Les travaux de l'atelier 2 "Cohabitation entre les activités
humaines et la présence de l'ours" ont débuté
le 26 janvier 2009. Un document préparatoire a été
envoyé aux participants.
Les premières
pistes de réflexion :
Chasse
Une réflexion
sera menée et présentée lors de la prochaine réunion
de l'atelier pour les territoires d'Ariège et de Haute-Garonne.
Cette réflexion associera fédérations des chasseurs,
services départementaux de l'ONCFS, ETO, ONF, DDAF, association.
Elle permettra d'examiner, sur la base des connaissances de terrain
disponibles, les dispositions de protection envisageables.
Pour répondre
au risque de rencontre fortuite, il est proposé d'intensifier
l'information et la formation des chasseurs en intégrant un volet
ours dans la formation sécurité réalisée
au niveau de chaque département et dans la préparation
à l'examen du permis de chasser. La formalisation de la suspension
des battues en cas d'indice de présence d'ours frais sera examinée
(intégration dans l'arrêté d'ouverture de chasse
ou dans la charte).
L'intensification
du réseau ours brun en Pyrénées centrales est essentielle
pour améliorer la connaissance de l'utilisation du territoire
par les ours.
Autres
activités de loisirs et tourisme
Il est proposé
de réaliser une étude sur ours et tourisme. Un sous-groupe
de travail associant plus d'acteurs du tourisme proposés par
ODIT-France sera réuni par la Diren afin de travailler à
la définition du cahier des charges de l'étude.
Il est également
proposé de réfléchir comment mieux associer les
accompagnateurs en montagne pour mieux les former sur le comportement
à adopter en cas de rencontre, pour leur permettre de mieux diffuser
l'information sur l'ours et pour leur permettre de participer à
l'alimentation des données du suivi de la population d'ours.
La réglementation
des accès motorisés sera examinée sur les sites
nécessaires à la quiétude de l'ours.
Pastoralisme
(et apiculture)
L'atelier
souligne la nécessité d'avoir un dispositif de soutien
agricole fiabilisé, le soutien aux mesures de prévention
n'étant pas autonome. Il note la lourdeur des dispositifs actuels.
Il indique la nécessité
de préparer l'ensemble du territoire pyrénéen à
la présence potentielle de l'ours, une limitation des mesures
de prévention aux seuls territoires occupés apparaît
inefficace. Il met l'accent sur la protection des troupeaux, le nourrissage
apparaissant peu pertinent pour engendrer une diminution des dégâts.
Il propose la mise
en place d'estives pilotes en matière de conduite des troupeaux
intégrant la prévention contre les attaques de prédateurs.
Il propose la réalisation
d'une étude sur les effets secondaires des mesures de prévention
(négatifs et positifs).
Il propose de mieux
associer les représentants locaux du pastoralisme à la
gestion des ours très prédateurs sur leur territoire.
La question de
l'évolution de la procédure d'indemnisation des dommages
d'ours ne fait pas pour l'instant l'objet d'un consensus.