Beaucoup d'éleveurs vous diront que tout est caché.
" Ils ne disent rien ". et de mettre tout le monde
dans le même panier : Parc National et ONCFS souvent confondue
avec ONF. On les comprend puisque personne ne parle.
Quant aux informations
officielles
celles qui arrivent par Internet
. Pour la semaine
du 6 au
12 juillet les informations ne sont parvenues que le 22 juillet
en même temps que celles du
13 au 19 juillet. Et il parait que c'est fait pour informer
pour que les éleveurs prennent leurs dispositions. Curieuse méthode.
Le 5 mai des traces
étaient relevées à Cauterets, puis le 26 à
Gédre. Nous savons de source officielle non autorisée
à parler (du vrai Coluche) que début juillet un ours était
sur la commune de Saint Lary dans les Hautes-Pyrénées
(ne pas confondre avec l'Ariège) et que jeudi 19 deux prédations
ont été constatées dont une a été
reconnue liée à l'ours dans le secteur du Courbet à
proximité du pont de Sahuca (Cauterets) versant Pèguère.
Pourquoi ces informations ne sont elles pas diffusées ? Qu'est-il
devenue entre mai et juillet ? Et si ces informations sont erronées,
pourquoi ne pas le dire clairement ?
Nous savons également
qu'entre le 15 et le 20 juillet des agents de l'ONCFS étaient
à la recherche d'un ours dans le secteur d'Estaing. Aucune trace
n'a été trouvée. Mais nous savons aussi de source
officielle qu'il y avait deux ours et non pas un sur le territoire des
Hautes-Pyrénées avant l'hiver selon les empreintes
génétiques et que, curieusement, l'analyse la
plus facile à réaliser ne mentionnait pas le sexe de l'un
d'entre eux. Une femelle ou un mâle ? L'information gênerait-elle
les orientations et déclarations politico-écologistes
?
Tout ceci manque,
pour le moins, de clarté de la part de l'Equipe Technique Ours
dirigée par Jean Jacques Camara. A ceci, faut-il aussi rajouter
les menaces dont font l'objet les éleveurs qui pourraient parler
ou qui ont déjà osé parler à la presse ?
Après les
mensonges de l'Etat développés par l'ADDIP,
il y a aujourd'hui une opacité qui n'honore guère ceux
qui ont en charge le suivi des ours. C'est un peu comme les subventions
d'Etat versées à certaines associations. Quand le contribuable
saura-t-il ou passe son argent dans cette affaire de plus en plus surprenante
?
Louis
Dollo, le 22 juillet 2009