhabituel.

Source : AP/Nouvel Obs du 16 mai 2005

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"Bienvenue au pays de l'ours et du berger" sur France Culture


Surpris par la nuit - "Bienvenue au pays de l'ours et du berger"par Pascale Fossat et Gaël Gillon, le 17 novembre 2006 de 22h15 à 23h30


Les ancêtres ont tué l’ours et le voilà ressuscité….Nous sommes au cœur des Pyrénées en Ariège, dans la vallée du Biros, à Seintein, au dessus de Saint-Girons et de Castillon tout prés de là où les cinq ours slovènes ont été lâchés à partir du mois de mai dernier. Ici, les bergers sont virulemment contre l’ours.
Les «pro ours et les anti ours » s’entredéchirent depuis des mois. Les «pros »revendiquent la réintroduction au nom de la convention de Berne, de la sauvegarde de l’espèce et du respect de la biodiversité pendant que les «anti » considèrent l’ours comme un prédateur de leurs troupeaux et un danger pour la population. Ils affirment que la cohabitation entre l’ours et l’homme est impossible et dénoncent le manque de véritable concertation. Dans les villages, on ne parle plus que de cela. En haut de la montagne, sur l'estive du Trapech, les bergers redoutent l'ours.

Avec Bruno Besche à la rencontre des bergers de Seintein dans la vallée du Biros sur l'estive du Trapech pendant la transhumance

Vous pouvez écouter France Culture sur votre ordinateur

L'estive du Trapech


Tous les ans, début juin, c'est la transhumance, la montée de quelques 2000 brebis de race tarasconnaise, vers des estives entre 1800 et 2500 m d'altitude. Elles y passeront leurs "vacances" estivales pour bien manger et se reposer de l'hiver, en toute liberté, sans contrainte. Elles ne redescendront que début octobre, parfois, après y avoir laissé quelques "copines".

Il en est ainis depuis la nuit de stemps, montée, descente... pendant ce temps, l'éleveur-berger prépare la nourriture de l'hiver en "faisant" le foin dans la vallée.

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Un Espagnol tué par un piège à ours en Vallée d'Aspe


"... sur le territoire d'Osse, à 3 heures de marche de ce village, en pleinr montagne dans la forêt d'Issaux, on a découvert le cadavre du metayer Miguel Brun, 53 ans réfugié espagnol, qui vivait dans cette région depuis près de 3 ans, à la ferme de Bignalet, à Bedous.
...
Un berger avait placé sur un "passage forcé", sentier que devait prendre obligaoirement quiconque, homme ou bête - passait là, un piège en vue de tuer l'ours qui pourrait s'aventurer dans ce passage.
L'appareil était composé d'un fusil de 16 mm chargé à balle, dont la gachette était actionnée par un fil de fer tendu sur le chemin."

Source : journal le Patriote, de juin 1939

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Moins de crédits de surveillance des ours


En marge de cette opération, il faut noter que la commission des Finances de l'Assemblée a décidé de supprimer environ la moitié des crédits affectés à la surveillance et au déplacement des ours. Cet amendement, à l'initiative, notamment, d'Augustin Bonrepaux, député PS de l'Ariège, permettra d'affecter 1 million d'euros supplémentaires à la prévention des risques.

Auteurs : R. C et J.-F L. G
Source :
La D épêche du Midi du 8 novembre 2006

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Dangereux sangliers


Il n'est pas rare de voir s'organiser des battues aux sangliers à proxumité des villes comme ici près de Marseille.

Une battue aux sangliers à Marseille


Une battue aux sangliers a été organisée à Marseille pour limiter la prolifération de ces animaux dans la deuxième ville de France.

"L'objectif est de les recenser et éventuellement d'en prélever un certain nombre", a-t-on expliqué à la municipalité.

Pendant sept heures, les membres de la Société des chasseurs réunis arpenteront le secteur sud-est de la commune, à la limite du massif des Calanques, pour débusquer les omnivores.

Dans ce périmètre interdit depuis quarante ans à la chasse, on dénombre une centaine de sangliers dont les rencontres répétées avec les habitants, les joggers et les voitures représentent, dit-on de même source, un "vrai danger".

Source : Reuter / L'Express du 30 janvier 2007

Commentaires


Cette information appelle au moins quatre observations :

1/ l'ensauvagement d'un territoire entraîne une prolifération d'espèces qu'il convient de réguler à défaut de prédateurs naturels dans cet espace tel que loup, ours, lynx
2/ la vie entre une nature totalement protégée avec interdiction de chasse et la sécurité d'un milieu vivant d'humain et proche des sites urbanisés est incompatible.
3/ Si le sanglier est dangereux, il est pour le moins surprenant de prétendre le contraire lorsqu'il s'agit de l'ours
4/ Les grandes cités urbaines ont le droit à la sécurité et si possible à l'asepsie de leur mode de vie contrairement aux habitants des villages de montagne qui doivent accepter les risques des grands prédateurs.

Il y a manifestement un problème de compréhension et… d'égalité entre citoyens d'un même pays

Voir également : "Ils ont eu peur... d'une bête sauvage"
.

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L'ours, l'éleveur et l'écologiste


L'ours slovène est - qui l'ignorerait aujourd'hui - dans les Pyrénées, l'ours slovène est presque aux portes de mon village s'il n'y est pas déjà entré : un immigré de plus à poils et sans papiers qui, bien sûr, ne parle pas un mot de ce gascon qui lui permettrait, peut-être, de mieux " s'intégrer "…

Quand j'étais beaucoup plus jeune, les ours des Pyrénées étaient si peu nombreux dans ma vallée, en tout cas si peu visibles et si inoffensifs qu'on se demandait même si la race n'en était pas éteinte. En fait, elle l'était, ou quasiment. Nous avions une formule toute faite pour manifester cette absence : quand quelqu'un évoquait sa possible existence, c'était toujours en se référant à " l'homme qui a vu l'homme, qui a vu l'homme, qui a vu l'homme qui a vu l'ours ". Cette mise en abyme ne faisait qu'exprimer de façon ironique notre incrédulité, et nier, à peu de chose près, la présence d'un quelconque plantigrade autochtone dans nos parages.

La modernité paradoxale que constitue aujourd'hui la présence (choisie ? subie ?) de l'ours dans le canton donne, comme on dit, " à réfléchir ". Paradoxale car il est vraisemblable que cette présence de l'animal, il y a cinquante ans - et à supposer qu'il y ait eu alors un ours assez imprudent pour hanter ces parages - n'aurait provoqué aucune des turbulences qui troublent le climat de la vallée aujourd'hui : le problème aurait été résolu de façon individuelle ou collective par la mise à mort programmée, sans autre forme de procès, du prédateur.

Maintenant " la donne " à changé :
Je vais enfoncer une porte ouverte - quoiqu'à ma façon…

S'opposent :

  • d'une part, une conception extrême de l'écologie, conception relativement récente d'ailleurs, qui voudrait imposer de l'extérieur, parfois en catimini, " sa " vision du futur.
  • d'autre part les éleveurs qui défendent bec et ongles leur pré carré et celui de leur troupeau. Sans entrer moi-même dans ce débat (je n'ai, dans ce domaine, aucune compétence) et tout en ayant conscience que, vu de Sirius, ce conflit, dans ses latences et dans ses excès, peut présenter tous les symptômes d'une guerre picrocholine, je me permets de faire, au moins, une observation de bon sens : il est manifeste que la plupart des locaux, qu'ils soient " pour " ou " contre " l'ours, perçoivent, à tort ou à raison, cette arrivée intempestive d'un prédateur comme étant le résultat de la collusion de la technocratie étatique avec les mouvements de défense de la nature. Que cette appréciation soit en grande partie injuste, qu'elle ait été suscitée, depuis longtemps, par les tergiversations, voire le manque de transparence des explications officielles et l'attitude pour le moins ambiguë de certains politiques, il n'en reste pas moins que les mouvements écologiques les plus radicaux, les plus actifs et le plus souvent urbains, veulent, d'une certaine façon s'approprier les paysages, les milieux naturels à des fins avouées de sauvegarde des espèces, et de l'espèce ursine.

Mais, sans doute, cette idéologie recouvre-t-elle quelque chose de plus profond : ces paysages, ces milieux naturels sont considérés comme autant d'Edens primitifs dans lesquels pourrait être restaurée l'Harmonie perdue.
Or il faut comprendre que l'éleveur, le paysan en général, confrontés au " principe de réalité ", n'ont peut-être pas la nostalgie (en tout cas pas exprimée par ce biais !) du Paradis terrestre, de ce quartier de l'Adam et de l'Eve d'avant la Chute, où l'homme et l'animal vivaient dans une intimité … divine… c'est le cas de le dire !
Il est assez curieux d'observer aujourd'hui combien, en même temps, le rapport à la terre comme lieu de production est devenu étrange ou même quasi inexistant pour la plupart de nos contemporains. Ces contemporains sont surtout sensibles à la beauté des paysages (par exemple, les Pyrénées comme esthétique) et au farniente, à l'évasion dont ce décor constitue l'arrière-plan (les Pyrénées comme lieu de ressourcement). Tout le fondement social, à plus forte raison historique, de la relation au sol, au travail, à la mise en valeur est passé par pertes et profits. Au mieux, on vient visiter quelque musée local des " traditions ", des " métiers d'antan ", déguster une " garbure du pays ", écouter, quand c'est possible, quelques bribes de patois, comportements qui, en fait, ne font que renforcer les stéréotypes collectifs et laissent croire que l'éleveur ou l'agriculteur sont les gardiens sympathiques et oisifs d'un passé qui ne survit plus qu'à l'état vestigal…

Pourtant ces paysages que des siècles de labeur ont modelés, qui illustrent l'action de l'homme qui, au cours du temps, a tenté toujours de s'adapter aux contraintes inhérentes à son environnement physique puis économique, sont non seulement aujourd'hui le lieu de travail de centaines de personnes (de plusieurs milliers à l'échelle de la chaîne pyrénéenne), un espace - maîtrisé - de ressources, mais encore un héritage. La terre - qui ici est plus un espace culturel et symbolique qu'un simple espace physique - que les éleveurs d'aujourd'hui occupent vient des ancêtres, quoiqu'en disent ceux qui vont répétant que les Pyrénées appartiennent à tout le monde : elle a été depuis les origines du Moyen Âge jusqu'à la première guerre mondiale (en dépit de la Révolution et du Code Civil) transmise, en vertu du droit coutumier immémorial, au seul aîné afin que le patrimoine familial soit indivisible et que la Maison - " ço de càso " comme dit le gascon ou etxe en basque - se perpétue . On mésestime la charge symbolique de la Maison, comme on veut tenir pour négligeable le fait que les " Anciens " ont lutté contre l'ours jusqu'à pratiquement l'éradiquer. La réaction des paysans-éleveurs est à la mesure de ce sur-moi inconscient (pardon pour ce vocabulaire vaguement psy !) ; elle est accentuée en même temps, je le crois, par le fait que ces éleveurs n'occupent plus aujourd'hui, du moins démographiquement, une place éminente, que le monde qui est le leur est désormais menacé . Mais il ne faut pas croire pour autant - ou faire semblant de croire - que les paysans de ces vallées sont incapables d'intégrer le concept scientifique, si à la mode qu'on s'en gargarise, de biodiversité : leur métier, depuis toujours, ne les a-t-il pas sensibilisés au respect non seulement de l'environnement mais encore de la vie ? Et au respect des biotopes qui permettent cette vie ? Encore faudrait-il que ce concept de biodiversité soit présenté de façon loyale et négociée : il est nécessaire en effet de comprendre, que l'opposition marquée à l'ours n'est que le symptôme micro-local (un bouton de fièvre si l'on préfère !) d'un processus plus vaste et plus profond. La problématique à l'échelle non seulement des Pyrénées mais, nous le présumons, de tous les Parcs Nationaux, est celle-ci : sous nos latitudes, l'homme est-il toujours prêt à cohabiter avec les autres espèces, fût-ce les espèces des prédateurs ? A quelles conditions ? Peut-on faire dès lors l'impasse d'une véritable concertation avec les populations concernées ?
Poser ces questions, c'est presque y répondre…

Dans notre société matérialiste, adonnée au profit et à la consommation, au désir et à sa satisfaction, qui a perdu toute spiritualité véritable, la biodiversité est la nouvelle icône, l'Écologie sa nouvelle église.
Loin de moi de remettre en cause les fondements directs, positifs, qui justifient et honorent l'écologie (défense de l'environnement, respect du vivant, etc.)…

Mais en même temps, j'en vois les phantasmes et même - les Verts vont virer rouge ! - la perversité.
Les phantasmes d'abord : après la mort de Dieu et la remise en cause radicale du Progrès (qui n'était que le substitut laïque et, croyait-on rationnel de la Divinité !), l'écologie est une tentative (une de plus !) pour retourner à un état pré-natal, pour dorloter et assouvir notre nostalgie des origines.

