Souvenirs passés de neige et météo dans les Pyrénées

 

 

Nous reprenons ici plusieurs articles de presse retraçant quelques souvenirs d'hivers rigoureux ou enneigés. Nous noterons également les accidents et incidents de montagne pour en tirer les enseignements avec le recul du temps.

Et puis, c'est peut-être aussi l'occasion de se questionner sur les tendances à la mode de ce qui est appelé le réchauffement climatique

 

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Météo en montagne

Accès aux cols et Stations de ski des Pyrénées

Les Pyrénées canonnent de plus en plus


Ils sont devenus la garantie neige. A basse ou haute pression ils assurent aux skieurs une certitude, celle de trouver un manteau d'or blanc digne de leurs espoirs de glisse. Tour de piste et inventaire des canons à neige se trouvant dans les stations de la chaîne

Les premiers canons à neige ont fait leur apparition sur le versant français des Pyrénées en 1979 pour mieux nourrir les neiges catalanes de la station de Pyrénées 2000. Depuis ils ont proliféré et équipent au moins une bonne vingtaine de stations réparties dans les cinq départements du massif. C'était un pari économique et aussi un enjeu salutaire pour offrir à la clientèle, de la neige en altitude dans les mêmes conditions que celle proposée en Principauté d'Andorre et dans les stations espagnoles qui ont fait entrer depuis pas mal de temps les canons dans leur arsenal.

Plus de cent kilomètres de pistes
En ce début d'année 2000 le parc de canons dans les stations de la confédération est de plus de 1900 engins qui ont la capacité d'enneiger environ 300 hectares soit l'équivalent de 100 kilomètres de pistes. Ce sont les stations de CerdagneCapcir qui ont la plus forte capacité de frappe avec par exemple 460 canons à neige pour l'ensemble Font- Romeu ; Pyrénées 2000 ; 70 pour PortéPuymorens et 265 pour Les Angles. A Peyragudes par exemple dans les Hautes- Pyrénées -la station de James Bond -70 canons à neige assistés par ordinateur permettent à tous les fidèles de trouver une neige idéale au dessus de la vallée du Louron.

Comment ça fonctionne ?
Le principe est le même depuis le début : air plus eau, projetés ensemble se transforment en cristaux. Mais l'évolution s'est faite sur le plan technique avec deux installations de canons à haute et basse pression.

La première est fixe et ensemence toute l'année ; la seconde est mobile et ressemble à un gros ventilateur moins gourmand sur un plan énergétique.

Il faut disposer de réserves d'eau, et la plupart du temps au travers des ordinateurs qui reçoivent les informations des sondes de température et d'hygrométrie, le déclenchement se fait automatiquement la nuit tombée. La fabrication de cette neige de culture permet d' «engraisser» le manteau neigeux et de maintenir ouvert un plus grand nombre de pistes. Ce n'est pas un luxe puisque l'on sait au travers d'études nivales réalisées depuis le milieu des années 70 que la neige remonte chaque année et s'est repliée statistiquement d'environ deux cents mètres pour se retrouver en face nord à 1750 mètres d'altitude en moyenne. L'investissement moyen pour équiper une station en canons avoisine le million de francs à l'hectare.

Voilà pourquoi dans les stations de ski alpin on glisse de plus en plus au son du canon.

Auteur : J.-P. F
Source : La Dépêche du Midi du 14 janvier 2000

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Pourquoi ce drôle d'hiver ?


Le temps change, les hivers se raréfient en plaine avec des coups de chaleur en février. Mais l'Ariège est un modèle atypique pour les prévisions météo.

Drôle d'hiver cette année commençant par une tempête cataclysmique suivie d'une neige de bon augure mais s'en allant avec un redoux printanier dû au fhn qui dure, un phénomène purement local. La station départementale Météo France basée à Saint-Girons, fournisseur de données avant tout, ne fait que constater. Autour de Marina Covre, chef de station et ingénieur des travaux, quatre techniciens, Fabrice Dosnon, Jean-Luc Soucasse, Jacques Mayer et Renaud Millour, assurent le quotidien des relevés météorologiques en étant branché sur un réseau informatique de données mondiales transmises en continu.

C'est au centre de transmission et prévisions de Toulouse que le climat peut être étudié d'après les archives des stations qui arrivent même de l'Antarctique en dix minutes par Inmarsat.

Au niveau local, les techniciens observent bien un réchauffement. A Saint-Girons, depuis 1985, le réchauffement est brutal et plus rapide qu'autrefois. Il est loin l'hiver glacial de 1956. En observant les courbes de températures, entre 1955 et 1981 il existait un certain équilibre entre les températures. Depuis 1981, les courbes grimpent au-dessus de la moyenne «normale 6190». On a gagné à peine 1-degré, ce qui semble peu, mais qui représente beaucoup d'énergie. Le temps est chaotique depuis dix ans.

