Présences d'ours en 2007

 

Nous reprendrons ici les informations concernant la présence d'ours du printemps (sortie d'hibernation) au début de l'hiver 2007, période estimée d'entrée en hibernation des ours dans les Pyrénées.


"Empreinte ours"
- Revue du Ministère de l'écologie
Plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009
Evaluation à mi-parcours

Mission d'inspection générale de l'Environnement

Voyage d'étude de la délégation française dans les Asturies, Espagne
du 26 au 29 novembre 2007

La suite en 2008


Bruits et rumeurs, localisation des ours, etc...
 

CIMES.INFO

Le dialogue des massifs de montagne, de la photo et des clubs


Le Grand Charnier

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Maigres pistes


Le réseau ours brun a procédé à une campagne de relevés d'indice la semaine dernière. Bilan : peu d'indices

«On n'a jamais été aussi pauvre depuis 30 ans ! Depuis que Papillon n'est plus là et que Cannelle a été tuée, on n'a plus d'indices d'ours. »
Charles Gerbet, le chef du secteur Ossau, a participé à l'opération de recherche simultanée d'ours (ORSO) organisée chaque printemps depuis 1983 par le réseau ours brun, pilotée par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). La semaine dernière, du 23 au 26 avril, une vingtaine de personnes (1) ont parcouru quatre fois le même itinéraire, simultanément, sur les secteurs d'Aspe, Ossau, Navarre et Aragon. En tout, 75 itinéraires ont été passés au peigne fin, afin de recueillir des poils, des crottes, des empreintes.
« La campagne n'a pas été très fructueuse » confirme Jean-Jacques Camarra, technicien à l'ONCFS. « Nous avons cependant relevé des empreintes et des poils. Ces derniers seront analysés dans un laboratoire à Grenoble. »

Quatre ours dont trois certains. Les empreintes relevées permettent tout de même à Jean-Jacques Camarra de noter la présence d'au moins quatre individus dont trois certains. Les ours présents sont sans doute Néré, dont la taille est connue, qui se balade entre Aspe et Aragon ; Camille, de taille moyenne, basé en Navarre. Pour le troisième et le quatrième, le spécialiste penche pour Aspe-Ouest ou le petit de Cannelle qui a maintenant trois ans. « C'est un ours en pleine croissance. On ne peut donc certifier si une empreinte lui appartient. Seules les analyses génétiques des poils seront fiables. »
D'autres sorties sur le terrain de recherche d'indices, effectuées une fois par semaine jusqu'à l'été, puis un suivi mensuel, complèteront ces données.

Une crotte de 200 grammes. Xavier Piro, passionné de l'ours, est le seul à avoir pu photographier l'ourson de Cannelle à l'automne dernier, grâce à ses appareils automatiques. Il y a quelques jours, il a trouvé une crotte de 200 grammes sur le territoire de la commune d'Accous.
Seul regret pour tous les spécialistes et amoureux de l'ours, l'absence de femelle dans le secteur Béarn. Pour Gérard Caussimond, du Fonds d'intervention éco-pastoral : « Franska est repartie dans le Luchonnais. Si rien n'est fait, les ours partiront ou s'éteindront. »

(1) L'ONCFS, l'office national des forêts, la fédération des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques, le FIEP ont participé à l'opération. Pour la première fois, cette année, l'IPHB était absente. Elle organise sa propre recherche d'indices les 9, 10 et 11 mai.

Auteur : Odile Faure
Source : Surd-Ouest du 4 mai 2007

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L'ours attaque au hameau d'Olbier


Un bélier a été la cible de l'ours ce week-end dans un élevage d'Auzat

On savait que l'ours était bien réveillé depuis le début du mois d'avril ; il avait attaqué un élevage du côté de Miglos et ses traces avaient été relevées par des chercheurs de morilles. Ce week-end il a remis ça près d'Auzat au hameau d'Olbier dans l'élevage de Joseph Bernadac qui demeure à Auzat. L'ours a attaqué au cours de la nuit de dimanche à lundi dans un parc entouré de quatre fils électrifiés. Joseph Bernadac possède un troupeau de 200 bêtes de race tarasconnaise. Mais plutôt qu'une brebis, l'ours a choisi cette fois-ci un bélier que l'éleveur avait acheté récemment pour régénérer son troupeau. L'ours a d'abord assommé le bélier avant de le mordre au niveau du sternum, le haut du ventre de la pauvre bête a été ouvert sur plusieurs centimètres ; une plaie béante a été constatée sur l'animal qui était toujours vivant après le passage de l'ours. Quant aux brebis, elles ont fui droit devant elles, explosant littéralement la clôture que l'on a retrouvée cinquante mètres plus loin selon le témoignage de l'éleveur.

Les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, chargés du suivi de l'ours, sont venus faire les constatations d'usage, ils ont trouvé les traces de l'animal dans un endroit de passage qui était boueux ; des relevés ont été effectués.

UNE PREMIÈRE
Selon Joseph Bernadac ce serait la première fois qu'il attaque dans ce coin d'Ariège : « Je suis parti d'Orgeix en 2001 car mes brebis étaient trop souvent attaquées : sept à dix fois en un seul été. L'ours venait régulièrement. Je me suis donc installé sur Auzat, à Medecourbe, à la Soucarane. C'est la première fois qu'il attaque à Olbier, il a traversé le hameau. L'an dernier il était venu à Goulier. La perte de mon bélier intervient au mauvais moment, car c'est l'époque des saillies. Il me faut en trouver un autre au plus vite. En plus, ce bélier que j'avais acheté 500 €, était génétiquement intéressant, il devait être d'ailleurs présenté à la foire de Tarascon. »

Source : La Dépêche du Midi du 21 mai 2007

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La colère gronde dans les Baronnies


«C'était la brebis de mon père. C'est pour lui que je la laissais, avec une dizaine d'autres, en basse montagne des Baronnies. Il avait 85 ans. Je pouvais l'y amener, c'était pas trop loin pour marcher. Il est décédé il y a 8 jours, et j'ai retrouvé la brebis égorgée hier matin. J'y tenais, cela me fait deuil. De ce troupeau, il me manque une brebis et j'ai une agnelle blessée », raconte, ému, J.-C. Courouau, éleveur d'Arrodets. Ce n'est pas la seule bête qui a été égorgée par l'ourse « Franska », qui a commis aussi des dégâts aux troupeaux d'éleveurs d'Arrodets, Esparros, Mérilheu, Laborde. Les faits ont commencé mardi 29 mai, en haute montagne des Baronnies que l'on atteint par le col de Coupe, puis le col de Couradabat. « Le gros de mes brebis, 80, se trouve en haute montagne. J'y fait un tour tous les 15 jours. Ce mardi 29, j'ai retrouvé 3 brebis égorgées. J'y suis retourné le mercredi, une de plus ; le lendemain, il m'en manquait une autre », poursuit-il. Alors qu'il fait un tour en basse montagne avec des voisins pour tenter de retrouver une brebis qui manque et voir si elle n'est pas égarée, il trouve une brebis de Chantal Serres, autre éleveur, dépecée, et il lui en manque deux. Il alerte tous les éleveurs. En une semaine, J.-C. Carrère a retrouvé 5 brebis mortes, 2 disparues, 5 blessées, sur 43 bêtes. « Ce matin, le troupeau était séparé en trois. Cela veut dire que l'ourse est revenue. J'en rêve même la nuit ! », dit-il.

