Le loup dans les Alpes françaises

 

La présence du loup dans les Alpes entraîne des conséquences écologiques et humaines très similaires à la présence de l'ours dans les Pyrénées. Les solutions proposées par les environnementalistes et le Ministère sont approximativement les mêmes que celles avancées pour l'ours. Les problématiques liées à une coexistence entre l'homme, les bergers, les troupeaux et les prédateurs sont similaires.
Par ailleurs les associations hostiles à l'importation d'ours dans les Pyrénées et les professionnels de l'agriculture et de l'élevage pyrénéen se rapprochent des alpins notamment des Hautes Alpes et de la Savoir en vu de mener des actions communes par l'intermédiaire de l'Assemblée Permanente des Chambres d'Agriculture (APCA).

Nous ne pouvons donc pas négliger ce qui se passe dans les Alpes.

La Convention de Berne et les recommandation de l'Union Européenne
"Grenelle de l'environnement"

Ecologistes, Ecolos ou environnementalistes : une démarche inquiétante

Bulletin d'information du réseau loup - Quoi de neuf ?

Site gouvernemental sur le loup

Informations diverses
 

CIMES.INFO

Le dialogue des massifs de montagne, de la photo et des clubs


Le Grand Charnier

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Arrêtés de prélévements de loup d'avril 2007


Le Journal Officiel vient de publier deux arrêtés autorisant la destruction (appelé "prélèvement") de loups (ces derniers apprécieront sûrement la sémantique).

L'arrêté du 13 avril fixe le nombre maximum de spécimens (mâles ou femelles) dont la destruction est autorisée à 6 pour l'ensemble des départements de l'Ain, des Alpes-de-Haute- Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, de la Drôme, de l'Isère, de la Savoie, de la Haute-Savoie et du Var.
Cela fait donc 6 loups pour 9 départements.

Les modalités particulières pour le déclenchement et la mise en oeuvre des opérations de tirs de défense autorisées par l'arrêté du 13 avril 2007 précité sont fixées par un nouvel arrêté, en date du 16 avril 2007..

On notera que la publication de ces arrêtés intervient juste avant les élections présidentielles. ..les loups de votent pas !

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Plus de 400 brebis se jettent dans le vide


Un troupeau de brebis a été victime d'une attaque hier en Savoie, provenant vraisemblablement d'un loup. Complètement affolées, les bêtes se sont jetées dans le vide, où elles ont trouvé la mort.

n troupeau de brebis a été attaqué hier à Montsapey, en Savoie. Plus de 400 brebis, soit environ la moitié d'un troupeau d'estive, sont mortes en sautant une barre rocheuses. Paniquées, elles se sont jetées dans le vide. Deux des chiens qui les gardaient ont été blessés, ce qui semble confirmer que l'agresseur soit un grand canidé, vraisemblablement un loup.

Depuis la découverte de l'accident, tous les services concernés dont les gendarmes, le directeur de l'agriculture et de la forêt ainsi que les services sanitaires du département, se sont rendus sur les lieux. Les premiers cadavres d'ovins ont été héliportés tandis que les bêtes trouvées agonisantes ont été euthanasiées.

Source : Europe 1 du 21 juillet 2007 et écouter Hubert Covarel, le président du syndicat ovin de la Savoie, revient sur les faits au micro de Jean-Luc Boujon.:

[Ndr : selon nos informations; le décompte exact sera établi ce matin par les responsables de l'ONCFS. Le nombre de bêtes victimes atteindrait les 600.]

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Le retour du loup affecte les paysages alpins


Présent depuis quinze ans dans les Alpes - y compris en Haute-Savoie - le loup contribue à modifier le paysage et l'équilibre écologique en raison des contraintes liées à la nécessité de regrouper les troupeaux afin de les protéger. Une situation qui commence à inquiéter les gestionnaires d'espaces naturels.

"On abandonne des zones de pâturage et certains endroits se referment, ce qui entraîne une perte de biodiversité", souligne Pierre Guelpa, directeur de la Société d'économie alpestre de la Savoie. Si les surfaces en cause ne pèsent pas très lourd au regard des centaines de milliers d'hectares d'alpages de la région, en revanche "elles exercent un fort impact paysager", ajoute M. Guelpa.

Les actes du séminaire technique "loup-élevage" de juin 2006 qui viennent d'être publiés par le Centre d'études et de réalisations pastorales Alpes-Méditerranée (Cerpam) insistent sur les problèmes soulevés par les parcs où l'on rassemble, la nuit venue, les troupeaux. Il s'agit de la principale mesure de protection contre les loups. Les chercheurs mettent en avant la concentration des déjections animales sur un espace réduit. Selon leurs calculs, cela équivaut à un apport de 21 kg d'azote par nuit sur une surface moyenne de 1 600 m2 pour un troupeau de 1 600 brebis. L'étude souligne "l'urgence et la gravité des problèmes de l'accumulation et de l'absence de gestion des déjections aujourd'hui en montagne".

LA DIVERSITÉ DES RACES
Autre aspect de cette nouvelle organisation du pâturage, les secteurs abandonnés parce que trop éloignés ou moins accessibles. Mais aussi ceux qui sont "sur-pâturés" parce que proches d'un parc de regroupement.