Des phénomènes de petite échelle
En Ariège, la neige revient depuis deux ans, mais la limite pluie-neige est plus élevée.

Cela coïncide avec les études du centre d'étude de la neige qui prévoit une nette diminution de la durée d'enneigement à 1.500-m, soit 30 à 45 % dans les Pyrénées. Avec le fhn amenant son flux du sud et l'air sec d'Espagne, SaintGirons fait partie des valeurs les plus élevées de MidiPyrénées. Il peut faire 21-degrés à Saint-Girons et 14 à Toulouse. Les modèles de prévisions français et européens choisis par Toulouse et transmis chaque matin à Saint-Girons sont adaptés sur l'Ariège. Le pays est, en effet, assez contrasté, avec deux reliefs en parallèle, la chaîne des Pyrénées à 2.000-3.000-m et les collines calcaires du Plantaurel à 700-800-m. On compte trois zones climatiques. Entre Pamiers et Mirepoix, le climat est plus toulousain avec des influences méditerranéennes. Dans le piémont, la zone Saint-Girons, Foix et Lavelanet, les entrées maritimes viennent d'Atlantique et le flux d'ouest amène son lot de nuages bas. Enfin, les orages capricieux d'hiver et d'été sont dus au réchauffement ou remontent d'Espagne, un souci constant pour les techniciens. Ces phénomènes de petite échelle sont à la limite des modèles. Météo France envisage des modèles locaux afin d'améliorer les prévisions à court terme. Fabrice Dosnon résume la situation de cet hiver : «C'était bien enneigé en décembre et janvier grâce aux conditions anticycloniques en air froid. Janvier a été particulièrement sec. Puis le dernier redoux et le passage pluvieux ont ramolli le manteau neigeux. Ça tombe mal, on n'est qu'en mi-février. Mais les prévisions se limitant à quelques jours, on ne sait pas si fin février et mars seront froids non non.» Quant aux précipitations, il faut savoir qu'il pleut autant à Saint-Girons qu'à Brest, mais plus fort et moins longtemps. Les prévisions, tout le monde les attend chaque jour. L'Ariège et son climat moyen est protégé des grandes catastrophes. Même si le temps paraît bizarre, «on s'en sort bien, les chiffres parlent».

Auteur : G.B.
Source : La Dépêche du Midi du 17 février 2000

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Un couple de L'Union bloqué au col du Portillon


Avalanches meurtrières jeudi à Cauterets et samedi à Peyragudes, un couple de randonneurs en difficulté dans un col: plus que jamais, les amoureux de la montagne doivent se montrer prudents.

«En montagne, le risque zéro n'existe pas », répètent à longueur de journée les militaires du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Luchon. Ils savent de quoi ils parlent. En trois jours, ils ont effectué de nombreuses sorties, dont deux à la suite d'avalanches meurtrières et une pour aider un couple de randonneurs originaires de L'Union, bloqué par une chute de neige importante au col du Portillon.

Tué sous les yeux de son fils
Samedi, à 11 h 45, Henri Ané, ancien médecin âgé de 53 ans qui tenait un cabinet médical aux Agudes, a été emporté par une coulée de neige sur le versant nord-est du pic de Monségu, à proximité de la station de sports d'hiver de Peyragudes. La scène s'est déroulée sous les yeux de son fils, Alexis, et de son ami, Gérard.

Henri Ané connaissait pourtant bien le massif pyrénéen et ses dangers. L'itinéraire, que les trois randonneurs ont emprunté, est un classique pour les chevronnées de la montagne.

C'était le deuxième accident mortel de la semaine, dans les Pyrénées puisque jeudi, un randonneur espagnol avait trouvé la mort au-dessus de Cauterets.

Les interventions des gendarmes du PGHM connaissent heureusement souvent, des dénouements plus « heureux ».

Surpris par une chute de neige
Vendredi soir, deux randonneurs, André Saves et son épouse, demeurant à L'Union, dans l'agglomération toulousaine, ont décidé de se rendre en Espagne par le col du Portillon (1.293 mètres d'altitude), depuis Bagnères-de-Luchon.

La randonnée devait être courte puisqu'ils avaient prévu de revenir vers 19 heures. Les événements devaient en décider autrement.

Ne les voyant pas revenir, leur fille a prévenu le PGHM, qui a aussitôt averti les secours espagnols.

