La protection des ours brun (Ursus Arctos) de la Roumanie suscite
la controverse.
Les groupes de
protection des animaux Européens sont inquiets par l'état
des ours bruns des Carpates Roumaine. Ces inquiétudes sont causées
par la campagne très émotives menée par une très
petite organisation Roumaine pour la protection de la nature qui demande
l'arrêt de la chasse commerciale des ours et de se conformer à
la convention Berne qui réglemente la chasse en Europe.
Szekelyudvarhely,
avril 2004-05-11
Le nom
de cette petite ville est très difficile à prononcer pour
ceux/celles qui ne parlent pas le Hongrois. En Roumain elle s'appel
Odorhei et en Allemand on l'appel Odorhellen. Elle est située
dans une région montagneuse, dans l'est des Carpates, colonisée
par les Hongrois, où la controverse règne toujours car
ses habitants assidus et obstinés réclament toujours l'autonomie
pour leur région. Cependant, ce qui suit n'est pas à propos
de la politique mais plutôt à propos des ours ou encore
de la politique entourant la chasse aux ours bruns.
Le
Génie des Carpates.
Cette
triste histoire a débutée dans le temps de Ceausescu.
L'ancien cordonnier et ce chef mégalomaniaque échangeait
son sceptre pour son fusil de chasse et tuait tout ce qu'il pouvait
pour satisfaire son ego. Durant sa dictature, dans les montagnes Harghita,
un grand nombre de camps de chasse luxueux ont été construits
juste au nord-est d'Odorhei. Là, le Dictateur, nommé le
" Génie des Carpates " par les media, tuait jusqu'à
dix ours par jour, sans même salir ses souliers, comme si c'était
un jeu vidéo sur ordinateur. Les gardes-chasse déposaient
les appâts tout près des camps de façon à
attirer les ours à venir se nourrir en groupe. Seulement quand
le dictateur quittait après avoir satisfait sa soif pour tuer
que la paix revenait dans la forêt. Le sujet de la chasse aux
ours bruns (Ursus Arctos) était tabou à l'époque
car seulement le dictateur et son entourage avaient le droit de les
tuer.
Après la
mort du dictateur en 1989 alors qu'il termina sa vie comme tant de ses
victimes à quatre pattes, un recensement a été
fait par les autorités en place et ils ont déclarés
une surpopulation des ours qui menaçait les humains et l'environnement.
A ce moment la, presque 8000 animaux vivaient en Roumanie dont
1185 dans la région d'Arghita. M. Laszlo Szabo-Szeley, biologiste,
photographe, exploitant touristique et président d'AVES,
qui est dédié la protection des ours, a confirmés
ces chiffres.
Massacre
des ours
En
novembre dernier, M. Laszlo Szabo-Szeley, président d'AVES, envoyait
une lettre au Ministre responsable de l'administration de la chasse
en Roumanie pour sonner l'alarme. La lettre soulignait le déclin
dramatique de la population des ours dans la région d'Harghita
causé par le braconnage et les quotas de chasse trop élevés.
La lettre mentionnait aussi les techniques de chasse illégales
ainsi que la corruption qui existe entre les chasseurs et les gardes-chasse.
La priorité de ces gardes-chasse est d'émettre des permis
de chasse aux riches gens de l'ouest et étrangers qui se fouettent
de la protection des ours bruns (Ursus Arctyos). Le publique a eu vent
de cette affaire et une
pétition contre le " massacre des ours bruns "
a été lancée, et M. Laszlo Szabo-Szeley a eu l'occasion
de dénoncer ce massacre sur la télévision National
Roumaine. Depuis, il est adoré par les amis de l'ours et détesté
par les autorités et les groupes pro chasse.
Est-ce que ses
reproches sont justifies ? Les gardes-chasse qui inspectent les montagnes
Harghita, quotidiennement depuis trente ans, pressentent leur propre
statistique démontrant que le décompte officiel est très
exagéré.
