Communiqué ASPAP
Depuis plusieurs
semaines, les opposants à la réintroduction d'ours subissent
régulièrement des agressions verbales et physiques de
la part de pro-ours extrêmistes, une violence que nous ne voulons
plus garder sous silence :
menaces de mort,
courriers injurieux, propos diffamatoires dans la presse ou sur leur
site, provocations insultantes et dernièrement agressions physiques.
En effet, à
l'occasion de la manifestation pacifique qui s'est tenue samedi 13/05/06
à Bagnères de Bigorre, les manifestants ariègeois
ont souhaité, sur le chemin du retour, venir exprimer leur refus
du programme de réintroduction sur la place du village d'Arbas,
lieu d'un prochain lâcher selon toute évidence.
Hommes, femmes,
enfants, petits-enfants, grands-parents sont descendus pacifiquement
des cars et des voitures dans un concert de klaxons, de cloches et de
pétards.
Tout comme à Luchon ou à Bagnères de Bigorre, cette
démonstration se voulait civique, citoyenne et pacifique.
Malheureusement, 2 habitants d'Arbas (bien connus pour leur violence
régulière à notre égard) n'ont pas supporté
notre présence et ont décidé de nous agresser physiquement.
Malgré les tentatives de protection, de discussion, d'apaisement
de notre part, 3 d'entre-nous ont quand même été
frappés et blessés alors que tout le monde regagnait les
véhicules.
Nous découvrons
ce matin sur le site officiel de l'Adet (représentant de l'Etat
sur la question de l'ours) des propos diffamatoires et abusifs exagérant
comme à leur habitude n'importe quel fait.
Il est odieux, inacceptable et ridicule de laisser penser que les parents
que nous sommes, devants nos propres enfants, puissent violenter qui
que se soit, et encore moins des enfants.
Les ariégeois, à Luchon, à Bagnères de Bigorre
comme lors de ce bref rassemblement familial à Arbas ont manifesté
pacifiquement.
Nous n'accepterons plus de laisser dire n'importe quoi à notre
encontre.
Nous rappelons que, malgré l'exagération du maire d'Arbas
suite à la manifestation du 1er avril, les accusations finalement
retenues par le Procureur de Saint Gaudens le 19 avril dernier restent
très mineures.
En référence
aux insultes de la ministre et à leurs mensonges réguliers,
l'Adet et l'Etat continuent de se discréditer dans ce qu'ils
peuvent affirmer et nous amène à nous interroger plus
largement sur la véracité de leur propos et de leurs documents.
Nous réaffirmons que nos manifestations restent symboliques,
sans utilisation d'armes et non dirigées contre des personnes
mais bien contre un programme, à l'image du mouvement pyrénéen
qui a rassemblé 5000 personnes hier à Bagnères
de Bigorre.
En refusant le
moratoire et une vraie concertation, l'Etat continue de semer le trouble.
Il est plus que temps de faire une pause dans les lâchers et d'écouter
les populations concernées.
pour l'ASPAP
Stéphane Lessieux