Les contrats de protection qui ouvrent droit à des financements publics permettent de réduire la vulnérabilité des animaux face au prédateur mais avec le risque d'engendrer des pratiques plus rigides qui laissent moins de marge de manoeuvre pour la conduite du troupeau. "Nous entrons dans un système dans lequel il faut gérer un compromis entre la bonne gestion pastorale et la protection du troupeau, explique Laurent Garde, chercheur au Cerpam. Il s'agit d'un ajustement permanent qui va permettre globalement de réduire la prédation mais avec un niveau de dégradation accru." Les inquiétudes portent également sur la diversité des races ovines. Si les grands troupeaux transhumants du sud des Alpes sont composés de races grégaires, habituées au gardiennage, les troupeaux résidents des Alpes du Nord, de 450 à 1 200 têtes, sont souvent constitués d'animaux pris en pension provenant de petits élevages de brebis de pays habituées à la liberté et donc difficiles à regrouper. "Il va falloir changer de culture pastorale", constate Pierre Lachenal, directeur de la Société d'économie alpestre de la Haute-Savoie.

Les motifs de préoccupation n'épargnent pas non plus les éleveurs de montagne, producteurs d'agneaux, contraints de protéger toute l'année des troupeaux de moins de 1 000 têtes en zone de plaine. "Notre crainte est qu'ils soient obligés de retourner à des pratiques intensives avec des effectifs plus réduits, ce qui va à l'encontre totale d'une logique agri-environnementale", souligne M. Garde.

Auteur : Nathalie Grynszpan
Source : Le Monde du 22 juillet 2007

Commentaire


La problématique est exactement la même avec l'ours dan sles Pyrénées et les autres pays européens. L'ours n'est que le dernier maillon de la biodiversité, sans aucun prédateur et n'aportant rien à l'ensemble du vivant. Sa disparitioon des Pyrénées n'affecterait en rien la biodiversité, bien au contraire.

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Les éleveurs de l'Ubaye bloquent l'accès aux alpages


Les éleveurs de la vallée de l'Ubaye étaient déjà montés au créneau et avaient déjà interpellé le député Daniel Spagnou le 8 août dernier pour dénoncer l'organisation, sans concertation, de hurlements provoqués par les agents de l'office national de la chasse et de la faune sauvage à proximité d'alpages pâturés par les troupeaux. Hier soir, très remontés, une trentaine d'éleveurs de la vallée de l'Ubaye et des Hautes Alpes ont décidé d'empêcher, physiquement, la programmation d'une nouvelle opération de ce type utilisée pour comptabiliser les loups. Tracteurs et remorques ont été déployés pour bloquer l'accès aux secteurs où était prévue cette opération.

" Des hurlements provoqués sont prévus ce soir sur Les Sagnes, Cuguret et Restefond, secteurs situés sur la commune de Jausiers où sont actuellement stationnées plus de 10 000 brebis appartement à 8 groupements formés par une trentaine d'éleveurs" explique un manifestant. " Comment ce fait-il que certains d'entre eux ainsi que les élus de Jausiers n'aient pas été avertis de cette opération alors que la Préfecture s'y était engagée " poursuit un autre éleveur. " Il y a quinze jours j'avais demandé à Mme le Préfet d'arrêter cette mascarade. On pensait être tranquilles. Elle s'était engagée à ce que les élus et les éleveurs soient avertis. Je trouve scandaleux que les décisions ne soient pas respectées " s'insurge le député Spagnou présent sur la manifestation.

" Que ces hurlements provoqués soient organisés pendant les 6 mois où les brebis sont dans les bergeries !" lâchait pour sa part Jean-Louis Teissier, vice-président de la Chambre d'Agriculture des AHP.
A 20h, hier soir, les barrages étaient toujours actifs mais aucun agent de l'ONCFS ou du Parc national du Mercantour n'étaient venus tester leur efficacité.

Auteur : Nadine Massat, le 22 août 2007

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Tir de loup : l’Isère remet ça


L’année dernière, 2 loups avaient été tués en Isère suite à un arrêté préfectoral de prélèvement et à une mauvaise communication entre les gardes responsables des tirs. Cette année, le Préfet a de nouveau donné son autorisation pour un tir de défense, dans la même zone, sans qu’aucun diagnostic pastoral n’ait été réalisé sur cet alpage du massif de Belledone.

L’autorisation a été accordée pour répondre aux attaques que subit toujours le même troupeau, dont la protection demeure insuffisante. Les 3 200 brebis qu’il compte, réparties en deux lots distincts, sont protégées par un total de trois chiens, et bénéficient d’un regroupement nocturne et d’un gardiennage.
Or, par tranche de 500 brebis, tous les spécialistes préconisent la présence d’un chien de protection type Patou, surtout lorsque la topographie des lieux est favorable aux attaques de loups comme sur cet alpage qui connaît de fréquents épisodes de brouillard, est très accidenté et situé à proximité d’une zone boisée.

Sachant que le secteur convient aux loups et que les animaux tués seront naturellement remplacés, ce n’est pas leur 'destruction' régulière qui réglera le problème, note à juste titre la mission loup de France Nature Environnement (FNE). En conséquence, l’association demande au Préfet de l’Isère de faire 'établir un diagnostic pastoral pointu' et d’interrompre le tir en cours, faute de quoi elle se réserve la possibilité d’une nouvelle action en justice auprès des instances nationales et européennes.

Auteur : Pascal Farcy
Source : Echo-Nature du 28 août 2007

Commentaire


Il est toujours passionant de voir des journalistes écologistes bien installé dans leur fauteuil et loin des problèmes de terrain venir donner des leçons de gardiennage aux bergers. Il est tout aussi surprenant que ces mêmes personnes ne soient pas professeur de pastoralisme dans un établissement spécialisé.