J.-C. Soussens, de Mérilheu, et F. Cieutat, d'Esparros, ont retrouvé chacun un bélier tué et des brebis sont égarées dans le massif du Bassia. Ce ne sont pas les seuls et les hommes sont inquiets. Au point que trois d'entre eux, MM. J.-Forgues, F. Filho et M. Serres ont « rapatrié » les troupeaux au village. « Elles sont épouvantées, ont même cassé la clôture et ne pacagent plus », lance F. Filho. L'inquiétude et la colère se mêlent. « C'est une catastrophe. Nous sommes propriétaires des terres et ils y ont mis l'ourse sans rien nous demander. Cela porte tort aux bêtes, aux promeneurs, à la société de chasse car elle tue tout », martèle M. Dupont, 77 ans. « Les vieux s'en sont débarrassés et voilà qu'on nous le remet. En plus, cela coûte des fortunes », lancent-ils. « Ici, c'est le lieu où a été tourné ''Le Pacte des loups''».

"L'ourse a été repérée grâce à son émetteur par les agents de l'ONCFS hier après-midi et ce matin à quelque 300 m d'ici à vol d'oiseau. C'est un endroit où les gens viennent randonner. Des personnes me demandent s'il y a un risque. Cela ne peut pas durer cette histoire. Si cela se poursuit l'été, cela va être une catastrophe pour le tourisme ! » Entre lundi et hier, « trois dégâts ont été enregistrés », annonçait E. Soumbo, le sous-préfet.

La colère enfle. Lundi soir, les éleveurs ont été rejoints par des éleveurs d'Ariège et des Basses-Pyrénées.

Auteur : Patricia Lagaillarde.
Source : La Dépêche du Midi du 6 juin 2007

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Il tombe sur Hvala et ses oursons


«Je traversais la clairière tête baissée pour voir le terrain, et lorsque j'ai levé les yeux, je me suis retrouvé face aux deux oursons et à leur mère… »

Drôle de rencontre dimanche, pour Michaël Rumeau. Ce jeune homme rentrait d'un comptage d'isards de la société de chasse de Melles, lorsqu'en redescendant le Plan d'Espiaou, non loin du GR 10, il est tombé nez à nez avec cette petite famille…

« Je me suis mis à crier et à faire des grands gestes pour les faire partir, mais les petits n'ont pas bougé, raconte-t-il. La mère est descendue alors de quelques mètres, elle s'est levée sur ses pattes de derrière en grognant plusieurs fois et en me regardant. Comme les petits ne bougeaient pas, elle en a fait le tour pour qu'ils la suivent. Un des deux oursons se décidait à bouger, mais le second restait immobile. C'est alors qu'elle est remontée vers moi… »

Pris de panique, Michaël a fini par tourner les talons et à s'enfuir au plus vite dans la direction de Melles.

Une rencontre qui l'a profondément marqué. « Si une personne plus âgée s'était trouvée à ma place ? »

De son côté, le président de la société de chasse s'inquiète : « Nous étions plusieurs dans cet endroit, et nous manquions d'informations. Nous ne savons jamais l'endroit exact où les ours se trouvent. Nous sommes pourtant les premiers concernés »

Source : La Dépêche du Midi du 11 juin 2007.

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Roland Castells pour un retrait de l'ourse Franska


Dans une lettre adressée au Préfet des Hautes-Pyrénées et qui n'a pas été rendue publique, Roland Castells, maire de Bagnères de Bigorre (UDF - MoDem), a sollicité le retrait de Franska.

Dans cette lettre il explique qu'avec l'accord de son Conseil Municipal et de la Communauté de Commune du Haut Adour il avait accepté le lâcher de l'ourse Franska sur le territoire de sa commune en mai 2006. Il reconnaît implicitement que cette ourse a un comportement anormale et que son retrait s'impose pour " retrouver une vie normale dans nos vallées" et que " ma démarche a pour but le retour à la paix, au respect et au dialogue."

C'est pas beau ça !

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Les élus veulent endormir l'ours !


Après les prédations de l'ourse Franska en Baronnies et Haut Adour, Maurice Loudet, maire et conseiller général de La-Barthe-de-Neste a invité les élus des territoires, ainsi que les éleveurs et les gestionnaires d'estives. Un sujet qui a réuni 150 personnes, dont les conseillers généraux Maryse Beyrié (Vielle-Aure), Jacques Brune (Campan), Henri Forgues (Lannemezan) et Robert Marquié (Sarrancolin) avec pour objectif de décider d'une action commune afin de soustraire l'ourse Franska des territoires où elle s'est établie depuis déjà une quinzaine de jours. Mais, c'est Marc Chicoula, maire de Campan qui a créé la surprise en proposant d'endormir Franska avec les services d'un vétérinaire. Car, a affirmé l'élu campanois, s'il est interdit de tuer l'ours, il n'est pas interdit de l'endormir, et ensuite de le confier à la maison de l'ours de Saint-Lary. Une proposition reprise en fin de réunion par Maryse Beyrié.

Après des débats empreints de sagesse, mais qui ont mis en exergue le ras-le-bol et la détermination des éleveurs, décision a été prise de mener une action collective en faisant adopter, par les conseils municipaux, une délibération contre la poursuite du programme de réintroduction afin de se faire entendre au plus haut niveau. En faisant adopter par le Conseil Général une motion demandant dans l'urgence le retrait de Franska. Et enfin, en adressant un courrier à l'actuel ministre de l'écologie, Alain Juppé. Jacques Brune estime qu'aujourd'hui il n'y a plus de place pour Franska. Robert Marquié, maire de Sarrancolin, qui avait voté pour la réintroduction au titre de la biodiversité, s'est pour autant déclaré hostile à la manière dont elle a été menée. Beaucoup d'intervenants, dont un gestionnaire d'estive et des éleveurs on fait état de l'urgence qu'il y avait à soustraire Franska. « Si rien n'est fait rapidement on supportera, pour cause de contingences administratives, les prédations de la bête jusqu'à la fin de saison ».

Auteur : A.M.
Source : La Dépêche du Midi du 15 juin 2007

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Endormir Franska ?