La perversité ensuite car le paradis terrestre nous demeure à jamais interdit.

Auteur : Jean-Louis Massourre (Décembre 2006)

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Pour ou contre la réintroduction de l'ours


S'il est un élu national, le député n'en est pas moins celui qui, sur un territoire rassemble, fédère, impulse, fait le lien entre les aspirations. C'est pourquoi, à quelques jours du premier tour des élections législatives, nous avons interrogé les principaux candidats sur certains dossiers du territoire : l'ours, Charlas, le parc naturel régional, le tourisme et le Pays. Aujourd'hui le premier volet est consacré à l'ours et au pastoralisme.

J. -B. CASTEX : « L'ANIMAL EST-IL ADAPTÉ ? »
Pour le candidat du MoDem, « si l'objectif de fond est intéressant en terme de biodiversité ce n'est pas une priorité par rapport à la problématique économique du Comminges. En tant que professionnel du monde agricole, il est difficile de voir des bêtes éventrées. L'animal est-il adapté au massif ? Est-ce que cette réintroduction respecte les gens qui vivent sur le territoire ? Je crois qu'il faut privilégier les gens ».

J.-L. IDIART : « L'AVENIR C'EST L'HOMME »
Le candidat socialiste affirme : « L'avenir du pastoralisme et de la montagne, c'est l'homme. Ce que je souhaite c'est que rien ne se fasse tant qu'il n'y a pas de consensus sur le territoire. Les éleveurs, comme Francis Ader avec qui je suis d'accord ont des propositions. Ils souhaitent être entendus. Je regrette que l'État se serve de ce problème de l'ours pour masquer ses incohérences en matière environnementale et d'élevage ».

FRANÇOISE BOULET : « UN SUJET PASSIONNEL. »
Pour la candidate de l'UMP : « Il faut revenir à la raison : les ours sont protégés, l'opération de réintroduction est stoppée. Une charte signée en 1993 en présence de M. Idiart, entre le ministre de l'Environnement de l'époque, Michel Barnier, avait donné satisfaction à chacun. Cette gestion a été abandonnée avec les résultats que l'on sait. L'État doit reprendre ses responsabilités. Le projet du parc animalier du col de Mente aurait contribué à accompagner sur le plan touristique et sur le plan de l'image l'évolution positive de cette réintroduction. Les Espagnols vont inaugurer leur parc sur le col du Portillon utilisant leur énergie à construire au lieu de détruire. »

C. MARQUERIE : « MIS DEVANT LE FAIT ACCOMPLI »
Pour la candidate communiste : « Le député doit s'impliquer avec tous les acteurs du territoire pour qu'ils prennent part aux décisions les concernant. Sur la question de l'ours, les Pyrénéens ont été mis devant le fait accompli. Je suis porteuse d'une réflexion favorable à la biodiversité en France comme en Afrique et je crois que la PAC a ruiné plus de bergers que l'ours. Mais je trouve choquant qu'on ait décidé de lâcher des ours sans consulter ni informer les gens concernés. »

JOSETTE SARRADET : « PACIFIER LA SITUATION »
La candidate du PRG indique : « C'est un dossier délicat qui a entraîné trop de violence et je les dénonce. Il exige du courage politique et du débat. Le député ne peut pas manifester à Luchon en scandant : Je suis contre la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées ! Et dire à Arbas : Je n'ai pas tout à fait dit cela. En tout cas à la table du débat, j'essaierai de pacifier cette situation avec les acteurs concernés. »

Propos recueillis par Jean-Jacques Dard
Source : La Dépêche du Midi du 4 juin 2007

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Les candidats ariégeois se prononcent


L'ours

Jacqueline Rougé (UMP).

Avant d'engager en 1981 la réintroduction des ours dans les Pyrénées, il aurait fallu négocier avec ceux qui vivent dans les montagnes. Si je ne regrette pas la décision prise en 2005 par la ministre Nelly Ollin, je crois pour l'avoir vu réalisé avec succès au Canada, qu'on devrait avec tout l'argent consacré à cette opération ( indemnisation des éleveurs , suivi de l'ours) envisager de confiner ces plantigrades dans un secteur clos et qu'ils ne soient plus un danger pour le pastoralisme.

Frédérique Massat (PS)

Ce dossier a été très mal géré. On n'aurait jamais du, en 2005, réintroduire des ours slovènes qui sont loin d'être menacés d'extinction puisque là-bas on a du en abattre des centaines tant ils étaient nombreux. Pour moi , il serait plus utile d'utiliser l'argent public de l'ours au profit des éleveurs qui, je le rappelle ,entretiennent l'espace et facilitent ainsi le développement du tourisme durable dans nos montagnes . Je suis sensible à la détresse du monde pastoral, Je me battrai pour lui.


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Le développement durable

Frédérique Massat. Pour elle, développement durable et stations de ski ne sont pas incompatibles: « Nombre de ces dernières sont certifiées Iso 14 001, ce qui signifie qu'elles s'astreignent à faire des efforts en terme environnemental (récupération des déchets, gestion maîtrisée de l'eau, développement de l'énergie photovoltaïque…) : les Pyrénées sont en avance par rapport aux Alpes dans ce domaine ; par exemple on sait maintenant ne plus jeter l'eau et la récupérer pour s'en resservir ». Pourtant, il ne s'agit plus, à son avis, de tout miser sur l'or blanc mais « d'accompagner les bons projets qui permettent de créer des emplois sur nos territoires, qui sont porteurs d'un réel développement économique pour un pays donné. Aujourd'hui on ne conçoit plus les stations seulement pour les sports d'hiver ; mais on investit pour les moderniser et en pensant diversification des activités tout au long de l'année. »

Pour l'eau, elle croit que sa gestion doit se penser dans le cadre « d'un plan national » qui engloberait les entreprises, les particuliers et s'attacherait à créer des ressources.

Jacqueline Rougé. « Le développement durable est aujourd'hui une nécessité, une urgence » dit-elle en estimant qu'ici en Ariège le pouvoir socialiste a trop misé sur l'or blanc et aurait dû employer ces financements à d'autres fins à d'autres emplois, bref ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier d'autant, estime-t-elle, « que les canons à neige compromettent la ressource en eau ». Elle pense également qu'il est temps de se pencher sur le désenclavement de l'Ariège, indispensable à son développement économique.

Source : La Dépêche du Midi du 13 juin 2007

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Les anti-ours franchissent une nouvelle étape…


Si les pro-ours peinent à rassembler leurs troupes (un petit millier début juin à Toulouse), ce n’est pas le cas des opposants aux plantigrades qui ne relâchent pas la pression. Après avoir dissuadé les pro-ours de venir manifester à Luchon, en leur signifiant leur volonté de perturber violemment ce rassemblement, ils se sont de nouveau illustrés vendredi dernier.

Le 9 juin, à la suite de la manifestation d’éleveurs anti-ours à Oloron, une trentaine d’opposants à l’ours ont fait une halte au domicile de Gérard Caussimont, Président du FIEP (Fonds d’intervention éco-pastoral), pour tenté d’y introduire la carcasse d’une brebis, symbole de la prédation des ours sur les troupeaux. Sa femme et l’un de ses enfants les en ayant empêchés, les "courageux opposants" ont laissé la brebis dans le jardin, se contentant de proférer des menaces de mort à l’encontre de G. Caussimont.
L’intéressé, absent au moment des faits, estime faire "face à des méthodes de type « fasciste »." et vouloir déposer plainte contre cette agression, d’autant que le petit groupe a annoncé son intention de revenir à chaque fois qu’une brebis serait tuée par un ours.

Suite aux violences précédentes (commune d’Arbas, etc.), les anti-ours extrêmes ont franchi une nouvelle étape, en s’attaquant à une des personnes qui, certes, a œuvré et œuvre encore au maintien de l’ours, mais apporte aussi à un soutien important au pastoralisme. Ainsi, en partie grâce à l’action du FIEP, les bergers bénéficient de mesures de compensation dues à la présence de l’ours, d’héliportages gratuits de matériel, d’un réseau de radiotéléphones, d’une soixantaine de cabanes d’alpage rénovées, etc. autant de mesures destinées à améliorer leur vie.

Ainsi, début juin, le FIEP a installé comme chaque année, un relais radio dans le cadre de son programme de prêt gratuit de radiotéléphones pour les bergers de la zone à ours du Haut Béarn. Les 24 radiotéléphones, attribués gratuitement aux estives de la zone à ours, visent à rompre l'isolement et permettre des éventuels appels de secours. A ce titre, des numéros abrégés permettent de joindre directement le Parc National des Pyrénées en cas de dégâts dus aux ours, ou encore la protection civile, un médecin, un vétérinaire, la gendarmerie, le domicile du berger. Par ailleurs, ce service, financé par le fonds éco-pastoral, permet aux proches des bergers, restés dans la vallée, de les contacter facilement, les radiotéléphones pouvant être appelé de n'importe quel téléphone des réseaux publics.

Auteur : Alex Belvoit
Source : Univers-Nature du 12 juin 2006

Commentaire


Hormis le fait que les pro-ours ont des difficultés à mobiliser des partisans, ce qui parait être significatif d'une réelle situation contredisant des sondages bidons, pratiquement tout le reste est faux. Mais il est normal qu'un auteur lointain n'ayant jamais mis les pieds dans les vallées pyrénéennes ne puisse pas cerner la réalité du terrain et la dissocier des fantasmes associatifs.

S'il est exact que le FIEP a été le premier à estimer qu'une acceptabilité sociale de l'ours passait par des aides spécifiques, celles-ci n'ont jamais été des fonds propres du FIEP mais relevaient des fonds d'Etat gérés par le FIEP jusqu'à la création d'une collectivité territoriale dénommée IPHB. Sans la minimiser, il faut donc relativiser le rôle du FIEP qui n'était qu'un pis aller qui n'a plus, aujourd'hui, sa justification tout en continuant à bénéficier de fonds publics pour une action qui reste nébuleuse et en tout état de cause injustifiée.

Par contre il n'est pas dit que les éleveurs qui sont venus manifester devant le domicile de Gérard Caussimont sont des éleveurs qui ne bénéficient et n'ont jamais bénéficier des aides et avantages matériels dont il est question. Il s'agit essentiellement des éleveurs des estives de Bruges et de la vallée de l'Ouzoum. Jamais le FIEP ou une autre structure, ni même l'Etat ne leur sont venus en aide et assistance. Les éleveurs de Bruges ont réalisé eux-mêmes, et avec de nombreuses et brutales critiques des écologistes, des pistes de Quad pour desservir partiellement les estives (en 2007, les deux pistes n'arrivaient pas encore aux estives). Dans l'Ouzoum, aucune estive n'est désenclavée. Sur cet ensemble de territoires béarnais, aucune cabane n'est habitable.

Il est vrai que les éleveurs en colère sont allés déposer une brebis tuée par l'ours Franska devant la porte du jardin, dans la rue, au domicile de Monsieur Caussimont. Ils n'y sont pas resté longtemps et ont dû partir, non par manque de courage, mais en raison d'un caillassage en règle de la part de Madame Caussimont sur les voitures du cortége et sur les personnes. Pour éviter tout incident, ils ont préféré se retirer " sous les insultes " de la propriétaire des lieux. L'incident s'est arrêté là sauf que Monsieur Caussimont a dépose plainte en invoquant des propos qualifié de mensongers de la part des éleveurs.