L'idéologie sectaire a vraiment de grandes ressources... intellectuelles. Pas étonnant qu'ils fassent rire ou suscitent la colère.

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Des tirs de loups idiots et stupides

Il est bien connu en France que lorsqu'un fonctionnaire pense la République est en danger. Il en va de même sur les autorisations de tire de loups ou d'effarouchement d'ours.
Pourquoi ?
La procédure n'est déclenchée que si un certain nombre de conditions sont réunies. Mais les conditions sont si complexes qu'il faut du temps pour obtenir une décision administrative (arrêté préfectoral ou ministériel). De plus, il ne manque jamais une association écolo pour faire appel d'une telle décision.

Par ailleurs, les autorisations sont données pour un individu. Peu importe l'individu. Or il est connu que certains loups (ou ours) ne vont pas dans les troupeaux. Celui qu'il faut abattre ou effaroucher, c'est celui qui gène et pas un autre. Mais s'il faut, ne serait-ce que 72 heures pour obtenir le feu vert, s'assurer que le lieutenant de louveterie n'est pas en WE ou RTT tout en attendant un ordre de mission de son supérieur pour se déplacer, avoir une voiture disponible et un fusil, autant dire que la bête sera loin. Et si elle est abattue, ce ne sera pas forcément celle qui est la plus dérangeante.

Il serait quand même plus logique et efficace que l'effarouchement ou le tir d'un loup se fasse au moment du dérangement par celui qui se trouve sur place, c'est-à-dire le berger. Toute autre forme de procédure relève de l'idiotie et de la stupidité à moins que ce soit un choix pour qu'il n'y ait jamais aucune bête de déranger dans son repas.

Les suisses du Valais l'ont bien compris de même que certains responsables de l'environnement du Parc des Bauges selon plusieurs reportages télévisuels de septembre 2007.
Toute fois, pour parvenir à une telle situation, il est probable qu'il faille soit revoir la Convention de Berne, ce qui ne semble pas possible compte tenu de positions tenues récemment à l'encontre des suisses, soit se retirer de la convention de Berne, ce qui est tout aussi impossible puisque l'Union Européenne a adopté des recommandations qui ne semblent pas le permettre si celles-ci ne sont pas révisées (A vérifier par des juristes)

En conclusion, pour assurer la protection des biens et des personnes, les habitants et usagers des montagnes devront-ils se mettre systématiquement hors la loi ? Ce peut-être à très court terme une question de survie de l'humain.

Louis Dollo, le 16 septembre 2007

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Quelques chiffres sur le loup dans les Alpes
    • 150 c’est le nombre de loups présents sur les Alpes.
    • 15-20 % c’est le taux d’augmentation de la population de loups chaque année en France.
    • 6 c’est le nombre maximum de loups pouvant être prélevés cette année dans les Alpes.

Pas de quoi s'affoler lorsqu'on parle de tir de loups. La population ne va pas disparaître. C'est la raison pour laquelle éleveurs et bergers demandent :

  • Le droit de défendre leurs troupeaux
  • La redéfinition du statut du loup

Source : Tract de la FDSEA 38

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Haute-Savoie : le loup a tué 200 ovins, caprins et bovins en 2007


La dynamique de colonisation du loup s'est poursuivie en Haute-Savoie et les bergers ont constaté 40 attaques cette année (contre 20 en 2006) qui ont tué 200 ovins, caprins et bovins, a indiqué mardi la préfecture de Haute-Savoie.
Le comité loup de Haute-Savoie s'est réuni et le préfet a décidé de proposer au gouvernement, sur les deux secteurs les plus touchés par les attaques, "la possibilité de pouvoir mettre en oeuvre, la campagne prochaine, des tirs de défense et de prélèvement dès la première attaque, sans effarouchement préalable".

Le préfet propose aussi une amélioration du dispositif d'indemnisations, avec des délais de paiement réduits.
En 2007, la mise en place de moyens de protection (chiens patous, filets de protection, aide au gardiennage) a fait l'objet de versements d'aides en Haute-Savoie pour un montant de 113.000 euros.
A la mi-octobre, un berger, excédé par les attaques de loup dans le massif des Glières, a annoncé la vente de son troupeau de 700 bêtes et de son alpage de 400 hectares. Michael Richard, 33 ans, a expliqué qu'il était "à bout moralement" car il a perdu 70 bêtes en 3 ans, malgré la présence de chiens patous. Ces chiens de défense des troupeaux sont agressifs à l'égard des randonneurs et plusieurs plaintes ont été enregistrées contre ces chiens.

Source : AFP Infos Françaises, 23 octobre 2007

Commentaire


J'ai eu Michael Richard au téléphone. Voilà un berger psychologiquement cassé qui, en 3 ans, a perdu 10% de son cheptel et anéanti tous ses efforts de sélection des bêtes de son troupeau. Certains aspects de la situation ne peuvent pas être rapportés publiquement, mais nous pouvons dire que nous sommes face un drame humain, personnel et familial.
Tous les grands penseurs pourront dire ce qu'ils voudront, il y a une réalité de terrain qui est niée par les environnementalistes. Ce comportement risque, à tout moment de créer une situation de l'irréparable.

Tout comme en Suisse, "ce principe de tir relève de la "connerie" profonde imaginée par une véritable mafia d'abrutis qui pense à longueur de journée le cul sur une chaise" comme l'exprime de nombreus bergers.
Pour être efficace et " pédagogique " un tir de loups (comme de chiens) "doit être immédiat" afin de :

  • Laisser sur le canidé une " empreinte " de ce qu'il ne faut pas faire
  • Protéger le troupeau dans l'immédiat et non 6 mois plus tard lorsque le loup est parti bien loin.

