L'ours et les vautours en Suisse

 

L'ours progresse sur l'arc alpin soit par réintroduction comme dans certaines partie de l'Italie soit par "débordement" des pays d'Europe Centrale. A suivre....
Mais la curiosité de l'été 2005 est de voir la presse suisse présenter cette affaire un peu comme l'arrivée d'un envahisseur avec une armée devant une frontière. Curieux comportement...

Contrairement à la France, la Suisse a adopté un plan ours avant son arrivée naturelle sur son territoire. Des consultations et votations ont eu lieu. Les conclusions ne satisfont pas tout le monde mais chacun sait à quoi s'attendre dans le cas d'une arrivée d'ours... même l'ours sait à quelle sauce il peut être mangé....

Et puis, la Suisse se trouve également confronté à la problématique du loup et des vautours... encore des contraintes qui feront partir beaucoup d'éleveurs et conduira à un ensauvagement de la montagne.

Nous reproduisons ici le maximum d'information pour permettre à chacun de se faire une opinion. Ce sera, peut-être, aussi, une référence dans quelques années, pour faire le bilan entre intention et réalité du terrain.

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Historique


Le dernier ours "suisse" a été abattu le 1er septembre 1904 en Basse Engadine, dans le Canton des Grisons. Toute fois c'est en 1923 que le dernier ours "Suisse" a été vu en Haute Engadine.
Il a été revu pour la première fois dans les Grisons de juillet à septembre 2005 avec le mâle «Lumpaz», rejeton de Jurka et Joze.. Il se trouvait dans le Parc National italien de l'Adamello Brenta du 25 juillet et le 30 septembre 2005 d'où il s'est déplacé sur un vaste triangle à cheval sur la Suisse, l'Italie et l'Autriche.
L'ours peu farouche a suscité un grand intérêt dans toute la Suisse avec parfois beaucoup d'inconscience. Ceci montre bien que certains hommes ont perdu l'habitude d'un comportement raisonné et raisonnable avec un animal sauvage.
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Lumpaz a disparu sans laisser de trace en automne de la même année.

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Le Grand Charnier

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Ours en Europe

 

L'ours brun à quelques kilomètres de la frontière suisse


L'ours brun ne serait plus qu'à quelques kilomètres de la frontière suisse, selon le WWF. L'organisation écologiste se base sur les observations réalisées durant le mois de juin par les gardiens du parc national italien du Stelvio, proche des Grisons.
Les spécialistes ont pu apercevoir à plusieurs reprises un ours brun près de la localité de Solda (I), a indiqué jeudi le WWF dans un communiqué. Cette partie du Val Stelvio est située à quelques encablures seulement du Val Müstair (GR) et du parc national suisse. Pour le WWF, ces récentes observations confirment les conclusions d'une étude présentée en avril par la KORA, la coordination des projets de recherche pour la conservation et la gestion des carnivores en Suisse. Ses auteurs prédisaient la prochaine arrivée de l'ours dans les Grisons depuis l'Italie. Ils soulignaient l'existence de corridors de migrations exempts de tout obstacle infranchissable.
Les Grisons pourraient donc bientôt héberger les trois grands carnassiers que sont le loup, le lynx, et l'ours brun. Selon le WWF, les chances de survie de ce dernier dépendent avant tout de son acceptation par la population.
«Les ours sont omnivores», rappelle Joanna Schönenberger, responsable des grands carnassiers au WWF suisse: «Outre les racines, les herbes, les baies et les fruits, ils apprécient aussi le gibier et le bétail.» Mais le canton des Grisons est bien protégé contre les grands carnassiers grâce à ses mesures de sauvegarde des troupeaux, estime le WWF.

Source : Edicom du 15 juillet 2005

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L'ours brun se rapproche de la frontière suisse


L'ours brun ne serait plus qu'à quelques kilomètres de la frontière suisse, et plus particulièrement des Grisons, selon le WWF.
L'organisation écologiste se base sur les observations réalisées durant le mois de juin par les gardiens du parc national italien du Stelvio, proche des Grisons.

Source : TSR.Ch du 15 juillet 2005

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Ours près des Grisons et lynx à Neuchâtel


Le plantigrade pourrait passer la frontière d'ici peu

L'ours brun se rapproche de la Suisse. Les spécialistes ont pu apercevoir à plusieurs reprises un ours brun près de la localité de Solda, à quelques kilomètres de la frontière suisse des Grisons, a indiqué jeudi le WWF dans un communiqué, selon l'ATS. Les ours sont omnivores et s'attaquent aux gibiers et au bétail. Les Grisons abritent déjà le Lynx et le loup. Les mesures de sauvegardes des troupeaux sont toutefois bien assurées dans le canton, selon le WWF. En outre, un lynx a tué huit agneaux dans le Val-de-Ruz. C'est la première attaque du prédateur dans la région jurassienne.

Source : Agrigate / AGIR du 15 juillet 2005

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L'ours des Grisons sous surveillance hertzienne


L'ours des Grisons, dont le tableau de chasse compte un veau et au moins 23 moutons, va être équipé d'un émetteur. Cette mesure va simplifier les mesures de protection des troupeaux et rassurer la population, a expliqué mercredi le conseiller d'Etat Stefan Engler devant le Grand Conseil. Il faudra cependant attendre que le plantigrade se montre à nouveau.
Les autorités des Grisons n'ont plus de nouvelles de l'ours brun depuis la fin septembre, date à laquelle il avait trucidé une vingtaine de moutons en Basse Engadine. Lorsque nous l'aurons trouvé, nous tenterons de l'anesthésier et de lui implanter un émetteur, a précisé Stefan Engler.
L'opération ne va pas aller sans difficulté car l'ours peut parcourir de grandes distances en une journée, a observé le conseiller d'Etat. En outre, on approche de la période d'hibernation: l'animal risque de se retirer dans une tanière pour son sommeil hivernal avant qu'on ne le retrouve.
L'émetteur doit permettre de le localiser à tout moment pour intervenir là où la nécessité se fait sentir. Parallèlement, des mesures vont être prises afin de l'effaroucher et de l'amener à s'éloigner des territoires occupés par les activités humaines. Les autorités des Grisons vont agir en collaboration avec les pays voisins et l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage (OFEFP)

Source : Edicom.

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L'ours des Grisons se prépare à hiberner


Plus vu depuis septembre, l'ours des Grisons pourrait être aller se nourrir au sud des Alpes en vue de son hibernation, selon un biologiste. Le mâle de 2 ans qui atteindra sa maturité sexuelle en 2006, pourrait revenir avec une compagne, affirme l'expert.

Né de parents slovènes dans le Trentin italien, le jeune mâle est arrivé aux Grisons l'été dernier. Il avait vraisemblablement été chassé du parc naturel d'Adamo Brenta par un autre mâle, plus âgé, et était à la recherche d'un territoire, a expliqué le biologiste et spécialiste des ours st-gallois Hans U. Roth.

S'il offre un cadre de vie adéquat sous différents aspects, le canton des Grisons n'est toutefois pas la région idéale en ce qui concerne la nourriture. Il n'y pas assez de noix et de fruits, les aliments préférés des ours en automne, selon M. Roth.

Pendant la période précédant l'hibernation, ces plantigrades ont surtout besoin de substances graisseuses ou oléagineuses et de sucre, et non des protéines de la viande. En règle générale, ils ne chassent donc pas les moutons ou autres animaux en automne.

Le massacre perpétré par le jeune mâle en Basse-Engadine fin septembre est inhabituel pour la saison, a relevé l'expert st-gallois. Visiblement affamé, l'ours avait attaqué une vingtaine de moutons sur un alpage.