Surpris par une chute de neige trop importante à 1.200 mètres d'altitude, le couple était resté bloqué dans la montagne. Les gendarmes du PGHM, à force de nombreuses recherches, ont localisé les randonneurs qui étaient sains et saufs.

Une fois sortis de leur fâcheuse situation, ces derniers ont ensuite pu retourner chez eux à la grande joie de leur fille.

Auteur : Emmanuel POUPARD
Source : La Dépêche du Midi du 24 avril 2000

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Un mètre de neige s'abat sur Gavarnie


Météo-France prévoit cette nuit des chutes de neiges sur l'ensemble des stations de sport d'hiver

Le Père Noël a réservé un bien joli cadeau à la station de Gavarnie. Un épais manteau neigeux est, en effet, venu recouvrir le domaine skiable, pour le plus grand plaisir des touristes arrivés durant ce week-end de fête. La morosité ambiante a cédé la place aux joies de la glisse avec 70 % du domaine skiable ouvert. Hier, on relevait 40 cm en bas des pistes et 110 cm en haut.

Les pisteurs ont travaillé d'arrache-pied pour ouvrir le plus grand nombre de pistes - onze rouge, verte, bleue sur vingt-deux - et sécuriser le domaine. D'autant qu'à 15 heures, hier, les flocons tombaient de nouveau. Les équipements sont d'ailleurs obligatoires pour accéder à la station à partir du parking de Holle.

La neige a aussi fait son apparition sur Piau- Engaly où vingt-deux pistes sont ouvertes sur trente-huit. Les hauteurs de neige sont un peu moins importantes: 15 cm à la station et 85 cm en haut des pistes.

Mais l'ensemble du massif pyrénéen n'a pas été aussi gâté. A Cauterets, la station a dû fermer, mardi, en raison de violentes rafales de vent mesurés à plus de 100 km/h. Tout devrait rentrer dans l'ordre aujourd'hui. Les amateurs de surf pourront alors découvrir la moitié du domaine skiable avec des hauteurs de neige de 10 cm à 2.000 m et 30 cm à 2.500 m.

En vallée d'Aure et du Louron, on attend toujours l'or blanc. A Saint-Lary, deux pistes sont ouvertes, une de fond et une de ski alpin.

Pour la station de Val-Louron, les canons à neige sont entrés en action afin d'ouvrir 150 m de piste pour débutants.

DES CHUTES DANS LA NUIT
Pour les autres, il faudra patienter jusqu'à cette nuit pour voir la neige tomber, selon les prévisions de Météo-France. Des chutes sont attendues dès le début de la soirée avec une limite pluie-neige pouvant s'abaisser à 600- 700 m.

Une couche de neige d'une quinzaine de centimètres devrait se déposer et concerner l'ensemble des stations du département.

Il est grand temps car les plaques d'immatriculation sur les routes et les skis sur les galeries démontrent que les vacanciers n'ont pas déserté la région pour autant. Les offices de tourisme ont su faire preuve d'imagination pour occuper les journées mais la clientèle n'a qu'une hâte: chausser les skis et découvrir les nouveautés, nombreuses, offertes par les stations des Hautes-Pyrénées.

Auteur : J. D. et P. G.
Source : La Dépêche du Midi du 27 décembre 2000

Nota : de fortes chutes de neige ont eu lieu dans les Pyrénées début 2009. Tout le monde s'accordait à dire qu'il y avait longtemps qu'il n'y en avait pas eu autant. En fait, en 9 ans, à peine, tout le monde avait perdu la mémoire.

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Les bonnes couches des années 1980 en Ariège


A Saint-Girons, Météo France ausculte le manteau neigeux
Question enneigement, on tient les comptes chez Météo France à Saint-Girons. Chaque jour, pendant la période d'ouverture, 9 stations de ski et deux postes d'observation font des relevés de l'épaisseur du manteau neigeux. On peut ainsi remonter dans le calendrier climatologique jusqu'au début des années soixante-dix, et juger de l'importance des chutes de neige d'une année sur l'autre. Les chiffres parlent d'eux mêmes.

Parmi les hivers dignes de figurer dans les annales au niveau des quantités de neige, on retient celui de l'année 77-78. Il y eut beaucoup de neige cette année là, environ 1,5m sur les pistes de la station de Guzet (1.400m d'altitude), une valeur qui se vérifie pour toutes les stations de moyenne altitude. Vient ensuite l'hiver 80-81, qui démarre dès le mois de novembre, avec des chutes de neige régulières jusqu'à la fin janvier. Sur le point de repère qui nous intéresse, à savoir Guzet, on enregistrait 1,90 à 2 mètres de neige.