Le seule solution serait "d'autoriser le berger à tirer à vue dés qu'un problème se pose. Lui seul peut savoir et voir. Un fonctionnaire qui vient, même 24 h plus tard pour faire un tir est totalement inutile et contreproductif."

Là encore, l'écologie est une chose trop sérieuse pour la laisser entre les mains d'écolos.

Voir le communiqué de la Préfecture

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Foire de Beaucroissant - Les éleveurs ovins sur les dents


Les éleveurs ovins étaient présents hier à la foire et n’ont pas manqué de rappeler aux élus et au public que le loup, qui a fait son apparition depuis environ dix ans sur les alpages français, notamment en Isère et en Savoie, continuait à leur prélever des bêtes. Les éleveurs avaient d’ailleurs apporté la carcasse d’une brebis. Une preuve à l’appui, s’il en fallait une…

La carcasse d’une brebis, dans les allées de la foire, près du stand des syndicats ovins de l’Isère

L’attaque la plus récente s’est produite dans les Bauges (Savoie), il y a deux jours, sur un bovin. Pour Patrick Rolland, éleveur ovin à Chichilianne et vice-président de la section ovine de la FDSEA Isère, une telle attaque n’est pas extraordinaire. “Non, ce n’est pas nouveau, malheureusement. Le loup peut s’en prendre aussi aux bovins. Il faut se souvenir qu’une telle attaque a eu lieu en 2005 dans la Valdaine. Pour ce qui s’est passé dans les Bauges, au Margeriaz, il semble qu’au vu de la consommation de viande constatée, cette attaque serait le fait de deux ou trois loups”.

“Il est impératif de revoir la Convention de Berne”, ajoute Patrick Rolland. "Nous attendons un minimum de courage de nos politiques. Il faut que l’animal change de statut”.

Le loup met-il en péril l’élevage ovin ?

“Oui. N’oublions pas qu’un alpage a été abandonné dans Belledonne, celui de l’Arpette, et que ce n’est certainement pas le seul dans les Alpes”.

Les éleveurs n’ont de cesse de répéter que sans pâturage, les milieux ouverts s’embroussaillent rapidement et les bois deviennent impénétrables. Jean-Pierre Jouffrey, qui fait pâturer ses brebis sur l’alpage de la Périoule, sur la commune d’Allevard, souligne l’utilité de cette pratique:

“J’entretiens cet alpage depuis 1974. je me rends compte de l’importance vis-à-vis de la société de maintenir cet espace ouvert. En effet, de nombreux randonneurs passent par ici l’été et l’hiver, les pentes enneigées font le bonheur des skieurs…Malheureusement, depuis 1998 et l’apparition du loup, quelques quartiers de l’alpage ne sont plus utilisés du fait du regroupement nocturne que je pratique. Le bois commence à gagner du terrain, c’est dommage”.

Rappelons qu’en dix ans, les brebis de Jean-Pierre Jouffrey ont été victimes de nombreuses attaques du prédateur.

Source : Le Sillon du 17 septembre 2007

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"Arrêtons le massacre" - Interview de Patrick Rolland

Patrick Rolland est éleveur ovin sur la commune de Chichilianne, dans le Trièves. Passionné de son métier, responsable syndical, il connaît le dossier loup sur le bout des doigts. Un dossier qui a vu le jour en 1998 avec les premières attaques qui se sont produites sur le massif de Belledonne.

« Depuis j’ai dû me battre, bien souvent dans le vide, afin de limiter au maximum les dégâts causés par le loup. Batailles qui hélas, n’ont pas apporté grand-chose, bien souvent à cause de nos décideurs qui n’ont pas pu ou pas su monter au créneau »


Patrick Rolland, comment s’est comporté le loup cet été?
« Au niveau des attaques, elles sont du même calibre que celles des années précédentes. Seul changement notoire, certains nouveaux foyers se sont déclarés, c’est le cas par exemple en Oisans à Huez. Par contre comme chaque année les attaques les plus virulentes et les plus nombreuses ont eu lieu sur le massif de Belledonne. Reste toujours à régler l’éternel problème entre les dégâts constatés, bêtes disparues… Et la saison n’est pas encore terminée car il reste deux mois d’estive. Par contre au niveau des indemnisations, il y aura, c’est certain, un surcoût. »

Les mesures de protection ont donc fait effet?
« On peut le penser mais on est loin de la vérité. Il ne faut pas être naïf, ce n’est pas la mise en place des mesures de protection qui font qu’il y a moins d’attaques. Prenons le cas des fils électriques, il faut en mettre trois, je suis d’accord mais la hauteur de ces trois fils ne dépasse pas 80 cm. Qui peut croire qu’un loup ne peut pas sauter une telle hauteur. À un moment, il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles »

Y a t-il une mesure efficace pour protéger les animaux.?
« Si on en connaissait une, on l’aurait appliquée depuis bien longtemps. Toutes les mesures en notre possession, fils, chiens patou, ont été mises en place dans les départements concernés par les attaques de loup, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence par exemple. Que constate-t-on : il y a moins d’attaques, moins de bêtes abîmées mais le problème reste entier. La population de loups est de plus en plus importante et ceux ci se déplacent. .»

Certains disent : vous vous plaignez mais vous êtes indemnisés…
« C’est un faux problème. Bien sûr que nous sommes indemnisés. Nous aimons nos bêtes, notre travail, comment accepter de les élever pour qu’elles se fassent massacrer.


