.
Comme d'habitude en pareil cas, notamment avec l'ours, nous assistons
à des supputations les plus fantaisistes, notamment de la part
des associations de défense de prédateurs, loup et ours,
avec une montée en puissance des délires sur les forums
des associations écologistes sectaires.
Par la même occasion se développe la haine des éleveurs
et des chasseurs avec une volonté délibérée
de détruire les hommes auteurs des accidents de chasse par un
harcèlement moral et psychologique permanent afin de faire "
craquer " la personne et son entourage.
Le chasseur des
Hautes-Alpes ne va pas échapper à cette pratique en général
développée par les dictatures de tout poil. Déjà,
avant même que la presse fasse état de cette affaire, deux
associations écologistes déposent plainte, sans doute
prévenues par l'ONCFS qui, dans cette affaire a été
invité à prendre quelque distance au profit de la gendarmerie
nationale. Ne doutons pas que tous les vautours écologistes vont
sortir du bois pour tenter de venir émarger à la ligne
des dommages et intérêts.
Pourquoi
la gendarmerie ?
Alors que l'ONCFS attendait qu'un éleveur se rende coupable de
braconnage, c'est en fait un officier de l'armée de terre, du
rang de capitaine et ayant fait deux campagnes en Afghanistan qui est
l'auteur des coups de fusils. Compte tenu de son grade, c'est la police
des armées qui est intervenue sans la présence de l'ONCFS
contrairement à ce qui a été dit par certains.
Par ailleurs, en qualité de militaire, il n'a pas à s'exprimer
et ne s'exprimera pas devant la presse. De même, il ne répondra
pas à ses détracteurs. Tout sera dit au tribunal le 18
février.
Que s'est-il passé
?
Un groupe de chasseurs étaient en battue lorsqu'un loup s'est
précipité sur l'auteur des faits. Le dernier coup de feu
a eu lieu à moins de 6 mètres du tireur. Les chasseurs
étaient vêtus d'un gilet fluorescent. Ils n'agissaient
pas cachés mais bien visibles.
Un habitant du village, ancien éleveur et chasseur, aigri par
un divorce qui s'est mal passé, occupe son temps à épier
tout le monde. C'est donc cette personne qui a prévenu les gardes
de l'ONCFS qui tentaient de repérer un hypothétique éleveur
ayant eu de nombreuses prédations ces dernières semaines
dans son exploitation. C'est au cours de l'opération de chasse
que les agents de l'ONCFS ont contrôlé l'ensemble des chasseurs
présents et que le tireur du loup s'est spontanément dénoncé
en demandant à être entendu par la gendarmerie tout en
faisant remarquer à l'agent de l'ONCFS de ne pas le tutoyer (selon
les récentes controverses sur la garde à vue, le tutoiement
semble devenir une règle même à l'ONCFS)
Braconnage
ou non ? Intention ou non ?
Le braconnage désigne la chasse ou la pêche illégale.
C'est chasser furtivement et sans permission. Les raisons de l'illégalité
peuvent être diverses :
- la chasse ou
la pêche a lieu en dehors des périodes qui lui sont réservées
;
- les animaux
se trouvent sur un domaine privé ;
- les moyens utilisés
ne sont pas autorisés ;
- l'espèce
chassée ou pêchée est protégée ;
- et enfin, bien
sûr, ne pas être titulaire d'un permis quand il est nécessaire.
Dans ce cas, il
y a bien braconnage même s'il n'y avait pas intention de chasser
illégalement. Alors que le chasseur était en groupe avec
un vêtement plus que repérable, il est difficile d'affirmer
qu'il y avait, de sa part, une intention de chasser furtivement. Mieux
encore, eu égard a ses qualités et compétences
militaires, particulièrement aguerri au tir de précision
et au camouflage, s'il avait voulu chasser illégalement de manière
furtive, il ne se serait jamais fait prendre et aurait éliminé
de nombreux loups seul, sans témoin, sans camarade de battue.
Il appartiendra
à la justice de juger et apprécier. Mais de là
à lui " tomber dessus " comme le font les associations
écologistes, voilà une méthode qui ne pourra que
contribuer a creuser le fossé entre éleveurs et protecteurs
de la nature et attiser la haine contre la présence du loup.
Nous notons que
le loup, espèce protégée, n'est pas en voie de
disparition
. A la vitesse de reproduction de cette espèce,
la biodiversité n'est sûrement pas atteinte. Nous ne pouvons
pas en dire autant de certaines races de brebis sans compter qu'en matière
d'environnement il y a bien plus grave sur la planète.
Louis
Dollo, le 13 décembre 2009