Le Ministre de l'Ecologie à Vielha

La concertation transpyrénéenne

 

Le Ministre de l'environnement Serge Lepeltier a confirmé le 5 avril dernier à Vielha (Val d'Aran - Espagne) sa ferme intention de réintroduire 5 ours (ourses) dans les Pyrénées à partir de septembre. Le Val d'Aran est directement concerné par la décision française en raison de l'emplacement de ses estives sur le versant Nord (massif du Campsaur au-dessus de l'Hospice de France) et le passage facile versant sud dans les massifs du Crabère et du Maubermé jusqu'à l'Alt Aneu.
Rien n'est gagné et il se pourrait que des oppositions au plan de réintroduction viennent d'Espagne.


Francia anuncia en Vielha la suelta de cinco osos el próximo septiembre


El ministro de Medio Ambiente de Francia, Serge Lepeltier, anunció el pasado 5 de abril, en Vielha, la firme intención del ejecutivo galo de soltar el próximo mes de septiembre cinco ejemplar de osos en la cordillera pirenaica. La intención del gobierno francés es reintroducción estos ejemplares, que en su mayoría serán hembras, en los dos únicos núcleos oseros que perviven en la actualidad en el Pirineo, Valle de Arán y Bearn.

El anuncio de Lepeltier se produjo en la reunión que mantuvieron en Vielha los técnicos medioambientales de las administraciones francesa y española, además de las comunidades de Aragón, Navarra y Cataluña, y del Principado de Andorra, para avanzar en el plan de recuperación de la población osera de la cordillera pirenaica que ambos países quieren poner en marcha.

En la actualidad la población de osos pirenaicos se encuentra muy mermada y con escasísimas opciones de recuperarse por sí misma, tras la muerte de la última hembra autóctona, Canelle. Por ello, y con el objetivo final de duplicar la actual población, una quincena (3 autóctonos y el resto fruto o descendientes del plan de reintroducción llevado a cabo entre 1997 y 98 en el Valle de Arán), en el horizonte del 2008, la administración francesa, tal y como lo había anunciado, quiere comenzar este mismo otoño con el plan de reforzamiento de los plantígrados en el Pirineo.

En principio, los ejemplares se reintroducirán en los dos únicos núcleos oseros que quedan en la cordillera pirenaica, el Valle de Arán y el Bearn, cerca del límite entre Aragón y Navarra. El calendario que dio a conocer Lepeltier señala el mes de junio como la fecha en que tiene que estar finalizado el plan de reintroducción de estos cinco primeros ejemplares.

Sin embargo, la administración gala tendrá que garantizar la aceptación de los habitantes de las zonas afectadas al plan, ya que en ambos núcleos existen temores y reticencias a este plan. En el valle de Arán debido a la anterior experiencia, ya que algunos ejemplares se aproximaron excesivamente a poblaciones habitadas y en el Bearn debido a la disparidad de criterios a la hora de llevar a cabo la reintroducción, ya que el Instituto Patrimonial del Alto Bearn diseñó un plan similar, en el que la población había participado activamente.

Las autoridades de Aragón y Navarra, conscientes de que esa oposición también se puede dar en sus territorios, si no se trabaja bien con la población de las áreas afectadas, han solicitado al ministro galo más información, mantener un seguimiento de las acciones y una relación fluida con los habitantes que se vayan a ver afectados.

La próxima cita, para continuar avanzando en este plan, sus plazos y condiciones, será el próximo 20 de abril, en Toulouse. En el encuentro, se prevé firmar un memorandum sobre este proyecto entre todas las instituciones y que tendrá el apoyo de la Comisión Europea.

Source : Pirineodigital.com
Article du 7 avril 2005

Commentaires


Un déplacement du Ministre français de l'écologie, Serge Lepeltier, en Espagne, dans le Val d'Aran passé inaperçu en France et qui ne manque pas d'intérêt quant aux résultats des discussions. Que lisons-nous (excusez pour la traduction approximative) ?

" Toutefois, l'administration française devra garantir l'acceptation des habitants des zones concernées par le plan, puisque dans les deux noyaux il existe des craintes et des réticences. Dans le Val d'Aran étant donné l'expérience précédente où quelques éléments se sont excessivement approchés des zones habitées et dans le Béarn, étant donné la disparité de critères au moment de mener à bien la réintroduction, puisque l'Institut Patrimonial du Haut Béarn a conçu un plan semblable auquel la population avait activement pris part. "

Les Espagnols s'inquiètent eux aussi de cette présence bien embarrassante qui leur a déjà posé des problèmes et ils semblent apprécier le travail de l'IPHB. Tien donc… et la suite est tout aussi instructive…

" Les autorités aragonaises et navarraises, conscientes que cette opposition qui peut aussi exister dans ses territoires si on ne travaille pas en relation avec la population des secteurs touchés, ont sollicité du ministre français davantage d'informations, un suivi des actions et une relation suivie avec les habitants. "
.
Ni plus ni moins que de tenir compte de l'avis des habitants concernés. Il semble bien qu'on se rapproche du souhait des populations valléennes françaises. Il se pourrait bien que l'Espagne n'apprécie pas le coup de force du Ministre face aux populations locales. En fait, l'Espagne demande à la France de revoir sa copie.

" Le prochain rendez-vous, pour continuer à faire avancer ce plan, ses délais et conditions est prévu le 20 avril prochain à Toulouse. Au cours de cette rencontre il est prévu de signer un mémorandum sur ce projet entre toutes les institutions et qui aura l'appui de la Commission Européenne. "

Que la France revoit la copie et nous pourrions signer, le 20 avril 2005 à Toulouse, un mémorandum avec toutes les parties concernées. Et seulement dans ce cas, le plan sera appuyé par l'Union Européenne. Mais que se passera-t-il si les parties concernées ne signent pas et si les conditions fixées par les Espagnols ne sont pas garanties vis à vis des populations locales ?

Voilà un projet qui semble mal parti.

Deuxième réunion transpyrénéenne sur l'ours brun


Une deuxième réunion de responsables de l'environnement des pays et régions transpyrénéens concernés par le renforcement de la population d'ours bruns a eu lieu mercredi à Toulouse, avec pour optique la rédaction d'un mémorandum commun en juin prochain, ont annoncé les participants lors d'un point de presse. Une série d'actions franco-hispano-andorranes portant notamment sur les modalités de gestion de la chasse, et la sensibilisation des populations à la présence de l'ours sera proposée à la signature des trois gouvernements, a expliqué Philippe Sénégas, directeur régional de l'environnement en Midi-Pyrénées. Ces rencontres, auxquelles ont participé des responsables des régions espagnoles de Catalogne, Aragon, Navarre et du Val d'Aran, interviennent après l'annonce, faite le 13 janvier par le ministre de l'Environnement Serge Lepeltier, du "plan ours" à la suite de la mort de l'ourse Cannelle tuée par un chasseur dans les Pyrénées-Atlantiques. Ce plan, qui a suscité de fortes réactions négatives chez les élus et agriculteurs de montagne, prévoit de doubler d'ici trois ans dans les Pyrénées la population d'ours bruns, estimée à une quinzaine d'individus. Intervenant à la réunion de Toulouse, Jon Swenson, expert norvégien auprès de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a indiqué que la réintroduction de l'ours "pose plus de problèmes si elle intervient dans des zones où il a complètement disparu". Interrogé sur la survie de l'ourson de Cannelle, vu pour la dernière fois, âgé de 10 mois, le 23 décembre 2004, ce spécialiste a précisé que le seuil à partir duquel les oursons orphelins survivaient seuls était d'environ 7 mois.

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