Comment accepter de se rendre sur les alpages pour découvrir des bêtes déchiquetées? On pourrait se satisfaire d’une indemnité, mais nul ne peut ignorer les conséquences qu’une attaque peut produire auprès des animaux qui ont été témoins de la scène sans être touchés: maladies, stress, avortements etc. Ceci n’est pas indemnisé .

Notre ancien technicien ovin sur le secteur Pierre Parron avait à l’époque fait une étude. Conclusion: à l’époque, on aurait du toucher 1500 F par brebis attaquée. On est loin du compte .

Les bons éleveurs ne courrent pas après des indemnisations. Par contre il est vrai que quelques éleveurs et transhumants peu scrupuleux, profitent du système. Ils sont peu nombreux».

Est-ce que le discours des “responsables élus” a évolué ?
« Bonne question. Je répondrai en toute franchise NON. Ils se cachent derrière la Convention de Berne, or chacun sait que le loup n’est pas une espèce en voie de disparition, loin de là.


Une enquête parlementaires a été menée et a prouvé l’incompatibilité entre le loup et l’agneau. Nous étions persuadés que cette conclusion aurait des suites, il n’en est rien. Nos élus politiques, nos responsables professionnels n’ont pas pris en compte l’ampleur du problème, ne se sentent pas ou peu concernés par ce dossier, nous sommes des marginaux qui les empêchent de tourner en rond plutôt qu’autre chose. Notre présence, je parle des éleveurs ovins en montagne, les dérange, j’en suis persuadé.

Prenons le cas de notre département, l’ensemble des responsables a bougé uniquement lorsque le loup a attaqué en zone de plaine. C’est pas normal. Autre exemple, la ministre de l’écologie devait se rendre cet été, dans les Hautes-Alpes, afin d’inaugurer, entre autres, une bergerie. Occasion rêvée pour se faire entendre. J’ai souhaité, avec la base, monter une action. Cela m’a été fortement déconseillé, aussi bien par des élus politiques qu’agricoles. Notre détermination a été la plus forte, la ministre ne s’est pas déplacée. »

Pourtant les opérations coups de poing, très médiatiques, ont du bon.
«A condition qu’elles ne dérangent pas certains penseurs! Voilà pourquoi, dans un premier temps il faudrait surtout que l’on retrouve une solidarité entre nous et que tous les maillons de la chaîne départementale jouent le jeu : éleveurs, responsables agricoles, élus politiques, prefet.. C’est la seule condition pour que le dossier avance.

Au niveau des opérations coups de poing, la dernière date de la foire de Beaucroissant où l’on a exposé un veau massacré deux jours auparavant. Il est certain qu’un veau a plus de poids médiatique qu’ une brebis. Cette action est une réussite mais n’a pas été bien vue par certaines personnes. On se réserve le droit de déposer devant leur bureau une brebis égorgée afin qu’elles comprennent mieux notre désarroi, notre détermination.»

Selon vous que seraient les mesures à prendre pour qu’on sorte enfin de ce bourbier?
« La première décision à prendre serait de ne plus faire moisir les différents décrets et décisions qui ont été prises mais de les appliquer. Il faudrait contrôler les élevages de loups. Certains sont réglementés d’autres sauvages. Il faudrait changer le statut du loup: il ne doit plus être considéré comme un animal protégé. Il est loin d’être exterminé. Nous savons très bien que l’on ne pourra pas éradiquer le loup, mettons donc en place, avec les chasseurs par exemple, un système éfficace de régulation . C’est la seule décision à prendre pour sauver la situation de nos éleveurs concernés aujourd’hui par ce problème. Un problème qui évolue, nul ne peut dire aujourd’hui que demain il ne sera pas confronté à des attaques. Contrairement à ce que beaucoup pensent le loup n’est pas un animal de montagne mais de plaine et il bouge beaucoup. Cela signifie qu’il faut que l’on retrouve entre nous une certaine solidarité, entre ovins et bovins en particulier»

Et si rien n’est fait?
«C’est à moyen terme la disparition de plusieurs élevages de montagne, d’alpages. Il est vraiment dommage que déjà certains éleveurs se soient lancés dans l’élevage de brebis hors sol. Cela aura pour conséquence que la montagne ne sera plus entretenue, elle va retrouver son état sauvage, elle sera peu attractive. Certains le souhaitent, certes, mais est-ce cela le développement durable?»

Source : Le Sillon du 18 octobre 2007

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Groupe national loup, novembre 2007 (Compte rendu selon FERUS)

Le Groupe National Loup s’est tenu à Paris le 8 novembre 2007

Le DNP (Directeur de la Nature et des Paysages), Jean Marc Michel, ouvre la séance et entre immédiatement dans le "vif du sujet". Il indique que, depuis 2004, la population lupine a doublé et le nombre de communes concernées par la présence du loup a triplé. Devant cette situation, l’Etat souhaite donc que le plan loup soit revu rapidement afin de tenir compte des éléments probables de démographie de l’espèce.

Le Premier Ministre a donc donné la "feuille de route" en la matière : Que le plan 2008 – 2013 soit prêt avec obligation de résultats pour la montée en estive 2008. Le plan devra être applicable sur le terrain dès cette période.

