Le couvent prospère
jusqu'aux guerres de religion où tout les bâtiments furent
incendiés et le prieur assassiné par les troupes de Montgomery.
Il fallu attendre 1651 pour la grandeur passé du couvent soit
retrouvée avec pas moins de 60 religieux au XVIIIème siècle.
Les religieux possédaient des terres et les Carmes de Tarbes
sont les cinquièmes de Gascogne en importance. Mais cette prospérité
est de courte durée à l'échelle de l'histoire.
A la Révolution, il ne restera que quatre moines. Les ordres
religieux sont abolis en 1790 et les moines se dispersent. Le couvent
devint " bien national " et fut totalement abandonné
ou utilisés à des activités peu compatibles avec
leur destination d'origine.
L'Etat, propriétaire
de l'Eglise de la Révolution à l'Empire en fait une poudrière
et un grenier à fourrage pour les animaux. La ville achète
les bâtiments conventuels en 1822 et les fait démolir.
Elle acquérra les terrains en 1837. Le mur nord et la voûte
de l'église s'effondrent en 1838. L'édifice est dans un
très mauvais état malgré le fait qu'en 1803 il
ait été décidé de la rendre à sa
destination d'origine : le culte catholique et que l'église ait
été donnée à la ville en 1823.
La paroisse dédiée
à Sainte-Thérèse D'Avila prend véritable
naissance en 1841 quoique ce patronage ait été prévu
déjà en 1822 alors que la ville venait d'acquérir
les bâtiments du couvent et un an avant de devenir propriétaire
de l'Eglise.
Les travaux de
rénovation de l'église, pratiquement en ruine, furent
conduits par Tiffon, l'architecte de la ville. Nelli, qui est le sculpteur
de la fontaine Montaut, sculpte également le maître hôtel,
tandis que Laguarrigue se voit confié les tableaux religieux
intérieurs en 1845.
Il faudra attendre
2007 pour que, sous l'impulsion du maire de Tarbes, Gérard Trémège,
les pourtours de l'Eglise Sainte-Thérèse soient réhabilités
pour former un ensemble avec la Place du Foirail.
Louis Dollo,
le 18 décembre 2007