Louis Dollo, le 15 juin 2006

Suite….
Après qu'une dizaine d'éleveurs aient été entendus par la Gendarmerie dans le courant de l'été 2006, l'affaire fut classée sans suite par le parquet. De leur côté, les éleveurs n'ont pas déposé plainte contre Gérard Caussimont pour avoir été qualifiés de fascistes dans plusieurs médias.

Louis Dollo, le 15 décembre 2006

Début mars 2008, quelques semaines avant le procès de René Marqueze accusé d'avoir tué l'ourse Cannelle, Gérard Caussimont annonce publiquement avoir déposé une nouvelle plainte. Deux ans après les faits et après avoir été classés sans suite une première fois, n'est-ce pas de l'acharnement ? En tout cas, pour un homme sui dit vouloir tendre la main et discuter, le comportement est pour le moins surprenant. Le même type de comportement existe du côté de l'ADET-Pays de l'ours.

Louis Dollo, le 18 mars 2008

Voir le communiqué de la Fédération Transpyrénéenne des Eleveurs de Montagne du 20 mars 2008

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Réintroduction de l'ours dans les Pyrénées: les partis politiques divergent


Les partis politiques divergent sur la réintroduction de l'ours brun dans les Pyrénées, les Verts étant les seuls à réclamer le remplacement de Franska, la femelle slovène morte jeudi dans un accident de voiture.

Face à un plan qui suscite adhésions ferventes ou oppositions exaspérées, les autres formations politiques oscillent entre attentisme prudent (UMP) et défiance (PS, MoDem, Cap 21).

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, s'est gardée de dire si Franska serait remplacée. Il y a le temps de la réflexion, a-t-elle observé, puisque les réintroductions se passent au printemps. Elle veut mettre "tout le monde autour de la table" à l'automne pour en parler.

Pour les Verts, pas d'hésitation: il faut faire venir des ourses pour sauvegarder cette espèce dans les montagnes françaises. Dès jeudi, le porte-parole national du parti écologiste, Yann Wehrling déplorait "la joie de tous les opposants qui continuent de voir dans l'ours la raison de tous leurs problèmes". Or "l'ours n'est qu'un bouc-émissaire", a-t-il hasardé.

Pour l'UMP en revanche, il est urgent d'attendre. "Attristé" par la mort de Franska, Dominique Paillé, secrétaire général adjoint du parti présidentiel, a appelé à "ne pas surestimer cet événement malheureux". "La sagesse conduit à attendre les résultats" de l'évaluation du plan à mi-parcours, qui aura lieu à l'automne prochain", a-t-il souligné.

L'ex-ministre de l'Environnement du gouvernement Juppé, Corinne Lepage (Cap-21), est un peu irritée "qu'on focalise sur un sujet-ultra mineur" face à la gravité des dossiers "OGM, nucléaire ou des pesticides". Comme ministre, elle avait géré l'introduction de deux ours. Mais aujourd'hui, "si c'est pour élever les passions, faire apparaître les questions écologiques comme des sujets d'une forme d'intégrisme, ce n'est pas souhaitable", a-t-elle déclaré. "On dépense beaucoup d'argent pour un résultat qui n'est bon ni sur le plan symbolique, ni sur le plan de la bio-diversité", a-t-elle argumenté.

Oui à de "vraies politiques environnementales" menant vers une "économie écologique", mais "on ne peut pas le faire contre les hommes, on ne peut le faire qu'avec eux", a conclu l'ex-candidate à la présidentielle.

Jean Lassalle, député MoDem des Pyrénées-Atlantiques, partage son point de vue. Arrêtons tout, préconise-t-il, souhaitant voir aboutir sa demande de commission d'enquête parlementaire d'avril 2006. Il importe, juge ce proche d'un autre Pyrénéen, François Bayrou, de faire "le bilan de cette catastrophique histoire. Catastrophique pour les ours qui n'avaient rien demandé, pour l'image de marque de nos Pyrénées et plus généralement de la France". "Il faut arrêter immédiatement le processus", tranche-t-il.

C'est un élu des Hautes-Pyrénées, Jean Glavany, qui, au nom du PS, dénonce "l'échec d'une politique qui a abouti à opposer les gens les uns aux autres et à créer un climat de tension ridicule entre éleveurs et écologistes, pro et anti-ours". "Les ours qu'on réimplante viennent de régions où il n'y a pas d'habitations, pas d'élevage. On les transplante dans des zones où il y a des bergers, des habitations, des voies de communication", a souligné le député socialiste.

Une politique "menée en dépit du bon sens, sans précaution, très coûteuse en argent public et marquée du sceau de l'échec", selon lui. "Pourquoi ne pas envisager de grandes réserves, mais en interdisant la cohabitation entre l'ours d'un côté, et les troupeaux et humains de l'autre?", a-t-il proposé.

Source : AFP - Samedi 11 août 2007, 10h43

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6,3 millions d’euros pour le maintien des prédateurs


Chargé par la commission des affaires économiques du Sénat d’établir un rapport sur l’avenir de la filière ovine, Gérard Bailly, président du conseil général et sénateur du Jura, vient d’effectuer plusieurs déplacements dans les régions françaises où se pratique cet élevage : Alpes Maritimes, Pyrénées, Auvergne, Savoie.

En plus des nombreux problèmes des éleveurs ovins et de leur situation bien souvent difficile, tous ont témoigné de leur découragement et de leur désarroi face aux résultats économiques de cette production, aggravés par les dégâts catastrophiques causés par les prédateurs (loup, ours, lynx ...). Gérard Bailly a été stupéfait de constater que le maintien ou l’introduction de ces prédateurs avait un coût très conséquent pour les contribuables, auquel il faut ajouter les dommages causés aux élevages, indemnisés qu’en partie.

À l’heure où l’on ne parle que de rigueur budgétaire, il trouve « paradoxal d’utiliser les sommes engagées pour maintenir les prédateurs qui détruisent les élevages plutôt que de s’en servir pour soutenir la filière ovine qui en aurait bien besoin… » Aussi, avant même la parution de son rapport, il a interrogé le ministre du Budget pour faire un point exact des deniers publics utilisés pour l’introduction ou le maintien des prédateurs, soulignant également que « l’élevage ovin, très souvent dernier rempart avant la friche, contribue pour beaucoup à l’entretien des alpages et du paysage et permet de maintenir une population active en milieu rural. » Il lui a été répondu que la protection ou la restauration de ces espèces répondait aux obligations internationales en faveur de la biodiversité et que l’indemnisation des prédations permettait de compenser les dégâts subis, l’ensemble des dépenses engagées en 2006 s’élevant à 6,3 millions d’euros.

Source : Jura agricole et rural du 19 octobre 2007

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Ours et Parc National des Pyrénées


Le président ( GeorgesAzavant ) et le directeur du Parc National ( Roudy Kbaier ) abordent les attaques de vautour sur du bétail vivant et la réintroduction de l'ours . Je vais me borner ici à ne retranscrire que ce qui a été dit sur l'ours ...

" Au sujet de la réintroduction d'ours slovènes, Georges Azavant est catégorique : A un moment, la décision de réintroduction de l'ours s'est faite sans aucune association avec le Parc . Nous n'avons pas été informé des dernières réintroductions . Georges Azavant ne veut en aucun cas se faire l'avocat du diable , et entend du même coup , protéger les éleveurs de montagne . Il est particulièrement dommage que l'on associe les locaux beaucoup trop tard . Sans parler de personnes ou de convergences politiques , il existait un interlocuteur, en matière ursine, par le biais de l'IPHB qui avait une légitimité . On a coupé ce circuit . Georges Azavant attend une nouvelle visite avec un 6eme ministre de l'Environnement pour aborder le sujet . Celà ne veut pas dire pour autant que le Parc s'oppose à toute réintroduction . Nous voyons d'un assez bon oeil un renforcement de la population à condition que les mesures adéquates soient prises . Pour celà , il faut qu'il y ait cohérence géographique avec les activités humaines ( tourisme , pastoralisme ) . Il existe un seuil à ne pas franchir en ce qui concerne les ours mais tout est possible . Il y a actuellement 23 plantigrades recensés , de part et d'autre de la chaîne , et , pour moi, le maxima gérable se situe à une trentaine . "

Source : La République des Pyrénées .

Dans le même journal , article sur les Prédateurs sous surveillance signé Ph.Delvallée

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L'animal objet de spectacle


"Quelle alternative à la pérénnité du vif, sinon un meilleur des monde qui irait de mal en pis, la guerre de tous contre tous, et, finalement, le néant ?" (Armand Farrachi, les ennemis de la Terre)

L'animal objet : de consommation, d'expérience, de spectacle

L'ours dans les Pyrénées, une vision esthétisante et " politiquement correcte ".

En novembre 2004, la France s'est émue de l'abattage de Cannelle, la dernière ourse de souche Pyrénéenne. L'éradication progressive des ours sur notre territoire arrive à son terme, après des siècles d'exhibition, de chasse et de braconnage. Il ne reste aujourd'hui qu'une douzaine d'ours dont uniquement trois de souche locale.

Pour lutter contre la disparition des ours dans cette région, le Ministère de l'écologie a adopté un " plan de réintroduction d'ours slovènes ", médiatiquement annoncé peu de temps après l'abattage de l'ourse. Le Ministre justifie son plan par ces mots : " Considérant que cette richesse constitue un patrimoine naturel d'une valeur esthétique, culturelle, scientifique, récréative et économique, il importe de la préserver et de la transmettre aux générations futures. Conserver et gérer ce patrimoine en bon père de famille est une question de dignité humaine (1) ".

Qu'en ressort-il ? Que la mort de Cannelle n'a en soi aucune importance ; ce qui émeut nos politiques, c'est l'image, le symbole que véhicule cette perte. L'animal en tant que tel n'intéresse personne, et c'est bien là que le bât blesse. Car ce même Ministère autorise l'exhibition d'ours bruns dans les cirques, zoos et auprès de montreurs d'ours, alors que ces exhibitions ont pourtant directement contribué à la disparition de la souche pyrénéenne... Aucune leçon ne semble donc avoir été tirée puisque naturalistes et politiques continuent de privilégier l'espèce sur l'individu, le symbole sur l'animal, le paraître sur l'être.

Les valeurs affichées par le Gouvernement le sont dans un but intéressé , d'image, de marketing, bref dans un but politique au sens négatif du terme. A cet égard, l'emploi de l'expression " plan de réintroduction " n'est pas anodin : il illustre l'emprise de la communication dans le monde politique. En effet, les ours slovènes n'ayant jamais habités les contrées pyrénéennes, c'est d'introduction qu'il s'agit, non de réintroduction (2). Certes, il est vrai que pour convaincre les foules et les endormir quant aux réalités cachées d'une telle opération, une " réintroduction " présente une nette supériorité sémantique : " réintroduire " renvoie au connu, à la tradition, " introduire " renvoie à l'inconnu, l'étranger, l'autre, autant de concepts que l'homme appréhende. " Ours des Pyrénées " et " ours dans les Pyrénées ", la nuance est de taille.

En fait, la " réintroduction " des ours slovènes dans les Pyrénées françaises, à l'instar de la politique animalière actuelle, ne sert qu'une vision humaine, esthétisante et récréative de l'animal, décidée au détriment même de celui-ci, certes objet et non sujet de droit (cf.articles 522, 524, 528, 547, 564, 1894 du Code civil)... L'intérêt de l'ours est en l'occurrence nié dès lors que, non seulement ces ours, capturés en Slovénie, seront déracinés, mais encore, une fois " réintroduits " dans le massif pyrénéens, ils verront leurs jours comptés. En effet, la population locale (bergers, chasseurs...) demeurant hostile à leur présence, ils risquent fort d'être progressivement tués.

