Les vautours Fauves dans les Pyrénées

 

Les Pyrénées sont en France la région la plus peuplée de vautours fauves avec de nombreux problèmes de surpopulation notamment dans les Pyrénées-Atlantiques en Béarn et Pays-Basque.Des attaques d'animaux vivants sont fréquentes.


Actualités et rumeurs des attaques
Vidéo d'une attaque de vautours à Estaing (Hautes-Pyrénées) sur 9 brebis
Rapaces des Pyrénées
Constats des dégât
Actualités et rumeurs des attaques de vautours fauves

Vous êtes témoin d'une attaque sur animal vivant....

Contacter prioritairement l'éleveur si vous le connaissez mais aussi, dans les Pyrénées-Atlantiques, Observatoire départemental des dommages au bétail à l'IPHB - Tel : 05 59 39 21 26 - E-mail et dans les autres départements les associations membres de l'ADDIP en indiquant le lieu précis.
Prenez des photos ou mieux filmez si vous le pouvez même avec un téléphone portable. - Voir également
Au Pays Basque, contacter l' association pour la sérénité à la campagne au Pays Basque

 


Vautours dans les autres massifs et régions de France
Vautours en Europe
Nature Midi-Pyrénées / FNE enquête sur l'équarrissage gratuit par les vautours fauves
Le changement de comportement des vautours fauves, ses origines, ses conséquences en France et Espagne
Les vautours fauves s’attaquent aux cadavres humains
Bilan des attaques de vautours dans les Pyrénées-Atlantiques en 2013
Attaques de vautours fauves : un bilan dramatique en 2013 dans les Pyrénées-Atlantiques
Mobilisation contre la prédation sur les élevages à Foix le 28 juin 2014
La LPO tente d'imposer des placettes de nourrissage des vautours fauves, et autres rapaces qui peuvent en profiter, alors que les éleveurs et les syndicats manifestent une opposition. Ces nourrissages poussent les rapaces à une habituation à l'intervention humaine et ne peut qu'accentuer les prédations.

 

 

 

 

 

 

 

 


Le Grand Charnier
   

Accueil du Monde des Pyrénées
Les vautours fauves

 

Des vautours baladeurs


Grâce aux actions de réintroduction des associations de protection de la nature, des vautours sont depuis quelques années de nouveau présent ailleurs que dans les Pyrénées.

Si ces grands rapaces sont capables d'effectuer des déplacements sur des distances considérables, en se laissant planer, les observateurs de la ligue de protection des oiseaux, LPO, et d'associations naturalistes françaises et étrangères observent de plus en plus couramment des vautours se déplaçant vers le nord, loin de leurs régions de nidification. Ainsi certains vautours ont été observés en Alsace, Loire-Atlantique, Picardie et même Belgique, Pays-Bas et Pologne. Un cas identifié, né en mai 1998, a été observé en Lettonie en juillet et août 2000, puis ultérieurement en Finlande, soit à plus de 2000 km de ses Cévennes natales…

Si l'erratisme du vautour fauve vers l'Afrique est connu (une petite partie de la population européenne semble migrer vers le continent africain), vers le nord le phénomène est bien moins connu. Pour l'heure, il n'y a pas de réponse à ces déplacements, mais plusieurs hypothèses sont avancées :

  • 50% des observations ont été faites entre les mois d'avril et juin. Il y a à cette époque plus de courants ascendants qu'en automne ou en hiver, de plus les vents porteurs de secteur sud sont assez fréquents.
  • la disparition de charniers dans les Pyrénées en 1997, peut avoir poussé les vautours à aller prospecter plus loin de nouveaux sites d'alimentation. On sait que, par le passé, les vautours suivaient la transhumance du bétail. Mais pourquoi pratiquer des déplacements d'une telle ampleur ?
  • enfin s'agit-il d'une stratégie évolutive ayant pour intérêt d'établir des échanges génétiques entre populations ?

Source : Univers Nature du 30 août 2001

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Haro sur les vautours


GOURETTE. --Un éleveur accuse les vautours d'avoir tué sa vache, jeudi. Les charognards ont-ils changé de comportement ? La question est étudiée

Les vautours se nourrissent normalement de bêtes mortes. Ces charognards ont-ils modifié leur comportement, faute d'un nombre suffisant de carcasses dans les montagnes ? Attaquent-ils désormais les animaux vivants ? Ces questions, déjà mises sur le devant de la scène à plusieurs reprise par les éleveurs, est relancée depuis qu'Alain Arripe, des Eaux-Bonnes, a fait connaître ce qu'il a vu vendredi alors que son troupeau de vaches - vingt-cinq têtes au total - était en estive au-dessus de Gourette, en haut d'une piste de ski.

Vêlage difficile.
Un veau est né jeudi à 20 heures et ça s'est mal passé. Il est mort-né. C'était sur l'estive, comme cela arrive de façon habituelle, et le berger, alors sur place, n'a rien pu faire. La vache, a-t-il expliqué, avait besoin d'un peu de temps pour se remettre, une quinzaine de jours, comme c'est le cas d'ordinaire. Elle était allongée sur le flanc.
Le lendemain lorsque le berger s'est rendu sur les lieux, vers 19 heures environ, il aperçoit un attroupement de vautours en train de tuer sa vache à coups de bec. A ce moment, ont affirmé l'éleveur et son épouse sur les ondes locales, la vache " était encore vivante ". D'ailleurs, a précisé Alain Arripe lorsqu'il a raconté l'histoire, le sang coulait.
Samedi, il ne restait plus de la bête que la peau sur les os. De quoi provoquer sa colère. Révolté, il a appelé nombre d'élus.

Plumes.
Sur les lieux, hier, des plumes parsemaient encore l'herbe autour du cadavre. Les entrailles et les yeux de la vache avaient été vidés par les charognards. Couchée sur un bout de rocher, sur le flanc, la bête a gardé une de ses pattes arrière repliée sous elle. Sa tête s'est figée sur le côté, une des cornes légèrement enfoncée dans la terre.
L'affaire a provoqué " beaucoup d'émotion ", a confié hier le maire des Eaux-Bonnes, Marcel Lascurettes, " solidaire " de ses administrés. Certains éleveurs considèrent qu'il y a trop de vautours dans les montagnes au point qu'ils se jettent désormais sur les animaux vivants. Et sont donc devenus des prédateurs.

Inventaire.
Cette question d'un changement de comportement des rapaces, qui passerait dans la catégorie " nuisible ", a été soulevée à plusieurs reprises déjà cette année. En avril 2005, quatre attaques de vautours avaient été enregistrées dans le département. L'Observatoire des dommages sur le bétail, lancé par l'IPHB (Institut patrimonial du Haut-Béarn), a justement pour objet d'enregistrer les dossiers de ce type (35 pour l'année 2004). Il doit aussi mettre en place un inventaire de ces attaques et un suivi du comportement des animaux.
" Cet observatoire est là pour évaluer le phénomène; il rendra ses conclusions dès l'an prochain et elles seront lourdes de conséquences ", rappelle le maire des Eaux-Bonnes. L'instauration d'un régime d'indemnisation en dépendra. Marcel Lascurettes considère qu'il faudrait, en plus, que soit élaborer " une politique de gestion des populations de vautours ". Et d'insister : " les pouvoirs publics, le ministère de l'environnement, doivent bouger. "

Auteur : N.T. et A.B.
Source : Sud-Ouest du 5 septembre 2005

Nota : l'Observatoire Départemental des Dommages au Bétail a été créé en 2002 et non en 2005 comme indiqué dans l'article de Sud-Ouest.

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Les vautours ont faim

Vautour fauve sur une maison du Pays Basque
(Ph. Benat Auriol)


Michel TERRASSE, Vice-Président LPO/ BirdLife France (Mission Rapaces/LPO) écrivait sur une liste ornithologique la réponse ci-dessous à un internaute.


Depuis quelques mois des informations répétées révèlent des changements drastiques dans la gestion des décharges et des charniers indispensables à la survie des rapaces nécrophages en Espagne.

Poussés par la faim, des groupes importants de vautours fauves, espèce se tenant traditionnellement à distance des zones " habitées ", font des incursions de plus en plus fréquentes dans les exploitations d'élevage ou près des charniers abandonnés.

Des aires de nourrissage situées sur le versant oriental des Pyrénées Françaises, (Aude voire au-delà, jusqu'au Massif central), accueillent un nombre accru de vautours fauves en quête de subsistance, manifestement en provenance de colonies espagnoles.

Un nombre croissant d'éleveurs fait état d' " attaques " de vautours sur certaines de leurs bêtes blessées, malades ou pendant la mise bas.

Certaines colonies de reproduction suivies annuellement en Espagne (Aragon, Rioja) montrent une diminution très spectaculaire du nombre de couples et du succès de reproduction, les poussins n'étant plus nourris par des parents affamés.

Plus loin en Europe, des observations insolites de vautours fauves en grand nombre jusqu'en Allemagne, ces dernières semaines, sont très certainement la conséquence de la famine qui règne en Espagne. Mouvements d'autant plus étonnants qu'ils mettent en jeu des oiseaux adultes, connus habituellement pour être strictement sédentaires.

Un récent cas d'empoisonnement (23 vautours fauves morts en Aragon le 30 juin dernier), est la conséquence directe de la fermeture des " muladares ", dans une région où sont déposés intentionnellement des appâts contenant des pesticides.

Historique :

En Espagne, grâce à la protection de l'espèce et à l'abondance de nourriture disponible, la population de vautours fauves a crû considérablement au cours des 30 dernières années, représentant un
décuplement des populations initiales avec 22.727 couples recensés en 1999 (del Moral & Marti, 2001).

Durant cette période, les carcasses d'animaux étaient déposées par les fermiers sur des décharges ou sites de nourrissages appelés " muladares ". Bien qu'illégale cette pratique, admise dans les faits, constituait un moyen pratique pour les éleveurs de se débarrasser de leurs bêtes mortes tout en assurant un apport appréciable de nourriture aux vautours.

Il ne faut pas sous-estimer le développement intense des porcheries industrielles qui depuis 20 ans a profité du recyclage gratuit des carcasses porcines par les vautours expliquant en grande partie leur croissance démographique.

1/ À partir de 2003, en application de la Décision 322/2003 de l'Union Européenne, (dictée par la crainte de propagation de l'encéphalite spongiforme bovine), la collecte d'animaux morts pour le ravitaillement des aires de nourrissage est désormais conditionnée :

- par la réalisation systématique de tests de dépistage des Encéphalopathies Spongiformes Transmissibles (EST) sur les carcasses de bovins âgés de plus de 24 mois et les carcasses d'ovins et de caprins âgés de plus de 18 mois, et l'obtention de résultat négatif.

Il était donc fait obligation aux éleveurs de faire procéder à l'enlèvement des carcasses d'animaux morts en exploitation par le service public de l'équarrissage (SPE). Ces animaux concédés au SPE n'étaient donc plus disponibles pour les rapaces nécrophages.

2/ Face à cette mesure rendant impossible toute alimentation de vautours, la LPO/BirdLife se mobilise (en concertation avec la Sociedad Española de Ornitologia,SEO/BirdLife ) et joue un rôle prépondérant dans l'obtention d'une dérogation : la Décision 2005/830/CE qui amende la Décision
2003/322/CE. Cet amendement est applicable dès le 1er décembre 2005 à tous les états membres concernés notamment la Grèce, l'Espagne, la France, l'Italie, Chypre et le Portugal. Cette nouvelle Décision ne prévoit plus un prélèvement et un dépistage systématique de tous les ovins et caprins mais elle prévoit qu'au moins 4 % des carcasses d'ovins et de caprins, destinées à être utilisées pour l'alimentation des rapaces, soient soumises, avant utilisation, à un dépistage réalisé dans le cadre du programme de surveillance des EST et obtiennent un résultat négatif.

La France a aussitôt utilisé cette réglementation pour officialiser ses anciens charniers et créer de nouvelles " placettes d'alimentation ".

3/ L'Espagne s'est adaptée de façon très variable à ces réglementations.

On peut hélas constater que la plupart des autonomies espagnoles, à quelques exceptions près (cas de la Rioja, de Castilla La Mancha, de Navarra par ex.) se sont livrées à la fermeture accélérée de leurs " muladares " dans les derniers mois. L'enlèvement de toutes les carcasses (y compris celles
d'animaux comme les porcs non visées par le règlement européen) a été encouragé, sans création, sauf exception de points de nourrissages de remplacement en nombre suffisant.

Des dizaines voire des centaines de milliers de bêtes mortes ont ainsi été retirées du milieu naturel (cas des Asturies par exemple) où elles servaient de nourriture aux charognards mais aussi aux carnivores (ours, loups). On imagine le coût environnemental de l'enlèvement et de la crémation de ces carcasses acheminées ensuite vers les usines d'incinération. (Aragon, Asturies, Castille, Extremadura, Madrid.).

Le pire vient en ce moment d'Aragon. Le décret 207 d'octobre 2005 a pris en compte la dérogation européenne, mais avec une réserve d'importance quant à la distance minimale de 3.Km entre les sites de nourrissage et les habitations. Celle-ci n'est que 500 m en France. Cette distance trop grande
rendant difficile la création de ces charniers, seuls trois points de nourrissage officiels sont venus tenter de remédier à la situation catastrophique causée par l'enlèvement des animaux morts pratiqué
systématiquement depuis ces derniers mois. Sur une ligne de piémont des sierras extérieures aragonaises d'environ 150 Km, regroupant les plus fameux sites de nidification de ces espèces (Riglos en est le symbole), il ne subsiste plus en ce printemps 2006 aucun site de dépôt officiel de
carcasses. La raréfaction des sources de nourriture intervient en plein printemps dans une des régions les plus riches en rapaces nécrophages d'Espagne et d'Europe (4.000 couples de Vautours fauves, 270 couples de Vautour percnoptère, 62 couples de Gypaète barbu et des milliers de Milans royaux nicheurs ou hivernants).

Lors de la Green Week à Bruxelles (Avril 2006) A. Camiña a rappelé à la Commission la gravité de la situation. Il lui a été répondu qu'il incombait à l'Etat espagnol de transposer dans sa propre réglementation les possibilités de nourrir les rapaces nécrophages telles que reconnues par l'Union Européenne.

Conséquences :

La première conséquence, visible à l'oil nu par les observateurs, est un changement dans les comportements des Vautours fauves observés. En l'absence de leurs sources d'alimentation traditionnelles et poussés par la faim, les vautours adoptent des comportements inédits : ils se groupent dans des endroits inhabituels, au sol, dans des arbres ou sur les toits d'habitations contiguës à d'anciens sites d'alimentation.

Les rares données de suivi de colonies sont contradictoires selon les régions : Alors que les effectifs des colonies du Rio Duraton et Riaza (Castilla Leon) ou de la Province de Madrid sont apparemment stables, on assiste à un effondrement dans le nombre de couples nicheurs de V. fauves de certaines colonies aragonaises. Une colonie très importante (plus de 100 couples en 1998) du massif du Guara (Aragon) a chuté à 20 seulement en juin 2006. Une récente étude montre des tendances semblables dans la vallée de l'Ebre (Aragon), où 98 % des dépôts de carcasses ont été supprimés depuis un an (Alvaro Camiña Acta Ornitologica Vol 41, 2006). Des chutes aussi spectaculaires dans le succès de reproduction sont observées.

Pour le V. percnoptère, la fermeture de ces charniers est systématiquement suivie par l'abandon des dortoirs, si importants pour la survie de cette espèce.

Enfin, signalons que cette année 2006, sera la plus mauvaise pour la reproduction du Gypaète barbu en Aragon, avec seulement une douzaine de jeunes sur un total de 62 couples nicheurs !

Nous avons vu que les vautours affamés se rapprochent de façon systématique des habitations humaines, attirés là par d'anciens charniers ou par la présence de troupeaux. Les cas de vautours cherchant désespérément à récupérer les carcasses voire de petits déchets, lors de leur chargement dans des camions, à moitié cachés sous des bâches. sont courants. Les autres attendent, massés sur les toits des habitations offrant un spectacle inquiétant et triste.

La moindre mise bas est l'occasion d'un maigre festin et les arrachements de placentas avec panique à la clé, sont fréquents et interprétés comme autant d'agressions.

Face à ces comportements, la majorité des éleveurs a compris que ces vautours n'étaient pas responsables. Il n'en reste pas moins que les titres " les vautours attaquent. " abondent dans les journaux.

