En renonçant
au renforcement, Jean Lassalle a engagé l'IPHB dans une impasse,
sous prétexte que le ministre Serge Lepeltier a annoncé
le renforcement de l'ours en Béarn avant la fin de la consultation
de 3 mois lancée par le président de l'IPHB le 8 décembre
2004. A cette date, le ministre avait déjà annoncé
qu'il prendrait sa décision début 2005.
Le FIEP Groupe
Ours Pyrénées n'est pas d'accord . Il suspend sa participation
à L'IPHB. Il y a un contrat de Charte signé en 1994
et renouvelé fin 2003 qu'il faut respecter. On a eu 1 an de plus
pour recompter les ours pour arriver à la conclusion qu'il fallait
renforcer sinon cela en était fini de l'ours dans les Pyrénées-Atlantiques.
Le 8 décembre,
l'IPHB a dit oui au renforcement de 2 femelles, comme le prévoyait
le contrat signé fin 2003, s'il n'y avait pas au moins 2 femelles
reproductrices. La mort de Cannelle n'a fait que mettre en évidence
l'extinction.
Pendant 11 ans,
cette Institution a bénéficié de crédits
substantiels (plus de 10 M d'€) pour le développement local,
notamment en matière de pastoralisme et de forêt. Nous
ne comprenons par ce revirement. M.Lepeltier n'a annoncé pour
le Béarn que ce qui a été décidé
ensemble à l'IPHB le 8 décembre et qui figurait dans le
contrat : relâcher 2 ourses en 2005. Il a même calqué
son calendrier sur celui décidé par Jean Lassalle le 8
décembre : lâcher à l'automne prochain, après
une phase de travail technique en concertation.
Le Plan du Ministre
comprend des mesures pour le pastoralisme, en crise dans nos montagnes
et ailleurs. Il allie écologie et activités humaines.
C'est la condition demandée par le FIEP pour qu'il y ait renforcement
: pérenniser les mesures permettant la cohabitation, dont plusieurs
ont été créées par le FIEP.
Que veut-on de
plus ? On se demande si chaque fois que l'on est prêt d'aboutir,
que ce soit en 1996, en 1998 ou en 2005, l'IPHB ne cherche pas des prétextes
pour se désengager ? Où est le respect du " contrat
d'honneur et de confiance "? Une fois de plus l'ours et le patrimoine
naturel pyrénéens sont pris en otage dans des luttes de
pouvoir.
Le FIEP Groupe
Ours Pyrénées en appelle au sens de la responsabilité
des politiques et des professionnels du Béarn, du Département
et de la Région Aquitaine. Ceux qui s'engageraient dans des combats
stériles porteraient la responsabilité de la disparition
de l'ours et des conséquences que cela aurait pour les Pyrénées-Atlantiques.
Il faut sortir
par le haut de la vision déplorable que l'on est en train de
donner de notre région. Son image, son patrimoine naturel, son
économie, ses habitants, son avenir, ne méritent pas cela.
FIEP-Groupe Ours
Pyrénées