Au cours du "13-14"
de France 3 du 20 septembre 2005, dans sa rubrique " nature
" (1), Nathalie Fontrel a invité
Farid Benhammou pour faire le point sur les ours des Pyrénées
tout en présentant l'ouvrage qui doit sortir en librairie le
6 octobre 2005. (1)
Nathalie Fontrel
nous fait des commentaires peut conforment à ce que nous sommes
en droit d'attendre d'une journaliste du service public. Particulièrement
orientés, militants, humiliants ces propos sont à la fois
d'une méchanceté polie et d'une naïveté enfantine
difficilement acceptable
Quant au propos
de Benhammou ils sont ceux de personnes qui n'ont manifestement jamais
mis les pieds au milieu d'un troupeau et ne connaît pas le travail
des bergers. Découvrir et s'étonner que des pistes traverses
des forêts, par ailleurs exploitée pour déboucher
sur des estives est assez stupéfiant.
Si le livre est à la hauteur de ces propos je pense que l'IPHB
aura pas mal d'élément pour assigner l'auteur en justice
pour propos diffamants et mensongers...
Banhammou, et probablement ses coauteurs, mais là ce n'est pas
un scoop, est le genre de personnage qui n'a pas compris les divers
rôles de l'IPHB qui ne sont pas entièrement consacré
à l'ours contrairement à ce qu'il tente de faire croire.
Et puis, nous avons ici la réaction classique de l'intello-citadin
qui ne va pas voir plus loin que le bout de son nez en ne comprenant
pas ce qu'est le rôle et le métier d'un berger/éleveur
en 2005 par rapport à 1850.
Si on veut garder
les brebis, il faut des cabanes correctement aménagées
comme pour tous salariés qui a doit à un HLM
Si on veut des bergers sur les " prairies " comme il dit (estives
dans les Pyrénées) il faut des pistes pour y parvenir
(c'est ce qu'on appelle le désenclavement) parce que plus personne
n'a envie de marcher 3 ou 4 heures pour se rendre à la cabane
et redescendre les fromages à dos de mulets qui sont de plus
en plus rares...
Personne n'a envie de rester 4 mois de l'année à l'estive
sans jamais redescendre tout comme plus personne ne couche sous un caillou
pour garder les brebis
Bref ! Les bergers sont comme les autres français, ils veulent
vivre au XXIème siècle pas au IXXème. Ils veulent,
le téléphone, la télévision, internet, une
douche chaude, une chambre pour les parents, les enfants, l'aide gardien,
les propriétaires de passage, un cabinet de toilette, des WC
avec chasse d'eau, un assainissement pour la protection de l'environnement.
On ne couche plus dans le foin, dans une chambre unique et on se ne
lave plus une fois par semaine à l'écart dans un ruisseau
tout comme on veut l'eau courante et ne pas aller chercher l'eau dans
le gave.
Si on reproche à l'IPHB de prendre des mesures tendant à
avoir un minimum de confort pour assurer la garde des troupeaux, alors
l'IPHB a rempli sa mission pour assurer des structures d'accueil de
l'ours.
Et puis, ne pas oublier que toutes ces pistes sont interdites à
la circulation sauf aux bergers. Le dérangement prétendu
par Farid Benhammou est donc plus que limité pour ne pas dire
quasiment nul.
Il aurait aussi
été intéressant d'avoir une vision plus large en
prenant de la hauteur en parlant du maintien de la biodiversité,
c'est à dire de TOUS les éléments composant la
diversité animale et végétale des montagnes pyrénéennes.
L'ours n'en est qu'un petit maillon final dont on pourrait parfaitement
se passer. Sa présence unique en France, même si sa pérennité
n'est pas garantie dans le futur, est la preuve que les Pyrénéens
ont su conserver une qualité à leur environnement que
d'autres ont détruit. Nous devrions les féliciter au lieu
des accabler. Mais au-delà de l'ours la biodiversité ne
peut être que maintenu que grâce au pastoralisme tant décrié
par Nathalie Fontrel dont les propos sont à la hauteur de son
incompétence. Sans le pastoralisme et sans le développement
de celui-ci, la biodiversité n'existerait plus. C'est un sujet
largement abordé dans le cadre de Natura 2000 qui contredit largement
toutes les élucubrations de ces cervelets propagandistes.
Il semble donc
que cet ouvrage soit particulièrement polémique pour ne
pas dire de mauvaise foi. Il n'apporte rien de nouveau si ce n'est un
peu de haine supplémentaire entre les pro-ours toujours aussi
extrémistes et prétentieux dans leurs propos et les anti-ours
qui se font, pour beaucoup, à l'idée que de toute manière
il faudra l'accepter.
Au lieu de tendre vers un consensus et une recherche solutions acceptables
par tous dans l'intérêt de l'ours, voilà un ouvrage
de plus qui se tourne en faveur d'un conflit et la régression.
Mais devions-nous attendre autre chose de ces auteurs ?
Nota : Les auteurs s'obstinent à montrer
et/ou tenter de démontrer le mauvais emploi des aides publiques
gérées par l'IPHB.
Il serait intéressant que les associations dont ils sont issus
tels que l'ADET-Pays de l'ours, le FIEP-Groupe ours et l'Association
pour la Cohabitation Pastorale (ACP) ouvrent leurs comptes publiquement
et nous donne le détail de l'utilisation de leurs aides publiques.
Sur le Web, c'est facile et ça ne coûte rien. Quand on
exige la transparence des autres, on commence par être soi-même
transparent aux yeux du public.
(1)
- L'émission dure une heure. Le sujet sur l'ours débute
à 43 mn. Pour accéder directement à l'émission,
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lien et positionnez la vidéo sur 43 mn.
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