Ainsi, après le bouquetin, les Pyrénées ont perdu leurs ours, lentement mais inexorablement anéantis du fait de l'homme. Et si le plan de " réintroduction " de l'"ours des Pyrénées " sert à dissimuler notre action destructrice, la dissimulation fera long feu ; un jour plus proche qu'on ne l'imagine, il nous faudra avouer aux générations futures que nous avons été incapables de simplement laisser vivre des ours dans ces massifs montagneux.

Une fois de plus, la solution " cache-misère " de ce plan étant trouvée au détriment de l'animal, notre " dignité humaine ", si chère au Ministre, n'en sort guère grandie.

Au total, ce qui importe, c'est de nous efforcer de sauvegarder ce qui peut l'être encore (loups, visons d'Europe, grands hamsters d'Alsace?) ; alors seulement nous saura-t-on grée d'avoir su conserver et gérer " en bon père de famille " ce patrimoine universel que constituent la Terre et sa faune.

Auteur : Camille Koering et Franck Schrafstetter

(1) Ministère de l'écologie
(2) Le patrimoine génétique des ours bruns des Pyrénées est distinct de celui des ours bruns slovènes.

Source : Zyzomys - 1A, place des orphelins - 67000 Strasbourg - Mail

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Interview de Dominique Voynet


Que pensez-vous du retour du loup ? Etes-vous favorable à une élimination de certains individus à la demande des populations locales ? Et que pensez-vous du programme de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées ?

La présence de grands prédateurs sur notre territoire est pour moi tout à fait importante. Contrairement à ses détracteurs, je pense que la présence du loup, de l'ours et du lynx est loin d'être anecdotique. Ils sont utiles car ils sont en bout de chaîne alimentaire et jouent un grand rôle dans le contrôle des équilibres entre différentes espèces.
Je me réjouis d'ailleurs de la création de l'association FERUS, fusion des associations loup france et ARTUS (protection de l'ours). Je soutiens naturellement les programmes de réintroduction de ces grands prédateurs. Je suis contre l'élimination de certains individus: Cela ne sert qu' à apaiser la colère des "anti", et n'obéit à aucune logique de conservation des espèces.

Source : OrnthoMédia.com

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Une curieuse introduction….


Dans le dernier "Plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises - 2006-2009" (c'est dans ce cadre qu'ont été importés les derniers ours), une phrase rappelle les premières importations d'ours, celles de 1996 - 97 : " un projet en Pyrénées centrales qui prévoit la réintroduction expérimentale de trois ours, tout en développant des actions pour rendre le milieu naturel plus favorable aux ours et en favorisant l'intégration du plantigrade auprès des habitants des Pyrénées. Trois ours bruns d'origine slovène sont lâchés sur la commune de Melles en 1996 et 1997." (page 39, 1° colonne, je souligne)

Une phrase assez surprenante lorsque nous analysons, avec du recul, les " actions pour rendre le milieu naturel plus favorable aux ours…. " Il nous vient de suite à l'esprit : de quelles actions s'agit-il ?

Et puis, en allant au fond, une question simple : si ni "milieu naturel", ni "habitants des Pyrénées" ne sont vraiment "favorables" .... Que " réintroduit-on " exactement et dans quoi ?????????
Cela est du volontarisme artificiel quasi chimiquement pur. En soi, le volontarisme n'est ni bien ni mal, mais pourquoi le choix de CE volontarisme et pas celui d'autres, mieux adaptés aux contextes humain, naturel, économique et écologique ACTUELS : la relance effective de formes d'élevage différentes et complémentaires de celles industrielles devenues dominantes et polluantes ?

La réponse est sans doute, parmi des centaines d'autres, dans Émile Frison, Directeur général Institut international des ressources phytogénétiques (IPGRI), " La biodiversité agricole : aider le monde à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement ", page 149 des actes de la Conférence internationale " Biodiversité : science et gouvernance " - Paris 2005

" L'importance de la biodiversité pour la survie de l'humanité est aujourd'hui reconnue par tous. En revanche, la biodiversité agricole, bien qu'elle joue un rôle particulièrement crucial, est peut-être moins reconnue et parfois à peine prise en considération par les plus fervents défenseurs de la conservation de la nature et des étendues sauvages. "

Cette délicieuse contradiction est à renvoyer au politique : qu'est-ce que tu choisis mon poulet, travailler à rendre ce milieu sauvage alors qu'il ne l'est pas, ou partir de ce qu'il est pour "atteindre les objectifs du millénaire pour le développement" ??? (Il s'agit d'un programme de l'ONU-FAO sur la manière de concilier le développement de tous, biodiversité et développement durable)

De la théorie à la pratique il y a parfois de grandes distances. Mais ici, pour rendre le milieu naturel plus favorable, les protagonistes de l'introduction d'ours avaient fait des plantations d'arbres fruitiers du coté de Melles ou Fos en Haute-Garonne, pour nourrir l'ours, qui, bien sur, devait rester là où on l'avait lâché. Il fut un temps ou il y avait des photos de ces plantations sur le site d'Artus. En Espagne, aussi, ils ont fait ce type de plantation à grand renfort de communication médiatique et d'éco-missionnaires. Bien entendu, comme pour Arbas, 10 ans plus tard, l'ours n'est pas resté là où on aurait voulu qu'il soit.

Mais je pense que tout cela est de l'histoire ancienne. Cela nous permet juste de rigoler un peu et d'éclairer la vision de certains écolos sur "LA NATURE".

" L'écologie est une chose trop sérieuse pour qu'elle soit confiée à des écolos. "

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Lancement d'une souscription pour régler des réparations après manifestation anti-ours


Une souscription afin de partager les sanctions financières qui pèsent sur les dix militants ariégeois condamnés en novembre dernier pour dégradation de biens publics lors d'une manifestation anti-ours en 2006, a été lancée lundi, a-t-on appris auprès de cette association.

Le montant total des souscriptions récoltées sera remis symboliquement lors de l'assemblée générale de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (Aspap), le 1er février prochain près de Foix, "par les représentants des vallées, des élus et des responsables associatifs, professionnels, institutionnels et syndicaux de tout le massif".

Dix éleveurs ont été condamnés par la cour d'appel de Toulouse à 6.796 euros de réparations pour dégradation de biens publics lors d'une manifestation anti-ours en avril 2006 à Arbas (Haute-Garonne). Ils devront également régler 2.000 euros de frais de justice ainsi que 4.300 euros de dommages et intérêts à la commune d'Arbas, dont le maire François Arcangeli a favorisé la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées centrales.

"Nous sommes loin de disposer des énormes ressources financières des associations pro-ours", a souligné l'association dans un communiqué reçu à l'AFP.

Une manifestation anti-ours avait eu lieu en avril 2006 à Arbas, village de 250 habitants qui avait discrètement accueilli, face à la forte opposition de nombreux éleveurs et élus locaux, trois des cinq ours slovènes lâchés entre le 25 avril et le 22 août 2006 dans le cadre d'un plan de restauration et de conservation décidé par le ministère de l'Ecologie.

Deux de ces ourses sont mortes accidentellement dans les Hautes-Pyrénées, Palouma en août 2006 et Franska un an plus tard. Une autre femelle, Hvala, a donné naissance début 2007 à deux oursons prénommés Pollen et Bambou.

Source : Le Monde / AFP du 24 décembre 2007

Commentaires


Loin de calmer les esprits, cette condamnation est vécue comme uen véritable provocation et reserre les liens entre les éleveurs et l'ensemble des acteurs des territoires de montagne des Pyrénées.

Alors que les associations de la coordination pyrénéenne et le milieu agricole joue le jeu du dialogue avec les services de l'Etat, le maire d'Arbas et les associations pro-ours poursuivent leurs provocations par des actions judiciaires avec un acharnement remarquable (Appel contre le chasseur ayant tué Cannel, mise en cause de journalistes locaux dans la mort de Franska, appel contre les éleveurs ayant manifestés à Arbas) tout en parlant de "main tendue".

Avec des subventions extravagantes (200 000 Euros pour l'ACP et 100 000 Euros par an pour l'ADET selon des rapports parlementaires) les associations locales ne disposent que de leurs fonds propres. Cette dilapidation des fonds publics sonctitue également une véritable provocation à l'égard d'une population aux revenus modestes parfois en dessous du SMIC tout en ayant des enfants scolarisés.

Il est peu probable que ce type de comportement conduise à créer un climat serein dans les Pyrénées, bien au contraire. Mais cette fois, les responsables sont les associations pro-ours notamment François Arcangéli, maire d'Arbas et Président de l'ADET.

Louis Dollo, le 24 décembre 2007

Voir également la Grande souscription - Pyrénées solidaires

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Deux nouveaux ours dans les Pyrénées ?


Quatre inspecteurs du secrétariat d'Etat à l'Ecologie s'apprêtent à descendre cette semaine dans les Pyrénées pour rencontrer entre autres des éleveurs victimes de prédations d'ours.

Ce sera la première évaluation à mi-parcours du Plan ours. Mais personne n'en saura plus. Le contenu et la forme de ces entretiens restent mieux gardés qu'un secret défense.

Inquiétude des anti-ours de l'Association de sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées (ASPAP): cette opération ne cacherait-elle pas la volonté du secrétariat d'Etat de réintroduire deux bêtes de plus dans le massif comme le demandent les pro ours ?

Tout se passe comme si personne ne devait savoir qui sera interrogé ni comment. Le secrétariat d'Etat à l'Ecologie présente ces cachotteries comme une garantie de sérénité. Les opposants à l'ours les présentent comme une possibilité pour toutes les manipulations. En tout cas, les inspecteurs en mission ne diffuseront la liste des personnes interrogées qu'une fois le dernier entretien réalisé.

En attendant, il faut donc faire confiance à cette mission d’information : l'échantillon de sondés a été «élaboré dans le souci de la diversité des situations et des opinions au regard du programme ours». S'ils ne peuvent communiquer leur question, explique le secrétariat d'Etat, c'est qu'aucun questionnaire n'a été préparé à l'avance.

L'Etat, donc, choisit lui-même ses interlocuteurs pour évaluer l'impact et les conditions de mise en œuvre de son propre plan-ours. Les opposants à la réintroduction de l'ASPAP invitent du coup les personnes qui ont été contactées pour sondage à une réunion d'information ce lundi 7 à 21h00, à la Chambre d'Agriculture de Foix pour une «mise en commun des informations sur cette mission et ses enjeux». «Procédure d'instruction pour un mauvais procès fait en toute mauvaise foi», réagissent les pro ours de l'ADET. Le climat ne s'améliore en tout cas pas autour du fauve.

Depuis le printemps, reprennent les anti ours, pas une semaine ne passe sans plusieurs attaques de la bête sur des ruches, des brebis, des veaux, des vaches, des poulains, des chevaux. Un compte-rendu complet des dommages d'ours en 2007 est en ligne sur le site de l'Aspap.

Qui s’ébrouent sous la neige, les pro et anti ours préparent déjà leur sortie d'hibernation.

Auteur : GLv.
Source : LibéToulouse du 7 janvier 2008

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L'ours en liberté conditionnelle


Arrivée lundi en Ariège, à Saint-Lary (lire notre édition de mercredi 9 janvier), la mission d'inspection a poursuivi son enquête dans le cadre de l'évaluation du plan ours, hier, aux portes de Foix. Les deux inspecteurs généraux chargés du rapport devaient rencontrer à Serres-sur-Arget, dans la vallée de La Barguillère, Nadine Rivière, la présidente du groupement pastoral d'Orlu. Ce site d'estive de la haute Ariège a connu l'été dernier des attaques spectaculaires du plantigrade. 94 brebis appartenant à Olivier Bedos ont été précipitées dans un ravin. Un éleveur lui aussi sur la liste des deux inspecteurs dépêchés par les ministères de l'Agriculture et de l'Environnement. MM. Escaffre et Binet continuent à conserver la plus grande discrétion sur leur enquête. Une méthode qui a surpris et choqué dans le département au point qu'éleveurs et élus s'en étaient émus lundi soir, sous couvert de l'Association de sauvegarde du patrimoine ariégeois et pyrénéen (ASPAP), lors d'une réunion dans les locaux de la chambre d'agriculture. Après deux jours d'enquête, « force est de constater que ces inspecteurs n'ont pas eu peur de se frotter à la réalité du terrain », comme nous l'a déclaré Gérard Dubuc, le maire de Saint-Lary, qui les a invités en mairie à écouter d'autres doléances que celles déjà prévues dans l'échantillonnage établi à Paris.