Toujours dans le registre des hivers les plus enneigés, l'année 84-85, un hiver particulièrement rude, au cours duquel les températures minimales ont parfois dépassé les - 20°C. La neige était tombée en faible quantité, mais elle s'était transfornée en glace vu l'intensité du froid. L'année d'après s'était distinguée par des chutes de neige qui défient l'imagination. Il était tombé à Lavelanet 1,20 de neige en 24 heures. Dans le même temps on avait mesuré à Orlu-Ascou 1,80m.

SITUATION ANTICYCLONIQUE
Il y a ensuite l'hiver 86-87, avec là encore le cocktail froid et neige. Au 10 janvier, on jaugeait à Guzet 1,30 de neige, et 80 à 90 cm dans les vallées à 700m. Et puis il y eut le fameux hiver 89-90 durant lequel aucune station n'a ouvert. Enfin viennent les années 90 où les grosses chutes de neiges sont moins fréquentes, c'est en tout cas, le constat que fait Jacky Mayer, technicien météo au centre météorologique départemental de l'Ariège.

Fin mars 92, il tombe 1,20 m de neige en 6 jours. En 95-96 l'enneigement est très tardif, il débute en février et atteint 1,5m à Guzet. 98- 99 restera dans les mémoires comme l'une des meilleures années: 60 cm de neige pendant toute la saison, quelles que soient les stations. De l'or en barre pour les tenants de l'économie liée aux sports d'hiver.

Pourquoi donc la neige se fait elle si rare aujourd'hui? La réponse du spécialiste Jacky Mayer: « La situation est de plus en plus anticylonique l'hiver. Et surtout, les flux sud- ouest en altitude sont plus marqués qu'avant, ce qui explique les faibles chutes de neige ». Concrètement, les nuages chargés d'eau stationnent de moins en moins contre la barrière pyrénéenne, et quand ils le font, ils franchissent souvent les montagnes poussés par les vents. Ceci explique cela.

Auteur : Rémi LEBRERE
Source : La Dépêche du Midi du 3 janvier 2001

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Le réchauffement climatique menacerait l'enneigement


Des risques pour l'or blanc dans les cinquante ans à venir

Qui dit douceur du climat dit manque de neige: les vacanciers du début de la semaine de Noël l'ont appris à leurs dépens. Or, selon Météo France, le réchauffement climatique pourrait raccourcir de 20 % la période d'enneigement dans les Alpes du Nord et de 40 % dans les Alpes du Sud et les Pyrénées dans cinquante ans.

« Nous avons simulé une élévation de température de 2 degrés, c'est- à-dire le milieu de la fourchette de réchauffement climatique prévue par les scientifiques pour l'Europe du Nord en 2050 (1,5 à 3,5 degrés) », explique Eric Martin, chef du Centre d'étude de la neige de Météo France à Grenoble.

« L'impact est très important pour les stations de moyenne altitude. A 1.500 mètres, deux degrés de plus entraînent une diminution du manteau neigeux correspondant à un mois d'enneigement ».

EDF conduit également des études sur le manteau neigeux, afin de prévoir les conséquences sur le débit d'eau de ses barrages.

Ses conclusions recoupent celles de Météo France. En cas de doublement de la concentration de CO2 dans l'atmosphère en 2050 - hypothèse retenue par les scientifiques qui travaillent sous l'égide de l'ONU- la température augmenterait de 2 à 3 degrés sur les Alpes, entraînant une réduction de 30 à 60 jours de la durée d'enneigement à 1.500 mètres.

Dans les stations de moyenne montagne, les vacanciers de décembre, en début de saison, et d'avril, en fin de saison, pourraient ainsi être privés de ski.

Au-delà de 1.500 mètres, l'impact de la hausse de température est moins sensible. A 3.000 mètres, on perdra une dizaine de jours de neige sur un total de 8 à 10 mois d'enneigement, estiment les chercheurs de Météo France. Selon EDF, à 2.500 mètres, on perd 25 à 35 jours d'enneigement soit 15 % à 20 % de la durée totale d'enneigement.

DECENNIE 90, LA PLUS CHAUDE DU SIECLE
La douceur actuelle et la faiblesse du manteau neigeux sont-elles des signes avant-coureurs du réchauffement climatique?

>« Rien ne permet à l'heure actuelle de conclure à une diminution du manteau neigeux », estime Frédéric Hendrickx, ingénieur chercheur au Laboratoire national d'hydraulique et d'environnement d'EDF. Les données recueillies à proximité des barrages par les nivomètres d'EDF font état « d'années avec neige et d'années sans neige, mais ne délivrent pas de signal clair sur la durée », estime-t-il.

