"....nous avons la conviction que les activités agricoles
et pastorales de montagne
contribuent très fortement au développement durable
du territoire, et répondent à un besoin sociétal
actuel fort. Nous nous engageons donc à les conforter et à
les faire progresser encore dans ce sens.
Si l'ours n'est pas aujourd'hui la principale des difficultés
de notre activité, l'augmentation de ses effectifs la rendrait
impossible. Une cohabitation sereine entre l'ours et les activités
humaines est pour nous un idéal qui ne peut être atteint.
Le programme de réintroduction de l'ours génère
des tensions et des effets qui sont néfastes à plusieurs
titres :
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Il
représente une menace supplémentaire à notre
activité, dans un contexte économique déjà
très difficile pour les éleveurs, et en particulier
pour les systèmes transhumants ;
-
La
protection contre l'ours impose une évolution des pratiques
extrêmement néfaste au milieu (abandon de certains
terrains, intensification du pâturage et concentration des
déjections dans les zones de regroupement),
-
Elle
peut par ailleurs amener de nouveaux conflits d'usage, notamment
dans la cohabitation entre chiens de protection des troupeaux et
promeneurs.
-
Il
génère des tensions au sein de la population locale
et une réaction de marginalisation de la profession agricole
vis-à-vis de l'opinion publique.
Aussi, nous
sommes POUR travailler au développement durable de nos montagnes
Pyrénéennes, et unissons nos efforts à ceux des
pouvoirs publics et de la société civile quand ils vont
dans ce sens. Mais nous REFUSONS de nous investir dans un programme
qui génère des tensions déraisonnées et
qui, selon nous, est contre-productif pour le développement
de nos territoires.
Le contexte
actuel nous oblige à plus d'efficience et d'efficacité
pour répondre aux défis auxquels doivent faire face
nos territoires ruraux et nos activités, et nous réaffirmons
donc :
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Notre
opposition au Plan de restauration et de conservation de l'Ours
Brun dans les Pyrénées Françaises, et :
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Notre
volonté d'oeuvrer pour le développement des territoires
pyrénéens.
En ce sens,
nous demandons :
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