Monsieur le Premier Ministre,
Je vous ai écrit a plusieurs reprises et récemment le
13 octobre 2006 concernant les problèmes causés par la
réintroduction dours dans les Pyrénées.
Vous me renvoyez constamment à Madame la Ministre de lEcologie
et du Développement Durable alors que cette question relève
du Premier Ministre puisquil sagit de savoir sil y
a deux catégories de Français et deux catégories
de Pyrénéens.
En effet, pour
les uns, on prend de multiples précautions dès quun
ours sapproche des villages ; cela a été le cas
au printemps lorsquun ours sétait dirigé vers
Toulouse et provoquait linquiétude des populations et des
services de lEtat. Il a été surveillé pendant
plus dun mois par la gendarmerie, les gardes, les services des
sapeurs pompiers puis capturé et transporté sur la commune
de Luchon qui est daccord pour les accepter.
Récemment
une ourse qui séjournait près de Saint Girons et provoquait
la même inquiétude a été suivie dans les
mêmes conditions, capturée et transportée vers la
commune de Luchon.
Pourtant, les ours qui fréquentent régulièrement
les villages de la Haute Ariège, à proximité des
habitations, à des altitudes identiques et dans un biotope peu
semblable à celui de la Slovénie continuent à évoluer
librement et à provoquer la même inquiétude auprès
des habitants.
Je vous demande
donc, Monsieur le Premier Ministre, de me faire savoir sil existe
deux catégories de Français et deux catégories
de Pyrénéens ceux qui doivent supporter la présence
permanente à proximité de leurs habitations des fauves
qui provoquent la même inquiétude et ceux qui peuvent être
préservés nuit et jour par les gardes, les gendarmes et
puis débarrassés de la proximité de ces fauves
dès que cest possible.
En souhaitant que
vous puissiez faire appliquer légalité républicaine
sur tout le territoire même en zone de montagne je vous remercie
de lattention que vous voudrez bien apporter à ces préoccupations
Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, à lassurance
de mes sentiments les meilleurs.