Face à ces campagnes de presse, des actions ont été entreprises par certains responsables (Fondo " Los Amigos del Buitre " en Aragon ou l'association FAPAS en Asturies) pour se rapprocher des éleveurs et tenter une analyse concertée de ce drame où les éleveurs assistent impuissants à l'évolution d'une situation causée par les lacunes de l'administration. De récentes conférences de presse ou colloques organisés sur ce thème ont montré que les éleveurs eux-mêmes sont les premiers conscients que les " attaques " dont sont victimes certaines de leurs bêtes affaiblies ne remettent pas en cause le caractère intrinsèquement pacifique et utile des vautours.

En dehors de l'Espagne

L'arrivée très spectaculaire de contingents de Vautours fauves affamés en France (Aude, Massif Central mais aussi sur le littoral atlantique) n'a pas échappé au réseau français de suivi de ces espèces. Sur certains sites (Aude) les craintes de voir des chevaux se faire attaquer par ces vautours a déclenché une campagne de presse dont l'impact est à prendre au sérieux. La LPO va préparer un dossier de presse, valorisant le rôle joué par les vautours (équarrissage, écotourisme.) afin de se préparer à de nouvelles campagnes de dénigrement.

Les récentes observations en Allemagne (14 observations en un mois totalisant 230 oiseaux, dont au moins 71 ensemble avec identification d'adultes en nombre non négligeable) sont très vraisemblablement la conséquence de la situation espagnole.

En guise de conclusion.

Après la disparition des vautours en Inde et la régression sans précédent constatée actuellement dans l'ensemble du continent africain pour toutes les espèces de vautours, sommes-nous à la veille d'une nouvelle catastrophe mettant en péril l'avenir des dernières populations saines de vautours de l'Ancien Monde ? L'Espagne a joué et joue un rôle majeur dans l'avenir des rapaces nécrophages, avec respectivement 92 %, 98 %, 83 % et 84 % des populations européennes de Vautour fauve, de V. moine, de V. percnoptère et de Gypaète barbu !...

A cela il faut ajouter environ 30% de l'effectif mondial du Milan royal.

Aux risques liés à l'usage très présent du poison et maintenant à l'installation de multiples fermes d'éoliennes, les rapaces nécrophages de ce pays n'avaient pas besoin de cette nouvelle menace, cette fois fondamentale, qu'est la suppression d'une grande partie de leurs ressources alimentaires.

La gravité de la situation commande que soient prises dans les meilleurs délais des actions énergiques et concertées entre les diverses parties prenantes que sont les Gouvernements des Communautés, les Départements de l'Agriculture et de l'Elevage, les Responsables de l'Environnement, les Instances scientifiques et les Commissions spécialisées de l'Union européenne ainsi bien sûr que les Associations de défense de l'Environnement et d'Ornithologie pour prendre les mesures qui s'imposent, à savoir la création d'urgence d'un réseau de charniers, répondant aux besoins de chaque espèce et aux spécificités de chaque région.

A l'heure où à grands frais, les principales instances internationales (Black Vulture Conservation Fondation, Fondation for the Conservation of the Bearded Vulture, Frankfurt Zoological Society, Royal Society for the Protection of Birds, BirdLife International.) tentent à travers un Plan d'Action pour les Vautours dans les Balkans de reconstituer les populations de vautours de ces pays, il est urgent d'agir et ainsi ne pas laisser pourrir une situation en Espagne avec des effets incalculables sur l'avenir de la biodiversité en Europe.

A l'heure enfin où l'avenir des rapaces nécrophages est gravement menacé, il est temps de reconnaître le rôle des vautours dans l'élimination des déchets, contribuant ainsi aux objectifs de santé publique affichés par les Etats pour garantir un certain niveau de sécurité sanitaire.

La LPO/BirdLife, en tant que gestionnaire de programmes de conservation franco-espagnols dans les Pyrénées sur le thème des vautours, souhaite apporter son appui et ses compétences aux initiatives et aux efforts des instances de conservation d'Espagne pour parvenir à une solution satisfaisante. Elle assure la SEO/ BirdLife de son soutien total dans ce combat.

 

Finalement Jean-Claude, il n'y avait peut-être aucune raison de se réjouir de ces contacts récents de Vautours notamment en Dordogne... mais peut-être que l'on pourrait lancer l'idée un peu folle de fixer les vautours ailleurs en Aquitaine (en sarladais par exemple) pour prendre le relais ?
Sachant qu'a priori çà trotte déjà dans la tête de quelques personnes notamment en Auvergne ...

Source : communication sur une liste Ornithologique en mai 2006 en réponse à des questions d'un listaire.
Michel TERRASSE
Vice-Président LPO/ BirdLife France
Mission Rapaces/LPO

42, Rue MEDERIC
92250 LA GARENNE-COLOMBES
FRANCE
Tel/Fax : 00 33 1 47 82 63 11

Observations

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Des vautours inquiètent les éleveurs de Cerdagne


Suite à la découverte d'un cadavre de jument, la question de la régulation de certaines espèces se pose

Triste spectacle samedi dernier pour un éleveur. Alors qu'il se promène dans son exploitation, il aperçoit une jument au sol, blessée et complètement stressée. Il croit tout de suite en la présence d'élément(s) extérieur(s) quand non loin de là, il découvre une autre jument, morte celle-ci, entourée de 150 vautours fauves. C'est la première fois qu'un tel phénomène est constaté dans la région qui compte pas moins de 10.000 oiseaux de la sorte. Les éleveurs admettent que " chacun a droit de vivre " mais il pense qu'il va falloir songer à réguler cette population de vautours qui pourrait, à terme, atteindre les 40.000 spécimens. Au delà du préjudice estimé à 2.000 euros pour l'éleveur concerné, chacun vit, dorénavant, dans la peur que cela se reproduise.

Auteur : Claude STEPHANE
Source : France 3 Sud du 13 juin 2006

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Les vautours mangent aussi les vivants


Qu’est-ce qui a bien traversé l’esprit des vautours, habituellement nécrophages ? Plusieurs d’entre eux ont attaqué des animaux de ferme au Pays basque, dans le canton de Bidache (Pyrénées-Atlantiques). «Une vache adulte d'environ six ans été attaquée et tuée vendredi par plusieurs dizaines de vautours affamés à Ilharre», a indiqué Didier Hervé, directeur de l'Institution Patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB), citant des «témoignages dont la crédibilité ne fait pas de doute».

D'autres faits, «inquiétants», ont été récemment observés par des fermiers dans la région, notamment à Bergouey, autre commune du Pays basque proche de Bidache, à 30 km environ à l'est de Bayonne. Les attaques signalées ont concerné un poulain, une jument et une ânesse.

Des oiseaux affamés
Ces oiseaux, de plus en plus nombreux selon l'IPBH, seraient en manque d'alimentation notamment du fait de changement des modes d'élimination des déchets animaux dans les abattoirs.

L'attaque d'une vache vivante le 11 mai a fait l'objet d'un rapport de la gendarmerie de Saint-Palais. «Les gendarmes alertés par des témoins ont vu 100 à 150 vautours qui étaient encore dans les alentours», a précisé un responsable de cette gendarmerie, ajoutant que des fermiers assuraient en avoir vu «environ 400».

Selon l'IPBH, la population totale de vautours a été évaluée à environ 500 couples dans les Pyrénées-Atlantiques, un chiffre qui serait en forte augmentation. Il y aurait plus de 5.000 couples de vautours dans les provinces espagnoles voisines de Navarre et d'Aragon.

Source : 20Minutes.fr, éditions du 14/05/2007

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Attention à l’information à sensation sur les vautours


Chaque année, la question des « attaques » de vautours ressurgit. Hier, quelques médias locaux et nationaux ont repris une information extrêmement accusatrice sans véritable travail d’investigation. La LPO demande un droit de réponse pour expliquer la réalité de la situation des vautours en France.

Un certain nombre de journaux, de radios et une télévision ont publié hier, sans contacter les organismes responsables de la protection des vautours en France (parc national des Pyrénées, LPO, etc.), des titres comme « Les vautours attaquent le Pays basque », sans aucune analyse de la situation ou investigation poussée concernant les faits. Ces informations, livrées brutes et sans recul au grand public, sont dévastatrices pour tout l’effort de conservation de cette espèce rare et menacée mené en France et en Europe depuis plus de trente ans.

Or en Espagne, (Navarre et Gipuzkoa), où les mêmes évènements ont été rapportés, on constate que dans 90 % des cas, les vautours étaient accusés bien trop vite. Dans seulement 10% des cas annoncés, il y avait effectivement eu un dégât sur le bétail mais il s’agissait de cas précis et isolés de bêtes laissées seules en difficulté (malades, coincées ou lors de mises bas difficiles). En effet, la majorité des témoignages fait par les éleveurs concerne des cas de mortalités constatés avec des vautours présents mais les attaques ne sont pas observées directement. Il existe presque toujours un doute sur ce qu'il s'est réellement passé, en particulier lors des mises bas, même si les éleveurs sont de bonne foi et si leur douleur doit être prise en compte. La présence de vautours, toujours impressionnante visuellement, est la première chose qui saute aux yeux et les vautours sont systématiquement incriminés. L’imaginaire collectif négatif autour de cet animal a tôt fait de ressurgir, et il est accusé systématiquement de tous les méfaits, comme par le passé.

Ce qu’on dit moins, parce que c’est moins sensationnel, c’est que les vautours génèrent des centaines de milliers d'euros d'économie dans les Pyrénées-Atlantiques (64) tant sur le plan touristique qu’en jouant le rôle d'équarrisseur naturel (700 000 brebis en extensif dans le département) et donc en nettoyant les montagnes et les collines des carcasses qui sinon poseraient un réel problème sanitaire pour les populations humaines. Et que dire de l’économie de CO² réalisé par l’équarrissage naturel et gratuit effectué par les vautours, en évitant le transport par camion et le brûlage des carcasses en usine ?

A l’heure actuelle, tous les cas sont enregistrés par l'Observatoire des dommages au bétail à la suite des constats réalisés par des gardes. Or les cas dénoncés ne sont pas encore analysés et il n'est donc pas possible de déterminer la part de cas certains, incertains ou douteux concernant ces témoignages. En 2005 et 2006, une trentaine de cas par an au total a été dénoncé. Mais combien d’entre eux concernent un réel accident, puisqu’en Espagne seul 1 cas sur 10 s’avère réel ?

Enfin, il faut noter un fait très important : les assurances agricoles ne remboursent pas les mortalités par retournement de matrice (mise bas se passant mal, avec retournement de l’utérus à l’extérieur du corps) lors de la mise bas, alors qu'il s'agit de la première cause de mortalité des vaches. Et c’est essentiellement dans ces cas que des accusations contre les vautours sont portées. Or ce retournement peut intervenir jusqu'à une semaine après la mise bas ! Lorsqu'il advient, un éleveur peut ou non sauver sa vache, s'il arrive avant les vautours. Dans la plupart des cas, les vaches ne sont pas surveillées : les vautours sont alors découverts sur la vache et accusés de l'avoir tuée, alors qu'elle a pu mourir d'un retournement de matrice.

La LPO demande à ce qu’un vrai travail d’investigation soit fait avant d’annoncer de telles informations, dont les conséquences sont dramatiques.

Communiqué de presse de la LPO du mardi 15 mai 2007

Commentaires


Le problème n'est pas nouveau puisqu'un observatoire a été mis en place avec l'IPHB en 2005. Mais le sujet dérange le milieu écologiste dont, une fois encore, le seul objectif soit le mensonge en vue de dénigrer et faire disparaître le pastoralisme pyrénéen.

De plus, ce communiqué ne semble pas très cohérent avec les propos tenus par Michel Terrasse, Vice-Président de la LPO, il y a un an.

Par ailleurs, ce communiqué est d'une approximation déconcertante.
La problématique soulevée aujourd'hui concerne des bovins, au pire des équidés. Or la LPO parle d'ovins. Mais quant à parler d'ovins, donnons des chiffres justes. Il n'y a pas "700 000 brebis en extensif dans le département" des Pyrénées-Atlantiques comme l'affirme la LPO mais environ, en période estivale, 500 000 brebis dont 350 000 en transhumance. Ce qui est assez différent et signifie qu'aujourd'hui il y a environ 150 000 brebis sur place qui ne sont pas toutes en estive mais le plus souvent parquées à proximité des fermes.
Doit-on voir dans ces propos de la LPO, de la mauvaise foi, de la propagande mensongère, le développement d'une doctrine sectaire comme nous l'avons vu avec d'autres pour l'ours ou bien un manque d'informations ou une précipitation médiatique à se manifester pour se faire voir et exister ?
Ce ne sont que des questions. A chacun d'y trouver une réponse.

Si l'équarrissage naturel participe incontestablement au maintien de la biodiversité, encore fait-il remplir plusieurs conditions pour que la théorie et la littérature soient une réalité. Parmi ces conditions citons :

  • Disposer d'une législation de part et d'autre de la chaîne des Pyrénées permettant de laisser sur place ou dans des lieux définis des carcasses d'animaux morts naturellement.
  • Le parler vrai, c'est à dire la vérité publiquement et à tout le monde pour ne pas créer un climat hostile au vautour.
  • Accepter les observations des éleveurs et leur faire confiance. Ce sont les principaux acteurs du terrain.
  • Faire des réunions d'information acceptant les points de vue de toutes les parties.
  • Accepter l'expertise de toutes les parties incluant autant l'IPHB que les organisations d'éleveurs mais surtout les chambres consulaires (Chambre d'agriculture). Exclure, par principe, les avis, connaissances et compétences des acteurs du terrain c'est favoriser le conflit.
  • Fournir publiquement toutes les preuves des propos et en particulier les références des expertises et études auxquelles le mouvement écologiste, notamment la LPO, fait référence afin d'éviter toutes ambiguïtés et suspicion des uns envers les autres.

Sans les respect de ces conditions, il y a fort à parier que nous allons vers le conflit entre 2 parties : celle du terrain et celle des théoriciens écologistes dont on ne peut pas nier le caractère idéologique et sectaire de certains d'entre eux qui ne conduira qu'à créer des conditions défavorables aux vautours.

A suivre.... mais difficile de prendre les propos de la LPO au sérieux. Leur sectarisme éidéologique et surtout leur grand bésoin de médiatisation semble les aveugler.... ce n'est pas nouveau.

Louis Dollo, le 16 mai 2007

  • La mauvaise foi écologiste au sujet des vautours (en construction)

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Les vautours passent à l'attaque

Il y a quelques jours, des vautours ont attaqué et souvent tué, en différents endroits, des juments, une vache, une ânesse et un poulain dans les Pyrénées-Atlantiques. De plus en plus nombreux, ces oiseaux protégés qui chassent en groupes rencontreraient des difficultés pour trouver leur alimentation. Cela pourrait expliquer la raison pour laquelle ces rapaces, habituellement charognards, s'en prennent désormais aux animaux vivants.

Dans les Hautes-Pyrénées, plusieurs attaques de ce type ont déjà été constatées. Certaines ont eu lieu dans le secteur d'Arrens-Marsous. Des vaches et des juments qui mettaient ou venaient juste de mettre bas ont vu leurs petits littéralement massacrés par des hordes de vautours. À l'époque, ces attaques avaient étonné, et parfois même été réfutées par des spécialistes de la vie animale qui, finalement, devant les preuves matérielles avaient dû prendre note du bien fondé des témoignages rapportés par des observateurs de ces carnages.

AGRESSIFS AVEC LES HOMMES
Sans vouloir donner dans le sensationnel, certains jurent même que ces oiseaux se sont montrés agressifs avec l'homme. C'est le cas de Stéphane Bordachar, un éleveur de brebis de Tardets (P.-A.) qui a assisté, dimanche 6 mai, à l'attaque de deux juments. « J'amenais mes bêtes au pré quand je les ai vus tournoyer au-dessus du bois. Soudain, ils ont plongé sur les juments. Ils étaient une vingtaine sur « Lila » qui était en train de pouliner ». Après avoir réussi à faire fuir les vautours, ce dernier est immédiatement allé téléphoner au propriétaire des chevaux et au vétérinaire du secteur pour les avertir de ce qui se passait. « Je suis alors remonté au bois, poursuit Stéphane Bordachar. Cette fois, il y avait une cinquantaine d'oiseaux autour de la jument. Je me suis approché et l'un d'eux a aussitôt essayé de me donner un coup de bec. J'ai vu qu'ils avaient tué le poulain ». Ce jour-là, il a interdit à ses jeunes enfants de sortir. Vendredi, ces inquiétantes prédations ont été abordées lors d'une réunion qui s'est tenue à la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.