Le spécialiste suppose qu'il est désormais parti à la recherche de noix et de fruits au sud des Alpes, au Tessin ou au nord de l'Italie, où ces aliments abondent. Il pourrait également y trouver une compagne et revenir avec elle aux Grisons pour la belle saison, en juin ou en juillet, estime Hans U. Roth.

Source : Swiss Info du 10 novembre 2005

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Pour une cohabitation harmonieuse avec l'ours en Suisse


La coexistence de l'homme et de l'ours brun est possible en Suisse. Tel est le principe sur lequel repose le «concept ours brun» mis en consultation jusqu'à mi-avril par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). Le texte prévoit d'effaroucher, voire de tuer, tout ours à risque.

Le concept a été initié après l'apparition, pour la première fois depuis un siècle, d'un ours en Suisse. Le plantigrade qui a dévoré plusieurs animaux de rente avait défrayé la chronique l'été dernier en se promenant pendant plusieurs semaines dans le Parc national des Grisons et autour des frontières entre la Suisse, l'Italie et l'Autriche. Les spécialistes supposent qu'il est actuellement en hibernation mais ne savent pas où.

Le concept de l'OFEV vise à définir la marche à suivre en cas de découverte d'un ours sur le territoire et, surtout, en cas d'ours habitué à l'homme et devenu ainsi potentiellement dangereux. Il est prévu d'effaroucher un ours «problématique» et même de le tuer. A l'instar de ce qui se pratique concernant les loups et les lynx, il convient de limiter les attaques de bétail avec des mesures de prévention.

Les dommages dus aux ours doivent par ailleurs être indemnisés par la Confédération et le canton concerné. Enfin, le texte contient une série de conseils de comportement pour éviter les conflits et les rencontres dangereuses entre l'homme et l'ours. La consultation s'achève mi-avril pour une entrée en vigueur du texte au début de l'été prochain.
Pourchassé aux 18e et 19e siècles, l'ours a fini par disparaître. Le dernier ours suisse a été abattu en Basse-Engadine en 1904. Plusieurs spécimens ont été relâchés dans les pays voisins. De parents slovènes, l'ours mâle observé dans les Grisons venait d'Italie.

Source : Edicom du 2 mars 2006

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Paysans et cantons ne veulent pas de l'ours


Paysans, cantons limitrophes des Grisons et régions de montagne ne voient pas de place pour l'ours en Suisse. Ils ne veulent pas financer le projet fédéral et demandent que le plantigrade puisse être abattu plus facilement.

Cent ans après avoir tué le dernier ours en Suisse, le retour de l'un d'entre eux l'été dernier dans le Parc national des Grisons a replacé la question de sa cohabitation avec l'humain au centre du débat. Pour gérer au mieux ce voisinage, l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) a mis un projet en consultation jusqu'à vendredi.
Selon le service de la Confédération, l'homme et l'ours devraient parvenir à vivre ensemble. Au pire, on pourra l'abattre. Cette option ne devrait toutefois être utilisée qu'en dernier recours.
Pour le faire, il faudra que l'ours ne craigne plus l'homme au point de pénétrer dans des zones d'habitations ou qu'il ait grièvement blessé ou tué une personne. Si le mammifère ne s'en prend qu'à du bétail, il aura la vie sauve.

Pas de zoo à ciel ouvert
Au Tessin, la proximité de l'ours avec l'homme, mais aussi avec le lynx et le loup laisse sceptique. «Il faut éviter de créer un zoo à ciel ouvert», a dit Marcello Bernardi, directeur de la division environnement.
L'ours devrait pouvoir être abattu s'il cause de grands dommages à la faune ou au bétail et pas seulement s'il est un danger pour l'homme. De plus, la Confédération devrait assumer les coûts de l'opération et pas couper ensuite dans les budgets comme elle l'a fait pour le loup, a-t-il encore expliqué.
Le canton du Valais est aussi mitigé. Cet animal a été éliminé parce que la cohabitation avec l'homme s'est révélée impossible, a indiqué le gouvernement. Un siècle plus tard, ce constat est toujours valable.

Retour artificiel de l'ours
Même retenue du côté de l'Union suisse des paysans (USP), qui doute que partager le même territoire soit possible. Outre le coût des mesures de protection et le côté artificiel du retour de l'ours, il s'agit d'éviter à tout prix un incident tragique impliquant un être humain.
Si l'ours revient, il ne trouverait plus le biotope nécessaire, plaide pour sa part le groupement suisse pour les régions de montagne (GSRM). La Société suisse d'économie alpestre (SAV) et la Société suisse d'élevage de moutons ne sont pas non plus emballées par le projet fédéral.

Tuer l'animal plus facilement
En revanche, les chasseurs sont plutôt séduits, même si Chasse suisse demande plusieurs adaptations. Tuer un ours devrait être possible, par exemple quand un chasseur se sent menacé.
La Fédération suisse de tourisme accepte aussi le principe défendu par le projet. Mais les risques pour les habitants, les touristes et les animaux domestiques doivent être limités au maximum grâce à un bon système d'informations.
Les organisations écologistes restent les plus favorables au concept «Ours brun». «Un ours ne doit pas être éliminé à cause de l'ignorance, plaident Pro Natura et le WWF Suisse. Ce mammifère est d'un naturel craintif et ne sort de sa réserve que si l'être humain se comporte de façon inadéquate».
Le Parc national des Grisons, directement concerné, est également conquis. Le projet indique des moyens pratiques permettant un bon voisinage. Le canton des Grisons a pour sa part demandé un délai pour répondre à la consultation. Sa position ne sera connue que le 10 mai.

Source : Les Infos RSR du vendredi, 14 avril 2006 à 16:07

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Pas de tanière pour l'ours en Suisse


Beaucoup ne veulent pas que l'ours fasse sa tanière en Suisse. Comme le montre le résultat de la consultation sur le "concept ours brun", il soulève une vive opposition des régions de montagne, des cantons et des paysans. Seuls les défenseurs de la nature et du tourisme y sont favorables. Le canton des Grisons, un des principaux concernés, a demandé un délai de réflexion supplémentaire avant de se prononcer.

Le concept, mis en consultation jusqu'à vendredi, a été initié après l'apparition, pour la première fois depuis un siècle, d'un ours en Suisse. Le plantigrade, qui a dévoré plusieurs animaux de rente, avait défrayé la chronique l'été dernier en se promenant pendant plusieurs semaines dans le Parc national des Grisons et autour des frontières entre la Suisse, l'Italie et l'Autriche. Les spécialistes supposent qu'il est actuellement en hibernation mais ne savent pas où.

Sur les pas de l'ours
Les autorités fédérales veulent aujourd'hui définir la marche à suivre en cas de découverte d'un ours sur le territoire et, surtout, en cas d'ours habitué à l'homme et devenu ainsi potentiellement dangereux. Il est prévu d'effaroucher un ours »problématique» et même de le tuer. A l'instar de ce qui se pratique pour les loups et les lynx, il convient de limiter les attaques de bétail avec des mesures de prévention.
Beaucoup sont sceptiques face à ce concept et contestent même la possibilité d'une coexistence pacifique avec les hommes. La communauté de travail pour les régions de montagne souligne ainsi que le retour des grands carnivores en Suisse ne peut conduire qu'à des problèmes insolubles, même avec le meilleur des concepts. «Une coexistence du loup, de l'ours et de l'homme est une illusion dans notre pays», a-t-elle relevé.

Valais sceptique
Le canton du Valais rejette la classification des ours en diverses catégories, allant de l'ours sans problème à l'ours à risques, ce dernier étant le seul à pouvoir être abattu. «Dès qu'un ours cause des problèmes, il doit être éloigné», selon le gouvernement valaisan.
D'autres milieux concernés craignent que la présence de l'ours n'entraîne des dépenses inconsidérées. L'Union suisse des paysans considère que les pouvoirs publics doivent couvrir sans réserve les mesures de protection, ainsi que les éventuels dégâts commis par le plantigrade. Elle s'élève également contre la définition de ce qui est acceptable.
L'organisation faîtière des chasseurs suisses propose des conditions moins strictes pour le tir de l'ours. Selon elle, sa présence ne devrait être tolérée que dans certaines régions bien définies, le tir étant autorisé de manière générale à l'extérieur de ces zones.

Quelques avis positifs
Par contre, les organisations de défense de la nature et de l'environnement approuvent le nouveau concept. Pro Natura se déclare convaincue qu'une cohabitation pacifique est possible entre l'homme et l'ours dans tout le pays. Selon elle, l'essentiel est que la population soit informée comment se comporter correctement avec le plantigrade.
De son côté, le WWF salue la prompte réaction de la Confédération après l'incursion d'un ours brun dans les Grisons. Il considère toutefois que ce concept manque d'une stratégie claire pour les mesures à prendre dans le domaine public.

Source : Edicom du 14 avril 2006

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L'ours n'est pas bienvenu en Suisse


Les régions de montagne et les paysans ne veulent pas du «Concept Ours brun» de la Confédération. Pour eux, la Suisse est trop petite pour l'animal.

A l'opposé, les défenseurs de la nature verraient d'un bon œil le retour du plantigrade dans les Alpes, après 80 ans d'absence et une petite incursion l'été dernier.

80 ans après avoir été vu pour la dernière fois en Suisse, le retour d'un ours l'été dernier dans les Grisons a reposé la question de sa cohabitation avec l'homme.

Devenu en quelques jours une star des médias et une grosse attraction touristique, le plantigrade s'était promené plusieurs semaines dans le Parc National et autour des frontières entre la Suisse, l'Italie et l'Autriche, dévorant au passage quelques moutons.

L'animal avait ensuite disparu des regards dès la fin septembre. Les spécialistes supposent qu'il est actuellement en hibernation mais ils ne savent pas où.


Cohabitation possible ?
Cet épisode a amené l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) à élaborer un «Concept Ours brun suisse». Selon ce document, l'homme et l'ours devraient parvenir à vivre ensemble. Et s'il l'on devait abattre l'animal, ce ne serait qu'en dernier recours.

Pour cela, il faudrait que l'ours ne craigne plus l'homme au point de pénétrer dans des zones d'habitations ou qu'il ait grièvement blessé ou tué une personne. Mais s'il ne s'en prenait qu'à du bétail, il aurait la vie sauve.

Vendredi sont tombés les résultats de la mise en consultation de ce Concept fédéral auprès des milieux intéressés. Et la tendance est nettement au refus.

«En aucun cas !», clament les montagnards.
Ainsi, la Communauté de travail pour les régions de montagne souligne que le retour des grands carnivores en Suisse ne peut conduire qu'à des problèmes insolubles, même avec le meilleur des concepts. Pour elle, «une coexistence du loup, de l'ours et de l'homme est une illusion dans notre pays».
«Si l'ours revient, il ne trouvera plus le biotope nécessaire», plaide pour sa part le Groupement suisse pour les régions de montagne. La Société suisse d'économie alpestre et la Société suisse d'élevage de moutons ne sont pas non plus - on pouvait s'en douter - emballées par le projet fédéral.

«Pas de zoo à ciel ouvert»
La proximité de l'ours avec l'homme, mais aussi avec le lynx et le loup laisse également sceptiques les autorités du Canton du Tessin. «Il faut éviter de créer un zoo à ciel ouvert», estime Marcello Bernardi, directeur de la Division environnement.

Selon lui, l'ours devrait pouvoir être abattu s'il cause de grands dommages à la faune ou au bétail et pas seulement s'il est un danger pour l'homme. De plus, Berne devrait assumer les coûts de l'opération et non «couper dans les budgets comme elle l'a fait pour le loup».

Le Valais est aussi mitigé. «Cet animal a été éliminé parce que la cohabitation avec l'homme s'est révélée impossible. Un siècle plus tard, ce constat est toujours valable», indique le gouvernement cantonal.

Quant au Canton des Grisons, un des principaux concernés, il a demandé un délai de réflexion supplémentaire pour se prononcer. Sa position ne sera connue que le 10 mai.

Eviter un drame
Sceptique encore, l'Union suisse des paysans, qui doute que partager le même territoire soit possible. L'organisation considère que les pouvoirs publics doivent couvrir sans réserve les mesures de protection, ainsi que les éventuels dégâts commis par le plantigrade.

Pour les paysans, il s'agit également d'éviter à tout prix un incident tragique impliquant un être humain.

L'organisation faîtière des chasseurs suisses propose de son côté des conditions moins strictes pour le tir de l'ours. Selon elle, sa présence ne devrait être tolérée que dans certaines régions bien définies, le tir étant autorisé de manière générale à l'extérieur de ces zones.

Quelques avis positifs
A l'opposé, les organisations de défense de la nature et de l'environnement approuvent le nouveau Concept.

Pro Natura se déclare convaincue qu'une cohabitation pacifique est possible entre l'homme et l'ours dans tout le pays. Selon elle, l'essentiel est que la population soit informée sur la manière de se comporter correctement avec le plantigrade.

De son côté, le WWF salue la prompte réaction de la Confédération (1) après l'incursion d'un ours brun dans les Grisons. Il considère toutefois que ce Concept manque d'une stratégie claire pour les mesures à prendre dans le domaine public.

Le Parc national des Grisons, directement concerné, est également conquis. Pour lui, le projet indique des moyens pratiques permettant un bon voisinage.

Source : swissinfo et les agences du 15 avril 2006

(1) [NDR : Au 15 avril 2006, le WWF Suisse ne faisait aucune allusion à la problématique de l'ours sur son site Web. Il aurait été intéressant que cet organisme qui fait de nombreuses déclarations puisse apporter des informations crédibles pour justifier sa position.]

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L'ours des Grisons pourrait se trouver dans le Vorarlberg


L'ours brun qui a séjourné dans l'est de la Suisse durant l'été 2005 a vraisemblablement réapparu à Montafon, dans le Vorarlberg, en Autriche. Dans la nuit, il a tué un mouton dans une écurie.

Source : Tsr.info du 10 mai 2006

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"JJ2" était "problèmatique"


L'été dernier, un ours est arrivé d'Italie dans les Grisons. "JJ2" a tué deux douzaines de moutons, un veau et s'est approché des zones habitées.

Selon les catégories du Plan Ours, cet animal aurait été caractérisé de "problématique". Si le plan avait existé en 2005, les gardes-faunes auraient tenté de lui réinsuffler la peur de l'homme, mais ne l'auraient pas tué, selon l'OFEV.

