L'après
midi de jeudi a été consacré au travail de réflexion
avec une table ronde et des ateliers.
Une table ronde particulièrement suivie sur le thème "
Pour une montagne habitée et fréquentée toute l'année
" Les élus ont été invités
à considérer les difficultés et surtout les outils
dont ils disposent pour aménager, urbaniser, offrir des logements
aussi bien aux populations permanentes et saisonnières qu'aux
touristes. Les enjeux sont différents selon les massifs suivant
leurs priorités : lutter contre la pression foncière pour
maintenir les populations locales, assurer le maintien ou le développement
des activités économiques traditionnelles et nouvelles,
développer les structures d'accueil touristiques
Des ateliers tout
aussi passionnants qu'attendus sur des sujets d'actualité brûlants
:
1. La gestion
équitable et durable de la faune sauvage qui se résume
trop souvent aux yeux de l'opinion à des espèces emblématiques
comme l'ours ou le loup. Les enjeux et les questions soulevées
par sa préservation ne sont que très partiellement cernés
par le grand public. Les élus ont été conviés
à une réflexion élargie, au-delà des récents
désaccords, pour appréhender leur rôle dans l'interaction
entre l'homme et son milieu naturel.
2. Mutation des services au public : quel rôle et quelles
responsabilités pour les élus en montagne ? L'ouverture
à la concurrence, la crise de l'énergie, les exigences
du développement durable et équitable, ainsi que les
mutations technologiques permanentes modifient sans cesse le cadre
dans lequel doivent s'inscrire les services publics et au public.
À travers trois exemples soumis à l'actualité
: l'énergie, la gestion de l'eau, les nouvelles technologies
de l'information, la question posée a été celle
de l'adaptation du rôle et de la redéfinition des missions
de l'élu ainsi que de ses responsabilités, dans le contexte
difficile de la montagne.
Des élus et des opérateurs, partenaires de l'ANEM, ont
apporté leur témoignage.
La journée
de vendredi fut très remplie. Nous avons pu noter la présence
de 3 ministres :
- Brice HORTEFEUX,
ministre délégué aux collectivités territoriales
- Dominique
BUSSEREAU,
ministre de l'Agriculture et de la Pêche
- Christian
ESTROSI,
ministre délégué à l'aménagement
du territoire
Après une
partie statutaire interne à l'association qui a vu l'élection
à la présidence Martial SADDIER, député
de la Haute-Savoie en remplacement de François Brottes, député
de l'Isère, qui a terminé son mandat de 2 ans, les congressistes
ont repris le travail de réflexion avec un débat sur le
thème des " Finances des collectivités de montagne
" puis, dans l'après midi, " l'avenir
des populations locales de montagne ".
Philippe Lacube,
représentant l'ASPAP a pu s'exprimer devant l'assemblée
sur les motifs de l'opposition de nombreuses associations et organismes
pastoraux hostiles à l'introduction d'ours dans les Pyrénées.
Par la même occasion, le Ministre de l'agriculture, Dominique
Bussereau a reçu une délégation des associations
pyrénéennes composée de made Meylin de la vallée
d'Ossau, Jean-Pierre Pommiès du bas Béarn, Francis Ader
du luchonnais et de deux représentants de l'ASPAP en Ariège.
A la sortie de
ces entretiens, ils avaient le sentiment d'avoir été clairement
entendus et pas seulement écoutés. Ils en ont d'ailleurs
eu confirmation au travers des deux gestes très appréciés
:
Si les congressistes
de l'association des élus de la montagne (ANEM) était
satisfaits de leurs deux journées de travail en commun, les pyrénéens
opposants à l'introduction d'ours dans les Pyrénées
avaient le sentiment d'avoir été clairement entendu au
point de voir une motion votée à l'unanimité des
élus toutes tendances politiques confondues.
Louis
DOLLO
Le 27 octobre 2006