Jean-Marc Delcasso, le président de la fédération départementale de la chasse des Hautes-Pyrénées, est conscient de ce problème : « Cela fait 4 à 5 ans que nous sommes confrontés à ces questions. Les populations se sont développées. Comme elles ne trouvent plus de quoi manger, ces oiseaux ont changé de mœurs. Aujourd'hui, il faut les réguler ou les nourrir. De plus, il en arrive d'Espagne où les aires d'équarrissages à ciel ouvert ont été fermées. Comme dans les Hautes-Pyrénées, beaucoup défendent « qu'il est désormais plus que temps que de réguler cette espèce ». Certains craignent qu'ils puissent un jour « s'en prendre, par exemple, à un randonneur blessé ».

À l'heure où l'ours commet de nouvelles attaques, celles de ces rapaces ne font qu'inquiéter encore un peu plus les éleveurs à un mois de la montée des troupeaux dans les estives.

Source : La Dépêche du Midi du 15 mai 2007

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Les vautours s'attaquent aux vaches


Divers cas d'attaques d'animaux de ferme par des vautours ont été signalés au Pays basque. Une vache a été tuée par ces rapaces vendredi dans le canton de Bidache (Pyrénées-Atlantiques).


« Une vache adulte d'environ six ans été attaquée et tuée par plusieurs dizaines de vautours affamés à Ilharre », indique à l'AFP Didier Hervé, directeur de l'Institution Patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB). D'autres faits inquiétants ont été récemment observés par des fermiers dans la région, notamment à Bergouey, autre commune du Pays basque proche de Bidache, à 30 km à l'est de Bayonne. Les attaques signalées auraient concerné un poulain, une jument et une ânesse.

Les vautours, une espèce nécrophage protégée depuis des décennies, ne s'alimentent en principe que de cadavres d'animaux repérés dans la montagne. Ces oiseaux, de plus en plus nombreux selon l'IPBH, seraient en manque d'alimentation notamment du fait de changement des modes d'élimination des déchets animaux dans les abattoirs.

La population totale de vautours a été évaluée à environ 500 couples dans les Pyrénées-Atlantiques, un chiffre qui serait en forte augmentation. Il y aurait plus de 5.000 couples de vautours dans les provinces espagnoles voisines de Navarre et d'Aragon.

Source : AFP / Plein champ du 15 mai 2007

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Onze attaques attribuées aux rapaces


Depuis mars 2007, l'observatoire départemental a relevé onze cas de dommages au bétail

La polémique enfle dans les vallées du Béarn et du Pays basque. Depuis le 5 mars 2007, onze éleveurs ont témoigné de décès de vaches, de veaux, d'ânesses, d'ânons, de juments, de poulains, de brebis et d'agneaux. Soit une perte de seize bêtes et une blessée. Ils attribuent ces dommages à des « attaques » de vautours fauves qu'ils ont vu tournoyer autour de leur bétail.
Les dommages les plus récents ont amené la préfecture des Pyrénées-Atlantiques à demander « au ministère de l'écologie, la mise en place d'un protocole d'intervention en cas d'attaque prévoyant la participation d'un vétérinaire ».
Une requête formulée depuis 2002 par les membres de l'Observatoire départemental des dommages au bétail que copréside Augustin Médevielle, maire d'Aste-Béon. « On nous a souvent promis des moyens financiers pour réaliser des analyses vétérinaires. Elles sont indispensables. Elles permettraient de clarifier les choses afin de mettre en place une indemnisation pour les cas avérés. »

Protégés.
Protégée par l'état, en raison de sa quasi-disparition dans les années 70, la population de vautours fauves a bien augmenté depuis. En 2006, on dénombrait plus de 500 couples en Béarn et au Pays basque et près de 6 200 en Espagne. Depuis 1997, le plus grand nombre de dommages répertoriés est de 41, l'an dernier. « Il ne faut pas nier les témoignages des éleveurs », explique Didier Hervé, directeur de l'Institution patrimoniale du haut Béarn, qui centralise les données de l'Observatoire. « Mais on assiste à une radicalisation des esprits alors qu'il faut agir dans la concertation. L'observatoire compte des éleveurs, des techniciens et des membres du réseau Pyrénées vivantes. » La prochaine réunion de l'observatoire n'est pas fixée. Dans le contexte politique actuel, il faudra sans doute attendre l'après-législatives.

Auteur : Odile Faure
Source : Sud-Ouest du 16 mai 2007

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Quand les vautours se transforment en fauves


Les vautours tuent dans les Pyrénées, assombrissant un peu plus la réputation de ce charognard dont Lucky Luke nous a dressé un portrait peu flatteur. Ces jours-ci, plusieurs attaques d'animaux de ferme par des vautours ont été signalées au Pays basque. Une vache a même été tuée dans le canton de Bidache (64).

Personne n'aurait imaginé que les rapaces s'en prennent au bétail vivant, étant plutôt assimilés à une espèce nécrophage qui ne se repaît que de cadavres repérés dans la montagne. Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie de Saint-Palais. « Certains fermiers ont vu près de 400 vautours », raconte un responsable de la gendarmerie.

MAIS AUSSI DES CHEVAUX
Mais la vache n'est pas la seule à avoir péri sous le bec crochu et les serres de l'oiseau. Un poulain, une jument et une ânesse ont subi le même sort. Selon l'Institut patrimonial du Haut-Béarn (IPHPB), des dizaines de morts suspectes d'animaux de ferme sont signalées chaque année dans la région. L'an passé, une trentaine de cas ont été examinés par l'Observatoire des dommages au bétail, un organisme piloté par le sous-préfet d'Oloron-Sainte-Marie.

« Ces plaintes concernent tous les cas, qu'il s'agisse d'attaques directes ou de prélèvements d'animaux, souvent des veaux mort-nés ou le placenta de femelles qui ont mis bas », souligne Martine Razin, de la Ligue de protection des oiseaux, mission rapaces.

Mais, à l'égal de l'ours, autre prédateur protégé, le vautour fauve peut-il être dangereux pour l'homme ? « Il en existe des milliers dans le monde, des tonnes de pages de récits lui ont été consacrées. Jamais une quelconque agression n'a été relatée. De toute façon, l'oiseau n'est pas armé pour ça », précise Philippe Serres qui, travaillant sur le programme «Pyrénées vivantes», voit déjà se développer une phobie autour du vautour.

Pourquoi alors ces attaques brutales ?
Pour manger, l'oiseau est capable de voler 250 km par jour, surtout s'il ne niche pas. Il s'agit souvent de vautours espagnols qui, en l'absence de neige, séjournent du côté français, le versant le plus ensoleillé. Côté Espagne, ils n'ont plus rien à manger car la plupart des provinces espagnoles ont accéléré la fermeture de leurs « muladares ». Dans ces points de nourrissage présents dans chaque village, les éleveurs abandonnaient aux vautours leurs animaux morts. De fait, les vautours ont changé de comportement. Poussés par la faim, ils se sont regroupés dans des endroits inhabituels, au sol, dans des arbres ou sur les maisons situées près d'anciens sites d'alimentation. Pour les riverains, cette présence n'a rien de franchement rassurant. Une autre version des « Oiseaux » ?

Auteur : Jean-Marie Decorse
Source : La Dépêche du Midi du 16 mai 2007

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Profession équarrisseur


Voilà quelques années que le vautour est à l'origine d'une réflexion économique. « A combien s'élèverait le coût de l'équarrissage du bétail mort si le vautour n'existait pas ? Grâce au rapace, on économise des millions d'euros chaque année », argumente la Ligue de protection des oiseaux. Le prix de l'équarrissage a même fait l'objet d'une étude du CNRS.

Le département des Pyrénées-Atlantiques possède un cheptel de 700 000 moutons. Or, la mortalité chez les ovins est estimée de 3 à 5 %, soit 28 000 ovins par an. Si on considère que le prix de l'équarrissage est de 21 € par ovin ou caprin, auxquels il faut ajouter 66 à 96 € la tonne pour la transformation industrielle (crémation, recyclage), on devine le niveau de dépenses généré par le traitement des bêtes, qui plus est réputées impropres à la consommation.

De plus, ajoutent les défenseurs du vautour, l'équarrissage naturel favorise le maintien de la biodiversité. C'est à ce titre aussi que l'Europe a voulu protéger cet oiseau qui nettoie intégralement les carcasses et ne laisse que les os abandonnés aux gypaètes barbus.

Auteur : Jean-Marie Decorse
Source : La Dépêche du Midi du 16 mai 2007

 

Observations du Webmaster

  1. Le cheptel des Pyrénées est de environ 600 000 brebis dont prés de la moitié dans les Pyrénées-Atlantiques (Béarn et Pays-Basque)
  2. Les estimations de 3 à 5% de mortalité ne reposent sur aucune référence scientifique.
  3. A partir des 2 points ci-dessus, nous avons une idée du sérieux de l'article.

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"Respecter les témoignages des éleveurs "


« L'inquiétude monte ».
Didier Hervé, le directeur de l'Institution patrimoniale du haut Béarn a pu le constater, jeudi soir, à l'occasion de la réunion qu'il organisait à Oloron.
On y croisait des agriculteurs, les représentants du centre ovin et d'un groupement de vétérinaires, le président de la Chambre d'agriculture et des élus locaux. Une trentaine d'éleveurs ont des dégâts imputés aux vautours. Le secteur le plus touché se situe entre Saint-Palais, Bidache et Saint-Jean-Pied-de-Port. Les cas sont moins nombreux en zone de montagne.
« Les éleveurs présents souhaitaient des mesures. Et avant tout qu'on respecte leurs témoignages. Puis l'organisation d'une surveillance et la mise en place d'expertises. Ils sont favorables à une gestion de la population. La question est de savoir si le statut de cette espèce protégée depuis 1976 doit être adapté. Mais ils se montrent prudents face aux indemnisations. Nous sommes un peu dans la même problématique que l'ours. »

Source : Sud Ouest du 2 juin 2007

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Le test « vautour »


Des vétérinaires proposent leur méthode pour établir qu'une bête est morte ou non du fait des vautours


"L'analyse nous dit si l'animal était vivant ou mort quand il a été mordu par les vautours": Véronique Zénoni, du Groupement technique vétérinaire des Pyrénées-Atlantiques, a détaillé jeudi soir, à la Maison des vallées d'Oloron, à la demande de l'IPHB (lire ci-contre), le protocole qui permet de répondre à la question cruciale, au centre de la polémique entre éleveurs et environnementalistes, ces derniers soutenant formellement que les vautours ne s'attaquent qu'à des bêtes mortes.
Fiable, cette autopsie in situ l'est sous certaines conditions : « L'idéal est que le vétérinaire intervienne le jour même, sur un cadavre non déplacé et protégé », souligne le Dr Zénoni. Cette méthode proposée depuis deux ans par les « vétos » du Groupement reprend celle utilisée sur les animaux tués par la foudre. Elle fait procéder à une analyse des tissus (examen histologique) : « Il faut bien cerner l'endroit du corps de l'animal que les vautours ont attaqué en premier. Si la bête était encore vivante, on le verra au microscope, car le sang circulait encore à ce moment-là. »

La part du vautour.
Le Groupement propose une convention, et sur le plan pratique un numéro d'appel unique : « On pourrait ainsi faire la part de ce qui est réellement dû aux attaques des vautours. »
Pour Didier Hervé, directeur de l'IPHB, l'étude de rentabilité est vite faite : « Avec le déplacement du véto, chaque intervention coûterait entre 200 et 250 euros. Ce n'est pas rien, mais quand un éleveur perd une vache ou un veau, il perd 2 500 euros ! » Systématisées aux cas de l'année dernière, ces analyses auraient coûté 5 000 euros, extrapole M. Hervé. Plus : en fonction des attaques avérées (60 à 70 % selon lui) et sur la base du barème d'indemnisation des dégâts d'ours, il aurait fallu payer aux éleveurs 20 000 euros. Serait-ce si cher payé pour la paix des vallées béarnaises et des pacages du Pays basque ?? On en est à ce jour à 27 témoignages de dommages, en 2007.

Auteur : Thomas Longué
Source : Sud Ouest du 2 juin 2007

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Historique des prédations et situation au 7 juin 2007


Les chiffres les plus fantaisistes circulent sur certaines listes de dialogue et certains forums quand au nombre de dossier ouvert liés aux sinistres occasionnées par des vautours. Selon l'IPHB qui gère l'observatoire départemental des dommages au bétail la situation officielle est la suivante :

Les témoignages transmis à l'IPHB sont :

  • 2002 : 19 dossiers
  • 2003 : 7
  • 2004 : 34
  • 2005 : 25
  • 2006 : 41
  • 2007 : L'Observatoire va se réunir à la fin du mois juin. Tous les dossiers ne sont pas encore parvenus. A ce jour l'IPHB a eu connaissance de 31 cas mais ces dossiers doivent être validés et complétés lors de la prochaine réunion de l'Oservatoire Départemental des dommages au bétail le 29 juin 2007.

Source des chiffres : IPHB, le 7 juin 2007

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Vautour contre planeur : "Le vautour qui a fondu sur nous"

Vautour contre planeur en 2003 - Agrandir


Installé dans la région paloise, un pilote de planeur n'a jamais oublié le jour où, en 2003, un vautour a percuté son appareil, brisant la verrière du cockpit et blessant son passager


Les vautours changent-ils de comportement ? Bernard, un pilote de planeur installé dans l'agglomération paloise, n'a pas la réponse à cette question. Mais le débat engagé récemment autour de ces rapaces a ravivé chez lui un souvenir qu'il n'oubliera jamais.
La scène qu'il garde encore très précisément en mémoire s'est déroulée le 30 juillet 2003, à 2 200 mètres d'altitude, dans les Pyrénées ariégeoises.
Instructeur d'un stage de vol à voile, Bernard survolait le Mont Valier à bord d'un planeur Centrair 201 où avait également pris place l'un de ses élèves.

« La verrière a explosé ».
« Nous effectuions une spirale à gauche, dans une ascendance, à cinquante mètres du sol » raconte-t-il.
« Je m'apprêtais à rentrer au terrain lorsque j'ai aperçu un vautour au-dessus de nous. J'avais l'habitude de voler à proximité de ces oiseaux. Mais, tout d'un coup, celui-là a foncé vers le planeur, ailes repliées, pattes en avant, comme une pierre qui tombe ».

« Il a explosé toute la verrière avant du cockpit, et mon passager s'est retrouvé dans les choux, évanoui, un bras pendant à l'extérieur de l'appareil, et avec l'oiseau sur lui. Il saignait de partout ».
« J'ai tout de suite plongé vers la vallée, et réalisé que - malgré le choc - le planeur était pilotable ».

L'appareil s'est posé à Saint-Girons. Le passager avant ayant encore sur lui le cadavre du vautour.
Victime d'un traumatisme crânien, le jeune homme est resté trois jours à l'hôpital. Et le Bureau enquête accidents a conclu à une méconnaissance du péril aviaire de la part de l'instructeur.

L'avis d'un fauconnier.
Des conclusions qui n'ont pas vraiment satisfait le pilote du planeur accidenté. D'autant plus qu'une longue discussion engagée par la suite avec un fauconnier n'a pas manqué de le troubler.
« Il m'a expliqué que les vautours accompagnent leurs petits pendant une certaine période, à un endroit éloigné de leur territoire, et qu'ils leur apprennent à coloniser ce secteur. En leur montrant aussi comment chasser ».
« Je lui ai confié mon étonnement de voir un oiseau s'en prendre à un planeur ayant une envergure de vingt mètres. Il m'a répondu qu'en fait, les rapaces n'avaient aucune notion de la dimension ou du danger ».
« Selon lui, ce genre de comportement allait d'ailleurs se reproduire. Car les colonies de vautours se développent, et cherchent de la nourriture. Les charniers mis à leur intention dans la nature disparaissant, ces animaux - qui sont à l'origine des charognards - peuvent adopter un comportement de prédateur ».


La LPO sceptique.
Un récit qui laisse dubitatif Pascal Orabi, coordonnateur d'un plan national de restauration du vautour sur le Sud-Est et les Pyrénées pour la Ligue protectrice des oiseaux (LPO). Sans mettre en cause la bonne foi du pilote, ce spécialiste - qui est aussi un adepte du deltaplane - rappelle qu'un vautour, animal essentiellement nécrophage, « n'est pas un aigle » et n'a par ailleurs pas le réflexe de défendre sa progéniture. Tout comme il souligne la rapidité avec laquelle les jeunes rapaces prennent leur indépendance vis-à-vis de leurs géniteurs.
Par contre, estime-t-il, le risque de collision peut être grand lorsqu'un planeur, en montée dans une thermique à plus de 100 km/h, vole au-dessus de crêtes, à peu de distance des lieux de reproduction des vautours, qui nichent dans les parois rocheuses. La LPO expliquant par ailleurs dans un rapport sur l'accident, diffusé sur Internet (composer : F-CGTN) que « le réflexe d'un oiseau voulant éviter un intrus ou se sentant agressé, est de plier une ou les deux ailes et de plonger ».
« Je ne suis pas contre ces oiseaux et j'ai plutôt la fibre écologique » estime pour sa part Bernard. « Mais je sais bien ce qui m'est arrivé. Et une choseest sûre. Je ne suis pas allé jouer avec le vautour qui a fondu sur nous ».

Auteur : J.-J. N
Source : Sud-Ouest du 16 juin 2007

Commentaire et rapport du BEA


Le BEA (Bureau d'Enquêtes et d'analyses pour la sécurité aérienne civile a établi un rapport d'enquête sur cette accident survenu le 30 juillet 2003 dans le secteur du Mont Valier (09) au Centrair 201 B "Marianne" immatriculé F-CGTN. Il précise :

Circonstances

Le vol se déroule dans le cadre d'un stage de découverte du vol à voile.

L'instructeur indique qu'alors que le planeur est en spirale à gauche dans une ascendance près du relief, un des vautours évoluant au-dessus de l'aéronef replie brusquement ses ailes et plonge. L'oiseau (voir photographie ci-dessous) heurte la verrière, pénètre dans le cockpit, blessant ainsi l'élève en place avant qui s'évanouit. L'instructeur s'assure que le planeur peut poursuivre le vol. Il contacte par radio le personnel au sol afin de prévenir les secours et revient atterrir sur l'aérodrome de Saint-Girons. Le passager reste inconscient jusqu'à l'atterrissage.

L'instructeur ajoute qu'il n'avait jamais observé de telles réactions chez ces rapaces.

Des pilotes habitués à voler sur le versant espagnol, où les colonies de vautours sont très importantes, précisent qu'ils évitent de voler sous les rapaces.

La Ligue pour la Protection des Oiseaux recommande de ne pas trop s'approcher des vautours pour chercher des ascendances thermiques ou pour les photographier et en aucun cas par dessous. En effet, le réflexe d'un oiseau voulant éviter un intrus ou se sentant agressé est de plier une ou les deux ailes et de plonger.

Source : BEA


Il n'est pas fait mention d'une erreur de pilotage mais de simples recommandations de pilotes ayant l'habitude de voler dans des lieux où la présence des vautours est importante. Par ailleurs, la LPO donne une indication mais il est parfois d'ifficile d'apprécier le bon et le mauvais avec cet organisme. Il serait peut-être souhaitbale que des règles de pilotage au milieu des rapaces soient clairement dictées, ce qui ne semble pas être le cas. Toute fois, les rapaces étant partout dans les Pyrénées, notamment les vautours, et arrivant de manière inattendue, il est difficile de prévoir l'imprévisible. Dans le cas du Valier il n'existe aucune colonie importante de vautours concentrées en un lieu surtout en 2003.

Louis Dollo, le 4 septembre 2007

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Alors le chasseur fit feu sur « l'épouvantable bête »


En 1949, Pierre Poussimour tua de deux coups de fusil de chasse un vautour qui s'en prenait à une vieille femme isolée

« Radar », un journal de l'époque, en fit sa « une » pleine page, le 25 septembre 1949 : sous le titre « J'ai vu le vautour s'abattre sur moi », un dessin montre le rapace fondant toutes serres dehors sur une vieille femme épouvantée par « l'épouvantable bête » (sic). À gauche de la scène, un chasseur épaule son fusil. C'est Pierre Poussimour.
Qui devint le héros de Bruges, pour avoir tué le rapace de deux cartouches de chevrotines. En pages intérieures du journal, une photo de groupe montre le chasseur aux côtés du maire de Bruges de l'époque, l'instituteur Rémi Rey, derrière la dépouille du rapace aux ailes déployées dans toute leur envergure.
Pierre Poussimour, qui était facteur à Asson après avoir fait carrière jusqu'au grade d'adjudant au 18e RI de Pau, est mort en 1975, à l'âge de 72 ans. Mais l'histoire est restée dans la mémoire familiale. D'autant que l'original de la photo, prise en 1949 donc, et manifestement par un professionnel, a été retrouvé chez les Naude, autre vieille famille de Bruges, dont est issue Béatrice, l'épouse de Gilles Poussimour, 46 ans, petit-fils du chasseur.

Père taiseux.
Fernand Poussimour, 74 ans, père du précédent, aurait été le seul susceptible d'être sur la vieille photo : « Je n'y suis même pas, car à l'époque j'étais apprenti à Turboméca ». De l'histoire, il n'en sait guère plus que ce qu'en rapporte le journal à sensations : « Mon père chassait la caille quand il a entendu les cris de la vieille dame, Mme Majourau (74 ans), qui vivait avec sa fille, dans une maison isolée, à Poueyssus, sur la route de Mifaget. Il ne m'en a jamais parlé. C'est qu'attendez ! À l'époque, on ne discutait pas avec son père comme je le fais moi-même aujourd'hui avec mon fils ou mon petit-fils ».
Un petit-fils, Ludovic, 22 ans, qui, question chasse, et contrairement à Fernand, tient furieusement de son arrière-grand-père

Source : Sud-Ouest du 16 juin 2007

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Est-ce encore les vautours ?

Les brebis ont roulé dans ce couloir sous le Pic Laguerre. Une est restée dans le gave - Ph. L. Dollo

Hier après midi, alors que les vautours tournoyaient au-dessus d’Estaing sur la montagne du Paret et que la fête battait son plein au lac avec Eolo Tempo, Jean-Christophe, le berger qui vient de Berrogain-Laruns près de Mauléon (Pyrénées-Atlantiques) constate la perte de 7 brebis de race manesch têtes rousses et noires. « Elles ont roulé dans la pente. Il y en a encore une dans le gave ». Ont-elles été tuées vives par les vautours ? Personne ne peut le dire. Mais alors pourquoi sont elle tombées ? « L’an dernier j’avais eu le cas sur une seule mais cette année cela fait déjà 7 » s’inquiète le berger. Ce matin, avec les gardes du Parc National, il montera sous le Pic Laguerre pour essayer de comprendre mais aussi pour en récupérer 4 qui se sont réfugiées sur une vire et n’en bougent plus depuis hier.

Auteur : Louis Dollo
Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne samedi 16 juin 2007-10h47

C'était bien des vautours... ils ont recommencé...

Vidéo d'une attaque de vautours à Estaing (Hautes-Pyrénées) sur 9 brebis

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Réaction d'une internaute


Bonjour !

Je vous assure, je n'ai rien bu, ni rien fumé !!!!!!
Je viens de voir 3 VAUTOURS FAUVES à BAUVIN, département du Nord de la France !!!!!!!!
Surréaliste !!!! J'en reviens toujours pas !!!!!
Ils se dirigeaient vers Billy berclau (Pas de Calais), d'Est en Ouest !!!!!
Un truc démentiel !!!!
Vous imaginez pas !!!!
J'en tremble encore !!!!!
3 VAUTOURS FAUVES !!!!!
Espérons qu'ils regagnent vite leur territoire d'origine, parce que pas grand chose à manger ici....
A vos jumelles !!!!

Muriel

Commentaires


Ce qui est surréaliste c'est d'avoir une telle réaction.
Si vous en tremblez encore de voir 3 vautours fauves en vol, imaginez ce qu'il en est lorsque vous en avez 100 à 200 dans votre prairie autour de votre troupeau.
C'est ce qui se vit au Pays Basque et une partie du Béarn. En moins grande quantité sur les autres régions des Pyrénées. Et en plus il y a des ours…
Même sur les toits de maison comme sur une de ces photos ci-dessus !
Les vautours n'ont plus à manger. Ils vont se répandre un peu partout. Inutile d'en élever pour en relâcher comme fait la LPO

Louis Dollo, le 20 juin 2007

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Vautours : 30 000 € pour des expertises vétérinaires


Une phase d’expérimentation est en cours pour apporter des éléments scientifiques face aux attaques dont fait l’objet le bétail

L’observatoire départemental des dommages au bétail a annoncé hier à Oloron le lancement d’une phase d’expérimentation afin d’approcher de manière plus scientifique les dégâts causés au bétail par les vautours. Ces dernières semaines, les témoignages d’attaques de rapaces sur des animaux de ferme se sont multipliés en Pays Basque. Hier les pouvoirs publics ont fait savoir qu’une enveloppe de 30000 euros allait accompagner le dispositif.

Jusqu’à présent, l’observatoire des dégâts au bétail permettait de recueillir les témoignages mais ceux-ci ne donnaient pas lieu à des vérifications ou à des expertises se prononçant sur la responsabilité réelle du vautour. "Ce qu’il manque, c’est une expertise scientifique basée sur une méthode. L’octroi des crédits spécifiques de la Diren va permettre de l’organiser grâce à un réseau de vétérinaires", a déclaré hier la préfecture. Une image plus précise de l’état de santé du bétail et du rôle des vautours dans les décès permettra de mieux comprendre les circonstances dans lesquelles les dommages surviennent. Aucune participation ne sera demandée aux éleveurs.

L’observatoire a indiqué hier que le nombre de dommages déclarés "est en forte augmentation pour le début 2007". Le service de l’Office de la chasse et de la faune sauvage a enregistré 34 témoignages au 19 juin contre 33 pour toute l’année 2006.

"L’élément nouveau en 2006 et 2007 réside dans la localisation des sinistres, à savoir à proximité des fermes et des habitations dans le piémont pyrénéen et au Pays Basque", explique l’observatoire.

Il ajoute qu’il convient toutefois de préciser que "l’intervention des vautours est souvent consécutive à d’autres phénomènes qu’ils masquent", comme des prédations causées par d’autres animaux (chiens, corbeaux, renards), des pathologies (infections, prolapsus utérins) ou des accidents (fractures, immobilisations dans les barbelés).

L’observatoire a enfin indiqué sans plus de détails que l’expérience menée en Espagne pour indemniser les éleveurs "peut servir de base de réflexion" de ce côté des Pyrénées aussi.

Source : Le Journal du Pays Basque du 30 juin 2007

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Vautours : L'État pilotera


L'explication a été «franche», hier à Oloron, entre le préfet Cabane et Jean Lassalle, au siège de l'IPHB

Emanation de l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB), l'Observatoire départemental des dommages au bétail, quelles que soient les « limites scientifiques » que lui voit le préfet Marc Cabane, est apparu hier à Oloron comme le creuset où l'État d'un côté, les élus et représentants des éleveurs locaux de l'autre, ont plus qu'intérêt à s'entendre. Face à l'ampleur que prend le phénomène des attaques de vautours sur le bétail. Car, constat de l'Observatoire : elles sont en augmentation « très significative » depuis deux ans, et elles sont apparues précocement cette année, dès le mois de mai.

L'État aux commandes.
Le préfet l'a clairement réaffirmé hier : c'est lui qui gérera directement les crédits (30 000 Euros) consentis par le ministère de l'écologie, pour financer les examens nécropsiques (autopsies), sur les bêtes attaquées, ou présumées l'avoir été par les charognards.
Ils se feront sous la responsabilité des vétérinaires du réseau mis en place par le GTV (Groupement technique vétérinaire) à l'échelle du département et ne coûteront rien aux éleveurs. Quant aux indemnisations, c'est autre chose. « On va mettre en place le dispositif d'intervention de ce réseau de telle manière qu'il puisse intervenir le plus rapidement possible », a dit Marc Cabane. Sans omettre de « saluer le travail de commission des vallées, qui continuera ».

Ambiance « Lucky Luke ».
L'IPHB ne saurait rester que la chambre d'écho d'une « ambiance à la Lucky Luke » - le mot est du préfet Cabane -. Et dont Jean Lassalle serait le Averell Dalton en mille fois plus intelligent ? Au reste, « l'Observatoire » que copréside Augustin Médevielle, « l'inventeur » de la Falaise aux vautours, à Aste-Béon du temps où le rapace était en voie de disparition, donne tous les gages de son intérêt pour lui.
La problématique est transpyrénéenne - le sous-préfet d'Argelès-Gazost (Hautes-Pyrénées), Emile Soumbo, était présent, hier -. Elle a sa source en Aragon et en Navarre, où la fermeture des « muladares » (charniers de l'industrie porcine) à l'automne dernier, a affamé une colonie de vautours fauves (20000) dix fois plus nombreuse qu'en Béarn (1600 vautours dans les Pyrénées-Atlantiques).

Le vautour dans la campagne.
Un débat sur la politique de l'espèce, rappelons-le protégée, est donc indispensable avec les autorités espagnoles. Le préfet croit savoir que celles-ci reconstitueraient des aires de nourrissage. Or, pense-t-il, « faire du vautour un auxiliaire de l'activité agricole industrielle n'est pas convenable ; il faut en faire un auxiliaire du pastoralisme traditionnel ».

En cela, rien de quoi froisser Jean Lassalle. Le vautour a hanté sa campagne électorale : « Je m'attendais à tout sauf à ça ». Mais sa réélection l'a rendu magnanime, vis-à-vis d'un préfet très cordialement pris en otage jusqu'au dernier des chants béarnais, basques et bigourdans de fin de repas : « L'IPHB, c'est là où l'on se rend quand on ne peut plus rien ailleurs ».

Auteur : Thomas Longué
Source : Sud-Ouest du 30 juin 2007

Comment l'Etat pilotera-t-il ?


Actuellement la nition de "pilotage" par l'Etat est une forme de nébuleuse compléte. Qui fait quioi ? Pour qui ? A qui s'adresser ? Qui va bénéficier des expertises "véto" ? Etc.... autant de questions sans réponse.
La volonté de vouloir désaisir l'IPHB de cette mission qu'il méne sans problème depuis 5 ans existe toujours. Comportement revenchard totalement idéologique dont seuls les éleveurs en feront les frais.
L'ONCFS dont on connait les limites et certains comportements excessifs au sujet de l'ours ne semble pas le mieux placé pour appaiser les craintes...
Le Parc National semble sur les rangs, mais dans quel état d'esprit ? Les propos et le comportement récent d'un de ses "spécialistes" fait froid dans le dos et diverge avec la volonté apparente de son directeur qui tente de rassurer tout le monde.

Au final, ce seront encore les éleveurs qui en feront les frais face à un mouvement écologiste absent du terrain mais toujours prêt à la manipulation et au lobbyisme.

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Attaque de vautours fauves au col du Soulor


Dimanche soir vers 18h, impressionnante attaque de vautours fauves sur une génisse saine de 9 mois appartenant à Bernard Allègre, de Bruges dans les Pyrénées-Atlantiques. Venu comme d’habitude pour surveiller son troupeau de bovins qui estive sur le Col du Soulor, plus précisément sur le GR 10 descendant à Arrens, il n’a pu que constater une attaque en règle d’environ 150 vautours sur une bête vivante et saine. Accompagné de sa fille de 11 ans, il n’a pu rien faire face à la curée sur un animal qui bougeait encore. Une heure après, il ne restait que la peau et les os. Ce matin, les gypaètes pourront terminer le travail d’éboueur de la montagne avec les os. Bien entendu, pas de film possible pour justifier ce qu’il a pu voir en se tenant à distance pour ne pas se faire agresser. Mais les faits sont bien là : la bête était vivante et saine.

Auteur : Louis Dollo
Source : Lourdes-Infos mardi 3 juillet 2007 - 7h27

Témoignage de N.M.

Rentrant d'un séjour dans les Pyrénées, et plus particulièrement de la vallée du Lavedan, je viens de lire votre article daté du 3 juillet sur l'attaque des vautours fauves, le lundi 2 juillet au soir au col du Soulor.
Eh bien, figurez-vous que le jour même, lundi 2 juillet 2007, aux alentours de midi, mon mari, une amie et moi-même, après un arrêt au col du Soulor, face à l'auberge des marmottes, au pied du Grand Gabizos, avons été surpris par, ce que je pourrais appeler, un attroupement...
Ayant pris immédiatement mon appareil photos en zoomant pour voir ce qu'il se passait à environ 600 m du col (vous avez la réponse dans les photos ci-jointes), 70 vautours fauves étaient en train de festoyer autour d'une carcasse, grosse carcasse, apparemment (photo 2219 qui ne semble pas être une carcasse d'agneau mais plutôt à une carcasse de blonde d'aquitaine ?....).... terrifiant ! Jamais vu !!! (Originaire de Charente-Maritime... je parcours les Pyrénées depuis plus de 30 ans...).
Je me permets donc de vous adresser les photos prises ce jour là, malgré le crachin qui tombait, empêchant une certaine netteté.
Nous constatons cependant que les charognards s'en donnent à coeur joie. Je voulais témoigner par images ce que nous avons vu à 12 H 30, avant de nous diriger vers le lac d'Estaing par le col des Bordères.