Le représentant du MAPAR (ministère de l’Agriculture) intervient pour dire que l’Etat ne pourra pas suivre financièrement si la population lupine continue à augmenter à ce rythme. Les probabilités d’expansion, notamment vers le Massif Central, les Pyrénées, le Jura ou autres régions inquiètent fortement le ministère qui semble considérer que, le seuil de viabilité ayant tété atteint, on pourra bien plus facilement intervenir au niveau gestion. Le ministère est incapable de poursuivre financièrement la politique de gestion actuelle (5 M €) et ne compte plus ajouter d’argent (sic) dans la gestion du loup.
Question de FERUS : Vous ne considérez donc plus le loup comme espèce protégée ?
Réponse : Oui, mais nous comptons mieux appliquer les dérogations de la convention de Berne. Nous ne devons pas rester dans une gestion aussi lourde et administrative que jusqu’à maintenant.

A ce moment, Patrick Vauterin, conseiller technique de Nathalie Kosciusko-Morizet, intervient pour dire que la gestion du loup sera bien toujours la gestion d’une espèce protégée et que la France respectera ses devoirs en la matière. Il dit qu’il faudra trouver des solutions nouvelles et que la gestion se fera sur un ensemble de massifs et de départements.
Quelques idées énoncées par le conseiller :
Il est demandé aux préfets une "remontée des territoires" (savoir comment s’est passée la saison 2007) pour le mois de janvier. L’intention est de décentraliser les décisions vers les préfets,
Pour l’évolution globale du système : le loup est une espèce protégée avec les obligations internationales qui s’y rattachent,
Il faudra expérimenter de nouvelles formes avec des moyens contraints (sous entendu : la masse d’argent reste la même, mais elle sera étendue à plus de départements… autant de fric mais plus de personnes à en recevoir….),
Une attention toute particulière sera portée sur les fronts de colonisation,
L’extension géographique et démographique de l’espèce doit être préparée,
Il faut rapidement créer, par avance, des comités départementaux dans les départements où le loup est en phase prochaine d’installation, ce qui revient à passer le nombre de comités départementaux de 9 à 18. Départements concernés : ceux des Pyrénées, le Gard, l’Ardèche, la Lozère, l’Aveyron, le Puy de Dôme, le Jura, l’Ain,…….
La politique de l’Etat s’inscrit parfaitement dans la suite du Grenelle.

Jean Marc Michel propose donc de mettre au point un calendrier qui comprend la création de 3 groupes de travail thématiques en plus des réunions proprement dite du groupe national.

  • Groupe sur la gestion des populations, piloté par le MEDAD,
  • Groupe sur les moyens de protection, piloté par le MAPAR,
  • Groupe sur l’organisation du suivi du loup et l’extension vers les nouveaux territoires, piloté par le MEDAD.

FERUS insiste particulièrement sur 3 points fondamentaux :
1 – Attendre, pour préparer quoi que ce soit au niveau du nouveau plan, le résultat des comptages hivernaux qui sera déterminant pour réfléchir aux mesures envisagées.
2 – Mieux prendre en compte la lutte contre le braconnage car ce problème n’a pas du tout été abordé. Il ne faudrait pas que l’Etat compte sur les braconniers pour prendre les mesures de gestion que, lui, ne peut pas prendre.
3 – La mise en place, demandée depuis longtemps, quelquefois évoquée, d’un système d’assurances pour la compensation des dégâts dus à la prédation.

Une information est ensuite donnée en séance sur la nouvelle loi adoptée par le Sénat sur les chiens dangereux et qui inquiète fortement les participants. En effet, la notion de "race" disparaît, pour faire place à une notion de poids (sous entendu, tous les gros chiens sont dangereux) et à une notion de "chien ayant mordu". Il semble donc que le Patou soit concerné, d’autant plus qu’une évaluation de la "dangerosité" du chien pourra être demandée par les maires, ce qui nous laisse présager le pire sur ce qui pourrait se passer dans les communes refusant les Patous….. FERUS et FNE insistent très fortement auprès du ministère pour suivre ce dossier de très près et faire en sorte que le Patou ne soit pas concerné, car nous risquerions d’aller vers un gros problème, d’autant plus qu’il y aura obligatoirement pour les propriétaires des contraintes et nous voyons mal les éleveurs s’y plier…..

L’ONCFS donne ensuite les résultats des hurlements provoqués :
Rhône-Alpes : déficit très important de contacts, seulement 2 zones de réponse.
PACA : sur 11 zones, 7 zones ont répondu dont 4 avec indice de reproduction.
Au total, 7 meutes reproductrices détectées et 2 susceptibles de l’être (Queyras côté italien et Vercors).
Ces chiffres sont assez inquiétants et confirment notre demande d’attendre les comptages hivernaux.

Les impressions de FERUS sur cette réunion :

Après un début très inquiétant où nous avons eu la très nette impression que l’Etat (notamment par le MAPAR) durcissait excessivement sa position et allait nous amener vers l’affrontement dans le futur, cela a été ensuite largement atténué par le conseiller de NKM et par le DNP qui nous ont semblé sincèrement attaché à la protection de l’espèce, mais qui semblent désarmés devant le manque de moyens financiers à prévoir. Ils ont répété plusieurs fois que la France respecterait ses engagements et que le loup restait bien à leurs yeux une espèce protégée.
Autre point positif : il n’est pas question de "cantonner" le loup à l’arc alpin et l’Etat prend en compte son expansion géographique probable et souhaite "préparer" le monde pastoral de ces régions à l’arrivée du prédateur.

Prochain Groupe National Loup : fin janvier

Source : FERUS du mardi 13 novembre 2007

Commentaires


Une réunion pour rien puisqu'aucun problème n'est réglé. Tout le monde reste sur ses positions et laisse pourrir la situation. La question de l'effarouchement et de l'autordéfense des bergers face au danger pour leurs troupeaux ne trouve aucune réponse. Le dispositif administratif reste aussi inefficace que stupide.

