Encore un sondage qui, cette fois, est financé par le Ministère
de l'Ecologie. Un grand pas en avant dans la prise de responsabilité
de ce ministère qui n'a pas délégué cette
mission aux associations écologistes. Mais ceci n'empêche
pas les mêmes critiques que ceux réalisés par le
passé pour faire " avaler " la pilule d'une importation
d'ours imminente. Une répétition du passé selon
les mêmes méthodes, avec les mêmes questions. Visiblement
le milieu environnementaliste, qu'il soit associatif ou institutionnel
manque pour le moins d'originalité.
Ainsi, "
un sondage a été réalisé pour alimenter
l'évaluation à mi-parcours du plan. " L'avis
des élus démocratiquement choisis par les populations
locales et rencontrés par les inspecteurs généraux
ne suffit pas. Le sondage est sans doute plus démocratique que
la représentation républicaine. C'est d'ailleurs l'avis
de François Arcangéli,
maire d'Arbas et Président de l'ADET-Pays de l'ours qui écrivait
en août 2005 : "Je ne connais pas de meilleure évaluation
de l'avis d'une population que les sondages". Serait-ce,
aujourd'hui, l'avis de Nathalie KM, secrétaire d'Etat à
l'écologie ?
Il nous est dit
que " ce sondage a été effectué au début
du mois de juillet auprès d'un échantillon de 1056 personnes,
représentatif de la population française, et d'un échantillon
de 1805 personnes, représentatif de la population de 6 départements
pyrénéens (Ariège, Aude, Haute-Garonne, Pyrénées-Atlantiques,
Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales) dont
900 en zone massif. " Nous en sommes toujours à la même
situation et la même analyse qu'en 2003. Ce sondage n'a strictement
aucun sens. Quelle signification peut-il avoir pour le canton de Luz-Sauveur,
par exemple, dont les 17 conseils municipaux ont voté pour la
signature de la motion de l'ADDIP ? Qu'est ce qui est le plus significatif
: l'avis des élus ou les résultats d'un sondage sur 900
personnes entre Prades et Le Rhune avec au milieu, en plein été,
des travailleurs et des commerçants saisonniers qui ne sont là
que pour ramasser l'argent du tourisme quelques mois de l'année
?
Autant dire qu'un
tel sondage ne peut conduire qu'à créer de nouveaux points
de tensions. Mais cela est une habitude depuis 20 ans dans ce Ministère
de l'Ecologie qui s'accroche à cette utopie sans avenir qu'est
l'introduction d'ours pour faire des Pyrénées un grand
zoo. L'ours est-il le seul avenir des Pyrénées ? Constitue-t-il
le seul élément de la biodiversité pyrénéenne
? Peut-on en faire une base de développement durable ? N'y a-t-il
pas d'autres atouts que l'ours dans les Pyrénées ? Autre
chose qu'une image que l'on essaie de valoriser à partir de sondages
? Pourquoi ne pas laisser les pyrénéens choisir leur avenir
? Etc
Toujours les mêmes
questions autour d'un même refus alors que les acteurs des territoires
proposent une autre forme de développement et de défense
de la biodiversité beaucoup plus vaste et adaptée à
son histoire et son identité réelle hors de tous folklores
que d'autres veulent réinventer.
Ce sondage est
un non événement et une péripétie de plus
de la part d'écologistes qui n'ont pour seul but que de détruire
la patrimoine pyrénéen existant pour revenir 2000 ans
en arrière selon leur propre expression tout en créant
des conflits pour éviter d'vancer vers un vérotable développement
durable.
Louis
Dollo, le 18 décembre 2008
Observation
: Les
très nombreux men songes, les manipulations constatées
autant que les tentatives de corruption constatées depuis 20
ans nous amènent à penser que rien ne prouve qu'il ne
s'agit pas d'un véritable sondage mais tout simplement une manipulation
de plus. Ces résultats sont donc à prendre avec beaucoup
de précaitions.