Des élus haut-pyrénéens réclament qu' l'ourse slovène soit neutralisée et déplacée


S'il est interdit de tuer un ours, il ne l'est pas de l'endormir par seringue hypodermique, ni de le détenir temporairement en un lieu où il ne puisse nuire, la Fosse aux ours de Saint-Lary par exemple? C'est en substance ce que préconise, à propos de l'ourse Franska, le maire divers gauche de Campan (65), Marc Chicoulaa. Face aux dégâts réitérés commis ses dernières semaines par Franska, dans un secteur de basse et moyenne montagne à cheval sur les Baronnies et la vallée du Haut-Adour.
Ce verdoyant coin de Bigorre évoque en tous points le secteur de l'Ouzoum et de Bruges, en piémont béarnais, qu'a quitté la même Franska, depuis le 11 avril dernier. Ce après avoir mêmement défrayé la chronique, l'été passé. Fin août 2006, le chargé des expertises de l'équipe de suivi « ours », Pierrick Touchet, attribuait 25 attaques et 49 brebis tuées à Franska. Ce qui en faisait l'ours le plus prédateur de toute la chaîne, les éleveurs d'Asson, Arthez et Bruges lui imputant un « palmarès » plus lourd encore, tenant compte des bêtes disparues.

L'ours dans la campagne électorale.
Faite en présence de 150 élus et éleveurs, la proposition de M. Chicoulaa a rallié la conseillère générale (PS) de Vielle-Aure Maryse Beyrié. Dans le même temps, l'ours a fait irruption dans la campagne des législatives, puisque le candidat UMP et maire de Tarbes, Gérard Trémège, en ballottage très serré face à la sortante Chantal Rodrigo (Parti radical de gauche) s'est, s'il est élu, engagé jeudi vis-à-vis du président des Jeunes Agriculteurs, Jean-Luc Cazabat, à réclamer d'Alain Juppé, ministre de l'écologie, « le retrait immédiat de l'ourse Franska ».
Marc Chicoulaa se dit lassé par les bonnes paroles et tergiversations des uns et des autres :
« Nous sommes dans une procédure d'urgence. Je suis un démocrate et un légaliste. Nous devons sortir l'ours de la zone où il se trouve, on ne peut pas en discuter deux mois ».

« Erreur profonde » et IPHB.
Joint hier soir, François Fortassin, le président (PRG) du Conseil général des Hautes-Pyrénées rappelle que son assemblée a voté, à une large majorité (26 voix sur 34), une motion contre les réintroductions, certes une fois celles-ci opérées en Bigorre : « L'erreur profonde a été de ne pas les avoir réalisées quand l'IPHB (Institution patrimoniale du Haut-Béarn) a accepté le lâcher de deux ourses, suite à la mort de Cannelle (novembre 2004). Ç'a été ensuite une cascade de maladresses. On aboutit à une situation de plus en plus délicate ».

Auteur : Thomas Longué
Source : Sud-Ouest du 16 juin 2007

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Barousse : 4 brebis tuées et 4 autres blessées, encore Franska ?


Macabre découverte hier matin vers 8 h 30, par Jacques Rumeau, propriétaire d'un troupeau de 260 brebis, domicilié à Sacoué, en Barousse. C'était en allant effectuer la visite de son troupeau dans la montagne de Bassia, au-dessus du village de Ferrère, qu'il a constaté les dégâts. À son arrivée, le troupeau était dispersé et il avait senti tout de suite quelque chose d'anormal. Hier après-midi, à 13 h 30, deux techniciens de l'office national de la chasse accompagnés de Jacques Rumeau se sont déplacés sur les lieux de l'attaque pour expertiser les brebis. Franska pourrait bien être l'auteur de la prédation. Elle serait actuellement dans le massif du Montaspet. L'exaspération est totale en Barousse.

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne samedi 16 juin 2007- 8h35

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Une centaine d'éleveurs de la Barousse pour effaroucher Franska


Vendredi soir, à partir de 20 h 30, une centaine d'éleveurs de la Barousse, du Nistos, du Luchonnais, des Baronnies, se sont rassemblés pour effaroucher l'ourse slovène Franska lâchée il y a un an à Bagnères-de-Bigorre. L'occasion pour tous de demander une fois de plus le retrait du plantigrade slovène au comportement atypique. Rappelons que Rolland Castells, le maire de Bagnères-de-Bigorre, qui avait autorisé le lâcher, a demandé récemment au préfet le retrait immédiat de l'ourse.

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne dimanche 17 juin 2007-8h53

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Ours : les élus avec les éleveurs


L'assemblée d'éleveurs, d'élus, de chasseurs, de simples citoyens, réunie avant-hier soir, dans la salle commune de Pouzac, a adopté à l'unanimité une motion qu'elle a adressée au préfet des Hautes-Pyrénées.

Celle-ci demande le retrait de l'ourse Franska, qualifiée d'« atypique », et la fin du plan ours dans les Pyrénées.

Après une première démonstration de force et de solidarité, le 4 juin, où plus de 200 personnes s'étaient déjà réunies à Pouzac, les élus du département, eux aussi, ont voulu afficher leur détermination.

Aucune manifestation n'a été planifiée pour l'instant mais « nous avons fait 5.500 personnes l'année dernière, sans expérience. Nous pouvons faire bien plus cette année. Il faut dégager Franska définitivement », a dit Bernard Moules, secrétaire général de la FRSEA, qui a pris le micro en premier.

« Trop, c'est trop », a dit Chantal Robin-Rodrigo, députée de la deuxième circonscription. « Ce plan ours s'est fait contre l'avis de tous les élus des Pyrénées. Il y a eu un vrai déni de démocratie. Nous sommes derrière vous pour demander son retrait. »

« Quand l'État méprise les éleveurs, il ne peut que susciter la colère », s'est exclamé Pierre Forgues, député de la 1re circonscription.

« CLOISONNER L'OURS ? PAS SI IDIOT »
D'autres personnalités du département, mais aussi de l'Ariège ou de Haute-Garonne, se sont exprimées pour dire leur ras-le-bol, mais aussi faire des propositions.

Jean-Louis Cazaubon, président de la chambre d'agriculture des Hautes-Pyrénées, s'est dit enclin à proposer le « cloisonnement » des ours sur un périmètre donné (4 à 5 ha). « Les écolos n'en voudront pas mais si la paix des éleveurs est à ce prix, ce n'est pas si idiot. Et si les touristes veulent voir un « nounours », on pourra toujours les « lâcher » dans cette zone », a dit M. Cazaubon.

Le « cloisonnement » justement entre les décideurs, « noyautés par des militants écolos au plus haut niveau de l'État » (Philippe Lacube, Aspap de l'Ariège), ces « businessmen de l'écologie » (Marie-Lise Broueilh, Barèges-Gavarnie), et les éleveurs, est un sujet qui est revenu fréquemment lors des différentes interventions.