« Nous avons trouvé deux hommes à l'écoute de tous, sans esprit polémique. Ils ont pris note de nos soucis qu'ils n'avaient jamais entendus à Paris malgré nos efforts de les médiatiser hors du département », a déclaré le maire. Il se dit par ailleurs « très satisfait » que cette mission d'enquête ait prévu d'entendre d'autres éleveurs du Vicdessos et des Cabannes, mais aussi des institutionnels comme André Rouch, le président de la fédération pastorale et conseiller général du canton de La Bastide-de-Sérou ; des représentants d'associations et des élus. Qu'ils soient anti ou pro ours.

Le maire de Balaguères, Henri Andrieu, président de l'office de tourisme du Couserans, confirme « le phénomène de méfiance des promeneurs qui se raréfient quand l'ours est annoncé au-dessus de Saint-Lary. Alors qu'a contrario cette présence n'est nullement un argument dans le choix de la destination Couserans ». Et de rappeler la fiche officielle de « Recommandations en cas de rencontre avec un ours » que la préfecture a demandé d'afficher dans les offices de tourisme.

Auteur : Bernadette Faget
Source : La Dépêche du Midi du 10 janvier 2008

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Suivi. La durée de vie des appareils télémétriques s'achève.- Fin 2008, ours perdus sans collier


Technicien de la Fédération départementale de Chasse de l'Ariège, Sébastien Pauly est détaché sur l'équipe technique du Comité de suivi de l'ours que dirige Pierre-Yves Quanette depuis Villeneuve-de-Rivière, en Haute-Garonne. « Notre équipe doit suivre une population ursine de 17 à 21 individus » rappelle Sébastien Pauly. Difficile d'être plus précis pour plusieurs raisons. « Dans un an tout au plus nous n'aurons plus les moyens de suivre les ours. La durée de vie des appareils télémétriques arrive à terme. Les colliers GPS sont arrêtés et les émetteurs ne fonctionneront plus fin 2008. Seul un suivi indirect par l'identification de traces (poils, empreintes…) sera alors possible. En 2006, quatre femelles et un mâle slovènes ont été introduits dans le massif. Depuis, deux femelles sont mortes. Sur les deux ourses restantes, l'une a donné la vie à deux oursons ; l'autre est peut-être actuellement en train de mettre bas dans sa tanière ». Quid de sa progéniture en avril. D'un point de vue biologique la survie de l'espèce dans les Pyrénées n'est pas gagnée. « Cette survie dépend du nombre des femelles et, pour l'heure elles ne sont pas assez nombreuses ». Scientifiquement : l'ourse est l'avenir de l'ours.

Auteur : Bernadette Faget
Source : La Dépêche du Midi du 10 janvier 2008

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FERUS embauche un salarié pour l'ours


Lors de son déplacement à Toulouse le 26 juillet dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet avait annoncé une évaluation à mi-parcours du plan de restauration 2006-2009 de l’ours brun dans les Pyrénées. Ferus s’est aussitôt donné les moyens d’accompagner cette importante étape qui débouchera sur la position officielle du gouvernement issu des élections de 2007 en matière de conservation de l’ours.

Ferus a donc recruté pour six mois à temps partiel un chargé de mission pour l’ours, Stéphan Carbonnaux. Ce n’était pas un inconnu puisqu’il est l’auteur de la biographie Robert Hainard Chasseur au crayon, président du Groupe Ornithologique des Pyrénées et de l’Adour, naturaliste passionné par l’ours, jadis fortement impliqué dans la bataille du tunnel du Somport en tant qu’objecteur de conscience de la SEPANSO Béarn. Ce recrutement n’a été possible que grâce aux dons recueillis sur le "compte Cannelle", souscription ouverte par Ferus à la suite de la mort de la dernière femelle de souche pyrénéenne. Le conseil d’administration a en effet estimé qu’il s’agissait d’un moment stratégique car des conclusions que tireront les pouvoirs publics de ce bilan et des propositions qu’ils recevront de toutes parts découlera la décision de poursuivre ou non, notamment par de nouveaux renforcements, la restauration de l’ours dans toute la chaîne y compris le Béarn.

Stéphan Carbonnaux a reçu une lettre de mission portant sur quinze points, en particulier les mesures de protection indispensables, les habitats favorables et leur capacité à accueillir des ours en nombre suffisant, la comparaison des dynamiques de population en France et dans d’autres pays européens, la biodiversité, les ours et le pastoralisme. Tous sujets sur lesquels les ennemis de l’ours s’efforcent de faire réécrire dans un sens défavorable au plantigrade le plan d’action de 2006. Stéphan Carbonnaux s’est immédiatement mis au travail et a rencontré la quasi totalité des principaux acteurs.

Source : FERUS du 16 janvier 2008

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La réintroduction contestée de l'ours dans les Pyrénées


L'ouverture mercredi à Pau du procès de René Marquèze, chasseur responsable de la mort en 2004 de l'ourse Cannelle, de souche pyrénéenne, s'inscrit dans la chronique de 18 ans de lutte entre partisans et adversaires de l'ours.

L'ouverture mercredi à Pau du procès de René Marquèze, chasseur responsable de la mort en 2004 de l'ourse Cannelle, de souche pyrénéenne, s'inscrit dans la chronique de 18 ans de lutte entre partisans et adversaires de l'ours.

  • 1990 : Les 150 ours pyrénéens des années 1900 ne sont plus que sept ou huit. La France ratifie la Convention de Berne, qui protège l'ours, et décide avec le soutien de l'UE de réintroduire l'ours, grâce à des captures en Slovénie.
  • Mai et juin 1996 : Trois femelles lâchées dans les Pyrénées. Manifestations de professionnels du tourisme et d'éleveurs, en Espagne et en France.
  • 2003 : Les éleveurs imputent à l'ours la mort de 70 brebis.
  • 1er nov 2004 : Une ourse, Cannelle est abattue par un chasseur qui déclare avoir été attaqué.
  • 6 nov : Un millier de manifestants pro-ours défilent à Paris.
  • 28 nov: Un millier de manifestants pro-ours dans les Pyrénées.
  • 7 déc 2004: Le chasseur est mis en examen pour "destruction d'espèce protégée".
  • 13 jan 2005 : Le ministère de l'Ecologie annonce un plan de réintroduction de cinq femelles slovènes en 2005.
  • 25 avr 2005 : Une manifestation entrave le lâcher de la première ourse qui doit se dérouler 40 km plus loin. La ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, s'emporte en dénonçant "la bêtise humaine".
  • 28 avr et 17 mai 2005 : Lâcher de la 2e et de la 3e ourse.
  • 2 oct 2005 : Des opposants au projet de réintroduction tronçonnent des arbres en travers de routes pyrénéennes pour empêcher le lâcher d'une ourse.
  • 1er avr 2006 : une manifestation dégénère à Arbas avec le jet de sang sur la mairie. Un manifestant de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP) dénonce une "écologie de salon" et le danger que représente l'ours.
  • 9 mai : Le Conseil d'Etat rejette les arguments des opposants et autorise la poursuite des cinq lâchers d'ours.
  • 2 juin : Un mâle, Balou, est libéré dans les Pyrénées.
  • 20 juil : 500 éleveurs viennent soutenir à Saint-Gaudens les dix personnes poursuivies après la manifestation violente du 1er avril.
  • 19 jan 2007: le juge d'instruction prononce un non-lieu dans l'affaire de la mort de Cannelle.
  • 6 avr : La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Pau renvoie en correctionnelle le chasseur ayant tué Cannelle.
  • 13 nov: La Cour de cassation confirme la décision de la cour d'appel de Pau.

Source : AFP / L'Expresse du 12 mars 2008

Observation de Louis Dollo :

Ce document est très incomplet. Il fera l'objet d'un complément prochainement.

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Création d’un groupe pyrénéen ours ?


Le ministre de l’écologie s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre consacré à l’ours des Pyrénées

Dans quelques jours , la mission d’inspection va remettre ses conclusions à NKM .

Interrogé sur la portée du rapport des inspecteurs , hier après-midi, le chef du bureau de la faune et de la flore sauvages au ministère de l’écologie, Michel Perret , a réservé la primeur des annonces à NKM. Il a cependant indiqué qu’une instance inédite allait être installée " courant Mai " par la secrétaire d’Etat, probablement lors d’un nouveau voyage à Toulouse .

Officiellement nommé " Groupe Pyrénéen ours, ladite instance réunira différentes associations, écologistes, fédérations de chasse, administrations locales, élus ... " il s’agira d’un groupe consultatif " a expliqué Michel Perret .

Le but essentiel d’un groupe consultatif restant, à priori, d’être consulté . L’annonce de sa création risque fort de relancer les débats sur d’hypothétiques nouveaux lâchers . " Ce n’est pas le sens de la démarche " désamorce Michel Perret . " L’obligation de la restauration est un fait, mais est-ce qu’on veut plus d’ours ? C’est un point technique qui fait partie du sujet ours, mais avant tout, le plus important est de discuter dans le respect " .

Pour se faire la main les membres du " parlement ours" s’attaqueront aux interrogations qui ont motivé le rapport sur le point d’être remis à NKM : Première question : " le protocole ours à problèmes " , critiqué lorsque Franska faisait des siennes dans les alpages, doit-il être amélioré ? La définition de zones de présence de l’ours et le suivi des plantigrades sur le massif doivent-ils être revus ? Enfin, quelles mesures de soutien pour le pastoralisme ?

Ensuite il sera temps de poser les questions "chaudes" , qui ont trait au renforcement, ou non, de la vingtaine d’ours présents dans le massif Pyrénéen . Localement, les associations écologistes ne font plus de mystère de leur souhait de voir arriver deux femelles , en Haut-Béarn si possible .

Pour autant, à l’image du discours tenu par le FIEP, elles ont annoncé qu’elles rejéteraient " les marchés de dupes " .

Michel Perret, conscient du poids des mots , préfère encore parler des mois à venir comme " un rendez-vous important pour conforter les politiques entreprises " . Une expression sibylline dans laquelle chacun pourra entendre ce qui lui plait .

Source : La République des Pyrénées du 22 avril 2008

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La Suisse invente la poubelle à l'épreuve des ours


La Suisse va mettre en place des poubelles "anti-ours" dans les régions de montagne pour ne pas attirer les plantigrades au milieu des villages, a annoncé jeudi le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Cette décision fait suite à la mort d'un ours, abattu à la mi-avril par les gardes-chasse dans le canton alpin des Grisons (est) après s'être approché trop près des zones habitées en quête de nourriture.

Les nouvelles poubelles sont similaires à n'importe quel conteneur en plastique dur pour les ordures domestiques que les riverains sortent sur leur pas de porte. Leur particularité est d'être équipées d'un verrouillage spécial que les quadrupèdes ne peuvent déjouer.

Des tests effectués dans un parc animalier du centre du pays se sont avérés concluants, a indiqué le WWF.

Pendant dix jours, deux conteneurs ont été testés dans l'enclos des ours. Pour les plantigrades, la tentation était grande: les poubelles étaient remplies de miel, de poisson, de viande et autres gâteries. Mais les attaques répétées des ours sont restées vaines, aucun d'entre eux n'ayant réussi à forcer les conteneurs.

Les premières poubelles de ce type seront distribuées dans les Grisons et en Italie au cours des quatre à six prochaines semaines, selon le WWF.

Un autre ours s'est installé aux Grisons, le mâle MJ4, qui est le demi-frère de JJ3, l'ours abattu en avril. Cet animal, venu d'Italie, était le premier ours repéré sur le territoire suisse depuis un siècle.

Source : AFP/Google du 5 juin 2008

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Des poubelles anti-ours


Le WWF a testé en Suisse des poubelles anti-ours. Les tests effectués au parc animalier de Goldau (centre de la Suisse), résistent vraiment aux assauts des plantigrades. Plusieurs poubelles doivent être installées ces prochaines semaines aux Grisons et en Italie.

Pendant dix jours, deux conteneurs équipés d’un verrouillage spécial ont été testés dans l’enclos des ours. Pour les plantigrades, la tentation était grande: les poubelles étaient remplies de miel, de poisson, de viande et autres délicatesses. Mais les attaques répétées des ours sont restées vaines, a indiqué le WWF. Aucun d’entre eux n’a réussi à forcer les conteneurs.
Les premières poubelles de ce type seront installées dans le canton des Grisons et en Italie au cours des quatre à six prochaines semaines, selon le WWF. Elles doivent contribuer à ce que les ours ne soient plus attirés vers les zones habitées. Cette attitude jugée dangereuse pour l’homme avait coûté la vie à l’ours brun JJ3, abattu à la mi-avril dans la région de Thusis.
Développées par l’entreprise Brüco Swiss, les poubelles anti-ours font partie d’une série de mesures proposées par le WWF pour favoriser l’implantation des ours bruns et leur cohabitation avec la population locale. L’organisation a déjà testé avec succès des programmes de protection des troupeaux et des ruches.

Source : Métro Time du 7 juin 2008

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Six des huit espèces d’ours existant sur la planète risquent de disparaître


Panda géant, ours malais, ours noir d’Asie, ours lippu, ours andin, ours polaire, ours noir américain et ours brun sont les huit espèces d’ours vivant sur terre.

Malheureusement, révèle l’UICN dans sa dernière actualisation sur le statut des ours, les six premières espèces sur les huit citées sont en danger d’extinction.

C’est en Asie que les menaces sont les plus importantes pour cet animal qui doit faire face à la destruction de son habitat, à la concurrence avec les agriculteurs et au braconnage. En effet, il est chassé pour ses pattes qui constituent un met apprécié et pour sa bile utilisée par la médecine traditionnelle chinoise. L’ours malais, par exemple, a vu ses effectifs diminuer de 30% en 30 ans sous le coup du braconnage et de la déforestation.
En Arctique, l’ours polaire subit de plein fouet le réchauffement climatique puisque la disparition de la banquise menace à terme sa survie.

Source : Agence conseil en biodiversité du 11 juin 2008

Commentaire


Ceci montre, une fois de plus, que l'espèce d'ours brun, notamment celui existant en Europe, n'est pas en danger. Ceci est clairement expliqué par l'UICN elle-même au travers de sa liste rouge.

L'ours des Pyrénées n'existe pas. Il s'agit de l'ours brun, espèce ayant une population en coirs de disparition dans les Pyrénées. Si l'espèce a des population florissante dans d'autres régions de l'Europe et du monde, pourquoi vouloir à tout prix en introduire dans les Pyrénées où nous savons qu'il n'est pas le bienvenu et qu'il ne dispose plus d'un habitat suffisant. ?

Louis Dollo, le 12 juin 2008

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L’ours est-il encore sauvage ?


L’ours brun, tout au moins dans le sud de l’Europe, est-il encore sauvage ? C’est la question que l’on pourrait se poser après la mort d’une ourse en Italie. L’animal s’est noyé dans un lac après avoir reçu une dose d’anesthésiant.

C’est probablement la soeur de l’ours "JJ3" qui s’est noyée dans un lac après avoir été anesthésiée (à l’aide de fléchettes) par des gardes-chasses. Cela reste à vérifier néanmoins. L’ourse se nourrissait dans les poubelles d’un hôtel quand elle a été repérée par les deux gardes. Apparemment, les autorités voulaient l’anesthésier pour pouvoir lui poser un collier émetteur ; la suivre à la trace...

La pauvre ourse n’a vraiment pas eu de chance.
Sa mère a été placée d’office dans un parc pour cause de troubles du comportement, son frère JJ3 a été abattu en avril dernier, et son autre frère Bruno, souvenez-vous, ayant eu le malheur et l’idée saugrenue de pointer le bout de son museau en Bavière, a également été abattu en 2006.

La seule petite bonne nouvelle dans ce monde de fous, c’est l’installation de poubelles anti-ours dans le canton des Grisons et en Italie au cours des mois de mai et juin. Réalisées par l’entreprise Brüco Swiss, les poubelles anti-ours font partie d’une série de mesures proposées par le WWF pour améliorer la cohabitation entre les ours bruns et la population locale. Il a fallu attendre la mort de deux ours pour que les autorités acceptent de mettre en place ces mesures que nos amis Québecois mettent en pratique depuis longtemps.

Je ne peux m’empêcher d’établir un parallèle avec nos ours pyrénéens. Des hordes d’opposants hystériques avaient exigé le retrait de Franska à l’époque de ses "méfaits". Et dernièrement, Balou a suscité certaines inquiétudes en raison de son collier émetteur devenu trop petit et qui menaçait de l’étouffer.

En effet, le suivi quotidien du déplacement des ours est-il une bonne chose ? Notre société ne semble tolérer la vie sauvage et les grands prédateurs en particulier que si ces derniers restent sous contrôle.

Les ours pyrénéens sont suivis, épiés et jusqu’à une époque très récente, leurs déplacements étaient consultables par tous, jusqu’à ce que les débordements des anti-ours n’obligent les équipes techniques à garder un prudent silence. Le revers de la médaille sans doute...

C’est donc là la nature qu’on nous propose. Et voilà les conséquences qui en découlent... Triste vision du monde sauvage et de la biodiversité.

Il est tentant d’établir une gestion - et une pression - encadrée des grands prédateurs : tel animal est-il loin de son territoire habituel ? Hop, une fléchette tranquillisante et on le ramène sur son domaine. Tel autre se rapproche un peu trop des habitations humaines ? Même remède... et enfin, si le prédateur s’entête, on finit par le tirer sans autre forme de procès. Mais que doit faire un ours lorsque, dans la zone où est censé déambuler tranquillement, la nourriture est rare ? Faute de fruits qu’il affectionne, dérangé par les activités de loisirs, chassé des zones à moutons et rabattu vers des zones plus dangereuses pour lui, l’ours risque fatalement sa vie.

Ne serait- ce pas plutôt à nous de lui offrir une chance de vivre en paix ?
Les poubelles anti-ours, oui, les moyens de protection pour les troupeaux, les chiens patous, mais aussi des zones où il peut vivre sa vie d’ours à l’abri des hommes. Pas de battues aux sangliers (on a vu le résultat...), pas de forêt aménagée par l’ONF, pas de piste de ski à proximité, pas de championnats de quads et de moto-cross pour les amateurs du dimanche, juste des zones intégrales de protection où il pourrait avoir la paix...

Auteur : Sylvie CARDONA, Co-Fondatrice d’AVES FRANCE - Chargée de mission
Adresse de contact : Bureau local AVES FRANCE - Nièvre
A l’attention de Sylvie Cardona
16 Montbernard 58390 Dornes
Mail - Tél. : 06.28.08.23.46
Source : AVES dimanche 15 juin 2008

Commentaires

Nous sommes en présence d'un cas typique d'une ignorante et incompétente qui réagit non pas en fonction de ce qu'est et doit être l'animal mais en fonction d'une sensiblerie déplacée qui rend aveugle et très loin des réalités du terrain.

1/ un animal ne se décrète pas sauvage. Il est ou n'est pas. Or il est bine connu que l'ours peut-être plus ou moins domestiqué du moins il peut s'habituer à l'homme même s'il peut avoir des réaction dangereuses (Cf. les montreurs d'ours). Partant de ce constat reconnu de tous, la véritable question est de savoir si le milieu dans lequel on l'introduit après importation est lui-même sauvage et peut lui garantir une véritable vie d'animal sauvage. Les Pyrénées n'ont jamais, et depuis très longtemps, été un milieu sauvage mais un espace préservé et domestiqué par l'homme, il est douteux que l'on puisse recevoir des animaux sauvages sans risque de promiscuité avec l'homme avec tous les dangers pour l'homme comme pour l'animal que cela peut engager.

2/ " La pauvre ourse n'a vraiment pas eu de chance…. " Ou encore " Ne serait- ce pas plutôt à nous de lui offrir une chance de vivre en paix ? " est faire preuve d'une irresponsabilité coupable. L'auteur, protectrice des animaux se pose-t-elle la même question pour les brebis ? A priori non, si non on le lirait. Par contre elle a raison en disant que nous devrions lui " offrir une chance de vivre en paix. " Il suffit de laisser les ours là où ils sont : en Slovénie.

Un peu de réflexion ne ferait pas de mal et chercher à prendre du recul et de la hauteur par rapport à un événement ne ferait pas de mal à AVES qui a mis beaucoup de temps pour se rendre compte qu'il y a un problème et que la question de savoir si les ours sont encore sauvage et posée depuis très longtemps par bon nombre d'éleveurs un peu réalistes.

D'ailleurs le ministère slovène de l'Environnement se pose lui-même la question et y répond en envoyant ses ours à problème dans d'autres pays notamment en France et en Italie.


Cherchez l'erreur !

Louis Dollo, le 17 juin 2008

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La guerre de l’ours aura-t-elle lieu ?


La guerre de l’ours a ses partisans. Certains l’espèrent et la préparent, d’autres la redoutent et préféreraient l’éviter. La guerre de l’ours est un combat idéologique, entre deux camps qui devraient s’entendre plutôt que de s’opposer. Cette bataille est malheureusement symbolique de la place de l’animal sauvage dans notre société. Entre la rentabilité économique et le respect du vivant, chacun doit faire son choix.

L’ours est un animal qui symbolise la vie sauvage partout dans le monde. Il a cohabité longtemps avec l’homme sans trop de problème, jusqu’au jour où nous avons eu besoin de son territoire pour nous étendre toujours plus largement. L’ours devient alors une source de conflit. Une guerre à armes inégales se met alors en place. Une lutte entre la rentabilité à court terme et le maintien de la vie et de la biodiversité à longue échéance.

Si l’on prend l’exemple de l’ours polaire, on s’aperçoit qu’il n’a jamais été autant menacé qu’aujourd’hui. Qu’il ne le sera jamais autant que demain. Habitant solitaire de terres particulièrement inhospitalières pour le commun des mortels, il marche pourtant, malgré lui, sur une mine d’or noir. D’ores et déjà menacé par la pollution de notre merveilleux monde civilisé, par la chasse, par les changements climatiques plus rapides que jamais, l’ours a un autre problème. Il vit sur des réserves de pétrole encore inexploitées.

Que faire dans un monde toujours plus énergétivore ? Dans ce monde qui fait la guerre pour du pétrole ? Laisser les ours dormir sur des milliers de dollars ou ajouter à leur malheur une concurrence humaine qui lui sera peut-être fatale ? L’ours vaut-il plus que le pétrole qu’il garde en réserve ? L’ours polaire vaut-il plus qu’une nouvelle voie maritime ?

Et l’ours à lunettes ? Les 2000 derniers représentants de l’espèce ne sont-ils pas en concurrence avec les paysans ? La survie de Tremarctos Ornatus mérite-t-elle une mobilisation internationale ? Peut-on en toute conscience la laisser disparaître sous prétexte de champs dévastés ? Pour sauver l’ours, peut-on dépenser quelques milliers d’euros pour former les paysans et leur offrir les moyens de protéger leurs cultures, ou laisserons-nous ces derniers éliminer l’indésirable ? Une balle coûte moins cher qu’une clôture. C’est sûr. Mais la perte de la biodiversité ne risque-t-elle pas à brève échéance de nous affecter ?

Et l’ours dans les Pyrénées ? Quel scandale de vouloir le préserver ! Et le loup dans les Alpes, dont le retour naturel est toujours contesté par les opposants au canidé ? Ces deux prédateurs que l’on protège ne risquent-ils pas de faire disparaître les troupeaux des montagnes et toute une économie ?

