Depuis la révélation ce matin de la mort de lourse
Franska, les réactions vont bon train. Réaction dAVES
FRANCE...
Sur le site du
ministère de lécologie, un communiqué de
presse a été publié :
"Jean-Louis
BORLOO, ministre dÉtat, ministre de lÉcologie,
du Développement et de lAménagement durables, et
Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, secrétaire dÉtat chargée
de lÉcologie, confirment la mort dun ours intervenue
ce jour vers 6 heures 30 du matin sur la route nationale 21, commune
de VIGER dans le département des Hautes-Pyrénées,
à la suite dune collision accidentelle de lanimal
avec une voiture.
Il sagit
de Franska, une ourse en provenance de Slovénie qui avait été
relâchée en avril 2006.
Laccident
na causé aucune victime humaine ni aucun blessé.
La dépouille
de lanimal a immédiatement été prise en charge
par les services de lÉtat et a été transportée
à lEcole vétérinaire de Toulouse afin dy
être autopsiée.
Une enquête
est conduite afin de déterminer les circonstances précises
de laccident."
La presse, qui
avait déjà été attirée par lodeur
du sang de brebis ces derniers mois, trouve enfin un épilogue
à son feuilleton de lété. Franska la prédatrice
est morte. Vive Franska !
Les réactions
sur les forums reflètent bien la division de la population sur
les réintroductions dours dans les Pyrénées.
Nombreux sont les français qui nont pas compris que le
renforcement des populations dours et la sauvegarde de cette espèce
nest pas seulement un caprice décolo rural. Maintenir
les grands prédateurs sur notre territoire est avant tout un
moyen de protéger lenvironnement dans lequel nous vivons.
Imaginez quelques
instants les Pyrénées lorsque lhomme aura réussi,
dans quelques années, à détruire toutes les espèces
sauvages qui y vivent... Nous avons déjà un joli tunnel
du Somport, qui a créé la polémique dans les années
90. Quest-ce qui empêchera la création dune
autoroute pour remplacer la N134 ? Quest-ce qui empêchera
les investisseurs de transformer les Pyrénées en horribles
parcs à touristes, comme sont les Arcs dans les Alpes ?
Les réactions
des représentants des éleveurs sont sans doute les pires.
Bernard Moules, Secrétaire général de la FDSEA
de Midi-Pyrénées, a déclaré : "Si
on nous avait écoutés, Franska vivrait des jours heureux
et paisibles en Slovénie" pendant que Jean-Louis Cazaubon,
Président de la chambre régionale dagriculture de
Midi-Pyrénées, ironisait en affirmant que "franchement,
Franska a été victime de son comportement atypique",
et que "Franska navait pas davenir sur notre massif."
Pour lui, "Quoi quen pensent le ministère de lÉcologie
et les experts internationaux, ce nest pas la peine dêtre
grand devin pour deviner que la biotope pyrénéen nest
plus adapté à de tels animaux"...
Alors que certains
affirment être soulagés par la mort de Franska (bien quils
ne lui voulaient aucun mal et ne demandaient que son retrait) et disent
que les Pyrénées vont enfin retrouver le calme et les
éleveurs dormir sur leurs deux oreilles, dautres sont plus
directs dans leurs attaques.
« Cest
une immense satisfaction, un grand soulagement pour les éleveurs
du département », a témoigné Marie-Lise
Broueilh, présidente de lAssociation pour la sauvegarde
du patrimoine pyrénéen des Hautes-Pyrénées
(ASPP-65). « On a subi un préjudice énorme avec
Franska, qui était une ourse dévoreuse de moutons, qui
tuait pour tuer et traumatisait les bêtes restantes. Laffaire
est classée, cest lapaisement », a ajouté
cette opposante au plantigrade. Les autorités doivent «
tirer les leçons de léchec du plan de réintroduction
de lours. Si elles décident de réintroduire des
ours, nous mettrons le feu à la montagne », a-t-elle
poursuivi.
De notre côté,
nous nous permettrons de rappeler quAVES FRANCE :
- a publié
sur son site plusieurs exemples de clôtures de protection, testées
par un spécialiste du sujet et disponible pour aider les éleveurs
à protéger leurs troupeaux
- a demandé
depuis 2006 la création de zones de protection intégrales
sur le territoire des ours
- a porté
plainte à plusieurs reprises contre les exactions commises
par les anti-ours, et encore cette semaine pour dérangement
intentionnel despèce protégée suite aux
battues organisées dans les Hautes-Pyrénées et
en Haute-Garonne
Comme pour Palouma,
la mort de Franska a eu lieu "accidentellement" après
des battues illégales. Coïncidence ?
Alors, faut-il
remplacer les deux ourses qui ont été "victimes daccidents"
?
Oui, à la
seule condition que lEtat garantisse la protection de ces animaux.
La justice (qui est paraît-il la même pour tout le monde)
DOIT condamner ces actes. Nous connaissons les organisateurs de ces
battues illégales puisquils nhésitent pas
à vanter leurs actions dans la presse. Quattend la justice
pour les rappeler à lordre ? Pourquoi trouve-t-on des bergers
pour manifester, mais pas pour garder les troupeaux ?
Rappelons au passage
à ceux qui auraient pu loublier que ce qui coûte
le plus cher dans le plan ours nest autre que la sauvegarde du
pastoralisme... Alors nous nous permettons de reprendre les paroles
de la buvette des alpages :
"Désabonnez-vous à la Dépêche ! Ne
mangez plus dagneaux ou de fromages déleveurs qui
refusent la cohabitation. Ils sont cons, soyons dûrs ! Les ourses
Cannelle, Palouma et Franska doivent être remplacées !"
Enfin, à
tous ceux qui pensent quil y a des problèmes plus grave
sur cette Terre, quils noublient pas que lhomme nest
pas le centre du monde et quil évolue sur une planète...
et quà force de perturber les équilibres, il y a
de fortes chances pour quil se conduise lui même à
sa perte.
Source
: AVES - Francejeudi du 9 août 2007
Auteur : Christophe CORET
Président de lassociation AVES FRANCE
65 rue des bons enfants
76000 ROUEN
Tél. : 02.76.00.82.68 - 06.28.08.23.46
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