A la grande surprise du milieu pastoral pyrénéen, Alain
Reynes, Directeur de l'ADET-Pays de l'ours s'exprime dans Métro
du 22 octobre 2007, page 09, édition de Toulouse en ces termes
et à la suite du procès en appel de 10 éleveurs
engagé par le Président de l'ADET : "Prochainement,
un voyage à l'étranger réunissant pro et anti-ours
va se dérouler pour étudier le comportement des ours".
De quoi s'agit-il
?
Il ne peut en aucun
cas s'agir d'un accord entre les associations favorables et hostiles
à l'introduction d'ours. Sur ce point, le Président de
l'ADDIP,
Philippe Lacube a été très clair. Pour lui, le
seul interlocuteur c'est l'Etat.
Par contre, lors
de sa
visite le 26 juillet 2007, Nathalie Kosciusko-Morizet avait
évoqué une analyse comparée des situations ours/élevage
en Europe, Etats Unis et Canada. Des "experts" et d'après
une information sérieuse qui nous est parvenue, des représentants
des deux ministères concernés, Agriculture et Environnement,
plus des représentants des deux "clans".y participeraient.
La question que
se pose les responsables des associations de sauvegarde du patrimoine
pyrénéen est de savoir s'il "n'y aurait pas un
piège à y participer" surtout s'il n'y avait
qu'une seule personne. L'ADDIP (fédération de 4 associations
départementales) dispose de plusieurs spécialistes scientifiques
qui, si un seul participe, ne pourra guère avoir une démarche
scientifique sérieuse. Elle dispose également de spécialistes
de l'élevage avec chacun leurs spécialités en fonction
des milieux, des pratiques et des races d'animaux. "La participation
d'un seul pourrait nuire au sérieux de la démarche".
De plus, ce type d'action entraînera obligatoirement une démarche
de communication. La preuve : Alain Reynes semble être au courant
avant tout le monde. "Pourquoi ?" nous dit un éleveur.
Dans ces conditions, "les délégations doivent
pouvoir disposer de communicants externes et internes."
D'un autre côté,
tout le monde est bien conscient que la politique de la chaise vide
n'est pas très positive. " Une participation ne veut
pas dire une acceptation des décisions qui seront prises par
la suite ". Une participation c'est aussi avoir la possibilité
de faire valoir son point de vue.
"Nous avons déjà la réponse" disent
certains éleveurs. "Il y a le rapport
de mission du Conseil Général et celui de l'IPHB."
Et de nous rappeler que les deux, sans le savoir, concluaient "qu'il
ne faut pas choisir la Slovénie". Et puis "il
y a le
rapport d'étude de Bruno Besche-Commenge dans les Asturies"
dit un autre ainsi que "les divers articles de presse locale
qui nous dit tout l'inverse de la littérature des pro-ours et
du Ministère de l'écologie". Un autre précise
: "on en sait assez pour dire que la cohabitation n'est pas
possible sans aller encore dépenser de l'argent à l'étranger.
On sait aussi que s'il n'y a plus de pastoralisme, il y aura perte de
biodiversité et ensauvagement comme dans les
Cantabriques. Pourquoi insister ?" "Il y a
le
rapports des députés qui dit que la cohabitation
n'est ps possible." Et encore "ils veulent faire des
voyages pour mentir un peu plus. Est-ce qu'on doit rentrer dans leur
jeu ?" Et cette crainte : "si c'est pour rencontrer
les officiels des pays, des fonctionnaires et des gens qui sont d'accord
avec eux, ce n'est pas la peine de se déplacer." En
effet. Le choix des interlocuteurs dans un pays étranger est
important tout comme l'interprète... "Si on a une interprète
écolo, elle nous dira ce qu'elle voudra, on ne comprendra rien."
Voilà bien
des arguments qui pourraient être un mauvais grain de sable dans
les rouages de la mécanique ministérielle. Parions que
les services de l'Etat auront beaucoup à faire pour convaincre
et trouver un accord. A défaut, nous allons vers une autre rupture
d'autant que "on nous a toujours menti et roulé dans
la farine." (Cf. Mensonge
d'Etat)
Louis
Dollo, le 25 octobre 2007
A voir :