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Témoignage d'une attaque sur une brebis


Elle travaille dans une ferme du Béarn et nous a communiqué ce témoignage...
Bien sûr, il ne s'est rien passé... Elle a cru voir.

J'ai malheureusement assisté il y à 4 ou 5 ans à l'attaque d'une brebis.
Allant voir les chevaux en estive au Merdanson (au-dessus de Bruges) une brebis était coincée sur le dos entre deux cailloux. Avant que nous ayons pu intervenir, les vautours se sont jetés sur elle. Ils lui ont crevé les yeux, puis arraché la langue, elle hurlait, on voyait gicler le sang, nous n'avons pas eu le temps de la contourner pour la secourir sans nous mettre dans l'axe d'envol des oiseaux
Nous étions à moins de 50M,
Lorsque j'ai raconté cette mésaventure à un garde du parc national il m'a toisé et m'a répondu que j'avais "cru voir"....


S. L.

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Capture d'un vautour fauve


Surprise pour Bernard Benoit Godet : mercredi, alors qu'il circulait en tracteur sur le chemin de La namphées, il voit ce gros volatile en train de déguster une délivrance de bovin au milieu d'un troupeau de vaches.
La mère du nouveau né s'était mise à l'écart mais ses congénères se ruaient sur l'intrus.
Bernard s'approche et le volatile n'oppose aucune résistance à sa capture. Il l'amène au garage communal, où il est mis dans une cage grillagée. De nombreux curieux sont venus admirer ce vautour, un animal magnifique et de belle taille.
Pierre Blanc, lieutenant de louveterie, et un agent des services vétérinaires délégués par le PNR du haut-Jura sont venus constater cette prise peu commune.
L'oiseau a été emmené par les services vétérinaires pour identification formelle en attendant de connaître l'avenir qui lui sera destiné.

Source : Le Progrès - Lyon du 6 juillet 2007

Malheureusement, ce vautour très dénutri (5200g) avait atteint le stade critique. Malgré perfusion, vitamine B (prévention de "la tournante" liée à carence en vitamine B, présente dans les panses d'herbivores), déchoquant, lampes et tapis chauffant, il avait entamé un processus d'autolyse irréversible (dysfonctionnement rénal et hépatique, perméabilité des parois intestinales) et après avoir été maintenu en vie 24h, il est mort de faiblesse et de déshydratation.
Le stress de la capture (30 mn de course poursuite, parait-il) s'ajoutant à sans doute plusieurs semaines de quasi-jeûne ne doit pas être étranger à cette extrème faiblesse.

Centre ATHENAS
Sauvegarde de la Faune Sauvage en Franche-Comté et Bourgogne Est

Tel : 03 84 24 66 05 ou 06 76 78 05 83

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Encore une attaque de vautours à Estaing : 9 brebis tuées


A la mi-juin, un troupeau situé sous le lac d’Estaing, à proximité de la route, avait fait l’objet d’attaques répétées de vautours sur des bêtes en bonne santé. Au total, 7 brebis ont été tuées. Ce matin, les rapaces - ils étaient une vingtaine - ont remis ça sur le même troupeau, pratiquement au même endroit que la fois précédente. Neuf brebis ont été tuées. La scène aurait été filmée. Nous essayons de retrouver le film pour le mettre en ligne. -

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne lundi 9 juillet 2007- 14h46

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A qui appartient ce vautour ?

Maryline y va de son petit commentaire... On la comprend !

Cliquez sur les photos pour agrandir
Il est bien connu qu'un animal sauvage n'a pas de propriétaire. Un éleveur victime d'un sinistre lié au vautour ne reçoit aucune indemnisation contrairement aux dégâts du grand gibier (animal sauvage chassable) indemnisés par les fédérations de chasseurs et les sinistres d'ours ou de loup.
Néanmoins, certains vautours sont bagués. Ca bagage a eu lieu, en général au nid, avant l'envol. Celui-ci trouvé au cours d'une attaque sur un troupeau à Estaing aurait été bagué à la falaise aux vautours en vallée d'Ossau. Qui peut confirmer ? Quand ?
Vous avez dit " attaque " ? Il est bien connu qu'un vautour n'est pas un prédateur. C'est la version officielle et scientifique. C'est aussi tout ce que les ouvrages peuvent dire. Prétendre le contraire est suspect et fait l'objet de toutes les attaques notamment des ultra-environnementalistes. Et pourtant !
Après plusieurs années, les pouvoirs publics ont admis que les vautours pouvaient s'attaquer à des bêtes vivantes notamment celles pouvant être affaiblies, malades… Cela est tout à fait exact. Mais alors, comment expliquer qu'à plusieurs reprises, sur plusieurs jours, de nombreuses brebis en estive à Estaing aient fait l'objet d'attaques multiples entraînant la disparition de 30 brebis ? Doit-on croire que ce troupeau avait 30 brebis malades ?
Difficile à admettre et probablement qu'il faudra attendre encore quelques années pour que les pouvoirs publics admettent que le vautour a aussi un comportement de prédateur. Mais dur pour faire tomber toutes les certitudes de la science lorsque ce ne sont pas des scientifiques qui font les observations.


Vautours au cours d'une attaque le 10 juillet 2007 à Estaing (Hautes-Pyrénées)
La vautour bagué est à droite, en bas.

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Des vautours attaquent une vache près du col d'Andorre

Mardi 10 juillet, encore une vache saine et vivante a été attaquée par des vautours prés du col d'Andorre dans le Val du Bergons au-dessus de Salles-Argelès. Cette vache appartenait à Dominique Nograbat.
Une "expertise" de l'ONCFS a eu lieu le jeudi 12 juillet. Il a été invoqué "une blessure à une patte". Si pour une blessure à une patte, une génisse se fait dévorer par les vautours, c'est donc bien la preuve que les vautours s'attaquent au vivant.
Mais pire encore, sur place et photo pour preuve, la vache n'a strictement aucune blessure aux pattes et elle a été attaquée par la tête et la vulve avec un trou à l'abdomen : situation classique.

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Des vautours pyrénéens affamés mettent le cap au nord


Garanti 100 % : le vautour a pris le petit agneau dans ses griffes et s'est envolé avec pour le dévorer." Ce genre de témoignage s'est répandu à loisir ce printemps dans le Béarn et au Pays basque. Des éleveurs en Soule ont également fait état de vols inquiétants sur leurs troupeaux, voire de rapaces menaçant des bêtes isolées. Et chacun de s'interroger : le vautour est-il en train de muter, de passer de l'état de nécrophage à celui de prédateur ?

En grand nombre dans les Pyrénées, le vautour se nourrit normalement soit de charognes d'animaux (brebis ou vaches) morts dans la montagne, soit de dépouilles qui lui sont abandonnées par l'homme, souvent selon des pratiques ancestrales. Ainsi existent sur le versant espagnol des muladares, des décharges à ciel ouvert où l'oiseau vient se nourrir tout en nettoyant la nature.

OISEAU TRANSFRONTALIER
"Pour la plupart, les histoires de ces dernières semaines ne tiennent pas debout, tempère Denis Vincent, responsable de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) en Aquitaine. Elles sont de seconde main. Par exemple, il est impossible qu'un vautour emporte dans des serres qu'il n'a pas un animal plus lourd que lui, a fortiori vivant." Pourtant, l'observatoire des dégâts au bétail des Pyrénées-Atlantiques fait état de dommages déclarés "en forte augmentation pour le début de 2007" avec 34 témoignages au 19 juin, contre 33 pour tout 2006. Avec un fait nouveau, "la localisation de sinistres, à proximité des fermes et habitations dans le piémont pyrénéen et au Pays basque".

A la mi-juin également, le quotidien belge Le Soir signalait "200 vautours aperçus planant sur les Ardennes ou sur le plat pays flamand". Et le journal d'expliquer que si ces grands rapaces sont si loin de leurs bases (l'Espagne est à 1 200 km à vol d'oiseau), la faute en revient à une directive sanitaire européenne adoptée, en 2003, pour lutter contre la propagation de la maladie de la vache folle. Pour s'y conformer, les autorités ibériques ont fermé les muladares, et les charognards sont allés chercher leur pitance ailleurs. "Rien de bien nouveau, commente Denis Vincent, puisque depuis des années sont repérées des migrations temporaires au nord, par exemple vers le Médoc, où ces volatiles nettoient les plages, avant de regagner leurs gîtes dans les falaises pyrénéennes."

La faute à l'Europe, la faute à l'Espagne ?
L'association flamande de protection des oiseaux a disposé des kilos de viande dans une prairie "pour que les rapaces reprennent assez de forces" et retournent dans les Pyrénées. Les uns et les autres demandent à l'Espagne plus de souplesse autour des muladares. Sans doute leur ampleur a-t-elle contribué à accroître les populations : il y aurait 580 couples de vautours côté français, dans les Pyrénées occidentales, mais dix fois plus en Navarre et en Aragon.

Toujours est-il qu'au nord des Pyrénées, les autorités entendent vérifier la thèse d'une adaptation conjoncturelle des rapaces : "Ce qui manque, c'est une expertise scientifique basée sur une méthode. L'octroi de crédits spécifiques (30 000 euros) va permettre de l'organiser grâce à un réseau de vétérinaires", indique la préfecture de Pau. Sur un plus long terme (d'ici à la fin 2007), il faudra comprendre l'état exact du bétail et les circonstances des dommages.

"L'intervention des vautours, précise l'Observatoire départemental des dégâts au bétail, est souvent consécutive à d'autres phénomènes qu'ils masquent" : prédations de chiens ou de renards, infections ou accidents. Le vautour étant un transfrontalier confirmé, la LPO aimerait que ce dispositif et le dossier prennent la dimension du massif pyrénéen.

Auteur : Michel Garicoïx
Source : Le Monde du 17 juillet 2007

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Ariège : Après l'ours, les vautours


Jusqu'à présent aucune attaque de vautours sur des brebis en estive n'avait été constatée en Ariège. Mais des randonneurs affirment avoir assisté le 14 juillet au véritablement harcèlement d'un troupeau par une centaine de charognards, sur une crête qui domine l'étang Blaou, entre Aston et L'Andorre. Effrayées, sept brebis ont dévalé la pente avant de s'écraser en contrebas .

Source : La Dépêche du Midi 20 juillet 2007

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Une attaque sous surveillance au Soulor


Brebis pleine de 2 agneaux avant l'attaque

Une brebis attaquée par les vautours au Soulor : le berger la défend


Ce matin, au col du Soulor, tout semblait calme… comme lundi dernier. Encore que Jean-Pierre, accompagnateur en montagne et berger, retrouvait un groupe de clients qu'il conduit à travers les estives du Soulor au Bazès. Lundi matin, il était fier de nous montrer une brebis (photo ci-contre) probablement pleine de deux agneaux. « Elle mettra bas dans un ou deux jours, il faudra que je la surveille à cause des vautours. » La brebis est calme, elle reste entre les jambes du berger, les enfants peuvent la caresser.
Ce matin, comme pratiquement tous les jours, il était vers 10h, à proximité du troupeau juste au-dessus du col du Soulor. La brebis allait mettre bas. Mais tout à coup les vautours sont arrivés et là c’est la bagarre pour la survie de la brebis. Aux dernières nouvelles, le berger a pu sauver sa brebis qu’il faudra sans doute soigner. Nous en saurons plus dès que Jean-Pierre sera joignable par téléphone et qu’un responsable de l’ASPP 65 parti sur place aura pu faire les constats. Le fait est que les estives ne sont pas aussi calmes qu’on ne l’imagine.
(Louis Dollo) - Lourdes-Infos - Mis en ligne mercredi 1er août 2007 - 12h50

Col du Soulor : la brebis va bien

Jean-Pierre le berger est arrivé à temps. Il était sur place et a pu faire partir la vingtaine de vautours. Il a pu aussi observer la technique des rapaces s'attaquants clairement au vivant. Après avoir mis bas de 2 agneaux en parfaite santé, les vautours sont venus piquer le pie de la brebis pour l'écarter des deux agneaux. Une fois saignée, la brebis devient autant une proie que les agneaux vivants. Le berger est arrivé à son niveau, a pu prendre les agneaux et se précipiter sur la brebis pour la protéger. Il a fallu l'isoler un certain temps pour que les vautours partent. Une fois soignée, brebis et agneaux ont repris leur place dans le troupeau. La journée s'est bien passée sans retour des vautours.

Bien sûr, la scène n'est pas filmée. Nous ne sommes pas à Hollywood. Officiellement il n'y a pas de preuve. Donc officiellement le berger sera un menteur. Ses clients (le berger est aussi accompagnateur en montagne et exerce uniquement sur son estive toute la journée) sont arrivés quelques minutes plus tard. Ils n'ont vu que le résultat. Ils ont compris. Mais officiellement ils n'ont rien vu.
C'est ainsi que sont traités les bergers et éleveurs pyrénéens depuis des dizaines d'années.

Louis Dollo, le 1 août 2007 à 18h30

Une brebis attaquée au col du Soulor


« On va encore prétendre que les bergers racontent des histoires, mais là, avec trente touristes autour de moi ?.» : il était 10 heures, hier matin, quand Jean-Pierre Pommiès, un berger qui est également accompagnateur en montagne, a vu une colonie de vingt à trente vautours tournoyer au-dessus de son troupeau de moutons, sur les pentes du Cap d'Aout, à 1600 m d'altitude, au-dessus du col du Soulor.
Saisi d'un pressentiment, d'autant qu'il savait depuis la veille l'une de ses brebis sur le point de mettre bas, le berger a couru hors d'haleine jusqu'au dôme où paissaient ses bêtes. Et là : « Les vautours faisaient courir la brebis, la piquaient au pied, en laissant de côté les deux agneaux qu'elle venait de faire naître. Elle se débattait ». Selon le berger, son arrivée a fait cesser la « curée » : « Les vautours se sont enfuis dès que je me suis approché, mais à cinq minutes près la brebis aurait été nettoyée ». Jean-Pierre Pommiès a fait une piqûre antiseptique à la bête attaquée, mais sa blessure au pied la rend inapte à demeurer en estive. C'est la première fois que le berger domicilié l'hiver à Coarraze est victime d'une telle attaque.

Bien-être des troupeaux.
Informé de ce nouvel incident, Jean-Louis Birou, président du groupement des éleveurs de Bruges a indiqué hier qu'il mettrait à profit la visite du conseiller technique de la secrétaire d'État chargée de l'écologie, demain à Pau, pour réclamer de l'État qu'il nomme une commission d'experts constituée de vétérinaires, afin d'évaluer, indépendamment des actes de prédation, l'impact qu'à l'action des charognards sur le bien-être des troupeaux.

Auteur : Thomas Longué
Source : Sud-Ouest du 2 août 2007

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Ah mon bon Monsieur, mêmes chez les vautours, les nanas, c'est plus ç'que c'était !


Bon, d'accord, le vautour est un charognard pas un prédateur. Celles et ceux qui, dans les Hautes-Pyrénées notamment, voient ces oiseaux attaquer des bêtes ont sûrement été contaminés par la gentille Bernadette, Soubirous de son nom. Forme rare, mais déjà signalée dans l'antiquité, de mysticisme aviaire. Pensons au cygne de Léda, bien qu'à propos de Soubirous le rapprochement soit incongru: on sait en effet comment le grand Jupiter se transforma en cygne, aussi blanc qu'angelot, pour séduire la royale Léda.

Rapprochement en fait pas si incongru que ça, car l'affaire qui suit est tout à fait sérieuse.
Voilà qu'on nous apprend en effet ceci: dans les Pyrénées, Mme Vautour, Fauve de son prénom c'est joli, serait en train de muter, se transformer en Messaline, coureuse de plumes, au pluriel.
Jusqu'à présent universellement connue comme monogame, on a découvert, chez nous, dans les Pyrénées quelle honte, que Madame était en train de jeter le jupon (si l'on peut dire à propos d'oiseaux, c'est une image) aux orties, et avait décidé, pardonnez-moi le mot, de s'envoyer en l'air à la chaîne. Activité pour laquelle, il faut le reconnaître, elle est quand même naturellement plus avantagée que la tortue, par exemple.

Pour être encore plus sérieux même si c'est quand même drôle: le site qui annonce cette surprenante et intime nouvelle n'est pas connu pour sa tendance au "people" comme on dit aujourd'hui en bas, sur terre. Il s'agit de "Ornithomedia.com - le Web de l'ornithologie", bien informé sur tout ce qui concerne les oiseaux. Il nous apprend que Jacques Carlon et Serge Raoult ont décrit, en 2002, dans la revue " La Marie-Blanque ", chez une de ces femelles pyrénéennes, le premier cas de polyandrie (plusieurs mâles pour une même femelle) jamais signalé, là aussi.
J'écris "là aussi" parce que, pour le passage de charognard à prédateur, on nous explique "là aussi" que cela n'a jamais été observé auparavant. Une telle mutation serait scientifiquement impossible, aux dires de certains. Ils oublient au demeurant que le statut épistémologique du fait scientifique est une chose, celui du fait tout court une autre, mais c'est un problème un peu compliqué et, ici, hors sujet.