Son frère Bruno s'est baladé en juin dans le sud de la Bavière (Allemagne) et au Tirol (Autriche). Après les gros dégâts qu'il avait provoqués dans des zones habitées, il a été abattu.
Cohabitation avec l'ours: réaction de Jean-Daniel Antille, Président du groupe population montagne du Valais romand, en direct de Sion La Confédération interdit l'abattage d'ours sans attaque sur l'homme

Source : Tribune de Genève du 25 juillet 2006

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Le contexte
  • Le 1er septembre 1904, des chasseurs ont abattu le dernier ours "suisse", en Basse Engadine (Grisons). Le dernier ours a été vu en Suisse en 1923 en Haute Engadine.
  • Entre le 25 juillet et le 30 septembre 2005, "JJ2" est venu du Parc National italien de l'Adamello Brenta se promener quelques semaines dans un triangle à cheval sur la Suisse, l'Italie et l'Autriche.
  • Ce retour du plantigrade dans les Grisons avait suscité un énorme intérêt dans tout le pays, d'autant que l'ours se laissait facilement approcher. Certains ont même pris des risques inconsidérés pour le photographier.

    Source : Tribune de Genève du 25 juillet 200

  • Voir l'Historique

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Pour éviter l'abattage, l'ours brun devra rester timide


Le plan de gestion de l'ours brun a été mis au point par les autorités en cas d'éventuel retour de l'animal. Il met la priorité sur la sécurité. Berne espère surtout que l'animal ne perdra jamais sa timidité.

Un berger soutenait mordicus l'avoir vu mercredi dans le val Müstair (GR).

Mais après vérification des gardes-chasse, on n'a toujours pas retrouvé la trace de l'ours des Grisons depuis l'automne dernier. Dans les bistrots du sud Tyrol, la rumeur veut que des braconniers l'aient abattu, raconte Reinhard Schnidrig, chef de section à l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). Son frère aîné, qui était allé faire un peu trop le mariole en Bavière, est tombé fin juin sous les balles d'un tireur qui préfère rester anonyme. C'est pour éviter d'en arriver là, si d'aventure un plantigrade risquait à nouveau le bout de son museau chez nous, que l'OFEV a mis sur pied un plan de gestion de l'ours brun.

Le document se base sur les mesures prévues pour le lynx et le loup, nos deux autres "grands prédateurs" protégés. Il vise à créer "les conditions d'une coexistence pacifique" entre l'homme et l'ours. Le plan règle les questions d'indemnisation et de prévention des dégâts. Garantir la sécurité des êtres humains reste néanmoins la priorité absolue. "Contrairement au loup ou au lynx, l'ours peut être réellement dangereux pour l'homme", souligne Reinhard Schnidrig. "Ce n'est pas une bête sanglante, mais pas non plus un nounours", ajoute Joanna Schoenenberger, responsable du projet pour le WWF Suisse qui a participé à l'élaboration du plan. Ce que craignent les spécialistes, c'est que l'ours perde sa timidité vis-à-vis de l'homme. Dans ce cas, le plan prévoit de le munir d'un émetteur pour pouvoir contrôler ses déplacements et de procéder à des actions d'effarouchement. "C'est-à-dire, des choses peu plaisantes mais qui permettent d'apprendre à l'ours à ne plus s'approcher des hommes, explique Reinhard Schnidrig. Comme faire du bruit, utiliser des chiens en laisse ou des balles en caoutchouc." En dernier ressort, si ces actions n'ont pas eu d'effet, le plan prévoit qu'il soit abattu.

Le WWF se dit très satisfait dans la mesure où le plan se focalise sur la préparation au retour de l'ours. Il déplore par contre que les moyens financiers pour le mettre en œuvre soient sans cesse réduits par le Parlement. Pour l'organisation, l'information à la population est particulièrement importante. "Avec la protection des troupeaux et les indemnisations, c'est un aspect qui contribue à rendre les bêtes acceptables", commente Joanna Schoenenberger.

Conditions alpines meilleures que jamais

Lors de la procédure de consultation, les paysans, les cantons limitrophes des Grisons et les régions de montagne ont estimé qu'il n'y avait pas de place pour l'ours chez nous. Pour le WWF, au contraire, les Alpes suisses sont prêtes à accueillir le plantigrade. Selon une de ses études, l'écosystème alpin serait même plus propice à la venue de l'ours qu'il y a cent ans, à l'époque de son extinction. En effet, il y a moins d'activité, moins d'alpages et plus de surface de forêt: "moins de concurrence entre eux et nous", résume la responsable. Elle souligne que les quatre ours slovènes, introduits il y a quelques années dans le Trentin italien, se sont très bien adaptés et sont désormais près de 25. "L'espace existe, sourit-elle. C'est plutôt dans nos têtes qu'il faut faire de la place."

 


Prédateurs

Le loup est revenu en Suisse depuis l'Italie en 1995. Actuellement, quatre individus vivent en Suisse: un dans la vallée de Conches (VS), un dans le nord du Tessin, un autre dans la Surselva (GR). Le dernier fait des allers-retours entre la Suisse et l'Italie, près du Simplon (VS). C'est la première femelle observée depuis 95. Mais il n'y a pour l'instant pas de reproduction.

Le lynx a été réintroduit dans les années 70 en Suisse. Une population de 50 à 60 individus vit actuellement dans le Jura, à cheval sur la frontière française. Une autre population d'environ 100 animaux est établie dans les Alpes, entre Vaud, le Valais, Fribourg, Berne et jusqu'en Suisse centrale. Enfin, il y a eu quelques observations d'individus isolés dans l'est des Alpes. (lsi)

Source : Tribune de Genève du 25 juillet 2006

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Le communiqué du WWF Suisse

Vernier, 25. juillet 2006
Prise de position du WWF à propos du concept Ours brun suisse

L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) publie aujourd’hui son concept «Ours brun suisse».
Le WWF qui, avec des représentants de l’agriculture, de la chasse, et des chercheurs, a participé à son élaboration, est satisfait de constater que le document prévoit plusieurs mesures afin de préparer la population à l’arrivée de ce grand prédateur, et de permettre à l’homme et à l’ours de cohabiter sereinement.

«Un important travail d’information auprès de la population va devoir être effectué, car l’ours est un animal sauvage et timide. Mais si des gens le nourrissent, il risque de perdre sa sauvagerie et de s’approcher des habitations», note Joanna Schoenenberger, spécialiste du plantigrade au WWF Suisse. L’organisation vient de lancer un projet aux confins de la Suisse, de l’Autriche et de l’Italie, afin de rendre possible une cohabitation harmonieuse dans cette région frontalière. Pour Joanna Schoenenberger, «l’ours fait partie du patrimoine naturel et culturel de la Suisse et des Alpes. Il symbolise non seulement la biodiversité helvétique, mais aussi le bon fonctionnement de notre écosystème alpin. En outre, si l’ours devait s’installer durablement dans notre pays, il le rendrait encore plus attractif sur le plan touristique.»

Personne de contact :
Joanna Schoenenberger, responsable du projet Ours, WWF Suisse, tél. 079 377 49 76

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Seul un ours "à risque" pourra être abattu


Les ours peuvent vivre en Suisse s'ils ne présentent pas de danger pour les humains. C'est ce que prévoit le "Plan Ours" présenté mardi par la Confédération.
Les défenseurs de l'environnement sont satisfaits, alors que les paysans et les régions de montagnes restent sceptiques sur la coexistence entre humains et ours.

L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) a expliqué mardi que le Plan Ours vise à créer "les conditions d'une coexistence pacifique". Il réglemente la prévention des dégâts ainsi que leur indemnisation, et définit la marche à suivre pour les ours qui deviennent dangereux. Le plan se veut d'abord un guide à l'intention des cantons.

Lors de la procédure de consultation, les paysans, les cantons limitrophes des Grisons et les régions de montagne estimaient qu'il n'y a pas de place pour l'ours en Suisse. Ils demandaient à ce que le plantigrade puisse être abattu plus facilement.