Convaincre, peser, gagner la bataille de l'image entre le « nounours gentil et le mangeur de brebis sans pitié » (Francis Ader, Adip Haute-Garonne) est un enjeu majeur, tout comme être une force d'opposition et de proposition lors du prochain « Grenelle de l'environnement », programmé à la rentrée.

Pour cela, les associations (Addip, ASPP 65) ont appelé au soutien, financier et humain, pour porter la cause des éleveurs au-devant des décideurs.

Auteur : Cyril Doumergue.


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« Rester unis pour peser lourd à Paris »

Les associations de défense du patrimoine pyrénéen, dans les Hautes-Pyrénées (Addip, réactivée, ASPP 65), en Ariège (ASPAP), en Haute-Garonne (Adip 31), représentées avant-hier soir à Pouzac, ont appelé à la mobilisation financière et humaine pour « mener le combat » au « Grenelle de l'environnement » à Paris cet automne.

« On touche à l'affectif, il faut que l'image de l'ours doux et végétarien soit contrecarrée dans les grandes villes», a dit Francis Ader, de l'Adip 31. « Il faut remporter la bataille de l'opinion, nous comptons pour cela sur la presse et la télé pour relayer les images difficiles des dégâts de l'ours », a assuré le député Pierre Forgues.

« Les capitalistes de l'écologie, les Greenpeace, WWF, ceux qui font de l'écologie un business ne savent rien de notre vie. Ils ne l'ont jamais vécue », a affirmé Marie-Lise Broueilh (éleveurs d'ovins de Barèges-Gavarnie). « Avant il y avait 5 ou 6 personnes par foyer, aujourd'hui, l'éleveur est seul, pour faire le foin, déplacer les bêtes. Le monde a changé, et les technocrates voudraient nous faire revenir 50 ans en arrière ? a demandé Jean-Louis Cazaubon (Chambre d'agriculture des Hautes-Pyrénées).

Aller au combat groupés, pour convaincre le préfet, « qui semble comprendre la situation » (Pierre Forgues) et les parlementaires, voici le message délivré.

« Avancer sur les points qui font l'unanimité, et discuter sur ceux qui nous divisent encore », a exhorté Bernard Moules (FRSEA).

Sera-t-il entendu, ou l'exaspération des éleveurs, palpable ces dernières semaines au gré des attaques de Franska, sera-t-elle la plus forte ?

Auteur : Cyril Doumergue
Source : La Dépêche du Midi du 22 juin 2007

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"Prends garde à toi, Franska!"


Dans la région de Bagnères-de-Bigorre sévit une "serial-killeuse". Cinquante victimes sont accrochées à son tableau de chasse. Brune, trapue, lourde de 110 kilos, Franska la Slovène s'attaque à plus chétif qu'elle et sème la panique dans les nuits paisibles des Baronnies, massif forestier des Hautes-Pyrénées. La tueuse en série aime jouer avec ses victimes, ne dépeçant leurs cadavres qu'à moitié, laissant ses complices vautours finir le travail au petit jour. Et aux éleveurs la triste découverte de la dépouille.

Franska est la deuxième ourse de Slovénie introduite l'an dernier dans les Pyrénées. C'était au matin du 26 avril 2006, sur l'estive de l'Aya, sur les hauteurs de Bagnères-de-Bigorre. Durant son hibernation, Franska, dont le nom signifie "France" en slovène, a pris des forces. Elle s'est réveillée en avril. Après quelques semaines de pérégrinations somnolentes dans les vallées d'Argelès-Gazost et d'Aure, l'appétit de la bête s'est également ravivé et a fait ses premières victimes dans la vallée d'Estaing, à la limite des Pyrénées-Atlantiques, à une bonne trentaine de kilomètres du lieu de son réveil.

Là-bas, elle a frappé fort.
Vingt-cinq brebis sont mortes sous son coup de patte durant le mois de mai. Franska la terrible a même joué les trouble-fête en perturbant les festivités de la transhumance, tradition ancestrale durant laquelle les éleveurs mènent leurs troupeaux dans les estives, ces pâturages où les brebis paissent tout l'été. Avant de rebrousser chemin vers l'Aya, son point de chute initial. Où elle a provoqué une véritable hécatombe. A tel point que les éleveurs des Hautes-Pyrénées, soutenus par la Fédération départementale des exploitants agricoles (FDSEA), plusieurs élus locaux et les deux députés (PS) Chantal Robin-Rodrigo et Pierre Forgues, ont déposé vendredi à la préfecture de Tarbes une motion exigeant la capture immédiate et le "retrait" de l'ourse Franska. Chantal Robin-Rodrigo va plus loin : "J'ai demandé une audience sous quinze jours à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, pour réclamer l'arrêt du plan de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées."

Franska laisse toujours des empreintes
Depuis deux semaines, Franska tue ou blesse tous les jours. A Esparros, village de deux cents âmes où la moitié de la population vit du pastoralisme, les éleveurs sont sous le choc. Yves Duthu en a encore les tripes nouées. Le 7 juin, à 6 h 30, le petit homme au visage buriné monte à l'estive. "Mes cent brebis étaient éparpillées, tremblantes et affolées. Je me suis dit qu'un chien errant avait dû les apeurer. Puis je suis tombé sur le cadavre de Blanquette, la colonne vertébrale brisée et la laine tout ensanglantée. Là j'ai compris qui était le responsable : l'ourse !"

D'autant que Franska laisse toujours des empreintes : traces de griffes autour de la carcasse, marques de crocs plantés dans le cou de la victime. Gendarmes et techniciens de l'équipe de suivi de l'ourse n'ont aucun doute, il s'agit bien du modus operandi de Franska. A quelques kilomètres de là, dans le hameau de Lies, Jacques Lannes et son neveu Mathieu sont découragés. La semaine dernière, l'ourse leur a enlevé cinq brebis. "Quatre cadavres et une bête blessée que l'on a dû euthanasier." Mathieu, 18 ans, qui embrasse à peine la profession de berger, est monté dans les pâturages les cinq jours qui ont suivi l'attaque, "un noeud d'angoisse au ventre à l'idée de tomber sur un nouveau cadavre". Jusqu'à ce que son oncle décide, comme de nombreux éleveurs du coin, de redescendre les bêtes à la bergerie afin de les éloigner de la menace.

"Cette interruption de l'estivage est une première dans l'histoire du pastoralisme des Hautes-Pyrénées. Alors qu'elles devraient se nourrir de l'herbe fraîche des hauteurs, les brebis mangent l'herbe qui sert à faire le foin pour l'hiver. Que mangeront-elles à la saison froide ?", s'interroge Gilbert Pene, jeune éleveur d'Esparros, qui retourne l'argument écologique avancé par les pro-ours : "Sans la transhumance, les montagnes ne sont plus nettoyées. A votre avis, qui des écolos ou de nous travaille le plus pour la biodiversité ?" Lui n'a même pas eu le coeur de mener son troupeau aux estives.

"Une bête assoiffée de sang à qui il manque un neurone"
Ici, même les rares pro-ours pensent que Franska, 7 ans, a quelque chose qui ne tourne pas rond. "C'est une ourse à problèmes, beaucoup plus prédatrice que ses congénères", reconnaît François Arcangeli, maire d'Arbas, amoureux des plantigrades. "Elle est très mobile et gourmande. Elle doit être en rut et en quête d'un partenaire pour la satisfaire", explique Frédéric Decaluwe, de l'équipe du suivi de l'ours. , lance Norbert Carrère, gérant d'estives."C'est une bête assoiffée de sang à qui il manque un neurone. Avec une tordue pareille, impossible de cohabiter !"

Il faut dire que Franska a choisi le territoire le plus hostile à l'ours. Ici, autour de Bagnères-de-Bigorre, on se transmet de génération en génération la haine du plantigrade, l'ennemi commun qui permet d'exorciser les démons. Claude Vielle, berger à Beaucens, raconte avec délectation que, du temps de ses aïeux, lorsque la tension montait dans les villages pour des histoires d'adultère, on organisait une bonne battue à l'ours afin de réconcilier tout le monde. " C'était un défouloir, reprend François Arcangeli. Avec Franska, c'est pareil. L'ours permet de détourner les vrais problèmes du pastoralisme des Hautes-Pyrénées, un élevage de mauvaise qualité et pris à la légère par des éleveurs qui laissent leurs troupeaux sans soins pendant trois mois. "

En guise d'exutoire, les bergers de Bagnères-de-Bigorre ont composé une "ode à Franska" qu'ils chantent pour se donner du baume au coeur : "Tu as quitté la Slovénie/Pour venir vivre ici/Sur toute la chaîne des Pyrénées/On ne peut plus supporter tes méfaits." Et Gilbert Pene d'inventer une fin à la complainte du berger : "Franska, il y a des trous ici, un accident est vite arrivé/Il y a des fusils aussi, prends garde à toi Franska !"

Auteur : Adeline Fleury
Source : Le Journal du Dimanche du dimanche 24 Juin 2007

  • Quelques photos de Eric Dessons
  • Cet article a engendré une polémique chez les pro-ours notamment de François Arcangéli, maire d'Arbas et Président de l'ADET sur le Forum de l'ADET-Pays de l'ours et de Frédéric Decaluwe de l'ONCFS - Equipe Technique Ours qui contestent l'un et l'autre les propos que l'auteur leur prète - A suivre ici

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Petition pour Franska


Le WWF, l'ADET-Pays de l'ours et FERUS lance une pétition pour sauvegarder Franska dans ces termes :

Considérant
- que Franska n'est pas une ourse "anormale" (au sens du protocole défini par l'Etat)
- que les mesures de protection des troupeaux proposées sont efficaces (bergers, chiens de protection ...)

Nous soussignés,

  • nous opposons formellement à la capture de l'ourse Franska.
  • demandons à l'Etat de faire en sorte que les mesures de protection des troupeaux soient mises en oeuvre afin d'assurer la cohabitation entre l'ours et les activités humaines dans les Pyrénées.
  • réaffirmons notre attachement à la restauration d'une population viable d'ours dans les Pyrénées.

Il est proposer de signer sur papier ou par électronique

Source : ADET-Pays de l'ours

Observations


Les promoteurs de cette pétition ont la mémoire courte et sélective.

  1. Franska est allé faire les poubelles d'un restaurant de Saint-Savin (Hautes-Pyrénées) et traverse des zones urbanisées et viabilisées notamment à proximité de Lourdes. Elle n'hésite pas à attaquer des bêtes en toute discrétion à proximité de cabanes. Si elle ne vient pas se faire caresser comme un animal familier, sa crainte de l'homme est assez limitée.
  2. Les mesures de protection ne peuvent pas être appliquée partout en raison du manque de moyens matériel et financier : manque de bergers, manque de cabanes aux normes de la législation du travail, législation du travail inapplicable, manque de possibilités d'accueil des chiens (voir le problème des distributeurs de croquettes), problèmes d'eau (estives sèches), etc...Les méthodes préconisées sont très théoriques, générales et inadaptées à la majorité des estives.
  3. Réaffirmer son attachement à la restauration d'une population viable d'ours dans les Pyrénées relève du rêve, de l'utopie et au-delà de l'idéologie sectaire qui consiste à imposer sans tenir compte de l'avis et des conditions de vie et de travail des populations des territoires concernés.

Cette pétition est une aberration pour les raisons suivantes :

  1. Elle ne tient pas compte de l'avis des populations des territoires concernés. Est-ce que les villes et villages de l'Ile de France apprécieraient des lâchers d'ours sur leur territoire ? Voir ci-dessous
  2. Elle est techniquement douteuse dans la mesure où il est possible à une personne de voter plusieurs fois. Il suffit, soit de changer de navigateur WEB, soit d'effacer les cookies.
  3. La crédibilité de l'ADET dans ce domaine est discutable. Rappelons-nous les chiffres délirants d'une manifestation virtuelle sur le Web du 3 juin 2006 dont nous n'avons jamais su le chiffre exact tant il y avait eu des.... erreurs de communication (terme poli pour ne pas dire "manipulation")

Il faudra donc raison garder face aux éventuels résultats qui ne correspondront pas à grand chose pour la population des territoires de montagne des Pyrénées si nous tenons compte de l'observation assez réaliste de FERUS au sujet de son projet de communication de juillet prochain " dans les Pyrénées, les mois qui ont accompagné et suivi les nouveaux lâchers d'ours de 2006 nous ont permis de constater qu'il manquait cruellement de personnes sur le terrain pour informer les habitants, mais aussi les touristes. " (A lire)

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Pétition pour garder l'ourse Franska


L'association Adet Pays de l'ours a lancé une pétition sur le thème « Non à la capture de l'ourse Franska ». Les éleveurs des Hautes-Pyrénées demandent en effet la capture de cette ourse qui, depuis le début du mois de mai, se livre à des attaques incessantes sur les troupeaux. Pour Alain Reynes, directeur du Pays de l'ours, « le comportement de cette ourse n'est pas anormal. Si elle attaque les troupeaux, c'est parce que les brebis non gardées dans ces estives sont des proies faciles. L'ours n'attaque pas les troupeaux surveillés ».

"Un comportement anormal se définit par des attaques contre l'homme ou par une attitude trop familière avec les humains."