Plus intéressante, l'analyse que font ces deux auteurs à propos de cette subite excitation de Madame Vautour. Je recopie leur conclusion:

" Ces cas de polyandrie semblent résulter de la convergence de deux facteurs: un surplus de mâles et la difficulté d'obtenir de la nourriture en quantité suffisante durant l'élevage de la nichée. Ainsi, l'association d'une femelle avec plusieurs mâles permettrait d'obtenir une plus grande quantité de nourriture en vue d'élever le jeune /puisque plusieurs mâles dans ce cas viennent apporter leur tribu/, et par conséquent de limiter la mortalité dans le cas d'une éventuelle sous-alimentation. Ce pourrait être le cas sur le versant nord des Pyrénées occidentales où l'augmentation importante de la population de Vautours fauves contraindrait les individus à augmenter sensiblement leur domaine vital, et à les transformer en d'éventuels prédateurs, comme des cas (NDLR: à confirmer) ont été tout récemment cités dans la presse quotidienne. " Source : Ornithomédia

A confirmer, précise la rédaction du site, ce qui est une démarche logique et rationnelle. Or il se trouve que, hors Pyrénées, des faits avérés vont dans le sens d'une confirmation. Elle ne vient pas des clones Hauts-Pyrénéens de Bernadette, mais du forum de discussion d'un autre site spécialisé: ornithologie.free.fr. L'un des deux témoins des frasques de Madame, Serge Raoult, y intervient d'ailleurs.

La page concernée est la suivante: archives de la liste de discussion "Ornithologie" - Vautour fauve et Vautour percnoptère
C'est un échange d'informations entre ornithologues reconnus, en outre passionnés, en rien suspects d'on ne sait quelle haine génétique à l'égard des espèces sauvages, ce serait même plutôt l'inverse. Extrait d'une discussion entre ornithologues flamands, le 7 juin 2003, on y trouve ce témoignage :

" la saga continue: un troisième vautour fauve a été signalé dans la colonie de cigognes sise à De Wijk, dans le Nord-est de la Hollande, et sept cigognaux ont déjà servi de régal aux vautours qui les mangent dans le nid.
La direction de la station des cigognes a retiré les 25 autres pour les nourrir en volière afin de sauver la reproduction dans la colonie. La provenance des vautours (bagués paraît-il) est pour les deux premiers les Alpes (résultats de projets de réintroduction) tandis que le troisième a une bague espagnole. à confirmer.

Philippe SCHEPENS
Leader of Bird Ringing Group nr 15 ("Zeebrugge") of the Bird ringing scheme of the Royal Belgian Institute for Natural Sciences.

C'est peu bien sûr, et il serait intéressant de contacter la direction de la station sise à De Wijk, dans le Nord-est de la Hollande afin de vraiment connaître le fin mot de l'histoire. Mais que le responsable décide de mettre à l'abri les cigognaux restants, semble bien prouver l'existence d'un problème.
Certes, un cas ne fait pas loi, pour les cigognaux comme pour les fredaines de Madame, mais quand même. Ce qu'on appelle un peu rapidement " une exception " en science, est aussi et d'abord un signal : peut-être, dans mes expérimentations, quelque chose cloche-t-il ? ou, dans le réel que je mesure ainsi, à partir du protocole expérimental que j'ai construit, y a-t-il une résistance, un élément important que je n'ai pas su voir, pour lequel je n'ai pas le bon outil de mesure, pas le bon regard?
Banale en laboratoire, cette interrogation devrait prévaloir aussi lorsque le laboratoire est la nature entière. Si Madame peut, comme c'est le cas, soudain se dévergonder de façon jamais vue jusque là, pourquoi serait-il hérétique d'envisager aussi une évolution des comportements de l'animal dans sa recherche de nourriture?

Surtout dans un contexte où, c'est le cas de le dire, la faim pousse le loup hors du bois, et, apparemment, Madame hors des sentiers battus par Pénélope.

B.Besche-Commenge
St. Girons, 3 août 2007

A lire

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Bientôt le bilan des expertises


Depuis la mi-juillet, les expertises vétérinaires réclamées par tout le monde pour évaluer les dégâts au bétail, ont été mises en place, par l'État

Le Parc national des Pyrénées et l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage ont mis en place depuis trois semaines le dispositif d'expertise vétérinaire réclamé par l'ensemble des représentants socioprofessionnels et qui avait été annoncé par le préfet des Pyrénées-Atlantiques lors de la dernière réunion de l'Observatoire départemental des dommages au bétail. Cette procédure d'expertise, totalement prise en charge par l'État, permettra de compléter les constats des agents assermentés et d'approfondir la compréhension de situations ayant donné lieu à des attaques de vautours fauves sur du bétail vivant.

Difficulté de faire un lien.
Selon la préfecture, les premiers résultats obtenus confirment la difficulté de faire un lien direct entre la mort du bétail et la responsabilité des vautours, sans diagnostic vétérinaire. En effet, même s'il est maintenant confirmé que des vautours peuvent s'attaquer à des animaux vivants, cela se fait toujours sur des animaux très affaiblis et/ou qui ne sont pas en pleine possession de leurs moyens.
Dans un cas, les vautours ont consommé une vache paraissant en pleine santé le matin même, mais qui a été foudroyée par une maladie aiguë (entérotoxémie) dans la journée ; d'autres se sont attaqués à une brebis boiteuse, mais pas à l'agonie ; une brebis maigre a été retrouvée morte, avec des lésions d'éventration et des hématomes.

Témoignages insuffisants.
Mais l'analyse histologique semble confirmer qu'elle était morte avant d'être consommée ; une vache a été retrouvée morte après vêlage et prolapsus utérin, mais l'origine directe ou indirecte des vautours n'est pas encore clarifiée.
Ces premiers résultats illustrent la complexité du phénomène et montrent que les témoignages, s'ils restent intéressants, sont insuffisants pour tout expliquer. La poursuite de cette démarche devrait rapidement donner des éléments de compréhension sur les modalités d'intervention des vautours et sur la conduite à tenir à l'avenir.

Bâcher la bête morte.
La préfecture indique que pour que ces expertises vétérinaires puissent se poursuivre, les éleveurs, qui auraient ce type de problème, doivent couvrir immédiatement la bête ou le cadavre à l'aide d'une bâche et appeler le responsable du secteur du Parc national des Pyrénées (si on se trouve en zone parc) ou l'ONCFS hors zone parc (SD 64 ou 65 en fonction du département) dont les numéros figurent ci-dessous. Il est indispensable que l'éleveur puisse donner le maximum de détails sur l'état de la bête, les circonstances et le lieu précis du sinistre.
S'il apparaît que des prélèvements de tissus ou une autopsie peuvent être réalisés, l'agent assermenté qui se rendra sur place sera accompagné d'un vétérinaire ; celui-ci effectuera une expertise selon le même principe que celui adopté pour la foudre.

Source : Sud Ouest.com du 13 août 2007

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Nouvelle attaque de vautours sur des vaches au Pays basque


Un éleveur du Pays basque a signalé que des vautours avaient attaqué samedi une de ses vaches et tué son veau nouveau-né, a annoncé lundi l'Institut patrimonial du Haut-Béarn (IPHB), inquiet de la "recrudescence" de ce type de cas.

"Un éleveur d'Ilharre (Pyrénées-Atlantique) a assisté au vêlage sans problème de l'une de ses vache et a vu, revenant sur place un peu plus tard, vingt ou trente vautours qui attaquaient la vache, le veau gisant mort avec des blessures", a affirmé à l'AFP Didier Hervé, directeur de l'IPHB.

L'éleveur, qui a pu sauver sa vache, n'a pu que constater le décès du veau dont les yeux avaient été crevés et qui portait des blessures profondes "notamment sur les orifices naturels", a indiqué M. Hervé, précisant que la gendarmerie et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) avait été alertés pour établir des constats.
Didier Hervé s'est dit "très préoccupé par la recrudescence des cas signalés d'attaques de rapaces" dans la région, indiquant que son institut a enregistré 75 cas depuis le début 2007 contre 41 l'année précédente.
Les vautours, une espèce nécrophage protégée depuis des décennies, ne s'alimentent en principe que de cadavres d'animaux repérés dans la montagne, a rappelé M. Hervé. Ces oiseaux, de plus en plus nombreux selon l'IPBH, seraient en manque d'alimentation notamment du fait de changement des modes d'élimination des déchets animaux dans les abattoirs.

Les attaques se concentrent notamment "dans la zone Bidache, Saint-Palais, Saint-Jean-Pied-de-Port", selon les statistiques de l'IPHB.

"Des analyses doivent être faites pour établir clairement si le veau retrouvé blessé samedi est mort sous le bec des vautours", a insisté M. Hervé, qui se plaint d'un "manque total d'information officielle" sur les cas soumis à analyses, alors même que son institut collabore à un "observatoire" qui a été mis en place en 2002 pour étudier le phénomène.

Des informations qui ont circulé sur la réouverture des charniers situés en Espagne, une décision susceptible de faire baisser la "pression" alimentaire sur les rapaces, "n'ont pas été confirmées", selon la directeur de l'IPBH.
Selon cet institut, la population totale de vautours est évaluée à environ 500 couples dans les Pyrénées-Atlantiques, un chiffre qui serait en forte augmentation. Il y aurait plus de 5.000 couples de vautours dans les provinces espagnoles voisines de Navarre et d'Aragon.

Source : AFP Infos Françaises 15 octobre 2007

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Les vautours attaquent bien des animaux vivants !


Voilà ce qu'il ressort des conclusions du dispositif d'expertise vétérinaire mis en place par le PNP, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), à la demande de l'État et des éleveurs.

« Dans le cas où la mère a connu un renversement de matrice, voire expulse un veau mort, les vautours peuvent venir consommer l'animal avant sa mort réelle et/ou occasionner des blessures graves. la responsabilité directe ou indirecte des vautours reste difficile à identifier même s'il est reconnu que ceux-ci peuvent avoir au moins un rôle indirect dans la mort de ces animaux », indique le bilan des expertises.

S'agissant des bovins hors vêlage, les expertises montrent que « plus de 3/4 des cas correspondent à des animaux morts suite à une pathologie fulgurante (foudre, intoxication, etc.) ».


«On sait maintenant que les vautours attaquent des animaux vivants, mais affaiblis ». Rouchdy Kbaier, directeur du Parc national des Pyrénées, constat scientifique à l'appui, a confirmé l'évolution de cette espèce jusque-là exclusivement nécrophage, hier, lors du conseil d'administration du PNP. Voilà ce qu'il ressort des conclusions du dispositif d'expertise vétérinaire mis en place par le PNP, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), à la demande de l'État et des éleveurs. Cette mission a été confiée au Groupement technique vétérinaire des Pyrénées-Atlantiques.

Vingt expertises ont été réalisées pour un total de 120 plaintes enregistrées, à la mi-novembre.

Les bovins en vêlage représentent les 2/3 des dommages, les vautours étant friands de placenta. « Dans le cas où la mère a connu un renversement de matrice, voire expulse un veau mort, les vautours peuvent venir consommer l'animal avant sa mort réelle et/ou occasionner des blessures graves. la responsabilité directe ou indirecte des vautours reste difficile à identifier même s'il est reconnu que ceux-ci peuvent avoir au moins un rôle indirect dans la mort de ces animaux », indique le bilan des expertises.

« pathologie fulgurante »
S'agissant des bovins hors vêlage, les expertises montrent que « plus de 3/4 des cas correspondent à des animaux morts suite à une pathologie fulgurante (foudre, intoxication, etc.) ». Et de préciser que « ces animaux n'avaient aucune chance de s'en tirer ».

Concernant les ovins - victimes, dans les Hautes-Pyrénées de la majorité des « attaques » - le rapport d'expertise confie ne pas avoir eu « assez de matière » à se mettre sous le bec. « La moitié des cas concerne des animaux malades ou en situation de faiblesse. Il est impossible de conclure pour l'autre moitié. Les bêtes meurent et sont consommées rapidement et il est très dur de faire des diagnostics vétérinaires permettant de comprendre ce qui s'est passé. Si on peut suspecter des attaques dans certains cas, d'autres situations sont totalement anormales et incompréhensibles ».

Afin de mieux comprendre le phénomène, les expertises vont être multipliées par deux en 2008 et effectuées plus tôt dans la saison. Par ailleurs, l'observatoire départemental des dommages au bétail, installé jusqu'alors dans le 64, va s'élargir au 65. « Le pire qui puisse nous arriver, c'est d'annoncer des données qui soient contestables », indique, avec humilité, Georges Azavant, président du Parc national des Pyrénées.

Auteur : Thierry Jouve.
Source : La Dépêche du Midi du 22 novembre 2007

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Le vautour peut bel et bien être responsable de la mort de l´animal


Un comité interpréfectoral s’est penché sur les attaques de bétail vivant, expertises à l’appui

Alors, comme le climat, les charognards sont devenus fous et s’attaquent désormais au vivant?! Après les dénonciations d’attaques de bétail par des agriculteurs d’Amikuze ce printemps, largement médiatisées, la préfecture avait mis sur pied (et financé) en juin une nouvelle procédure pour la réalisation d’expertises vétérinaires. Mardi, la première réunion du comité interdépartemental de suivi du vautour fauve s’est tenue à Pau. Experts de divers organismes publics, représentants d’agriculteurs, d’associations de protection de l’environnement, ont fait le point sur ces expertises vétérinaires. Les résultats accréditent-ils un changement de comportement du vautour? Pas si sûr.

Mais tout d’abord, les informations recueillies sur l’évolution de la population des vautours en surprendront plus d’un. Espèce protégée depuis 1976, la population s’est largement développée en 30 ans. Néanmoins, les experts sont formels: "comme en Navarre et en Aragon, la tendance des effectifs est à la baisse en 2007 avec une baisse de 7% du nombre total de couples côté versant français et une diminution de plus de 18% du succès de reproduction". Le comité de suivi explique cette diminution par la diminution des ressources alimentaires avec la fermeture des charniers outre-Pyrénées, "conjuguée à des conditions météorologiques défavorables pour le succès de la reproduction". Cependant, le comité estime que la population pourrait continuer de croître en raison du taux de survie des vautours. Tous s’accordent pour faire de ces quantités de nourriture disponible "un facteur clé". Tout comme l’éventuelle réouverture des charniers versant sud des Pyrénées.

Autre point examiné par le comité de suivi, l’évolution des sinistres attribués au vautour fauve. Les chiffres sont éloquents. Avant 1997, pratiquement aucun sinistre ne leur est attribué. De 1997 à 2002, ce sont moins de 20 cas par an qui sont signalés. A partir de 2002, le seuil de 20 est dépassé pour atteindre un pic de 40 signalements en 2006, et surtout en 2007 avec 120 sinistres déclarés. La plupart en Basse-Navarre, Soule et Béarn. Des sinistres qui touchent principalement les bovins.

15 cas éclaircis
Qu’est-ce qui a causé la mort de ces bêtes ? Les informations recueillies jusque-là ne permettaient de l’établir de façon indiscutable. Les données systématiques recueillies et analysées depuis cet été en revanche, fournissent des éléments de réponse plus probants. La nouvelle procédure d’expertise a porté depuis juillet 2007 sur 23 cas de dommages (9 ovins et 14 bovins) qui ont pratiquement tous été analysés.
Sur les 9 ovins expertisés, 4 attaques ont visé des animaux vivants mais fragilisés, 1 animal vivant sans fragilité détectée mais le cadavre a été partiellement consommé, 1 n’est pas imputable aux vautours (cas de gale surinfectée) et 3 cas ne sont pas éclaircis. Sur les 5 bovins hors mise bas, 2 ont été victimes d’entérotoxémies (vautour hors de cause), 1 de fulguration (vautour hors de cause), 1 d’arrêt cardiaque (l’analyse des tissus est encore en cours), 1 bovin est resté vivant après l’attaque. Enfin, 8 cas de bovins attaqués durant la mise bas les vautours sont particulièrement attirés par le placenta. Un cas de jeune bovin reste indéterminé.

