Equarrissage : La LPO entre rêve et réalité

 

 

 

Rapaces nécrophages : assouplissement de l'équarrissage naturel


Grâce aux démarches conjointes de la Mission Rapaces de la LPO et de ses collègues espagnols, l’Union Européenne vient d’assouplir les procédures en matière d’équarrissage naturel*.

Désormais les autorités européennes nous autorisent :

  • à poursuivre le ravitaillement des placettes de nourrissage à partir de cadavres et matériels à risque spécifiés (EST-ESB) pour les espèces d’oiseaux nécrophages menacées d’extinction ou protégées, et pour d’autres espèces vivant dans leur habitat naturel, afin d’encourager la biodiversité. Il est désormais permis à certaines espèces carnivores d’accéder à ce type de soutien alimentaire. Par ce biais, le cortège des nécrophages est enfin reconnu.
  • à ne pas systématiquement acheminer les cadavres vers des placettes d’alimentation, s’il y a lieu en l’absence de collecte préalable des animaux morts, des animaux sauvages visés à l’annexe VI, chapitre II, section 2, point 1 a), sous réserve des conditions fixées à l’annexe VI, chapitre II, section 3.
Les espèces de rapaces, qui peuvent bénéficier de ces avancées, sont les suivantes :

Le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus), le Vautour moine (Aegypius monachus), le Vautour percnoptère (Neophron percnopterus), le Vautour fauve (Gyps fulvus), le Milan noir (Milvus migrans), le Milan royal (Milvus milvus), ainsi que l’Aigle royal (Aquila chrysaetos) et le Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla), qui figurent désormais sur cette liste.
Grâce à ce règlement, l’importance des nécrophages, en tant qu’équarisseurs naturels, est désormais reconnue.

*Règlement n° 142/2011 de la commission européenne du 25 février 2011


Le Grand Charnier

Accueil du Monde des Pyrénées
Environnement des Pyrénées
Rapaces des Pyrénées

 

 

La LPO se réjouit que l'Europe reconnaisse le rôle d'équarrisseurs naturels des rapaces


Depuis plusieurs années, les associations de défense des oiseaux, en particulier des rapaces, s'inquiètent des effets pervers de la règlementation concernant l'équarrissage des animaux d'élevage. En effet, pour lutter contre le risque lié à certains virus, notamment celui de la vache folle, la législation oblige l'éleveur à l'enlèvement des animaux morts dans la nature. Du même coup, les rapaces nécrophages (qui se nourrissent des cadavres des animaux) ne trouvaient plus à se nourrir. On a ainsi vu des rapaces, en particulier en Espagne et en France, s'attaquer à des animaux d'élevage vivants, provoquant les réactions des éleveurs.

Pour permettre cependant aux rapaces de trouver leur pitance, la règlementation a permis que soient aménagées des placettes d'alimentation où étaient placés des cadavres d'animaux. La Ligue de protection des oiseaux indique que "grâce aux démarches conjointes de la Mission Rapaces de la LPO et de ses collègues espagnols, l’Union Européenne vient d’assouplir les procédures en matière d’équarrissage naturel."

Désormais, les autorités européennes autorisent à poursuivre le ravitaillement des placettes de nourrissage à partir de cadavres et matériels à risque spécifiés (EST-ESB) pour les espèces d’oiseaux nécrophages menacées d’extinction ou protégées, et pour d’autres espèces vivant dans leur habitat naturel, afin d’encourager la biodiversité. Il est désormais permis à certaines espèces carnivores d’accéder à ce type de soutien alimentaire. Elles autorisent aussi à ne pas systématiquement acheminer les cadavres vers des placettes d’alimentation, s’il y a lieu en l’absence de collecte préalable des animaux morts.

Les espèces de rapaces, qui peuvent bénéficier de ces avancées, sont les suivantes : le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus), le Vautour moine (Aegypius monachus), le Vautour percnoptère (Neophron percnopterus), le Vautour fauve (Gyps fulvus), le Milan noir (Milvus migrans), le Milan royal (Milvus milvus), ainsi que l’Aigle royal (Aquila chrysaetos) et le Pygargue à queue blanche (Haliaeetus albicilla), qui figurent désormais sur cette liste.

"Grâce à ce règlement, l’importance des nécrophages, en tant qu’équarisseurs naturels, est désormais reconnue", se réjouit la Ligue pour la protection des oiseaux.

Source : Maxisciences du 4 mars 2011

Haut de page


Le Grand Charnier

Accueil du Monde des Pyrénées
Environnement des Pyrénées
Rapaces des Pyrénées