L'année dernière, la Suisse avait été très partagée après l'apparition dans les Grisons d'un ours venu d'Italie. Surnommé "JJ2", il avait tué du bétail et s'était approché des zones habitées. Selon le plan, il serait qualifié de "problématique" et n'aurait pas été abattu, a déclaré Reinhard Schnidrig de l'OFEV.

On peut l'abattre
En réponse à ces critiques, le Plan Ours "donne la priorité absolue à la sécurité de l'homme". Tout en affirmant que "l'ours peut vivre discrètement même dans des zones habitées". Il sera désormais classé en trois catégories: farouche, problématique et à risque.

Il devient possible, voire nécessaire, de l'abattre lorsqu'un animal problématique devient ours à risque: il perd toute crainte de l'homme, les actions d'effarouchement n'ont aucun effet, il tente de s'introduire dans des bâtiments clos, il suit des hommes et se montre agressif sans être provoqué, attaque, blesse ou tue une personne.

Un ours ne sera en revanche pas tiré "s'il attaque du bétail, provoque d'autres dégâts, ou n'agresse l'homme que s'il est provoqué". La décision d'abattre l'animal revient au canton concerné après avoir consulté la Commission intercantonale, dans laquelle siège aussi l'OFEV.

Ce dernier prépare avec les cantons les bases pour engager des actions d'effarouchement et met sur pied un groupe d'intervention composé de gardes-chasse cantonaux expérimentés et de spécialistes. Un ours "problématique" peut être temporairement capturé et muni d'un émetteur GPS permettant de suivre ses mouvements.
Indemnisation
La Confédération va, par ailleurs, lancer des projets régionaux de prévention, toujours en collaboration avec les cantons. Il s'agit d'informer activement la population sur les attitudes à adopter. Les cantons sont censés surveiller les peuplements d'ours et veiller à ce qu'aucune nourriture ne leur soit distribuée régulièrement.

Les dommages aux cultures ou au bétail donnent droit à une indemnisation par la Confédération, à hauteur de 80%, et par le canton, à hauteur de 20%. Les autres dégâts directs, aux ruches ou aux clapiers par exemple, sont indemnisés intégralement par la Confédération.

Le Plan Ours a été élaboré après que la réapparition du plantigrade l'été dernier en Suisse, mettant fin à un siècle d'absence. Pendant deux mois, il a été possible de suivre ses pérégrinations du Val Müstair en Engadine (Grisons), puis jusqu'aux frontières avec l'Italie et l'Autriche.

Ecologistes favorables
Les positions des diverses parties concernées par le Plan Ours n'ont pas changé depuis la consultation.

Ainsi, le WWF et Pro Natura apportent leur soutien au Plan Ours. Dans son communiqué, le WWF déclare que "l'ours fait partie du patrimoine naturel et culturel de la Suisse et des Alpes. Il symbolise non seulement la biodiversité helvétique, mais aussi le bon fonctionnement de notre écosystème".

De son côté, Pro Natura relève que le facteur décisif de la réalisation de ce plan est l'information auprès de la population. La validité du projet ne s'observera cependant qu'à partir du moment où de véritables mesures devront être prises. L'une d'elles prévoit l'abattage de l'ours mais ne doit rester, selon Pro Natura, qu'un tout dernier recours.
Paysans toujours sceptiques

L'Union suisse des paysans (USP) reste sceptique. "La cohabition entre l'ours, l'homme et les autres animaux sera difficile", a déclaré Thomas Jäggi, de la Division économie de l'USP. Il souhaite aussi que les coûts dus à la protection des bêtes ne soient pas entièrement à la charge des paysans.

Enfin le Groupement suisse pour les régions de montagne (GSRM) n'a pas encore eu le temps de bien étudier le projet mais reste sur sa position initiale. "La présence de l'ours provoquera des problèmes au niveau de l'agriculture et du tourisme", a critiqué Ueli Stalder, collaborateur scientifique auprès du GSRM.

Source : Tribune de Genève du 25 juillet 2006

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L'homme et l'ours pourront presque vivre "main dans la patte"


Le plan de gestion de l'ours brun mis au point par les autorités met la priorité sur la sécurité. Il ne faut pas que l'animal perde sa timidité.

Un berger soutenait mordicus l'avoir vu mercredi dernier dans le val Müstair (GR). Mais après vérification méticuleuse des gardes chasses, on n'a toujours pas retrouvé la trace de l'ours des Grisons depuis l'automne dernier. Dans les bistrots du sud Tyrol, la rumeur veut que des braconniers l'aient abattu, raconte Reinhard Schnidrig, chef de la section chasse, faune sauvage et biodiversité de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). En tout cas, son frère aîné, qui était allé faire un peu trop le mariole en Bavière, est tombé fin juin sous les balles d'un tireur qui préfère rester anonyme par peur du courroux populaire. C'est pour éviter d'en arriver là, si d'aventure un plantigrade risquait à nouveau le bout de son museau chez nous, que l'OFEV a mis sur pied un plan de gestion de l'ours brun.

Le document se base sur les mesures déjà prévues pour le lynx et le loup, nos deux autres "grands prédateurs" protégés. Il vise à créer "les conditions d'une coexistence pacifique" entre l'homme et l'ours. Le plan règle les questions d'indemnisation et de prévention des dégâts. Garantir la sécurité des êtres humains reste néanmoins la priorité absolue. "Contrairement au loup ou au lynx, l'ours peut être réellement dangereux pour l'homme", souligne Reinhard Schnidrig. "Ce n'est pas une bête sanglante, mais pas non plus un nounours", ajoute Joanna Schoenenberger, responsable du projet pour le WWF Suisse qui a participé à l'élaboration du plan. Ce que craignent les spécialistes, c'est que l'ours perde sa timidité vis-à-vis de l'homme. Dans ce cas, le plan prévoit de le munir d'un émetteur pour pouvoir contrôler ses déplacements et de procéder à des actions d'effarouchement. "C'est-à-dire, des choses peu plaisantes mais qui permettent d'éduquer l'ours, de lui apprendre à ne plus s'approcher des hommes, explique Reinhard Schnidrig. Comme faire du bruit, utiliser des chiens en laisse ou des balles en caoutchouc, qui font mal mais ne blessent pas." En dernier ressort, si ces actions n'ont pas eu d'effet ou si l'animal a attaqué quelqu'un, le plan prévoit qu'il soit abattu.

Les Alpes sont prêtes

Le WWF se dit très satisfait du plan dans la mesure où il se focalise sur la préparation au retour de l'ours. Il déplore par contre que les moyens financiers pour le mettre en œuvre soient sans cesse réduits par le Parlement. Pour l'organisation, l'information à la population est particulièrement importante.
"Avec la protection des troupeaux et les indemnisations, c'est un aspect qui contribue à rendre les bêtes acceptables", commente Joanna Schoenenberger. Lors de la procédure de consultation, les paysans, les cantons limitrophes des Grisons et les régions de montagne ont estimé qu'il n'y avait pas de place pour l'ours chez nous. Pour le WWF, au contraire, les Alpes suisses sont prêtes à accueillir le plantigrade. Selon une de ses études, l'écosystème alpin serait même plus propice à la venue de l'ours qu'il y a cent ans, à l'époque de son extinction. En effet, il y a moins d'activité, moins d'alpages et plus de surface de forêt: "moins de concurrence entre eux et nous", résume la responsable. Elle souligne que les quatre ours slovènes, introduits il y a quelques années dans le Trentin italien, se sont très bien adaptés et sont désormais près de 25. "L'espace existe, sourit-elle. C'est plutôt dans nos têtes qu'il faut faire de la place." Pour Reinhard Schnidrig, une population de quelques centaines d'individus pourrait effectivement s'installer dans les Alpes, dont une quinzaine chez nous. Mais les deux spécialistes soulignent que, normalement, on ne devrait même pas réaliser la présence des ours. "Elle constitue néanmoins un argument touristique, au même titre que celle du loup et du lynx, dans le sens où elle garantit une nature intacte", conclut Joanna Schoenenberger.