Sur les 15 cas éclaircis, 5 mettent le vautour hors de cause (la bête serait morte avec ou sans intervention du charognard). Pour les 10 autres cas, le comité conclut que "le vautour est soit responsable de la mort de l’animal, soit il constitue un facteur aggravant". C’est que nombre d’attaques visent des animaux vivants mais fragilisés, ou durant la période de vêlage. Et d’ajouter qu’une "période supplémentaire d’observation est nécessaire pour fiabiliser les conclusions" vu le nombre limité d’expertises. Rendez-vous médiatique est pris à la prochaine période de vêlage.

Source : Le journal du Pays Basque du 13 décembre 2007

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Deux vautours "plombés" en vallée d'Aspe


Vendredi 4 avril 2008, nous apprenions que deux vautours ont été " plombés " en vallée d'Aspe. L'un à Borce et l'autre à Bedous

Louis Dollo, le 4 avril 2008

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Les vautours affamés font moins de poussins


Les attaques des rapaces ont inquiété les éleveurs en 2007. Mais faute de nourriture, les oiseaux vont se raréfier.

Connaissez-vous la vie rêvée des vautours ? Elle ressemble parfois à celle des étudiants Erasmus, qui vont accomplir leurs humanités à l'étranger.

À l'adolescence, ce rapace qui a vu le jour dans les Pyrénées prend la direction de l'Espagne. Et part pour un long voyage initiatique. Il va survoler les médinas marocaines, affronter les dunes du Sahara, becqueter les carcasses de dromadaires en Mauritanie. Et puis, vers l'âge de 3 ou 4 ans, ils vont revenir en Navarre ou dans le Béarn. Où ils trouveront l'âme sœur. Voilà qui formera un couple fidèle et tendre et qui vivra heureux une bonne trentaine d'années…

C'est ce que raconte un spécialiste, Augustin Médevielle, le fondateur de la Falaise aux Vautours, en vallée d'Ossau (64) qui observe ces animaux depuis des lustres.

" Or, explique Augustin, en 2006, nous avions 123 couples sur la Falaise, et 72 jeunes ont pris leur envol. En 2007, il n'y avait que 105 couples. Seulement 32 petits sont partis. Mais combien reviendront ? "

De fait, il semble bien que les vautours, qui avaient suscité une belle polémique l'an passé en venant harceler les troupeaux, soient en train de s'autoréguler…

" Les études démographiques montrent que ces populations d'animaux se mettent en adéquation avec les ressources alimentaires, explique de son côté Jean-Luc Tronco, le sous- préfet d'Oloron Sainte-Marie, qui suit le dossier pour l'État. Soit parce qu'il y a une mortalité des adultes. Soit part la chute du taux de reproduction. Mais le phénomène va s'étaler sur plusieurs années… "

Élevage artificiel
Car si l'an passé, on a vu des rafales de vautours fondre sur le piémont en quête de chair plus ou moins fraîche, c'est bien parce qu'il n'y a plus à manger pour tout le monde.

L'origine du phénomène se situe en Espagne. Dans les années 1980, de très nombreuses porcheries industrielles ont été créées sur le versant sud des Pyrénées. Les méthodes sont musclées : 5 % de mortalité. Or, qui est l'équarrisseur traditionnel de la montagne ? Le vautour, pardi ! à qui on a offert une nourriture en grande quantité pendant des années et qui s'est reproduit joyeusement. " On a créé un élevage artificiel ! " explique Augustin Médevielle.

En 2002, l'Europe a fait fermer ces " muladares ". Panique chez les vautours qui se sont brutalement retrouvés à jeun… au point que les Espagnols ont un temps, ouvert des sites de nourrissage…

Moins de naissances
Voilà qui a considérablement déboussolé nos rapaces. Qui ne savaient plus où donner du bec. Au point d'aller faire les poubelles côté espagnol ou mordre les fesses des vaches côté français. Mais ce tour de vis a aussi entraîné une chute du taux de reproduction : c'est sûr, il y aura bientôt bien moins de vautours dans les Pyrénées. Mais il en faudra toujours quelques-unes, ne serait-ce que pour remplir ce rôle d'éboueur écolo, qui nettoie gratuitement la montagne des charognes. Si on le supprimait totalement, là, il y aurait vraiment un os.

Auteur : DominiqueDelpiroux
Source : La Dépêche du Midi du 03 mai 2008

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Les Verts se positionnent pour une agriculture de montagne


Un article du Sud-Ouest sous la plume de Pierre Verdet, paru le 19 Mai 2008, semble vouloir relancer la polémique sur les Vautours fauves.

On peut s’interroger sur les raisons de cette relance, juste avant la montée en estive, et en une période calme où l’on ne parle pas d’attaques de vautours.

Un constat : les vautours fauves se sont toujours, suivant l’opportunité, approchés des animaux d’élevage en train de vêler, car ils puisent dans le placenta une majorité d’éléments nutritifs.

Avec l’augmentation du nombre de têtes de bétail (20% par an en moyenne en ce qui concerne les ovins) et celle du nombre de Vautours fauves par la sauvegarde de l’espèce, aidée au départ par un nourrissage artificiel sur des charniers, le nombre de dégâts a augmenté proportionnellement.

Il est vrai que les vautours fauves, côté espagnol, notamment en Aragon et en Navarre, subissent une famine due à la fermeture des décharges d’élevages industriels porcins, et que l’on retrouve ces oiseaux en état de malnutrition.

Cela ne semble pas être le cas versant français : le Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage "Hegalaldia", seul Centre de tout le sud de l’Aquitaine, n’a recueilli jusqu’à ce jour, aucun vautour fauve affamé.

La population de vautours fauves sur le versant français se portant bien, elle se réapproprie peu à peu son aire de prospection géographique d’origine qui fut à une période beaucoup plus importante que l’actuelle.

Le système d’élevage moderne fait que les bêtes malades, et sur le point de vêler, ne sont plus sous surveillance comme autrefois.

Comme le souligne Michel Terrasse, administrateur de la LPO, il serait souhaitable de réorganiser un nourrissage raisonnable et contrôlé en Aragon et en Navarre.

C’est le système de placettes mis en place en France dans les zones où les vautours ont été réintroduits ces dernières années, comme la région des grands Causses. Le malaise dans l’élevage à notre époque est certain, mais ni les vautours, ni les loups, ni les ours, ne doivent être pris comme bouc émissaire.

Les Verts se positionnent pour une agriculture de montagne créatrice d’emplois, au bénéfice de l’homme et de son milieu naturel.

Auteur : Les Verts du Pays Basque
Source : Le Journal du Pays basque du 29 mai 2008

Commentaires


Les Verts ne manquent pas d'un certain culot en venant curieusement défendre l'agriculture de montagne après l'avoir critiqué avec leurs alliés de la LPO il y a un an.

Michel Terrasse ne manque pas de ventre en reconnaissant tout juste du bout des lèvres que les vautours s'attaquent au vivant... affaibli après avoir expliqué l'impossibilité d'une telle situation et soupçonné Marie-Lise Broueilh sur l'antenne d'Europe 1 alors qu'elle présentait un récent communiqué des Préfectures des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées. Le même Michel Terrasse qui annonce à la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques au cours d'une commission inter départementale sur le vautour fauve que la LPO va travailler avec les éleveurs, sans préciser lesquels, pour chercher la vérité sur les attaques de vivant alors qu'un représentant de l'Espagne venait de confirmer cette réalité allant jusqu'à préciser que leurs éleveurs étaient indemnisés.

Tout ceci de la part des Verts comme de la LPO est vraiment n'importe quoi pour se faire mousser et donner l'illusion de prêcher la vérité. En réalité, LPO et Verts du Pays Basque entretiennent des conflits pour pouvoir mieux exister à défaut d'être crédibles. Pour se justifier on évoque encore le discours bien rodé des environnementalistes qui ne repose sur aucun fondement (puisqu'ils annoncent une progression de 20%) en Béarn et Pays Basque : le malaise dans l'élevage.

Louis Dollo, le 4 juin 2008

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Attaque sur une vache bléssée dans les Hautes-Pyrénées

La vache après avoir été attaquée par les vautours
(Ph. Louis Dollo)
Ils sont encore nombreux ceux qui s'imaginent que les vautours se contentent de charogne pour seule alimentation. Et pourtant, malgré les dénégations du milieu environnementaliste, notamment de la LPO mais aussi de l'administration, la réalité est bien que les vautours s'attaquent régulièrement aux animaux vivants.

Hier matin, 4 juin, une vache légèrement blessée la veille à la cuisse gauche sur les estives de la vallée du Bergons (Estrème de Salles dans les Hautes-Pyrénées) a fait l'objet d'une attaque de plusieurs vautours (une dizaine selon les témoins). Le muscle de la bête pendait. En fin d'après midi un vétérinaire est venu euthanasier la vache qui ne pouvait plus se déplacer.

Alors que la France doute des témoignages de ses éleveurs et cherche, à grand frais, à vérifier la réalité de ces faits, l'Espagne les a déjà reconnus et les éleveurs sont indemnisés. Mais, silence, il n'est pas politiquement correct de dire qu'un vautour s'attaque à des bêtes vivantes affaiblies ou non, malade ou en bonne santé…

La référence LPO et le Dieu vivant Michel Terrasse ont sans doute encore quelques subventions à soutirer du Ministère de l'Ecologie pour exister en menant encore et encore des études et enquêtes sur le phénomène.

Louis Dollo, le 5 juin 2008

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Nouvelles attaques d'animaux de ferme par des vautours dans les Pyrénées-Atlantiques


Les attaques d'animaux de ferme par des vautours restent à un niveau "préoccupant" en 2008 dans les Pyrénées-Atlantiques, notamment au Pays basque, avec 33 cas déjà signalés depuis le début de l'année, a-t-on appris mercredi auprès de l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB).

"Les cas signalés par les fermiers concernent à 80% le Pays basque, dans la région qui va de Saint-Jean-de-Luz à Bidache", a indiqué mercredi Didier Hervé, directeur l'IPHB, soulignant que l'on retrouve les "chiffres records de 2007 malgré des conditions de météo qui ont été défavorables à la sortie de ces rapaces".

Le nombre des témoignages de "dommages sur bétail mettant en cause des vautours", sur les cinq premiers mois de l'année, est passé de 12 en 2006 à 34 en 2007 puis à 33 pour l'année en cours, selon les statistiques de l'Institution patrimoniale qui ne donne pas de précision sur les cas observés.

Les vautours, une espèce nécrophage protégée depuis des décennies, ne s'alimentent en principe que de cadavres d'animaux repérés dans la montagne, a rappelé M. Hervé. Ces oiseaux seraient en manque d'alimentation notamment du fait de changement des modes d'élimination des déchets animaux dans les abattoirs.

De nombreux cas d'attaques d'animaux de ferme en vie, signalés en 2007 dans la région, et qui concernaient aussi bien des vaches que des poulains ou des porcs, avaient été accompagnés de polémiques sur la crédibilité des témoignages de fermiers.

"Il y a des témoignages dont la crédibilité ne fait pas de doute", a estimé M. Hervé évoquant une "situation préoccupante", ajoutant que "de nombreux fermiers renoncent à apporter des témoignages car ils ne sont pas suivis d'effets". Un "observatoire" a été mis en place par son institution en 2002 pour suivre le phénomène.

Selon l'IPBH, la population des vautours est évaluée à environ 500 couples dans les Pyrénées-Atlantiques, un chiffre qui serait en forte augmentation. Il y en aurait plus de 5.000 couples dans les provinces espagnoles voisines de Navarre et d'Aragon.

Source : Google/afp du 4 juin 2008

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Les vautours attaquent de nouveau


A 33 reprises déjà depuis le début de l’année, des animaux de ferme ont été attaqués par des vautours dans les Pyrénées-Atlantiques, notamment au Pays basque. L'Institution patrimoniale du Haut-Béarn estime désormais que ces attaques atteignent un niveau "préoccupant". Ces rapaces seraient en fait en manque de cadavres d’animaux dont ils se nourrissent normalement.

Même si la crédibilité de tous les témoignages n’est pas attestée, l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn tire la sonnette d’alarme. Selon son décompte, depuis le début de l’année 2008, 33 attaques de vautours contre des animaux de ferme ont été répertoriées dans les Pyrénées-Atlantiques, notamment au Pays basque. Un niveau jugé "préoccupant".

En 2006, seules 12 attaques de ce type avaient été enregistrées. Dès 2007, le nombre avait grimpé à 34 sur une année entière. Des chiffres records d’autant que les conditions météo n’avaient alors pas été favorables à la sortie de ces rapaces. Parmi les explications, l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn indique d’abord que la population globale des vautours dans cette zone est en forte augmentation et atteint désormais 500 couples dans les Pyrénées-Atlantiques.

Mais, autre facteur qui pourrait expliquer la recrudescence de ces attaques, les spécialistes pointent du doigt les difficultés rencontrées par les vautours, espèce nécrophage, pour trouver leur alimentation traditionnelle : des cadavres d’animaux dans la montagne. Ceux-ci seraient le plus souvent traités dans des abattoirs. Les vautours se tourneraient alors vers les vaches mais aussi les poulains ou les porcs à proximité. Depuis 2002, un "observatoire" a été créé pour suivre ce phénomène.

Auteur : Fannie Rascle
Source : Europe 1 du 4 juin 2008

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Les vautours, alliés indispensables et fragiles du pastoralisme


Les vautours : des recycleurs naturels et gratuits

La nécrophagie : Une spécialisation
Les vautours de l'Ancien Monde ont évolué conjointement avec les mammifères herbivores dont ils consommaient les carcasses. Leur rôle "d'éboueur" de la nature les a amenés progressivement à s'orienter vers ce régime alimentaire nécrophage. Trois groupes de spécialistes sont identifiés.

  • Les vautours dit "tireurs fouilleurs", dont font partie le vautour fauve et toutes les espèces du genre Gyps.
    Ils sont spécialisés dans les viscères et les muscles. Ils possèdent un long cou dénudé qui leur permet de sonder le cadavre pour en extraire les moindres morceaux.
  • Les vautours dit "déchireurs", affectionnent quant à eux les parties plus coriaces, comme la peau, les tendons et les cartilages. Leur bec est plus fort et tranchant. En Europe, le vautour moine entre dans cette catégorie.
  • Les vautours dit "picoreurs", comme le vautour percnoptère, qui glanent les menus morceaux. Leur régime
    alimentaire est très éclectique et opportuniste.

Le gypaète barbu, ou "casseur d'os", est mis à part dans cette classification, au regard des particularités de son régime, qui est essentiellement constitué d'os.

Ses limites
Dans certaines conditions très particulières, les vautours sont en mesure de consommer un animal encore vivant, lorsque l'animal est très affaibli et dans l'incapacité de bouger, soit parce qu'il est immobilisé dans un éboulis suite à un dérochement, soit prisonnier dans une clôture, blessé par un prédateur ou victime d'une pathologie entraînant une mort rapide (entérotoxémie, météorisation).

Dans certaines circonstances très particulières, les vautours fauves sont en mesure d'aggraver des situations déjà complexes. En l'occurrence, leur présence lors de vêlage peut accroître les risques de complication de la mise-bas. Dans le cas d'une naissance de veau mort né et/ou avec retournement de matrice, les vautours peuvent s'en prendre au cadavre, voire au placenta et éventuellement accélérer la mort de la vache par hémorragie. Rappelons que la race Blonde d'Aquitaine, principal bovin élevé pour sa viande dans l'ouest des montagnes pyrénéennes françaises, est très mal adaptée aux vêlages sans une surveillance humaine. On comprend mieux, dès lors, la capacité des vautours à rendre complexe une situation qui peut déjà l'être sans leur présence.

Les vautours : des culs de sac épidémiologiques
Aucun virus et aucune bactérie pathogène ne résistent à leur système de digestion. Leur rôle sanitaire indiscutable est prouvé par plusieurs thèses vétérinaires. Ils participent donc à la salubrité des écosystèmes de montagnes en limitant la propagation de certaines maladies véhiculées par des carcasses de mammifères et en évitant la contamination des eaux de sources.

Communiqué de la LPO Ligue pour la Protection des Oiseaux du 21 juillet 2008

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La LPO au centre du conflit éleveurs - vautours


Est-il nécessaire de rappeler que les vautours ont toujours été les alliées du pastoralisme en participant au nettoyage de la nature et en évitant la propagation de certaines maladies. ?
Quant à dire qu'il est l'allié du développement durable, il ne faut peut être pas sombrer dans le délire idéologique.

Pas plus qu'il ne faut parler de crise…
Le vautour, en France, particulièrement dans les Pyrénées, n'est pas plus en danger aujourd'hui qu'il y a 5 ans. Mais la LPO a besoin de se justifier face à ses incohérences multiples liée à la fois à l'incompétence de certains de ses dirigeants mais surtout à sa doctrine idéologique qui refuse de voir la réalité en face comme en témoigne son communiqué du 21 juillet 2008.