Qu’est-ce qui a conduit nos éleveurs à vouloir se débarrasser à tout prix des ours et des loups ? Alors que les associations ultra-pastorales nous servent chaque année le même discours (le pastoralisme a une action très importante dans l’entretien de la montagne, puisqu’il empêche la fermeture du milieu), le Grand Charnier a le courage d’annoncer la véritable couleur sur son site. L’élevage a changé et les troupeaux ont atteint parfois plus de 1500 têtes.

"Dans ce contexte économique difficile, tout a concouru à développer un élevage de type extensif -en particulier dans les Alpes du Nord- caractérisé par la dominante de grands troupeaux qui pâturaient sur de vastes espaces avec beaucoup de déplacements et une surveillance peu contraignante.

  • d’abord l’absence de prédateurs, contrairement à nos voisins Italiens ou Espagnols qui ont toujours dû cohabiter avec le loup et qui ont, en conséquence, développé un autre type d’élevage à dominante laitière.
  • l’influence de la PAC avec des subventions proportionnées à la taille des troupeaux.
  • enfin la réduction des coûts de production liés, dans ce système extensif, à un moindre coût de main-d’oeuvre."

L’élevage extensif est plus lucratif. Il l’est encore plus quand on abandonne la production de lait, qui demande de la main d’oeuvre, pour la production de viande. Les troupeaux peuvent être laissés sans surveillance, sans plan de déplacement, sans contrainte... surtout si on éradique les prédateurs.

Mais alors, l’élevage actuel est-il bon pour la montagne ? L’ours et le loup mettent-ils en danger la biodiversité en empêchant les brebis de brouter en paix ?

Dans le Courrier de l’environnement n°48 de février 2003, Farid Benhammou (École nationale du génie rural, des eaux et des forêts) explique dans son article intitulé : les grands prédateurs contre l’environnement ? faux enjeux pastoraux et débat sur l’aménagement des territoires de montagne que :

"La taille moyenne des troupeaux ovins d’estive a atteint 1 000 à 1 500 têtes (Chambre d’agriculture des Alpes-Maritimes, 1996 ; Benhammou, 1999). Ceci n’a pas empêché certains milieux de se fermer. En outre, les pâturages restants ont souvent concentré des charges de cheptel ovin bien supérieures à ce qu’ils accueillaient par le passé.
Ainsi, les objectifs agri-environnementaux de la gestion de milieu par le bétail ne peuvent être obtenus sans le gardiennage d’au moins un berger et un plan de conduite des troupeaux car les ovins sont très sélectifs dans leur consommation de plantes. Or, beaucoup d’éleveurs dans les Alpes laissent les brebis chercher leur alimentation et abandonnent des zones, jugées mauvaises, qui s’embroussaillent " puisque les bêtes n’y vont pas " (in Chabert et al., 1998, p. 6). Cette étude pré-citée, coordonnée par J.-P. Chabert, démontre bien que sans contrainte, les brebis ne consomment pas les ligneux et plantes précurseurs de la fermeture des milieux. De plus, des bêtes non guidées convenablement peuvent altérer des milieux d’altitude sensibles " aux piétinements répétés et à l’érosion " (Durand, 1999). Les brebis livrées à elles-mêmes ayant tendance à privilégier certaines zones, elles peuvent surpâturer notamment les pelouses alpines au détriment d’un sous-pâturage des zones sub-alpines (1 500 à 2 000 m d’altitude) (Parc national des Écrins, 1999). Les exemples de dégradations pastorales sont aussi fréquents dans le Mercantour comme dans le vallon du Lauzanier jadis zone réputée pour sa richesse floristique et qui est en passe de devenir un désert botanique (Durand, 1999). De même, des troupeaux non gardés ou peu gardés peuvent avoir des effets négatifs sur la faune sauvage : piétinement des zones de nidification du Tétra-lyre ou du Lagopède, dérangement des ongulés sauvages, concurrence alimentaire et transmission de maladies à la faune sauvage quand les animaux domestiques sont mal soignés (Resche-Rigon, 1982), pertes de biodiversité en insectes principalement liées à l’usage de produits anti-parasitaires toxiques (5)… (Durand, 1999 ; G.C., comm. pers. ; A.B., comm. pers.)."

Le rôle du pastoralisme dans l’entretien du paysage était donc incontestable. Etait. Mais de nos jours, il n’assure plus correctement son rôle. L’augmentation exponentielle des troupeaux rend les mesures de protection quasiment inefficaces ou inapplicables. Impossible également de conduire de si grands troupeaux pour qu’il joue son rôle dans l’entretien des paysages.

Les éleveurs ne sont pas seuls responsables. La chute du prix de la viande et la concurrence les ont conduits à réduire les coûts de production pour vendre leur viande. La PAC les a incités, par son système de subvention proportionnées à la taille du troupeaux, à augmenter le nombre des bêtes.

Les associations de protection de l’environnement sont taxées par les associations ultra-pastorales de (tenez-vous bien) "talibans de l’écologie", de "profiteurs dont le gagne pain est les financements des programmes type LifeCoex" (ouf, nous ne sommes pas concernés puisqu’on ne touche pas de subventions, contrairement à l’ASPAP, financée par le Conseil Régional de l’Ariège et les éleveurs en général, financés par... l’Europe).

AVES France n’échappe pas à la critique. Presque 4 mois avant la sortie de notre livre "Palouma, l’histoire de l’ourse qui voyagea dans les Pyrénées", nous étions déjà attaqués par Louis Dollo, journaliste de l’extrême, qui est capable de décortiquer le contenu d’un livre sans l’avoir lu (puisqu’il n’était pas publié) !

"Bien entendu, ce projet soutenu par une association qui n’a jamais caché son extrémisme en utilisant des méthodes souvent peu soucieuses de la vérité, ne peut pas s’empêcher de faire référence à celle qui, pour certain, est considérée comme une " martyre ", c’est-à-dire Cannelle tuée en novembre 2004."

Aucune allusion n’est faite à Cannelle dans le livre. C’est l’histoire de Palouma... Cannelle était une ourse née dans les Pyrénées ; Palouma a été réintroduite ! Nous taxer d’extrémisme ? Parce que nous avons publié un dossier sur les clôtures de protection ? Parce que nous réclamons le retour de réserves de protection intégrale où le pastoralisme serait AUTORISE à la seule contrainte de mettre en place des mesures de protection financées par l’Etat ? C’est presque de la diffamation, mais Dollo est coutumier du fait...

"Il ne semble pas qu’à la lecture de cet ouvrage les enfants puissent connaître les vrais ours ni même en avoir la moindre idée."

Je ne peux que vous conseiller d’acheter le livre pour vous en faire une idée. Vous verrez que ça change des histoires où papa ours prend soin de son petit, ce qui n’existe pas dans la nature. La suite des critiques est du même acabit : critiquer sans lire est une de ses spécialités. Discréditer et désinformer est certainement la raison pour laquelle il se prétend journaliste.

Pour nous, la guerre de l’ours n’aura pas lieu, même si nous resterons vigilants et que chaque atteinte à la biodiversité sera soldée par une plainte auprès des tribunaux compétents.

Il est évident que les éleveurs craignent les nouvelles orientations de la politique agricole européenne, mais ils ne doivent pas se tromper de cible. L’ours et le loup de sont pas responsables des décisions politiques et ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel de la lutte qui les oppose avec la PAC. Contrairement à ceux qui nous montrent du doigt, nous n’avons rien à gagner à conserver les espèces protégées, à part notre survie peut-être.

Auteur : Christophe CORET
Source : AVES-France du dimanche 20 juillet 2008

Commentaires


Une fois encore, Monsieur Coret nous montre les limites de ses compétences et son incapacité d'analyse.

La " guerre de l'ours " a été engagée sournoisement à la fin des années 1980 par le CIAPP (Conseil International Associatif pour la Protection des Pyrénées) et rapidement reprise par ARTUS devenu FERUS. L'analyse des témoignages directs à travers le temps recoupés par les propos tenus par Marianne Bernard dans son livre " Génération démagogie " nous montre l'agressivité sans foi ni loi des protagonistes environnementalistes de l'époque. Ceci est peu connu du grand public par l'absence de moyens de communication depuis les vallées pyrénéennes. Les tentatives de corruption des élus et responsables pastoraux, menaces et autres pressions en tout genre ont conduit en 1996 à la création de l'IPHB, lieu de concertation permettant de mettre un terme à cette petite guerre qui était et reste le fond de commerce de certaines associations dites " écolos ". Mieux encore, le " sponsor " de la principale d'entre elles n'hésitait pas à dire qu'il fallait entretenir le conflit pour faire marcher la machine publicitaire et les médias.

A partir de juillet 2006 avec l'arrivée de l'Internet à haut débit dans les vallées, et après les coups médiatiques des ariégeois sur Arbas, les méthodes de communications changent de ton. La guerre entretenue jusqu'à maintenant n'est plus possible. Les éleveurs et autres acteurs des vallées disposent de moyens de communication qui leurs sont propres sans avoir à faire des coups d'éclat pour se faire entendre des médias et pouvoirs publics.

La guerre entre les " pour " et les " contre ", les " pro " et les " anti " n'est plus possible. L'organisation en associations de sauvegarde du patrimoine pyrénéen ayant un fort maillage de communication entre elles et avec leurs adhérents exclue tout dialogue avec des associations " écologistes " n'ayant aucune reconnaissance territoriale dans les vallées pyrénéennes. Pour les acteurs des vallées, l'interlocuteur est l'Etat et uniquement l'Etat. Partant de là, il s'agit des relations institutionnelles et non de relations inters associatifs notamment avec ceux qui ont perturbé les vallées depuis 25 ans.

Il n'y aura donc pas de bataille avec le néant " écologiste " d'autant qu'elle n'a rien de symbolique de quoique ce soit, elle est la juste continuité historique de la survie de l'homme dans un milieu spécifique difficile.

Quant à la défense de la biodiversité, elle ne se fait pas autour d'une seule espèce aussi emblématique (l'ours brun n'est pas une espèce en danger selon l'UICN) soit-elle, encore que la notion d'emblème n'a pas le même sens pour tout le monde, mais elle doit prendre en compte la totalité du vivant de l'insecte à l'espèce animal d'élevage bien plus nombreuse que l'ours en voie de disparition. Nier ces faits c'est faire acte de révisionnisme ou d'ignorance coupable. Il suffit de voir les résultats de l'expédition de Candole en matière de flore pour comprendre que les pyrénéens n'ont pas attendu les associations environnementalistes pour protéger leur milieu d'autant qu'elles n'ont rien fait pour sauvegarder le bouquetin des Pyrénées qui lui, ferait l'unanimité. Il n'y a pas de perte de biodiversité avec la disparition de l'ours. Le respect du vivant passe aussi par le respect des bêtes d'élevage.

Monsieur Coret parle de " former " les éleveurs à des pratiques nouvelles. Curieux de la part de personnes qui n'ont aucune compétence en élevage. Idée de formation purement fantaisiste basée sur un rêve d'écologiste en mal de reconnaissance. D'ailleurs, le plan ours ou loup ne prévoient pas ce type de formation. Et puis, est-ce du domaine de l'écologie ou de l'agriculture ? N'existe-t-il pas des conseillers agricoles ? Qu'en pensent-ils ? Ne fallait-il pas le faire avant avec les introductions ? Et puis, cette présentation ressemble fort à l'idée de redressement idéologique des régimes communistes encore appliqués en Chine.
Evidemment tout ceci reste flou parce qu'il n'y a pas de réponse de la part de Monsieur Coret qui se base uniquement sur le plan de l'affectif et quelques slogans militants, mais rien de concret et de réaliste.

Les citations de Farid Bénhammou font sourire. Certes le personnage a écrit une thèse de plus de 600 pages. Mais sur quelles bases ? Il suffit de voir ce que pensent des chercheurs du CNRS sur ses interprétations manifestement idéologiques et non objectives et techniques. Il n'existe, dans son document, aucune consistance impartiale et scientifique et va à contre courant de ce que peuvent dire et démontrer tous les experts du monde en matière de pastoralisme et de biodiversité. Il est la source d'un vaste projet de désinformation qui puise son origine aux débuts d'ARTUS avec son directeur de thèse Laurent Mermet aux méthodes contestées en 1996 à travers une société d'Etude qui, à cette époque, avait, semble-t-il, peu de scrupule.