Pour Eric Martin, de Météo France, les données recueillies sur quarante ans au Col de Porte, au Nord de Grenoble, montrent « une grande variabilité d'une année sur l'autre, mais aussi une petite tendance à la baisse de l'enneigement sur quarante ans ». Ce « petit signal demande à être infirmé ou confirmé par d'autres relevés », et Météo France va multiplier les études sur le manteau neigeux en moyenne montagne, souligne-t-il.

« Il y a des chances que ce soit lié au réchauffement climatique dû aux activités humaines », ajoute M. Martin.

La décennie 90 a été la plus chaude du siècle, et dans cette décennie, 1998 a été sur le plan mondial l'année la plus chaude. En France, 2000 s'avère l'année la plus chaude du siècle à égalité avec 1994, avec une température moyenne de 12,9 degrés.

Les quelque 3.000 scientifiques réunis sous l'égide de l'ONU au sein du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, IPCC en anglais) ont récemment relevé leurs prévisions de réchauffement lié à l'émission de gaz libérés par les énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole). Ils estiment que la température à la surface du globe pourrait augmenter de 1,5 à 6 degrés en 2100.

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Les stations de moyenne altitude seraient pénalisées
En faisant une simulation sur l'ensemble de la chaîne pyrénéenne à l'horizon 2050 on se rend compte que les stations qui ont leur piste et champs de neige à partir de 1500 mètres auront au bas mot presque quarante jours de moins de manteau blanc.

La partie la moins pénalisée sera celle de Cerdagne et Capcir avec juste de trente et un à trente sept jours d'enneigement en moins.

Par contre de l'Est de l'Ariège (Pays de Sault et d'Alliou) à la côte Basque il manquera de quarante trois jours à quarante neuf jours de neige. Et c'est sur le versant espagnol des Pyrénées que l'absence de neige serait moindre mais quand même de l'ordre du mois.

Une cartographie déficitaire et qui fait frémir et surtout risque d'avoir des conséquences économiques certaines sur des stations qui en cette fin de siècle ont réalisé de gros investissements pour pérenniser un avenir rendu incertain à cause du climat.

Auteur : Marie-Pierre FEREY.
Source : La Dépêche du Midi du 3 janvier 2001

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Tempête de neige sur les Pyrénées


Inondations dans les Pyrénées-Atlantiques. Rafales de vent jusqu’à 120 km/h, inondations, importantes chutes de neige et des vagues de 8 à 9 mètres sur la cote.Les Pyrénées-Atlantiques,qui restent en alerte orange jusqu’à ce matin, ont été traversés par de violentes intempéries, hier. Cinq randonneurs espagnols perdus dans la neige ont dû être secourus dans la nuit de samedi à dimanche près du refuge de Bondie,ainsi que deux automobilistes, espagnols eux aussi, accidentés dans la neige près du port de Larrau, samedi soir. Les pompiers ont dû intervenir à plusieurs dizaines de reprises dans la journée d’hier sur des inondations principalement à Saint-Jean-de-Luz, Urrugne, Ascain et Ciboure où des parkings souterrains ont été inondés. La circulation routière a été perturbée avec par exemple le péage d’Ondres fermé quelques heures sur l’autoroute A63 à la suite d’une coulée de boue. Les trains ont aussi subi des retards et des changements d’itinéraires entre le Pays basque et le sud des Landes, à cause de coulées de boue sur les rails entre Bayonne et Puyoo.

Les Hautes-Pyrénéesn’ont pas échappé à cette perturbation très active qui a traversé le sud-ouest. Les météorologues de la station météo-France d’Ossun ont relevé, entre samedi et dimanche, près de 65 mm d’eau en plaine et surtout sur le Piémont. En montagne, les chutes de neige n’ont pas cessé du week-end. « Notre station automatique de Luz-Ardiden, située à 2 400 mètres, a enregistré 80cm de neige», indique un météorologue, « et cettevaleurdoitêtreprisecomme un minimum,selon l’exposition des versants, le cumul peut atteindre 1 mètre. » C’est le cas au parking de Tournaboup,à Barèges. Comme il y a eu beaucoup devent,ilyaeuformationdeplaques à vent, le manteau neigeux est très instable.» Il est donc prudent d’attendre qu’il se stabilise, et de prendre toutes les précautions nécessaires si l’on doit circuler en montagne.

Ariège: La circulation était très difficile, hier, entre le Pas de la Case et l'Hospitalet, avec des conducteurs en difficulté dans la descente. En Ariège ,l'hiver a pris une longueur d'avance sur le calendrier habituel.

Source : La dépêche du Midi du 9 novembre 2009

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