Source : La Dépêche du Midi du 27 juin 2007

Réponse de Louis Dollo envoyée à La Dépêche du Midi


Encore une pétition bidon puisqu'on peut voter plusieurs fois sous des noms différents sans grande difficulté.
A la limite, les organisateurs de la pétition peuvent eux mêmes organiser la multiplicité des signatures. N'allons pas jusque là, une fois n'est pas coutume (Cf. référence à la manifestation de Toulouse en juin 2006)
Et puis, il serait intéressant de connaître la domiciliation des pétitionnaires. Il est facile, depuis Toulouse, Paris ou Bordeaux d'être pour le maintien de Franska lorsqu'on n'en subit pas les conséquences. C'est aussi facile d'être "pour" lorsqu'on déplace un ours qui s'approche un peu trop de Toulouse. Il me semble qu'il n'est pas pris autant de précaution lorsque les ours entrent dans les villages.
C'était juste une observation.

Paru dans la Dépêche du Midi du 27 juin 2007

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Communiqué de presse de la Préfecture des Hautes-Pyrénées du 26 juin 2007


L'ourse "Franska", le plan de restauration de l'ours brun dans les Pyrénées : Les élus et la profession agricole demandent leur retrait


Emmanuel BERTHIER, préfet des Hautes Pyrénées et François FORTASSIN, président du conseil général ont co-présidé ce 22 juin 2007 le comité départemental sur le pastoralisme et l'espace montagnard consacrée à l'examen des conditions d'application du plan de restauration de l' ours brun dans les Pyrénées et des conséquences de la présence de l'ourse "Franscka" dans le département.

Cette réunion a permis de faire le point sur:

  • les déplacements de l'ourse FRANSKA depuis son lâcher le 28 avril 2006,
  • le bilan des dégâts constatés en 2006 et au cours du premier semestre 2007
  • les conditions l'indemnisation des dommages liés à l'ours réglé dans un délai inférieur à quinze jours.
  • les conditions d'application du protocole « ours à problème ».

Les élus et les représentants de la profession agricole ont remis au Préfet une motion demandant le retrait de l'ourse Franska, l'abandon du plan de restauration de l' ours brun dans les Pyrénées et l'association des acteurs locaux au « Grenelle de l'environnement » à l'automne prochain.

Sur la base d'un rapport de la chambre d'agriculture, du compte rendu détaillé de la réunion et d'un dossier établi par les services de l'Etat, le préfet saisira très rapidement de cette demande le ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durables, compétent en la matière.

La réunion a par ailleurs permis de faire le point sur les mesures d'accompagnement mises en oeuvre pour assurer un meilleur gardiennage des troupeaux, notamment les conditions d'intervention des techniciens pastoraux aux cotés des éléveurs ou bergers.

Le préfet a rappelé l'intérêt de poursuivre les efforts collectifs engagés pour mettre en oeuvre les actions du plan de soutien à l'économie de montagne consacrées au développement du pastoralisme.

REUNION A LA PREFECTURE DU COMITE DEPARTEMENTAL SUR LE PASTORALISME ET L'ESPACE MONTAGNARD .

Auteur Préfecture des Hautes Pyrénées

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L'ours attaque vers Esparros - Baronnies (Hautes-Pyrénées)


L'attaque s'est déroulée hier matin [Ndr : 3 juillet 2007] au lever du jour, au lieu-dit Tire-Mouréou, à 1.550 mètres d'altitude, juste sous le signal de Bassia, sur la commune d'Esparros. Un lieu que semble particulièrement apprécier l'ourse slovène car, déjà le 7 juin, elle y avait tué une brebis appartenant à Yves Duthu, un éleveur d'Esparros. Cette fois, Franska a tué 3 moutons et en a blessé gravement 2 autres qu'il a fallu abattre par la suite. Par ailleurs, une vingtaine de bêtes manquent encore à l'appel. Si l'attaque s'est déroulée à 1.550 mètres au Courtaou de Tire-Mouréou, 2 des brebis ont été retrouvées mortes bien en dessous à 1.200 mètres. Ce qui accrédite que Franska, après sa première attaque où elle a blessé 5 bêtes, a poursuivi ses victimes sur 1 kilomètre avant de les tuer dans la forêt. Un comportement anormal selon les éleveurs car, de plus, l'ourse n'a pas consommé, ou très peu, ses premières victimes. Elle tue pour s'amuser, affirme, écœuré, un éleveur. Trois des bêtes tuées appartiennent à Yves Duthu d'Esparros, les 2 autres à Raymonde Pontico. Hier, à l'estive, les éleveurs étaient sous le coup de l'émotion et ne cachaient ni leur colère ni leur détermination.

Certains, comme Dominique Duthu, sont à bout et ne cachent pas leur intention, si rien n'est fait, de résoudre le problème à leur manière. Vous pouvez me citer affirme Dominique Duthu : « Si rien n'est fait, on va s'occuper de Franska et, croyez-moi, il n'y aura plus d'attaques. Quel dégoût, il y en a marre des courriers, des réunions et des poètes." Même détermination du côté d'Yves Duthu qui compte des bêtes tuées et d'autres blessées : « Ça ne peut plus durer. Le retrait de Franska au plus vite sinon je ne cache pas qu'on va agir différemment pour la mettre hors d'état de nuire, même si cela sera difficile."

Devant l'exaspération des éleveurs et la gravité de la situation, Alain Castanier, le sous-préfet de Bagnères a fait le déplacement à Tire Mouréou. Pour assurer les éleveurs de son soutien s'agissant des indemnisations, mais aussi pour leur signifier que le préfet avait fait remonter au ministère la demande de retrait de l'ourse. Par ailleurs, le sous-préfet a mis 2 bergers itinérants à disposition des éleveurs pour une battue à laquelle ont participé les gendarmes et les éleveurs afin de retrouver les bêtes manquantes. Des bergers qui, selon le sous-préfet, resteront en appui des éleveurs autant de temps que nécessaire. Dans l'après-midi, les agents de l'Office national des forêts et de la faune sauvage, qui ont procédé aux constatations d'usage avec la brigade de gendarmerie de Lannemezan, ont localisé Franska à tout juste 500 mètres des lieux de ses forfaits.

Auteur : Alain Maillé
Source : La Dépêche du Midi du 5 juillet 2007

[Observation : Se souvenir...]

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Nistos : l'ours attaque près d'une maison, 11 brebis mortes, 4 autres ont dû être euthanasiées


Hier matin, en allant soigner ses bêtes, François Campan a découvert une brebis morte près du ruisseau longeant la route, à une cinquantaine de mètres seulement de la première habitation. Avec son fils Gil, il devait découvrir près de la bergerie trois autres brebis et un bélier affreusement mutilés. L'équipe de suivi de l'ours était injoignable. Finalement, les éleveurs devaient constater la disparition d'une dizaine de brebis, onze étaient retrouvées tuées, quatre autres blessées ont été euthanasiées par le vétérinaire. Des empreintes d'ours ont été repérées. Les traces passaient près d'une maison d'un quartier fréquenté par les enfants. La colère gronde chez les agriculteurs et les éleveurs. L'exaspération est à son comble.