Le véritable problème est autre que les grands prédateurs. C'est la volonté des écologistes à " contrôler les territoires " ? L'ours, le loup, la biodiversité, n'est qu'un prétexte à un vaste plan d'ensemble à travers le monde qui est orchestré par le WWF présent autant dans les discussions de la PAC que des négociations de l'OMC. Mais là, nous entrons dans un autre domaine qui dépasse largement les compétences de AVES et Christophe Coret et que nous aurons à déveloper dans les mois qui viennent.

Que chacun soit rassuré, il n'y aura pas de guerre de la part des éleveurs qualifiés bêtement d'ultra-pastoraux. L'élevage extensif est la meilleurs des garantis des produits de l'élevage contrairement à l'intensif et venir le critiquer est la plus belle des preuves d'incompétence. Et puis, comble de l'ironie, il faudra bien admettre un jour que la conservation de l'ours dans les Pyrénées est un échec grâce aux associations environnementalistes comme l'affirment déjà l'association écologiste FAPAS en Espagne.

Louis Dollo, le 21 juillet 2008

Pour connaître la position de l'ADDIP et des associations de sauvegarde du patrimoine pyrénéen :

Bilan à mi-parcours de l'ADDIP

Synthèse

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L'ours était moins gentil que Winnie. Tant pis pour Emilie...


Alain Monnier fustige ces écologistes urbains qui militent pour l'implantation des ours près de chèvres, des vaches... et aussi des enfants.

Cet été, au mois d'août, une famille de l'Yonne se promenant dans les Pyrénées, vers les estives de la Devèze, tombera nez à nez - oh les malchanceux - avec l'ourse importée qui soudain se sentira – allez savoir pourquoi ! sans doute à cause des deux oursons qu'elle dans les pattes – en danger. Les parents auront juste le temps d'entraîner leur fils tandis que l'aînée, Emilie, sept ans, qui a adoré Winnie l'ourson, le Petit ours brun, et les Trois ours, sera éventrée d'un énorme coup de griffe qui la fera agoniser des heures durant, avant que l'hélicoptère ne la transporte, hélas trop tard, au CHU de Toulouse.

Emilie n'aura pas péri au nom de la biodiversité, car l'ours slovène est aux Pyrénées ce que le poulpe est au bœuf bourguignon, ou le cachalot au lac d'Annecy, mais plus certainement à cause des manœuvres de ceux qui veulent faire de la nature un parc d'attraction touristique et incidemment se remplir les poches.

La subvention de Monsieur Seguin
Les éleveurs du coin, ceux-là même qui ont été traités comme des moins que rien par l'ex-ministre de l'environnement Nelly Olin, ne s'en réjouiront pas. Ils se tairont accablés, d'autant que le petit Loïc, 5 ans, qui adore les chiens aura eu le même mois la main arrachée par un patou, – encore un joli nom tout doux ! –, cet énorme chien que les bergers sont obligés d'avoir pour se protéger de l'intrus slovène et qu'on leur vend la peau des fesses pour se remplir les poches (voir plus haut). Le patou n'était évidemment pas attaché, puisque le but est bien d'éloigner l'ours.

Nous ne parlerons même pas de la Blanchette, de la Vaillante ou de Monette II, qui n'étaient pas des follettes comme celles de Monsieur Seguin, et qui ont été égorgées dans l'enclos d'où elles s'étaient bien gardées de sortir. Mais cela ne doit pas être évoqué puisque l'administration a prévu l'indemnisation ! Gageons pourtant que le conte d'Alphonse Daudet nous aurait touchés s'il avait commencé par «Quelle était jolie la petite subvention de Monsieur Seguin !»

On regrettera, on dira des «plus jamais ça» longs comme des jours sans pain. Madame Olin dira que c'est la faute des éleveurs et des chasseurs qui se sont mal comportés. Du comportement de l'ours il ne sera évidemment pas question puisqu'il est entendu que dans le Disneyland naturel tous les ours sont gentils, tous les lions sont mignons et tous les requins sont taquins.

Les écolos sont décidément une espèce étonnante. Lorsqu'au lieu de s'occuper des problèmes de l'eau, des sols pollués, de la chimie qui nous fait profiter de ses avancées sans jamais les tester, et de tant d'autres sujets primordiaux… je les vois défendre, depuis leurs QG installés dans les grandes villes, l'introduction de l'ours, la sauvegarde du loup, le droit des espèces et emboîter le pas des marchands qui chassent l'argent – tout le monde ne peut pas être assez demeuré pour chasser la grive et le lapin ! – sous couvert d'écologie, je suis consterné. J'essaie de me dire que c'est un problème de développement durable, mais au fond de moi, j'ai bien peur que l'on soit surtout face à de la bêtise durable.

Pour plus de précisions, on peut lire "L'ours, les raisons de la colère" de Violaine Bérot, aux éditions Cairn.


Auteur : Alain Monnier
Source : Marianne 2 du 28 juillet 2008

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Au Loroux-Bottereau, un homme a vu l'ours


La rumeur court depuis quelques jours dans le Vignoble. Les gendarmes optent pour un gros blaireau. Jean-Claude, lui, croit avoir vu un ours.
Si cette bête-là est vraiment un blaireau, alors c'est un monstre ! » Sceptique Jean-Claude*. La version officielle des gendarmes ne lui « convient pas vraiment ». C'est un euphémisme. « Mais je n'ai pas envie d'alimenter la polémique. Cela fait assez jaser comme ça par ici. »

Ici, c'est Le Loroux-Bottereau, au nord du Vignoble nantais. Jean-Claude y est agriculteur. Il y a une semaine, alors qu'il ensilait un champ de maïs en famille, l'homme aperçoit un « animal étrange ». « Une grosse masse brune, assez haute, qui se déplaçait sur quatre pattes, très calmement. Elle est sortie de la taille, à 70 m environ, pour se réfugier dans le maïs encore debout. »

« Peur de passer pour des fous »

La vision est fugace mais Jean-Claude pense de suite à un ours. « Mon beau-frère l'a vu aussi. Sur le coup, on n'osait rien se dire, de peur de passer pour des fous et puis j'ai lâché : « Je crois bien que c'est un ours ! » Il a acquiescé. »

Dans un premier temps, les agriculteurs téléphonent au zoo de La Boissière-du-Doré, tout proche. « On s'est dit qu'un de leurs ours s'était peut-être échappé. » Vérification faite, aucun plantigrade ne manque à l'appel. Jean-Claude prévient alors la gendarmerie. « Ils n'ont pas traîné. Dans le quart d'heure, deux hommes de l'ONF et cinq gendarmes ont débarqué à la maison. »

Finalement, les autorités concluent à la présence d'un gros blaireau. « Vous pouvez vous balader tranquillement », sourit-on à la brigade de Rezé. D'ailleurs, et même s'il trouve gîte et couvert dans le maïs, qu'est-ce qu'un ours viendrait bien faire dans le coin ? « On a parlé d'une bête échappée d'un cirque. Aucune disparition n'est signalée mais ces ours ne sont peut-être pas tous déclarés... »

Nouvelles traces

Depuis sa curieuse rencontre, Jean-Claude a repris le chemin des champs. « Les gendarmes nous ont dit d'équiper nos tracteurs d'appareils photos pour prendre des clichés de nouvelles traces. »

Du genre de celles découvertes samedi, dans une autre parcelle, à 500 m de la première. « Les chasseurs étaient incapables de les identifier. »

Faisant planer encore un peu plus le doute. « Je ne suis pas fou, je ne bois pas et je n'ai pas la berlue, affirme le Lorousain. Une chose est sûre, c'est que mon maïs a été saccagé. Par quoi ? Mystère. Mais ce que j'ai vu n'a pas grand-chose à voir avec un sanglier ou un blaireau... » Sceptique Jean-Claude.

Auteur : R.C.
Source : Presse-Océan

*Prénom d'emprunt

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L’ours, l’égal de l’agriculteur!


Ras le Balou !
Le titre était certes provocateur. Mais il a réussi à provoquer la réaction de quelques défenseurs intégristes de l’ours, les poussant à révéler le fonds de leur pensée.

A lire leurs réactions, on déouvre que pour eux, un franc consacré à soutenir l’agriculture de montagne à la même valeur que le franc consacré à imposer la présence de l’ours dans une région qui n’en veut pas. C’est la parfaite illustration du choc des opinions entre des citadins qui sacralisent l’ours et le loup, eux qui sont bien tranquilles dans leurs cités, et l’opinion des gens de la montagne qui, sur le terrain, sont confrontés tous les jours aux problèmes posés par ce caprice des gens de la ville. L’agriculteur devrait compter sans états d’âme ses brebis égorgées et la boucler, sous prétexte que lui ausi est soutenu par l’argent public!

Ces rêveurs, nostalgiques d’une nature revenue à l’état sauvage, oublient tout simplement que l’agriculture, contrairement à la protection de l’ours, est une branche économique indispensable. Indispensable, car elle fait vivre des populations de montagne et participe en première ligne au maintien et à la protection du paysage. La suppression des agriculteurs de montagne, cela signifie des prairies non fauchées, non pâturées. Pas besoin d’être spécialiste pour comprendre que les avalanches se multiplieront sur ces sols aux herbes non coupées. Que les incendies feront des ravages dans ces prairies sèches non fauchées. Que les villages de montagne finiront de se vider de leurs habitants. Que la facture d’importation des produits agricoles gonflera encore pour compenser leur production. Que les produits locaux qui font la richesse culturelle des vallées de montagne disparaîtront au profit de la malbouffe industrielle qui fait déjà des ravages au plan de la santé et donc du porte-monnaie des citoyens, contribuables et patients.

On pourrait allonger la liste des éléments qui démontrent que la protection de l’agriculture de montagne et la sacralisation de l’ours et du loup ne sont absolument pas comparables. Cette comparaison insensée démontre qu’il y a aujourd’hui des intégristes de l’environnement qui contestent à l’homme le droit de vivre sur sa terre !

Bref, oser comparer le franc de subvention agricole au franc dépensé pour l’ours, relève au mieux d’une méconnaissance totale de la réalité de la vie rurale, au pire d’une mauvaise foi et d’une insouciance suicidaire au plan de la collectivité.

La méfiance des régions alpines à l’égard de l’UE vient aussi de ces raisonnements à l’emporte-pièces qui ignorent la réalité quotidienne de la vie en montagne.

Auteur : Jean Bonnard
Source : Le Nouvelliste du 13 octobre 2008

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L'ours, le loup et le sanglier


Un titre qui a attiré mon attention sur Google... En poussant ma curiosité, la page mentionnait ceci :

Une trentaine de personnes dont Josiane Bigel, maire, ont assisté mardi dernier 4 novembre à la conférence que Philippe Jehin a donnée à Widensolen.
Accueilli par Marc Kauffmann, adjoint à la culture, M. Jehin a véritablement su intéresser son public avec sa fable alsacienne de « L'ours, le loup et le sanglier ». Un roi déchu, selon l'heureuse formule de Michel Pastoureau, un animal cristallisant les peurs ancestrales et un fléau moderne, pourrait-on résumer. Mais le propos était bien plus riche pour être condensé ainsi. Parler de l'ours à Widensolen dont l'armorial s'orne de son image stylisée était plus qu'indiqué. Loin d'être une fantaisie ...

Pour lire l'article complet : accédez aux archives de dna.fr

Source : Dernières Nouvelles d'Alsace su 15 novembre 2008

Il y avait donc des ours en Alsace qui n'est pas une région à priori montagneuse si non, nous aurions sans doute parler des Vosges. Compte tenu des informations ci-dessus, sait-on si les alsaciens seraient favorables à une réintroduction de l'ours dans leur région.

Si oui, il serait peut-être judicieux d'envisager le transfert de ceux qui se trouvent dans les Pyrénées vers l'Alsace.

Louis Dollo, le 20 décembre 2008

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Le Grand Charnier

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