FERUS est vraiment sur une autre planère lorsqu'ils "souhaitent "préparer" le monde pastoral de ces régions à l’arrivée du prédateur". pour qui se prennent-ils ? Quelles compétences en matière de pastoralisme ont-ils pour parler à la place de la majorité des bergers ?

Comme pour les Pyrénées avec l'ours, il serait souhaitable et indispensable que ces associations soient retirées du circuit actif pour laisser les professionnels parler librement de leur métier ets e faire écouter. Il serait tout aussi souhaitable que l'Etat cesse de verser des sommes concidérables (globalement, plusieurs millions d'Euros par ans dont 6.3 pour l'ours) à ces associations qui ne servent à rien d'autre qu'à alimenter des polémiques et des conflits stériles.

Louis Dollo, le 14 novembre 2007

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Interview de Dominique Voynet


Que pensez-vous du retour du loup ? Etes-vous favorable à une élimination de certains individus à la demande des populations locales ? Et que pensez-vous du programme de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées ?

La présence de grands prédateurs sur notre territoire est pour moi tout à fait importante. Contrairement à ses détracteurs, je pense que la présence du loup, de l'ours et du lynx est loin d'être anecdotique. Ils sont utiles car ils sont en bout de chaîne alimentaire et jouent un grand rôle dans le contrôle des équilibres entre différentes espèces.
Je me réjouis d'ailleurs de la création de l'association FERUS, fusion des associations loup france et ARTUS (protection de l'ours). Je soutiens naturellement les programmes de réintroduction de ces grands prédateurs. Je suis contre l'élimination de certains individus: Cela ne sert qu' à apaiser la colère des "anti", et n'obéit à aucune logique de conservation des espèces.

Source : OrnthoMédia.com

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Gestion du Loup et du sanglier -Thèse de Coralie Mounet soutenue le 4 décembre 2007


Gestion du Loup et du sanglier -Thèse de Coralie Mounet soutenue le 4 décembre 2007 à l'Institut de géographie alpine - Cité des territoires.

Les territoires de l'imprévisible.
Conflits, controverses et "vivre ensemble" autour de la gestion de la faune sauvage. Le cas du loup et du sanglier dans les Alpes françaises, thèse effectuée sous la direction de Olivier SOUBEYRAN (UMR Pacte, Territoires) et André MICOUD (MODYS).

Membres du jury :
Michel LUSSAULT, Professeur de géographie, Université François Rabelais, Tours (rapporteur)
Isabelle MAUZ, Chercheur en sociologie, Cemagref, Grenoble
Olivier SOUBEYRAN, Professeur de géographie, Université Joseph Fourier - Grenoble 1

Résumé :
La gestion d'animaux potentiellement "à problème", tels que le loup et le sanglier, est complexe. Il s'agit de maîtriser au mieux des comportements animaux intrinsèquement imprévisibles. Mais en plus, les modalités d'une " bonne gestion " font l'objet de conflits et de controverses, les hommes ne s'accordant pas sur les catégories socio-spatiales dans lesquelles ces animaux doivent être pensés. A la croisée entre aménagement et géographie sociale, cette thèse s'attache à explorer les formes de relations que suscite la gestion du loup ou du sanglier entre territoires politiques, territorialités humaines et spatialités animales. Elle articule outils conceptuels géographiques et sociologiques (des organisations, de la traduction et de l'environnement). De plus, une des spécificités de cette thèse tient dans sa posture épistémologique, privilégiant un regard symétrique entre acteurs et actants non humains ou profanes et scientifiques. Le déploiement des controverses autour des caractéristiques et des agissements des humains et non-humains met en lumière des " arguments génériques ". Leur trame argumentative montre de nombreuses similarités dans l'opposition entre partisans et détracteurs de ces animaux. Si de tels arguments apportent des éléments de compréhension des conflits, ils donnent une image trop caricaturale des réactions territoriales face à la gestion de ces animaux. Les innovations socio-spatiales, impulsées par les opérateurs territoriaux "loup" et "sanglier", ne peuvent être mises à jour qu'en procédant à une microgéographie. Des opérateurs spécifiques aux territoires, expliquant le caractère conflictuel ou non des "vivre ensemble", ont alors été identifiés.

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Le parc du Mercantour et le loup


Depuis 1992 le loup est revenu dans le parc du Mercantour, au grand désespoir des éleveurs

La réapparition du loup dans le Mercantour fâche les éleveurs. L'animal en effet s'attaquerait aux animaux d'élevage. Les éleveurs demandent, au mieux, la limitation du loup, au pire son éradication. Les écologistes, eux, rappellent que le loup est protégé par la convention de Berne, et qu'il ne fait que réintégrer un territoire naturel

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Le berger savoyard qui avait tué un loup en 2005 sera rejugé


La Cour de cassation a partiellement annulé mardi l'arrêt rendu le 11 janvier 2007 par la cour d'appel de Chambéry (Savoie), relaxant un berger savoyard, Denis Dupérier, qui avait tué par balle un loup en 2005. L'affaire sera rejugée par la cour d'appel de Grenoble.

En janvier 2007, la cour d'appel de Savoie avait relaxé Denis Dupérier, mais condamné son frère, Pierre, à une amende de 500 euros avec sursis. Ce dernier, maire de la commune de Jarsy (Savoie), avait transporté la dépouille de l'animal devant le bureau de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Le procureur de la République, ainsi que deux associations, France Nature Environnement et Fondation Assistance aux Animaux, avaient formé un pourvoi contre cette décision.

Mardi, la chambre criminelle de la Cour de cassation a relevé la contradiction qu'il y avait à relaxer le berger qui aurait agi par "état de nécessité" et à condamner son frère, a-t-on appris de source judiciaire. La Cour a ordonné que l'affaire soit rejugée.
Denis Dupérier a toujours affirmé qu'il avait tiré à la tombée du jour en pensant qu'il s'agissait d'un chien errant qui attaquait à nouveau son troupeau de chèvres alors qu'elles paissaient en alpage dans le parc des Bauges.

Plusieurs centaines d'agriculteurs, bergers et éleveurs avaient manifesté leur soutien, lors des procès de première instance et en appel, aux bergers poursuivis à l'appel de la FDSEA, des Jeune

Source : AgriSalon du 5 février 2008

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Découverte d’un cadavre de loup


Le préfet de la Savoie communique :

Découverte d’un cadavre de loup

Des promeneurs ont découvert le 26 janvier 2008, sur le territoire de la commune de Presle, le cadavre d’un grand canidé, à moitié immergé près d’un pont. Les premières constatations faites par les gendarmes ont permis d’établir que la tête de l’animal était sectionnée et qu’il présentait sur le flanc droit un trou pouvant correspondre à l’entrée d’une balle de chasse de calibre 12.
Les agents de l’office national de la chasse et de la faune sauvage ont pris en charge le cadavre, et il a été procédé à une autopsie par le laboratoire départemental d’analyse vétérinaires de Chambéry le 28 janvier, laquelle a confirmé qu’il s’agissait d’un loup.
Les investigations de la gendarmerie se poursuivent en vue d’éclaircir les circonstances exactes de la mort de l’animal. Le Parquet de Chambéry, saisi, déterminera les suites qu’il convient de réserver à cette affaire.

Source : Savoie Communiqué du 5 février 2008

Observation de l'association du Grand Charnier


Avant de parler de braconnage (l’enquête est en cours), il y a un pas que certains franchissent allégrement sans le moindre souci de vérité. S’il s’agit de braconnage cela démontre une fois de plus l’échec de la politique « grands prédateurs » conduite actuellement par le ministère de l’écologie et du développement durable.

Le Grand Charnier, le 5 février 2008

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Un loup décapité découvert en Savoie


L'Association pour la protection des animaux sauvages a annoncé jeudi avoir porté plainte contre X après la découverte à Presle en Savoie d'un cadavre de loup, tué par balle puis décapité. Le loup étant une espèce protégée, le chasseur risque 6 mois d'emprisonnement et 9.000 euros d'amende.

Le chasseur l'avait laissé dans un endroit de passage où tout le monde pouvait le voir et a dû prendre la tête pour en faire un trophée. Pour nous, c'était bien un acte volontaire" : en Savoie, la gendarmerie a été chargée d'enquêter sur la mort d'un loup qui pourrait être selon la brigade le résultat d'une attaque délibérée. Des promeneurs ont découvert le cadavre de l'animal le 26 janvier dernier à Presle en Savoie, tué par balle puis décapité, alors qu'il s'agit d'une espèce protégée.

Le loup gris de type Canis Lupus avait la tête "sectionnée et il présentait sur le flanc droit un trou pouvant correspondre à l'entrée d'un balle de chasse de calibre 12", a précisé la préfecture de Savoie dans un communiqué. Pour l'Association pour la protection des animaux sauvages, qui a porté plainte contre X, il s'agit d'"un acte aussi barbare qu'illégal".

Car le loup est une espèce protégée, notamment par la convention de Berne du 19 septembre 1979 et une directive européenne du 21 mai 1992. L'auteur des faits risque donc 6 mois d'emprisonnement et 9.000 euros d'amende.

Source : Europe 1 du 7 février 2008

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L'ASPAS porte plainte après la découverte d'un loup décapité en Savoie


L'Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) a annoncé jeudi avoir porté plainte contre X après la découverte à Presle (Savoie) d'un cadavre de loup tué par balle et décapité.

C'est "un acte aussi barbare qu'illégal car il s'agit d'un animal protégé", a dénoncé dans un communiqué l'ASPAS, dont la plainte a été déposée devant le tribunal de Chambéry.

L'animal, découvert par des promeneurs le 26 janvier, à moitié immergé, près d'un pont, avait la tête "sectionnée et il présentait sur le flanc droit un trou pouvant correspondre à l'entrée d'un balle de chasse de calibre 12", a indiqué la préfecture de Savoie dans un communiqué.

Transporté par des gardes de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), le cadavre a été autopsié au laboratoire d'analyses vétérinaires de Chambéry qui a confirmé qu'il s'agissait bien d'un loup gris, de type Canis Lupus, a précisé l'ASPAS.

"Le chasseur l'avait laissé dans un endroit de passage où tout le monde pouvait le voir et a dû prendre la tête pour en faire un trophée. Pour nous, c'était bien un acte volontaire", a affirmé un responsable de la brigade de gendarmerie de La Rochette (Savoie) qui a retrouvé le loup.

L'auteur risque 6 mois d'emprisonnement et 9.000 euros d'amende, a rappelé l'ASPAS.

Le loup est une espèce protégée notamment par la convention de Berne du 19 septembre 1979 et une directive européenne du 21 mai 1992.

Source : Le Monde / AFP du 7 février 2008

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