La LPO demande de retrouver un équilibre serein entre pastoralisme et vautours… Mais il ne tient qu'à la LPO de croire ceux qui constatent tous les jours au lieu des critiquer et des humilier tout en faisant semblant de leur tendre la main.

Depuis des années il est dit par les associations écologistes espagnoles que l'éolien tue des rapaces notamment des vautours. La LPO a toujours nié une telle situation. Et pourtant, l'Espagne vient de fermer deux parcs éoliens après la mort de 220 vautours.

La LPO et des ornithologues nient que les vautours attaquent des bêtes vivantes. Et pourtant les Préfectures des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées ont reconnus cette réalité par un communiqué commun tout en précisant qu'il s'agissait de bêtes en situation de faiblesse. Il aura fallu du temps à la LPO pour accepter ces faits après avoir humilié et arrosé d'invectives en tout genre les éleveurs qui prétendaient le contraire (Cf. émission de radio sur Europe 1). Mais un jour viendra où il faudra qu'ils admettent que les bêtes attaquées ne sont pas en situation de vulnérabilité comme l'a parfaitement indiquée un représentant du Ministère de l'Environnement espagnol au cours de la dernière réunion de la commission interdépartementale sur les vautours à laquelle participait la LPO le 4 avril 2008 à la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Mais tout ceci est bien sûr faux et ne parait même pas dans le compte rendu préfectoral. A l'issue de cette réunion, la LPO déclarait vouloir travailler avec les éleveurs. Mais lesquels a demandé le représentant de l'ASPP 65 ? Apparemment cela ne marche pas.

En fait, le problème n'est pas un conflit entre pastoralisme et vautours mais entre pastoralisme et surtout éleveurs d'un côté et LPO de l'autre. En s'obstinant dans ses certitudes, en utilisant des références "scientifiques" douteuses et en refusant d'accepter le point de vue et surtout les observations des autres, la LPO entretient un conflit fictif. Conflit qui, comme pour l'ours, est devenu indispensable pour justifier son existence et ses subventions pour rémunérer son petit monde. Lorsque nous savons qu'en plus, les liens entre certains services de l'Etat et la LPO sont tels qu'on ne sait plus qui travaille pour qui, nous comprendrons facilement que le conflit n'est pas prêt de se calmer.

Mais dans tout ceci, ceux qui en font les frais sont les éleveurs et les vautours, c'est-à-dire les deux " alliés indispensables. "

Louis Dollo, le 22 juillet 2008

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Attaque de vautours au-dessus d'Héas


Samedi 19 juillet 2008, pas moins de 25 brebis ont fait l'objet d'une attaque sur l'estive de Camplong au-dessus d'Héas dans les Hautes-Pyrénées. Selon des témoins les vautours ont affolé les bêtes jusqu'à ce qu'elles de précipitent dans la pente et se tuent. Cette technique est connu des éleveurs et a été souvent constatée sans pour autant être reconnue par les autorités officielles et encore moins par la LPO et autres associations environnementalistes qui nient systématiquement les faits.

Le troupeau appartient à Michel Jouanoulou de Bénac, membre actif de la coordination rurale.

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Les attaques de vautours fauves inquiètent les éleveurs pyrénéens


Les vautours fauves (Gyps fulvus) des Pyrénées françaises provoquent, depuis deux ans, une véritable psychose chez les éleveurs de la région, notamment dans la partie occidentale de la chaîne. Ces oiseaux nécrophages auraient changé de comportement, et des charognards opportunistes se nourrissant de bêtes mortes se seraient transformés en rapaces tueurs de brebis et de vaches. On accuse même ces volatiles, à l'envergure impressionnante de 2,60 mètres, pesant de 9 à 11 kg, d'enlever des brebis avec leurs serres, qui ne sont pourtant pas préhensiles.

Confrontés à un risque de rejet de cette population d'oiseaux qui a failli disparaître au début du XXe siècle, avec les autres vautours, tels le gypaète et le vautour percnoptère, et qui a survécu grâce à des mesures de protection, les spécialistes de la faune ont voulu clarifier la situation. Selon la Ligue de protection des oiseaux (LPO), les responsables de parcs nationaux et les vétérinaires locaux, les vautours peuvent s'attaquer à des animaux vivants affaiblis ou incapables de bouger, mais ils n'agressent jamais une bête en bonne santé.

Tous sont unanimes pour rejeter les responsabilités de la situation sur le voisin espagnol, qui "a joué à l'apprenti sorcier". L'Espagne abrite la plus grande population de vautours fauves d'Europe occidentale, loin devant la France, où l'on dénombre environ deux mille individus.

Longtemps, ces rapaces se sont nourris de manière traditionnelle, grâce aux muladares, les décharges où les éleveurs déposaient leurs animaux morts. Puis de gros élevages porcins se sont mis en place dans les Pyrénées espagnoles, ce qui a augmenté la quantité de nourriture disponible pour les oiseaux, dont les effectifs sont passés de 7 529 couples, en 1989, à plus de 20 000, en 1999.

Mais, à partir de 2003, l'Espagne a appliqué de manière très stricte une décision de la Commission européenne imposant aux Etats membres un dépistage systématique de tous les animaux morts en exploitation. Cela par crainte de l'expansion de la maladie de la vache folle. L'Aragon (où vivent 5 000 couples), la Castille-Léon et la Navarre ont alors fermé leurs muladares, et mis en place un système d'équarrissage industriel fort lucratif.

"On a remplacé le rôle d'éboueur naturel et indispensable des vautours par du chiffre d'affaires", s'emporte Michel Terrasse, vice-président de la LPO et grand défenseur des vautours. Les carcasses ont été remplacées par des déchets d'abattoirs, des viscères déposés en tas et des poissons. Sous la pression de spécialistes de la faune, l'Union européenne a assoupli la réglementation, en 2005, n'imposant plus un dépistage que sur 4 % des animaux morts en exploitation.

Cela n'a pas suffi à rétablir la situation. En surnombre et ne trouvant plus leur nourriture traditionnelle, les vautours, affamés, ont traversé en masse les Pyrénées pour arriver du côté français. Certains ont atteint le Massif central, et même l'Allemagne ou les Pays-Bas. Beaucoup sont morts de faim, même si certains éleveurs déposent des carcasses à leur intention, de manière officieuse, pendant l'hiver et le printemps.

Mais des attaques de bétail attribuées aux vautours ont entraîné de nombreuses plaintes à partir de 2006. "Dans le Parc national des Pyrénées, elles s'élèvent, depuis 1993, à 350, dont 90 % dans les Pyrénées-Atlantiques, qui possèdent un élevage ovin et bovin important, précise Christian Arthur, responsable faune du Parc national. Cela montre qu'il existe un problème réel, important pour les exploitants, même si sa dimension économique est faible." Le spécialiste note aussi un changement d'attitude des oiseaux : au lieu de rester en altitude, ils descendent désormais sur le piémont, près de fermes où l'on n'était pas habitué à les voir. Et ils ne craignent plus l'homme.

Afin de vérifier la véracité des attaques menées par les vautours sur le bétail, un corps de vétérinaires experts a été créé en 2007. Il intervient dans les vingt-quatre heures, sur les animaux vivants et les cadavres. "L'expertise n'est pas toujours aisée, car il ne reste souvent pas grand-chose des carcasses", explique Véronique Zenoni, vétérinaire chargée des expertises pour les départements des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques.

En 2007, 23 expertises ont eu lieu, dont 78 % au Pays basque ; en 2008, 22 expertises ont été recensées, dont 21 correspondaient à des dommages provoqués par les vautours. Les vétérinaires constatent que les charognards s'attaquent de préférence à des brebis coincées dans un creux de rocher ou dans des barbelés, ou blessées par un chien errant. Chez les bovins, les oiseaux sont notamment attirés par des vaches connaissant un vêlage difficile. Ils provoquent, en passant, la panique dans les troupeaux.

Auteur : Christiane Galus
Source : Le Monde du 29 juillet 2008

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Nous voyons dans cet article la " patte " de la LPO notamment de Michel Terrasse qui n'hésite jamais à tenir des propos manipulateurs et de désinformations pour discréditer les éleveurs. Par le passé, nous avons connu la même technique avec ARTUS (aujourd'hui FERUS) concernant l'ours. Critiquer, nier, désinformer, faire porter la responsabilité sur les éleveurs qui deviennent des boucs émissaires alors qu'ils sont victimes, utiliser le mensonge et la technique de l'amalgame, tels sont les seuls arguments de cette association dont la proximité avec le milieu de l'élevage est assez peu garantie.

Non seulement il n'y a pas de " psychose chez les éleveurs " mais ils n'ont jamais accusé ce rapace " d'enlever des brebis avec leurs serres. " Mais le dire dans un article de presse lu essentiellement dans un milieu citadin qui ne connaît rien au milieu fait bien.

S'il est vrai que cet animal a failli disparaître ce n'est pas parce qu'il faisait l'objet d'attaques spécifiques tel que la chasse. Mais le phénomène était beaucoup plus la conséquence d'autres situations tel que le poison dès lors que la chasse fut interdite pour sélectionner la destruction de prédateurs devenus encombrant. Ce phénomène vient de réapparaître dans le massif des Cantabrique en Espagne, en Italie notamment dans les Abruzzes et dans las Alpes françaises. Il ne pourra que se développer face à l'obscurantisme idéologique développé par les associations environnementalistes particulièrement extrémistes et sectaires.

L'unanimité pour rejeter la responsabilité sur le voisin espagnol est facile lorsqu'on refuse de faire sa propre critique sur ces propres errements. Le Parc National des Pyrénées n'est pas une oie blanche dans ce domaine. Il conviendrait qu'il fasse aussi l'analyse de son passé et admette que l'accroissement de la colonie de vautour, notamment en vallée d'Ossau, l'a été grâce à des nourrissages pour " fixer " les volatile à… la falaise aux vautours. Ce procédé n'existe plus aujourd'hui mais il a existé et a perduré un peu plus en Espagne y compris dans les Asturies. Il faut donc relativiser la responsabilité des uns et des autres et que chacun admette ses erreurs passées. Il faut aussi noter que la LPO, grande dispensatrice de bons et mauvais points, perpétue ces errements de nourrissage et d'élevage dans les Cévennes et les Alpes sous la haute autorité de Michel Terrasse. Venir donner des leçons aux pyrénéens et espagnols est un peu fort de café et manque pour le moins d'honnêteté intellectuelle.

Alors que l'Espagne reconnaît qu'il y a des attaques sur des animaux vivants sous des formes diverses (attaques directes ou suit à affolement organisé), la France en est au stade de l'expertise. Au lieu de se servir de l'expérience des autres, beaucoup plus malin, le français étudie l'évidence. Question de faire durer…. Ou volonté de ménager la chèvre et le choux face à des associations particulièrement obtus dans leurs obsessions idéologiques ? Le fait que des experts sont dépêchés sur place non pas dans les 24 heures mais lorsque cela est possible et encore faut-il insister et parfois tomber sur la bonne personne au téléphone. Car, ne nous y trompons pas, il existe des dépliants expliquant la procédure d'appel téléphonique mais ils ne sont pas distribués. Peut-être de peur d'avoir trop de plainte ? Car, comme pour l'ours, il faut toujours minimiser la réalité. Quant aux causes d'attaques, ce n'est pas avec seulement une vingtaine d'expertises que l'on peut valablement en tirer des conclusions.

Le vrai problème dans cette affaire c'est la volonté des services publics et des associations environnementalistes de vouloir à tout prix minimiser les phénomènes. Comme me disait un agent de l'ONCFS " on ne peut pas être partout, alors on fait ce qu'on peut. " Et oui, il a raison. L'agent de l'état est soumis aux 35 heures par semaine alors que le paysan et son troupeau c'est 24h/24 et 7j/7 toute l'année. C'est peut-être là le vrai problème : un problème culturel et l'impossibilité de se faire entendre et comprendre.

Louis Dollo, le 29 juillet 2008


Rappel....

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Un vautour chez les flamants roses


Le rapace a fait irruption sur la place du village des Saintes-Maries-de-la-Mer

Décidément, il y a comme un air de Far-West en Camargue. Cette semaine, c'est carrément un vautour, digne des bandes-dessinées de Lucky Luke, qui s'y est laissé prendre. Ce gyps fulvus à l'envergure impressionnante de 2,80mètres, a fait irruption sur la place du village des Saintes-Maries-de-la-Mer, mardi matin. Les habitants, plus habitués aux flamants roses, n'en ont pas cru leurs yeux et se sont masséssur la place, chacun cherchant à apercevoir cet animal hors du commun.

Charognard immature
"Les gens étaient très curieux mais ils n'ont pas eu peur, tout le monde rigolait. C'était déjà arrivé il y a une dizaine d'années", raconte Roland Chassain, le maire de la commune, qui avait recommandé à ses administrés de ne pas s'approcher. Les chasseurs camarguais, "habitués à respecter les espèces protégées", n'ont pas cherché à abattre la bête et la municipalité a fait appel aux spécialistes locaux, à savoir le parc ornithologique de Pont de Gau, qui héberge le Centre de sauvegarde de la faune sauvage. En deux minutes, l'ornithologue Benjamin Vollot a réussi à attraper le vautour avec une épuisette et à le ramener dans une volière du centre. "La population ne risquait rien car le vautour est un charognard. Il n'a pas bonne image car il mange la tête dans le sang, mais ses griffes ne sont pas pointues: il ne peut pas s'attaquer àdes proies vivantes", explique le spécialiste qui a immédiatement pu identifier l'animal grâce à la bague qu'il porte à la patte.

"Il s'appelle CRG. Il est né cette année dans le Massif Central mais comme tous les vautours immatures, il se balade pour tenter de coloniser d'autres territoires. Il a pu être poussé vers la Camargue par le mistral des derniers jours et c'est la faim qui l'a obligé à entrer en ville." Mais impossible d'identifier le sexe de cet animal de presque 10kilos tant qu'il ne s'est pas reproduit. Ce qu'il devrait faire prochainement avec ses congénères massés dans la Drôme, près de Nyons, dans les Baronnies où une association oeuvre depuis une quinzaine d'années pour réintroduire cette espèce protégée dans son milieu naturel.

"Il y a une belle colonie d'environ 200têtes, certains viennent d'Espagne et même de Croatie. Mais nous ne le suivrons pas à la trace: l'oiseau vivra sa vie et choisira d'aller où il veut", annonçait Benjamin Vollot. Emmené hier, le vautour devrait être relâché aujourd'hui. Mais il y a peu de chances qu'il ose à nouveau s'aventurer en Camargue.

Auteur : Aveline Luc
Source : La Provence du jeudi 18 septembre 2008

Observation
Il est faux de dire que les vautours fauves ne s'attaquent pas au vivant. Malgrès les propos de la LPO et de nombreux ornithologue, il est prouvé qu'en France et en Espagne les vautours s'attaquent bien au vivant.

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La Mongie : attaque de vautours


Lors d'une randonnée dans le secteur de La Mongie, une touriste belge a été témoin d'une attaque de gros vautours sur un veau qui venait de naître. "Ils ont commencé dit-elle, par lui crever les yeux, puis lui arracher la langue. Je n'ai pu rien faire car lorsque j'ai voulu intervenir, ils ont été menaçants. Je sais que les vautours sont protégés mais les veaux ne doivent-ils pas l'être aussi. Je suis encore sous le choc".

Source : Tarbes-Infos du samedi 20 septembre 2008-8h16

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Le vautour change de régime alimentaire


En Couserans, pendant qu'on cherche le ou les ours qui tracassent les abeilles, au cap de Gauch, sur l'estive de Barestet, on crie « sus, aux vautours fauves ! ». Le rapace pyrénéen, casseur d'os, nécrophage que l'on connaît bien par ici pour nettoyer la montagne des cadavres de bêtes, s'est attaqué en fin d'été, pour la première fois, à des animaux vivants. « Les vautours m'ont mangé des agneaux nouveau-nés », affirme Julien, un berger du Volvestre qui passe l'été avec ses troupeaux au Barastet. Le cas n'est pas isolé : Michel Estrémé, président du Groupement pastoral de Sentein qui s'apprête à recevoir les premières Rencontres des transhumants d'Europe, confirme : « Chez moi aussi, les vautours sont venus se servir en chair fraîche ». Depuis que les Pyrénées espagnoles ont supprimé les charniers où ils s'alimentaient en masse, les vautours qui passent sans visa la frontière, se sont mis à manger aussi des animaux vivants pour apaiser leur faim.

Auteur : Bernadette Faget
Source : La Dépêche du Midi du 12 octobre 2008

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Le Grand Charnier
   

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Les vautours fauves