Auteur : Lucia Sillig
Source : 24 heures en ligne du 26 juillet 2006

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La Suisse doit apprendre à vivre avec l'ours


Afin de préparer la Suisse à vivre avec la présence de l'ours brun, la Confédération a publié mardi les grandes lignes du concept de gestion de l'animal élaboré après sa réapparition l'été dernier en Engadine.

Le "Plan Ours" réglemente notamment la prévention des dégâts et leur indemnisation. Il donne aussi aux cantons la possibilité d'abattre les individus dangereux
Le concept ours s'appuie sur le principe qu'une cohabitation de l'ours et de l'homme en Suisse est possible, a précisé mardi l'Office fédéral de l'environnement (OFEV).

Coexistence pacifique recherchée
Il vise à créer les conditions d'une coexistence pacifique et se veut un guide à l'intention des cantons. Le concept donne la priorité absolue à la sécurité de l'homme, un aspect dont l'importance a encore été renforcée après la procédure de consultation du printemps dernier.

La typologie de l'ours a été adaptée et ne comprend plus que trois catégories: farouche, problématique et à risque. Le plan envisage la possibilité d'abattre l'ours lorsqu'un animal problématique passe dans la catégorie "à risque".

Animaux dangereux abattus
Ce sera le cas si le plantigrade perd toute crainte de l'homme, que les actions d'effarouchement n'ont aucun effet, qu'il tente de s'introduire dans des habitations pour trouver sa nourriture, qu'il suit des hommes ou se montre agressif sans être provoqué et finalement qu'il attaque, blesse ou tue une personne.

C'est le canton concerné qui prendra la décision d'abattre l'ours, après avoir consulté la Commission intercantonale, dans laquelle siège aussi l'OFEV. A noter qu'un ours «problématique» peut être temporairement capturé et muni d'un émetteur GPS permettant de suivre ses mouvements.

Dégâts remboursés
Un ours n'est en revanche pas tiré «s'il attaque du bétail, provoque d'autres dégâts, ou n'agresse l'homme que s'il est provoqué». Toutefois, les dégâts aux cultures ou au bétail donnent droit à une indemnisation par la Confédération à hauteur de 80% et par le canton à hauteur de 20%.

Les autres dégâts directs, aux ruches ou aux clapiers par exemple, sont indemnisés intégralement par la Confédération.

Source : TSR du 25 juillet 2006

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Un deuxième ours aux Grisons : il s'en prend à des ruches


Un deuxième ours semble avoir pénétré aux Grisons. Un jeune plantigrade s'en est pris à des ruches dans le Val Müstair, en Engadine. L'apiculteur a découvert les dégâts jeudi.

Un deuxième ours semble avoir pénétré aux Grisons. Un jeune plantigrade s'en est pris à des ruches dans le Val Müstair, en Engadine. L'apiculteur a découvert les dégâts jeudi.

Le garde-chasse a découvert sur place les empreintes d'un jeune ours, a indiqué le service grison de la chasse et de la pêche. Il s'agit vraisemblablement du même animal que celui observé il y a quelques jours seulement dans la région voisine de Livigno, en Italie. Une analyse ADN de poils et d'excréments doit toutefois encore confirmer cette hypothèse.

Le jeune ours identifié à Livigno parcourt depuis quelques semaines le Tirol du sud, à l'est du Val Müstair. Il aurait tué 12 moutons à Vinschgau, selon les autorités locales. Le service grison de la chasse et de la pêche craint qu'il ne s'en prenne aussi à des moutons dans le Val Müstair, de même qu'à d'autres ruches.

Les apiculteurs sont actuellement en train de protéger leurs ruchers avec des clôtures électriques, un projet en collaboration avec le WWF et financé en grande partie par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) dans le cadre de son plan de gestion de l'ours brun en Suisse. Quant aux troupeaux de moutons, quelque 60% sont aujourd'hui déjà surveillés par des chiens.

Le jeune ours du Val Müstair n'est pas celui observé début juin à Zernez et près de Davos, relèvent les autorités cantonales. Ce dernier est un animal adulte timide dont a perdu la trace depuis.

Source : ATS du 15 juin 2007

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Le jeune ours cherchait du miel


Deux ours se baladent sur territoire helvétique: le jeune adulte qui a détruit trois ruches dans la nuit de mercredi à jeudi du côté du Val Müstair est plus jeune que l'individu repéré à Zernez (Grisons)

«Dans la nuit de mercredi à jeudi, un jeune ours s'en est pris à trois ruches d'un rucher du Val Mora (GR), une vallée latérale du Val Müstair (GR)» Pour Jon Gross, le garde-chasse grison, la bête serait de petite taille. «Nous avons repéré dans le sable une trace de patte qui mesurait 17 centimètres sur 11 centimètres.»

Selon toute vraisemblance, il ne s'agit pas de l'ours adulte repéré fin mai près de Zernez (GR) et plus récemment dans les environs de Davos. En clair, deux ours se baladeraient actuellement sur territoire helvétique. «Je pense que le deuxième plantigrade est le même individu que celui qui avait été aperçu, il y a trois semaines à moins d'un kilomètre de la frontière suisse: un jeune adulte âgé d'environ un an et demi et qui provient du Trentin en Italie», explique Joanna Schönenberger, responsable du projet ours du WWF.

Apiculteur indemnisé
Lors de son passage près de la frontière suisse, le jeune animal avait abandonné quelques poils qui sont actuellement encore examinés par les scientifiques italiens. «Nous n'avons pas obtenu les résultats des analyses. C'est la raison pour laquelle nous ne connaissons ni son nom, ni son âge exact.»

Reste que le jeune gourmand ne s'est guère délecté du fruit de ses rapines car le miel y était fort rare. «Les ruches détruites, poursuit Joanna Schönenberger, étaient essentiellement destinées à l'élevage des reines. Cela dit, les ours se nourrissent aussi des larves qui contiennent beaucoup de protéines.»

Manque de chance pour l'apiculteur, le rucher sinistré figurait sur une liste établie par le WWF afin de bénéficier prochainement d'une protection électrique efficace contre les plantigrades. «Cet incident met en évidence l'urgence de la mise en place du projet», a encore ajouté Joanna Schönenberger. L'apiculteur sera toutefois indemnisé pour les dégâts subis comme le prévoit la loi fédérale sur la chasse.

Auteur : Victor Fingal
Source : Le Matin du 16 juin 2007

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L'ours aperçu aux Grisons est le frère de "Bruno" et "Lumpaz"


Le jeune ours amateur de miel qui été aperçu ces derniers jours dans les Grisons est le frère de "Lumpaz", présent dans le canton en 2005, et de "Bruno", abattu en 2006 en Bavière (D). Les résultats des analyses génétiques ne laissent aucun doute.

Le jeune ours amateur de miel qui été aperçu ces derniers jours dans les Grisons est le frère de "Lumpaz", présent dans le canton en 2005, et de "Bruno", abattu en 2006 en Bavière (D). Les résultats des analyses génétiques ne laissent aucun doute.