Le professionnel
responsable du programme de la protection des grands carnivores des
Carpates, programme coordonné par le World
Wildlife Fund for Nature (WWF), et le CLCP
Roumain, est au courant de la campagne mené par AVES
et nie qu'il y aurait massacre. Cependant, il admet qu'il y a de véritables
problèmes avec les méthodes de chasse.
Cette situation
permet aux entrepreneurs Allemands d'offrir en ligne, via l'Internet,
des voyages, pour une ou plusieurs personnes, de chasser l'ours bruns
en Roumanie; voyage qui inclut sept jours de chasse, l'appréciation
de trophée et garantis de tuer son propre trophée pour
10,100 Euros. Le chasseur garde la peau et la tête préservée
de l'ours. Ces prix ont permis d'atteindre des millions d'Euros avec
les ventes de licences commerciales de chasse.
Garde-chasse
borgne.
Cependant,
qu'arrivera-t-il lorsque le trophée garanti ne se présente
pas devant le fusil de chasse du chasseur ? Nous avons attendus deux
heures assis aux abords de la forêt. Le soleil s'était
couché depuis un bon bout de temps, il faisait froid et la fatigue
nous frappa tous. Prêt de nous, M. Laszlo Szabo-Szeley, assis
dans une posture d'ours, s'était endormi. C'est lui qui nous
a guidé toute la journée à travers la forêt,
cherchant toujours ces terriers dans la lave qui ont permis à
ces montagnes d'êtres des gîtes idéals pour les ours
et où les animaux ne sont pas dérangés durant l'hiver.
Nous avons vu d'innombrables pistes d'ours, petites et grandes. La plus
grande emprunte de pattes laissée dans la neige que nous avons
vu était de 18 centimètres de large et serait, selon un
expert, celle d'un animal de 300 kilo. La noirceur nous a envahis, ce
qui nous a fait réaliser que nous devions retourner à
l'auto par un sentier de forêt sans éclairage. De retour
à l'auto, nous avions, dans le coffret de la voiture, un livre
sur les ours très bien illustré et écrit par le
" gardien de l'ours ". Une de ces photos nous reste
à l'esprit, celle qui montre un garde-chasse d'Odorhei avec un
il caché par une des pattes de l'ourse, le garde-chasse
borgne. Nous avons finalement quitté sans avoir vu un seul ours
Nous aurions peut-être
dû mieux utiliser un des anciens camps de chasse Ceausescu, que
nous avions visité le matin, là où les ours arrêtent
régulièrement sur leur parcours. Pas de miracle, là
la nourriture est toujours répandue comme dans le vieux temps.
Une grille de métal, plein d 'os d'animaux, a été
érigée à environ 20 mètres des chasseurs
qui sont dans le camp de chasse, comme appât pour les ours. L'Ursus
Arctos n'aime pas seulement le miel mais aussi les carcasses d'animaux.
Les chasseurs le savent très bien. A un endroit comme celui-ci
la réussite du chasseur est garantie. La convention de Berne
qui réglemente la chasse en Europe et signée par la Roumanie,
interdit cette méthode de chasser. Les animaux n'ont aucune chance
de survie dit M. Laszlo Szabo-Szeley en soupirant évidement inconfortable
avec cette situation.
Quelques jours
plus tard nous sommes assis en face du Directeur de l'Association Roumaine
des Club de Chasse qui est aussi à la tête du gouvernement
Roumain, M. Adrian Natase. " Est-ce que les ours Roumains sont
en danger M. le Premier Ministre? " " Non " il répond,
lui qui a déjà tuer quatre des ces magnifiques animaux.
" Il y a une politique très claire sur la protection
des 5000 ours existants. Une conférence sur la chasse internationale
sera bientôt tenue à Bucarest et il est certain qu'elle
sera supportée par les chasseurs du monde entier car la Roumanie
est le meilleur endroit au monde pour chasser l'ours. " Nous
nous sommes tous demandés
si les ours voient ça du
même il?
Source
: site
roumain - mai 2004