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne lundi 9 juillet 2007- 7h40

En attente d'une décision de l'Etat


Les éleveurs, toujours en attente d'une décision de l'Etat concernant le retrait de Franska, qui continue chaque jour ses nombreuses prédations, se rassembleront demain, mercredi 11 juillet, à 10h45 devant la Préfecture des Hautes-Pyrénées. A cette occasion, ils déposeront les cadavres d'ovins victimes de la dernière attaque.

Communiqué de la FDSEA du 10 juillet 2007

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La chasse à l'ourse est ouverte


Excédés par les dégâts réels ou supposés commis par l'ourse Franska sur les cheptels ovins, des éléveurs des Hautes-Pyrénées et du Comminges (Haute-Garonne) ont décidé de se débarrasser eux-même de ce prédateur. Un prédateur qui, selon la représentante des éleveurs à la chambre d'agriculture des Hautes-Pyrénées, aurait un comportement anormal, "tuant par plaisir".

Lundi et mardi, ils ont organisé des battues dans la vallée de Nistos, à l'est des Hautes-Pyrénées, tirant notamment des coups de feu en l'air pour effrayer l'animal. L'effarouchement a réussi puisque Franska était signalée près de Montréjeau, un village situé dans le sud du département de la Haute-Garonne, à 400 m d'altitude.

Source : La Dépêche du Midi du 10 juillet 2007

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Effarouchement de Franska : l'ourse est passée en Haute-Garonne


Depuis hier, éleveurs, agriculteurs et pas mal de monde avec eux ont procédé à l'effarouchement de Franska, laquelle serait passée actuellement en Haute-Garonne. Elle aurait été repérée du côté de Seilhan entre Saint-Bertrand du Comminges et Saint-Gaudens. Cette "battue" devrait se poursuivre. Selon certaines sources, l'objectif serait de "laisser l'ourse dans des zones urbanisées où elle est acceptée" (sic). Demain, à 10h45, une manifestation avec les élus locaux est prévue devant la préfecture, à Tarbes. Les éleveurs, toujours en attente d'une décision de l'Etat concernant le retrait de Franska, qui continue chaque jour ses nombreuses prédations, déposeront à cette occasion les cadavres d'ovins victimes de la dernière attaque. -

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne mardi 10 juillet 2007- 14h55

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Depuis ce matin, Franska est à Seilhan à proximité de Saint Bertrand de Comminges


Actuellement, toute l'équipe technique ours est sur le terrain et tente de faire remonter Franska vers Générest, en Barousse. Une partie des éleveurs est déjà sur place, d'autres sont en train de s'y rendre pour empêcher cette opération de « remontée » vers la Barousse. Selon une éleveuse, "il n'y a aucune raison que ce soit les gens de la montagne qui subissent plus les conséquences de la présence de Franska que les gens de la plaine". -

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne mardi 10 juillet 2007- 18h45

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Franska autour du lac de Montréjeau ?


A l'heure où nous écrivons ces lignes, l'ourse Franska se trouverait en plaine, autour du lac de Montréjeau ! Une réunion de crise est prévue à 12h30 à la sous-préfecture de la cité commingeoise. -

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne mercredi 11 juillet 2007- 12h16

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Deux arrêtés pour capturer l'ours Franska dans les Pyrénées


Les ours des Pyrénées sont encore une fois dans le collimateur des éleveurs.

Franska, ourse slovène réintroduite il y a un an dans les Pyrénées est ainsi devenue ces derniers jours le bouc émissaire de la colère des éleveurs.

Mercredi les éleveurs de la région manifestaient devant la préfecture des Hautes-Pyrénées à Tarbes pour demander l'arrêt immédiat du programme de réintroduction des ours et pour que les ours vadrouillant déjà dans les montagnes soient capturés. Ces ours sont accusés de décimer les troupeaux de brebis. Les éleveurs ont déposé les carcasses de 7 brebis dont ils imputent la mort récente à l’ourse.

Les pro et les anti-ours se font face depuis le début de ce projet de réintroduction des ours dans les Pyrénées, aucun des deux ne pouvant l’emporter sur l’autre de manière objective.

De plus en plus forte, la mobilisation des éleveurs anti-ours du massif pyrénéen s'est accélérée à la suite de la chute mortelle dimanche de 93 brebis sur la commune d'Orlu en Ariège, à 2.300 mètres d'altitude. Aucune preuve formelle de la présence d'un ours n'a pu être trouvée sur les lieux du drame, mais la préfecture de l'Ariège a néanmoins décidé lundi, « au regard des indices » pouvant laisser « présumer de la responsabilité de ce dernier » et « compte tenu de l'ampleur du dommage », d'indemniser l'éleveur.

Venue de Slovénie, l'ourse Franska est l'un des cinq ours réintroduits en 2006 dans les Pyrénées. Elle a été lâchée le 28 avril 2006 à Bagnères-de-Bigorre et depuis, évolue principalement dans le département des Hautes-Pyrénées.

Depuis sa réintroduction, Franska utilise les zones d’élevage extensif où les troupeaux ne sont pas protégés pour se nourrir.

Ainsi, deux arrêtés ont été pris jeudi par le ministère de l'Ecologie concernant les départements des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Garonne pour la capture de l'ourse Franska et son déplacement loin des zones d'habitation, a rapporté vendredi le nouveau préfet de Midi-Pyrénées Jean-François Carenco.

« J'ai demandé la prise d'un arrêté ministériel mardi en faveur des Hautes-Pyrénées et jeudi en faveur de la Haute-Garonne, pour que l'on puisse prendre cette ourse et l'amener ailleurs dans les Pyrénées », a-t-il déclaré dans la matinée lors d'une rencontre avec la presse. « Il s'agissait d'une mesure urgente puisqu'un ours descendait dans la plaine ».

Jean-François Carenco dit vouloir « faire baisser les tensions » chez les éleveurs et bergers des Pyrénées, de plus en plus mobilisés contre la présence d'ours dans le massif et particulièrement de la femelle Franska.

Le préfet de région recevra prochainement les éleveurs.

Une réunion avec la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet pourrait par ailleurs avoir lieu dans les prochains jours à Toulouse avec « toutes les parties» concernées.

Sans attendre le 26 juillet prochain, date de la rencontre prévue au ministère de l'Ecologie avec les parties concernées, des éleveurs des Hautes-Pyrénées se sont lancés dimanche dans une véritable traque à l'ours.

Si la présence d’une population d’ours n’est pas sans poser de problème, que cela soit aux éleveurs ou aux apiculteurs, l’impact des dégâts qu’occasionne cette population est à relativiser. En effet, sur les 20 000 brebis 'perdues' par les éleveurs chaque année, environ 300 sont à mettre au compte de l’ours. De même, à l’inverse des autres causes de pertes (dérochements, maladies, attaques de chiens errants, vols, etc.), les cas de prédation par l’ours sont systématiquement remboursés, y compris dans le cas de troupeaux livrés à eux-mêmes.

Auteur : Sandra BESSON
Source : Actualité News Environnement du 16 juillet 2007

Tentative de désinformation


Le titre accrocheur a été lancé par une agence de presse et essentiellement par un journaliste très proche de l'ADET qui a tenté de faire croire.... le 13 juillet. Cette méthode a été vécue comme une tentative de désinformation et de manipulation de la part des pro-ours.

Il s'agit en fait d'une demande de la part du nouveau Préfet de région qui ne connaissait manifestement pas le dossier. Pour les éleveurs il était exclu de déplacer Franska pour qu'elle puisse aller ennuyer d'autres éleveurs. La solidarité pyrénéenne fonctionne à fond.

Le problème n'est pas de « faire baisser les tensions » mais de suprimer la pression. La seule solution étant de retirer Franska ET Boutxy, de parquer les autres ours et d'arrêter définitivement le programme d'introduction pour laisser les éleveurs travailler correctement. Aucune autre solution ne permettra de faire tombre la tension
.

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Franska est-elle psychopathe ?


Dans le massif pyrénéen des Baronnies, les anti-ours donnent à nouveau de la voix. Ils exigent le retrait de Franska, l'ourse slovène, responsable de la mort d'une cinquantaine de brebis. Franska psychopathe ? Le Point a mené l'enquête.

L'ourse Franska s'est réveillée ce printemps. Cent dix kilos de poils, mais aussi de griffes et de dents se promènent en ce moment dans le massif des Baronnies, au-dessus de Bagnères-de-Bigorre. Sur son parcours erratique, on compte une cinquantaine de brebis, victimes de la voracité de la bête. Pis, Franska « ne les dépèce qu'à moitié, laissant les vautours finir le travail », écrit Le Journal du dimanche dans un article qui n'hésite pas à parler de « serial killeuse » !
Les rares élus pro-ours sont embarrassés : Roland Castells, le maire de Bagnères- de-Bigorre, qui, il y a un an, avait accepté que le fauve soit lâché sur sa commune, s'est fendu d'une lettre où il demande le retrait de Franska pour « retrouver une vie normale dans nos vallées », mais aussi permettre « le retour à la paix, au respect et au dialogue ». Il sait de quoi il parle : l'an dernier, pour avoir accueilli Franska, Roland Castells recevait des lettres anonymes remplies d'hameçons et de verre pilé. Les éleveurs, des « ânes », selon la secrétaire d'Etat à l'Ecologie de l'époque, avaient maculé de sang de brebis la mairie d'Arbas, dans l'Ariège, et menacé le maire, François Arcangeli, coupable de promouvoir le retour de l'ours. Un retour qualifié de « viol » par un autre élu, le député Jean Lassalle. Ambiance !

Les frasques de Franska sont pain béni pour les anti-ours. Ils y voient la confirmation que ces ours slovènes ne valent rien. Dans les années 90, lorsque la tutelle avait jugé bon de confier aux élus locaux le soin de préserver l'espèce, un rapport sur une éventuelle réintroduction d'ours étrangers avait été diligenté par l'Institut patrimonial du Haut-Béarn, présidé par ce même Jean Lassalle. Conclusion : l'ours slovène, nourri par les hommes dans ses montagnes natales, risquait de devenir un « ours à problèmes », c'est-à-dire un fauve qui ne craint pas les hommes. Trois ours slovènes seront pourtant introduits en 1996, puis cinq autres en 2006. L'un d'entre eux fait parler de lui dès son lâcher. Balou, le bien-nommé, au lieu de piquer vers la montagne, descend vers la plaine, pillant les ruches et menaçant les poubelles. On le retrouve trois semaines plus tard à 30 kilomètres de Toulouse ! Le comportement actuel de Franska ne serait donc qu'une preuve supplémentaire de la dangerosité des ours slovènes : cette femelle est psychopathe ! Un brin exagéré quand même. Qu'un ours mange des brebis n'a rien de particulièrement anormal. Surtout au sortir de l'hiver et dans cette zone des Baronnies où les troupeaux sont laissés sans surveillance. En 2003, déjà, un carnage avait eu lieu au même endroit et les animaux introduits en 1996 étaient déjà sur la sellette. Jusqu'à ce qu'on découvre que le coupable était Papillon, un bon vieil ours de chez nous !

Mais les anti-ours ne désarment pas. Ils ont, c'est vrai, bénéficié des approximations de l'Etat, qui l'an dernier a lâché ces fauves comme s'il s'agissait d'animaux ordinaires. En Amérique du Nord, mille précautions sont prises. Les randonneurs sont informés du comportement à adopter dans les zones à ours : ne pas laisser traîner de nourriture, ne pas laisser divaguer les chiens et même, pour les dames, éviter la promenade lorsqu'elles sont indisposées. Là-bas, les poubelles sont de véritables coffres-forts. Car l'ours est « opportuniste » : il mange ce qu'il trouve. Et s'il comprend que les hommes ne vont pas sans nourriture, il aura tendance à chercher leur compagnie.

Réintroduction gadget
En France, rien de tel. Ce sont paradoxalement les anti-ours qui ont fait la promotion des mesures en vigueur en Amérique du Nord pour mettre en exergue la dangerosité de l'animal. Des panneaux ont été malicieusement plantés dans les sentiers de randonnée : « Zone de danger. Ours en liberté. Tenir vos enfants en laisse. Ne pas porter de nourriture. Bivouac déconseillé. En cas d'attaque, prévenir... les responsables. » De pseudo-avertissements qui ne sont pas sans mauvaise foi : les accidents sont rarissimes. Pourquoi tant d'hostilité ? De l'autre côté de la frontière, dans les monts Cantabriques, une centaine de spécimens s'ébattent. Pourquoi pas chez nous ?

La réalité est un peu moins simple. Si la vie des ours ibères était un long fleuve tranquille, nous n'aurions pas été obligés d'aller en chercher en Slovénie ! Au-delà des Pyrénées aussi, l'espèce est menacée par le braconnage et la strychnine ! Et les Slovènes ? Comment font-ils pour supporter leurs ours ? C'est très simple : ils les chassent. Cent bêtes sont abattues chaque année lors de chasses très prisées des touristes fortunés. Bref, partout la cohabitation harmonieuse avec le prédateur est un mythe.

Dans les Pyrénées, l'histoire de l'ours et de l'homm