L'Aragon s'attend à des conséquences de l'autre côté
de la frontière
A Saragosse, le
gouvernement d'Aragon suit de près la procédure de réintroduction
d'ours qui touchera les Pyrénées centrales à partir
d'avril. Il a pris contact avec la ministre espagnole de l'Ecologie
pour sensibiliser Madrid aux conséquences susceptibles de toucher
le Haut-Aragon. Les autorités politiques de la province ont également
décidé de prévoir une enveloppe de 210 000 euros
dans le cadre d'un plan de suivi des ours et d'indemnisation des dégâts.
Le gouvernement d'Aragon ne souhaite pas en rester là dans l'accompagnement
des déplacements des fauves. En substance, il envisage également
la formation des agents de la protection de la nature, une évaluation
« des répercussions éventuelles de l'apparition
de nouveaux ours dans les secteurs potentiellement concernés
». Ainsi que la réalisation d'une cartographie
et l'engagement d'actions de sensibilisation. Surtout, il souhaite la
signature d'un accord avec la France pour encadrer le mieux possible
le dossier ours qui le concerne aussi. Engagés
depuis plusieurs mois, les contacts entre Paris et Madrid n'ont rien
donné à ce jour. Mais les discussions entre les
deux pays se poursuivent. D'une population de l'ordre de 50 000 habitants,
la province du Haut-Aragon touche trois départements français
dans lesquels vivent déjà des ours : les Pyrénées-Atlantiques,
les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne. Chez nos voisins,
l'activité majeure de la zone reste l'élevage de brebis,
au côté des professionnels du tourisme et des forestiers.
Auteur
: Patrice Sanchez
Source : Sud-Ouest
du 17 mars 2006