Loups en Europe

 

Le loup en Europe ne semble pas menacé. Il se porte bien et reste une espèce protégée. Il est présent dans de nombreux massif et parfois même en plaine. Il tend à s'étendre de plus en plus et à proliférer de manière exponentielle. Contrairement à l'ours, une louve peut avoir une portée de nombreux louveteaux tous les ans comme un chien. Autant dire que la reproduction est assurée. Sa présence pose de nombreux problèmes à l'élevage. Ce phénomène ne fera que s'amplifier quelque soit le type et les pratiques de l'élevage qu'il s'agisse d'ovins, caprins, équidés ou bovins.

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Le loup estonien, hors-la-loi devenu espèce protégée


... Les autorités versaient même des bonus pour chaque peau du loup et pendant des années, des brigades spéciales sillonnaient les forêts pour les éliminer. ...

Source : Courrier International du 21 février 2004

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Le retour des fauves en Tchéquie


Il y a quelques années encore les promeneurs dans les forêts tchèques pouvaient être tranquilles. S’ils avaient la chance de rencontrer un animal, ce n’était qu’un cerf, un chevreuil, un renard ou un sanglier. Depuis quelques années, cette situation change et désormais, vous pouvez aussi rencontrer dans les montagnes tchèques un lynx, un loup et même un ours.

Selon les récentes informations, actuellement il y a dans les montagnes tchèques et notamment dans les Beskydes et le massif de la Šumava une centaine de lynx, une dizaine de loups et cinq ours. L’ours et le loup vivent notamment dans les Beskydes en Moravie du nord. Quelques loups se sont cependant hasardés jusqu’au massif de Jeseníky. Dans les années 1980, 18 lynx ont été lâchés dans les forêts de la Šumava où ils se reproduisent depuis. Ce retour des fauves serait dû au reboisement du paysage tchèque et aussi au dépeuplement de la campagne.

C’est de Slovaquie que viennent des ours. Dans les Beskydes, même une ourse avec son ourson a été rencontrée, donc pendant la période où ce fauve devient particulièrement dangereux. Le loup, lui, vient aussi de Slovaquie et actuellement il y en a deux meutes dans les Beskydes. Jusqu’à présent cependant, aucun des fauves en République tchèque ne s’est attaqué à l’homme. Le simple touriste ne peut les rencontrer pratiquement que quand il pénètre dans les réserves naturelles où «opèrent» le plus souvent des ramasseurs de champignons et de myrtilles. Jiri Lehky de l’Administration de la région protégée des Beskydes évoque une telle rencontre:

«Cela est arrivé dans notre région il y a deux ans. Un ramasseur de myrtilles a rencontré un ours quelque part dans le massif de Smrk. Il a abandonné ses myrtilles et s’est sauvé bien rapidement en dévalant la montagne. De toutes façons chaque contact des gens avec un ours provoque des problèmes qu’on connaît en Slovaquie où les ours agressent parfois des touristes. Il est donc préférable de ne pas entrer dans les réserves naturelles et de les laisser aux ours.»

D’après les responsables des organisations cynégétiques tchèques, les fauves jouent un rôle positif dans les forêts. En se nourrissant d’animaux faibles ou malades, ils réduisent d’une façon naturelle le volume du gibier et améliorent ses qualités. Il ne faut pas non plus exagérer le danger qu’ils représentent, car il est improbable que les fauves se reproduisent d’une façon incontrôlée et prolifèrent aussi dans d’autres régions tchèques. En construisant des routes et des zones industrielles aux pieds des montagnes, l’homme a dressé dans le paysage des barrières pratiquement infranchissables pour ces animaux.

Auteur : Václav Richter
Source : Radio Prague du 29 juillet 2008

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Un loup à Oslo Divers Source VG
Un loup à Oslo

Le journal à sensation VG a présenté une photo prise depuis le balcon d'un appartement à proximité de la station ferroviaire de Grorud (nord-ouest de la commune d'Oslo), montrant un canidé impressionnant errant dans la ville enneigée.

Plusieurs experts (parmi lesquels le professeur d'univeristé Jon M. Aremo et Morten Kjørstad, conseiller à la Direction de la gestion écologique - Direktoratet for naturforvaltning) ont affirmé à son examen qu'il s'agissait d'un jeune loup. La déclaration du maire d'Oslo Fabian Stang selon laquelle il ne voulait pas de loup dans les rues de la capitale a alors déclenché les protestations des organisations de protection de la nature. Kurt Oddekalv, chef de file de l'Association pour la Protection de l'Environnement (Miljøvernforbund), a notamment souligné que le fait qu'un carnivore sauvage se soit égaré dans la capitale est une curiosité qui augmente considérablement sa valeur. "C'est une première mondiale qui montre combien la population d'Oslo est proche de ses origines. C'est une affirmation symbolique de l'état de nature vierge et cela devrait être une fierté pour Oslo".

Kurt Oddekalv soutient que ce loup a tout autant le droit de se trouver dans la capitale que le maire de la commune. "Les gens doivent se réjouir de la présence de ce loup. Si celui-ci doit être relégué hors d'Oslo, alors M. Fabian Stang doit l'être aussi."

Quelques heures plus tard, un habitant du quartier s'est présenté comme étant le propriétaire du loup photographié. Il s'agit en fait de la chienne de la famille, qui ressemble effectivement à un loup, en plus petit. Per Ivar Oskal s'était rendu à la gare et son animal lui avait faussé compagnie pendant environ une heure. C'est un ami, voyant la photo dans les journaux, qui l'a averti que cela pourrait bien être sa chienne.

Cette affaire anodine aura eu tout de même le mérite de relancer un débat sur les mesures de protection des carnivores sauvages. "C'est amusant de voir que lorsque le loup se rapproche soudain des politiciens d'Oslo, on se met à crier qu'il faut le chasser, alors qu'ils pensent que le loup doit se trouver chez lui ici dans l'Østfold, bien que les spécialistes aient établi que ces loups n'avaient pas un gène norvégien dans le sang, mais viennent de Finlande ou de Russie", a réagi une habitante de la campagne. "Eh bien je dis OUI au loup à Oslo, du moment que moi, là où j'habite, je peux de nouveau aller me promener à cheval dans la forêt avec mes chiens en liberté, comme avant."

Source : Norvège-fr du 15 décembre 2009