Le 13 mars, la ministre de l'Environnement, Nelly Olin, choisira
les sites pour la réintroduction de cinq ours bruns de
Slovénie dans le massif pyrénéen.
En 1995 et
1996, trois plantigrades avaient découvert les Pyrénées
quasiment au même endroit, à Melles
en Comminges, à quelques hectomètres de l'Espagne.
Cette fois,
l'État souhaite répartir les lâchers sur l'ensemble
du massif.
Il cherche donc des communes volontaires.
En Haute-Garonne,
trois sont intéressées pour accueillir les fauves
et leur suite médiatique : Burgalays,
dans le canton de Saint-Béat, Luchon, et
Arbas où se situe le siège de l'association
ADET, à l'origine du projet en 1996.
Burgalays
dont le maire est Alain Ladevèze, Président
de l'AMOPYC
Arbas, dont le maire est François Arcangeli, Président
de l'ADET-Pays
de l'ours
Dans les
Hautes-Pyrénées, le maire de Bagnères-de-Bigorre,
Jean Castells a également manifesté son intérêt.
En
Ariège, les habitants de Massat,
en Couserans, seront consultés par référendum.
Selon le Maire de Massat une consultattion populaire sera organisée
dès qu'il aura tous les éléments et les modalités
du (des) lâcher(s) prévus sur sa commune. S'ils répondent
non, il est probable qu'il n'y aura pas de lâcher en Ariège,
les élus des autres cantons de montagne étant majoritairement
opposés à ces réintroductions.
La consultation n'est donc pas encore organisée.
Il faudra sans doute attendre après le 13 mars, date d'annonce
de la Ministre de l'écologie
Enfin
dans les Pyrénées-Atlantiques, les élus
des deux communes de la vallée d'Aspe (Accous et Etsaut)
favorables à l'arrivée de nouveaux ours n'ont pas
encore formulé de candidature. Les sous-Préfet leur
recommande une délibération du Conseil Municipal
avant de s'engager.
Le programme
initial, qui prévoyait de sélectionner cinq jeunes
ourses, devrait être modifié : les techniciens estiment
que la présence d'un jeune mâle est nécessaire
afin d'assurer la diversité génétique.
Ces lâchers
s'étaleront entre mi- avril et mi-juin. Les dates précises
ne seront connues qu'au dernier moment. Tout dépend d'abord
de la durée de l'hiver dans les montagnes slovènes
où le climat continental prolonge parfois jusqu'à
Pâques la période d'hibernation des plantigrades.
Ensuite, une capture peut demander plusieurs jours. Aussitôt
anesthésié, l'ours sera embarqué dans un
camion de transport d'animaux qui l'acheminera en France. Au bout
d'un voyage de 24 heures, il découvrira sa nouvelle montagne.
Il disposera de tout l'été pour choisir un territoire
au gré de ses pérégrinations.
Source
: La
Dépêche du Midi du 17 février 2006