Elles montrent que le jeune ours appelé JJ3 par les scientifiques est un mâle né en 2006. Il est le rejeton de "Jurka" et "Joze", parents aussi de "Bruno" (JJ1) et de "Lumpaz" (JJ2), "garnement" en romanche, a indiqué l'inspecteur cantonal de la chasse.

Par contre, les analyses ADN de trois poils découverts le 6 juin dans le Dischmatal, près de Davos, n'ont eux pas donné de résultat. Il y avait trop peu de matériel génétique, selon l'institut INFS de Bologne (Italie), pour déterminer l'identité de cet ours qui n'a plus été aperçu depuis. Une chose est sûre: il ne s'agissait pas de JJ3.

JJ3 a été aperçu pour la première fois dimanche par un chasseur dans le Val Müstair. La semaine dernière, il s'en était pris à des ruches, provoquant des dégâts minimes. Avant d'entrer en Suisse, l'animal s'était promené au Sud-Tirol où il aurait tué une douzaine de moutons. Le gouvernement italien a autorisé sa capture.

Source : Le Matin du 20 juin 2007

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Nouvelles traces d'ours en Engadine: deux ruches pillées


Deux nouvelles ruches ont été la cible d'un ours en Engadine, à Susch et Zernez (GR). Elles ont été vidées de leur miel. Les traces de morsures sont indéniablement celles d'un ours, selon un collaborateur scientifique de l'Office cantonal grison de la chasse et pêche.

Après deux ans d'absence présumée, l'ours a refait son apparition début juin en Suisse. Un animal, prénommé du doux nom de "JJ3", a été vu non loin de Zernez, à la frontière du Parc national. La présence d'un deuxième plantigrade a également été attestée dans la Val Müstair.

Source : Le Matin du 29 juin 2007

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Deux ours et non un se promènent dans les Grisons


Deux ours et non un se promènent dans les Grisons. Ils ont tué 14 moutons dans la région

Deux ours et non pas un se promènent dans les Grisons et s'attaquent aux moutons de la région, a indiqué mercredi l'office grison de la chasse. L'un des plantigrades a égorgé 10 moutons la semaine dernière à S-charl, en Engadine et l'autre a tué 4 autres ovins près du col de la Fluela dans la nuit de lundi à mardi. Cet ours a agi de façon déterminée et expérimentée, contrairement à celui qui a égorgé dix moutons la semaine dernière, selon les autorités grisonnes. Dans ce dernier cas, on a affaire à un jeune animal qui n'a pas encore une grande expérience de la chasse.

Source : TSR.ch du 4 juillet 2007

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L'ours et les bergers jouent à cache-cache


Le désamour entre les bergers grisons et les ours ne faiblit pas. Les premiers craignent toujours plus pour la survie de leurs moutons, alors que les seconds se gênent de moins en moins de s'attaquer aux fragiles ovins.

L'office grison de la chasse et de la pêche a indiqué mercredi que deux ours ont égorgé 14 moutons en l'espace de quelques jours aux Grisons. L'un d'eux pourrait être "JJ3", un jeune mâle apparu à la mi-juin en Engadine, aussi amateur de miel. L'animal, qui n'a pas encore été nommé officiellement, aurait tué une douzaine de moutons au Sud-Tirol (I) avant d'entrer en Suisse.

Un jeune mâle
La semaine dernière, les cadavres de dix moutons ont été découverts dans la vallée de S-charl, au sud de Scuol, à la frontière avec le Sud-Tirol. Les bêtes, qui font partie d'un troupeau de 200 têtes, ont été égorgées par un ours encore jeune et inexpérimenté.

"Nous pensons qu'il s'agit de JJ3", a précisé le biologiste Hannes Jenny. Le jeune mâle, âgé d'un an et demi à peine, se promène depuis un mois environ dans la région. Toutefois, l'animal n'a cette fois pas laissé de traces permettant de l'identifier par une analyse ADN.

Déjà au Val Müstair
A la mi-juin, "JJ3" s'en était pris à des ruches dans le Val Müstair. Les résultats des analyses génétiques ont montré qu'il s'agissait d'un frère de "Lumpaz" ou "JJ2", présent aux Grisons en 2005, et de "Bruno" ou "JJ1", abattu en 2006 en Bavière.

Né en 2006, "JJ3" est le rejeton de "Joze" et "Jurka". Avant d'entrer en Suisse, il aurait égorgé une douzaine de moutons au Sud-Tirol. Le gouvernement italien a autorisé sa capture. "JJ3" n'a pas encore été attrapé, selon H.Jenny.

Maman capturée
En revanche, sa mère "Jurka" a été capturée fin juin dans le Trentin, au nord de l'Italie, et pourrait être déplacée dans une autre région. Début juin, un autre ours a été observé à Zernez et près de Davos. Il s'agit d'un animal adulte plutôt timide. Il pourrait être l'ours qui a tué quatre moutons dans la nuit de lundi à mardi près du col de la Fluela, estime H.Jenny.

Mais là non plus, aucune analyse ADN ne pourra venir confirmer ni infirmer les spéculations. Le plantigrade a, dans ce cas, agi de façon expérimentée, "professionnelle". Les coups de pattes, vigoureux et précis, ont carrément brisé des os aux colonnes vertébrales des proies. Un cinquième mouton est tombé d'une falaise, vraisemblablement en fuyant son prédateur.

Source : TSR Suisse du 4 juillet 2007

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«L'ours à l'abri des balles»


L'inspectorat de la chasse des Grisons réunit les bergers pour leur enseigner les bases de la protection contre les agressions des prédateurs. Mais il n'est pas question de tirer sur les plantigrades

«Les bergers de la région sont étonnamment calmes. Il n'y aura pas de braconnage chez nous.» Hannes Jenny, un biologiste de l'Inspectorat de la chasse à Coire, faisait le point hier après le massacre de 14 moutons commis récemment par les deux ours qui se baladent actuellement dans les Grisons. «Nous allons rencontrer aujourd'hui les bergers et discuter avec eux des mesures à prendre pour se protéger des prédateurs.» Parmi les diverses options, le rassemblement de plusieurs troupeaux pendant la nuit afin de réduire au maximum la dispersion des bêtes et l'installation de clôtures électrifiées. Mais le nec plus ultra reste le chien de garde, comme le patou des Pyrénées, et, de plus en plus, un chien capable de rassembler les moutons, tel le border collie. «Si nécessaire, la Confédération prête un chien pendant une année au berger», précise Daniel Mettler, de la Défense des troupeaux, à Lausanne, une section du Développement de l'agriculture et de l'espace rural (AGRIDEA). Seul bémol, les quelque 80 chiens qui sont actuellement dans les zones à risque ne suffisent plus. «Il en faudrait beaucoup plus», estime Hannes Jenny, sans toutefois avancer de chiffres.

«C'est un jeune peu expérimenté qui a tué autant de bêtes»
"Le massacre des dix moutons près de S-charl, en bordure du Parc national, est attribué à «JJ3», environ 1 an et demi, le frère de «Lumpaz». «C'est un jeune peu expérimenté qui a tué autant de bêtes», explique Joanna Schönenberger, responsable du projet ours du WWF. Quant aux quatre autres victimes du col de la Flüela, elles porteraient les marques des pattes et des crocs du plus âgé des deux grands prédateurs (environ 2 ans et demi) actuellement en Suisse, mais qui n'a pas été identifié.

«Dans les milieux qui dépendent du tourisme, le retour de l'ours est accueilli favorablement. En revanche, une certaine anxiété est perceptible du côté des éleveurs», ajoutait Hannes Jenny. Mais le biologiste de l'Inspectorat de la chasse est formel, personne, dans les Grisons, ne veut plus la mort des ours bruns. Détail piquant, à quelques kilomètres de l'alpage de S-charl où «JJ3» s'est livré à un massacre, se situe le Musée de l'ours, qui relate la fin du dernier plantigrade, abattu près de là en 1904.

Auteur : Victor Fingal
Source : Le Matin du 5 juillet 2007

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Grisons: les deux ours sévissant dans la région sont demi-frères


Les deux ours qui se baladent depuis quelques semaines dans les Grisons sont demi-frères. Ils ont pour père "Joze". Le plantigrade non identifié jusqu'à présent s'appelle "MJ4" et sa mère est "Maja".

L'identité de "MJ4" a été établie grâce à son empreinte génétique. L'analyse a été réalisée par l'Institut national de la faune de Bologne (Italie), a indiqué l'inspecteur de la chasse du canton des Grisons. Il attend encore une confirmation écrite des analyses.

"Joze", le père de "JJ3" et "MJ4", a aussi eu avec la femelle "Jurka" deux petits bien connus en Suisse. Il s'agit de "Lumpaz" et de "Bruno", deux ours qui ne semblaient pas avoir peur des hommes.

"Jurka" n'est plus en liberté. La femelle de 130 kg a été capturée et placée dans un enclos après avoir tué de nombreux moutons et s'être approchée de zones habitées dans le Sudtirol.

"JJ3" et "MJ4" ont tué plus de 30 moutons depuis leur arrivée dans les Grisons. L'installation de clôture électrique et la présence de deux bergères avec des chiens spécialement formés pour la protection des troupeaux semble avoir mis fin aux attaques.

Pro Natura vient de publier une brochure d'informations à l'intention des touristes qui se rendent en Engadine. Ce dépliant, disponible à l'adresse internet www.pronatura.ch, contient quelques règles de comportement élémentaires à adopter dans une région à ours.

Source : 24 heures ch.du 17 juillet 2007

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Nez à nez avec l’animal


Balades, randonnées, VTT, les vacances sont aussi l’occasion de découvrir la nature et ses habitants… pas toujours cordiaux. Petit tour et conseils sur les comportements à (ne surtout pas) adopter.

Ce qui nous a mis la puce à l’oreille?
Le communiqué du WWF suisse qui, la semaine dernière, publiait ses… «conseils sur le comportement à adopter vis-à-vis d’un ours». «Les deux ours qui se promènent dans les Grisons sont au cœur de l’actualité (…). Il est conseillé à la population de faire preuve de prudence et de respect en cas de rencontre inopinée avec un ours.» Et l’organisation d’encourager, entre autres conseils, à «balancer les bras», voire à instaurer «une sorte de dialogue» avec le plantigrade qui nous fait face. A ces remarques à la fois étonnantes et certainement judicieuses, «même si on ne sait jamais comment chacun va réagir», glisse Pierrette Rey, porte-parole du WWF pour la Suisse romande, nous en avons ajouté de nouvelles concernant d’autres animaux prêts, et parfois contre toute attente, à vous montrer leurs crocs, leurs muscles, voire à vous injecter leur venin. Tour d’horizon de ce qu’il vaut mieux faire avant, pendant, voire après votre face à face avec l’animal.

Ours
La probabilité de rencontrer un ours est peu élevée. Même le WWF, qui pourtant publie ces jours ses recommandations pour savoir comment faire face à l’ours, le dit. Ils seraient deux à arpenter le territoire suisse, et plus précisément les Grisons. Reste qu’au cas où, mieux vaut savoir à quoi s’en tenir.

Avant toute chose, pour éviter de voir l’ours, le randonneur doit idéalement rester sur les sentiers, ou faire du bruit dès qu’il se trouve dans une végétation dense: parlez fort, chantez, fixez une clochette à votre bâton de randonnée ou votre cheville. Et, surtout, ne l’attirez pas en laissant de la nourriture.

Si malgré cela, vous voyez l’ours, ne vous enfuyez pas en courant. «Restez calme», insiste le WWF. Il s’agit de lui montrer que vous n’êtes ni un assaillant ni une proie. «Arrêtez-vous et faites-vous remarquer en parlant fort et en balançant les bras.» Sans faire pour autant des gestes ou des cris menaçants. Pire, ne lui jetez pas des pierres et ne tentez pas de lui donner des coups de bâtons voire de le photographier avec un flash. «C’est ce qui est arrivé récemment en Roumanie à une Américaine, et elle en est morte», relève la porte-parole.
Scénario catastrophe, l’ours attaque: couchez-vous à plat ventre, mains croisées sur la nuque et faites le mort jusqu’à ce que l’ours soit assez éloigné. www.wwf.ch

Loups, lynx
A l’opposé de l’ours qui s’habitue volontiers à l’homme quand ce dernier est assimilé à un apport de nourriture, contrairement aux légendes tenaces, le loup n’a pas d’intention agressive envers nous. «L’ours est effectivement potentiellement plus dangereux que le loup», relève Pierrette Rey, porte-parole du WWF. En Suisse, et plus particulièrement aux Grisons, au Tessin et en Valais, on estime qu’il y a entre 5 et 10 loups. Mais cela varie beaucoup. «Ils se déplacent très rapidement, jusqu’à 40 kilomètres par jour», note Pierrette Rey. Au WWF, on relève que les expériences faites au cours du XXe siècle en Europe montrent que le loup ne constitue pas un danger pour l’homme. En Italie, Luigi Boitani, spécialiste des loups, a systématiquement enquêté sur tous les bruits qui couraient sur des attaques de loups: en 20 ans de recherches, il n’a trouvé aucune preuve qu’un homme ait été blessé par un loup. En fait, le loup reconnaît l’homme comme étant un danger et l’évite.

Auteur : Florence Perret
Source : 24 heures ch. du 15 juillet 2007
Voir le site du WWF Suisse

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Un ours divise le Tessin


Des randonneurs prétendent avoir aperçu un plantigrade. Les témoins n'ont aucun doute, mais aucune trace n'a été relevée dans la caillasse. Les gros éleveurs réclament déjà la capture de l'animal

Encore émue par l'animal observé mercredi à la jumelle, Franca Biasca n'a aucun doute: ce n'était pas un chamois ou un chevreuil qui broutait sur les pentes du Pizzo Erra (2416 m), mais un ours brun. A 500 m du plantigrade, cette randonneuse n'était pas l'unique témoin de la scène visible pendant une demi-heure. Et dès le lendemain, le chef de l'office tessinois de la chasse Giorgio Leoni a sillonné le val Léventine.

Las! Si la neige fraîche avait confirmé la présence d'un ours observé par des chasseurs le 3 juin dans les Grisons, la caillasse du Pizzo Erra ne révèle aucune emprunte. Avant la découverte d'un poil ou d'une crotte, Giorgio Leoni reste sceptique. Mais il n'exclut pas le retour de l'ours dans son canton, après un siècle d'absence. Le chef des gardes-faune table sur d'autres témoignages, dans une région traversée par le sentier très fréquenté Strada Alta.

L'hypothèse évoquée par Giorgio Leoni, c'est une éventuelle escapade de «JJ3», identifié dans les Grisons avec son demi-frère «MJ4», cet ours timide étant invisible depuis deux semaines. «Mais passer des Grisons au Tessin en seulement deux semaines, ce serait surprenant», estime le WWF, par la voix de Johanna Schönenberger. