Les propos de ces articles de la Dépêche du Midi étant
tellement en décalage avec les divers communiqués diffusés
et les propos tenus sur le terrain, que nous avons cherché à
en savoir plus.
Les associations de l'ADDIP ont évidemment contacté l'auteur
des articles qui semble s'en être tenu à la communication
du Préfet Bur à l'occasion d'un point presse en fin de
réunion du Groupe National Ours (GNO). Nous découvrons
également que la presse a été " sélectionnée
". C'est ainsi que n'ont pas été convié Le
Petit Journal et Lourdes et Tarbes-Infos. Un hasard ? Peut-être
pas !
Outre le fait que l'ADDIP pourrait-être amenée à
réagir au plus haut niveau de l'Etat, nous avons pu obtenir le
contenu du mail qui a été adressé au journaliste
de La Dépêche du Midi
"Suite à votre conversation avec Marie-Lise Broueilh,
je vous confirme que l'article paru dans la Dépêche le
24 juin et titré "ours : la hache de guerre est-elle enterrée
?" a suscité de très fortes réactions sur
le terrain pyrénéen.
"Pas plus que l'ADDIP et les associations qui la composent, les
autres acteurs du territoire ne se reconnaissent dans cet article qui,
en relayant unilatéralement la version préfectorale, dresse
le portrait d'une acceptation sociale du plan ours. La réalité,
les sondages, et le front de refus des élus et représentants
pyrénéens en montrent tous les jours la faillite. Des
dizaines d'appels téléphoniques nous parviennent, qui
s'inscrivent dans la même incompréhension.
"A ce titre, comme vous venez d'en parler avec Marie-Lise Broueilh,
nous demandons un droit de réponse dans vos colonnes région.
Après réflexion, votre proposition d'interview ne nous
semble pas la forme la plus adéquate pour nous exprimer dans
ce contexte particulier.
"Nous vous adressons donc un communiqué de presse de l'ADDIP,
et nous permettons d'insister pour qu'il paraisse dès demain,
accompagné d'une interview si vous le souhaitez. De plus, pour
bien préciser qu'aucun débat n'a eu lieu avec les représentants
professionnels des éleveurs, l'Association des Chambres d'Agriculture
des Pyrénées a fait paraître un communiqué
sur sa position de fond, comme sur la forme, vis à vis du GNO,
qu'il est important d'ajouter à ces éléments. Vous
le trouverez en pièces-jointes. Enfin nous vous faisons suivre
le communiqué de la fédération de chasse de l'Ariège
qui conteste officiellement toute entente avec l'ADET suite au tir sur
Balou.
"Concernant l'alinéa sur la foudre qui a tué 100
brebis en Ariège, dont on peut se demander quel lien il a avec
le GNO, nous tenons à vous préciser que, pas plus que
dans d'autres professions, les éleveurs ne font pas état
à la presse de toutes les catastrophes auxquelles ils font face.
Si vous souhaitez relayer leur malheur, la pudeur et le courage de ces
éleveurs touchés, que nous connaissons bien, nous vous
mettrons en relation avec eux, dans le but de vous être utile
et de faciliter votre accès à la réalité
du terrain, qui est tout le sens de notre démarche d'aujourd'hui.
"Salutations Pyrénéennes,
"Philippe
Lacube, Président de l'ADDIP"
Des propos qui se passent de commentaire et qui en disent long sur l'honnêteté
intellectuelle du Préfet de région et sa volonté
de cacher, une fois encore, comme l'a déjà fait son prédécesseur
d'Aubigny, la vérité sur un dossier sensible où
les pyrénéens ont été purement et simplement
floués et abusés depuis 1996 et même avant pour
ce qui est du Béarn.
Certains
n'hésitent pas à dire qu'ils " rentrent en résistance
". Dans les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques,
le Parc National en rajoute avec un décret des plus stupéfiant.
Des structures anciennes mises en veilleuses depuis 1994 au lendemain
de l'annulation des réserves Lalonde sont réactivées.
Loin d'imaginer le calme, c'est une radicalisation du front du refus
qui s'organise avec cet avantage par rapport à il y a 15 ans
: les moyens de communications modernes.
Un nouvel épisode est ouvert, pas seulement au sujet de l'ours
mais plus précisément pour le respect de la démocratie
locale, des élus locaux socioprofessionnels et politiques, des
structures traditionnelles et du dialogue permanent au sein de structures
officielles existantes.
En fait, ces pyrénéens ne réclament que la normalité
légale et le respect des personnes habitants sur les territoires
de montagne au détriment de l'exception qui n'est fait que pour
satisfaire des structures " écologistes " qui
n'ont aucune représentativité et légitimité
locale.
Pourquoi faire simple alors que nous pouvons faire compliqué
?
Louis Dollo, le 25 juin 2009
Voir également
: