Des membres de l'association française ADET-Pays
de l'ours en visite dans les Asturies.
Cette fin de
semaine quatre membres de l'ADET sont venus nous rendre visite, cette
association travaille à la conservation de l'ours brun dans les
Pyrénées françaises, et plus concrètement
à la mise en route de projets de développement local liés
à l'image de l'ours. Douze municipalités et des professionnels
de la conservation sont représentés dans cette association,
ils croient en un modèle qui rendrait compatibles développement
socio-économique et conservation du milieu naturel avec l'ours
comme figure emblématique.
Le retour de l'ours
dans cette zone à travers des programmes de réintroduction
d'ours venus de Slovénie est un défi pour cette association
à l'heure où elle doit créer un climat social favorable
à l'espèce et promouvoir des projets de développement
durable.
La visite de Paul,
François, Alain et Olivier à Palencia et dans les Asturies
a duré quatre jours ; leur objectif était double :
- connaître en direct les expériences mises en oeuvre dans
ces deux régions pour créer un tissu socio-économique
consistant, principalement en liaison avec le secteur touristique ;
- connaître les stratégies déployées pour
solutionner les conflits sociaux avec certaines collectivités
(éleveurs, apiculteurs, chasseurs
), conflits dérivés
de la cohabitation entre l'être humain et l'ours brun.
Samedi, le FAPAS
a visité les installations que la Fondation Ours des Asturies
possède dans la localité de Proaza: aussi bien le centre
pour visiteurs que l'enclos à ours où vivent les femelles
Tola et Paca ( A). Grâce à l'attention que nous a accordée
le président de la Fondation, Carlos Zapico, les membres de l'association
française ont pu connaître de façon précise
la façon dont ces installations étaient gérées
et les programmes d'éducation environnementale développées
par le Fond, qui concentre ses efforts sur la vulgarisation et l'éducation
à l'environnement.
Ils ont pu ensuite rencontrer Queco, patron d'une entreprise touristique
de Proaza, qui a été témoin du décollage
économique de la Valle de Trubia : depuis la fin des activités
minières, la zone s'appauvrissait inexorablement, mais la création
du " sentier de l'ours " et de l'enclos de Paca et Tola l'a
revitalisée, et elle est devenue une des zones les plus visitées
des Asturies.
L'après-midi
nous avons eu une très intéressant échange d'expérience
avec A. Hartasánchez sur les conflits avec la population pyrénéenne
à la suite des dégâts des ours, principalement les
attaques aux troupeaux. Bien que la situation dans la Cordillère
Cantabrique soit différente parce que, pratiquement, il n'y pas
de dégâts sur le bétail, mais surtout sur les ruches,
nous avons pu expliquer comment nous travaillons avec les apiculteurs
pour prévenir les dommages et comment sont protégés
les troupeaux.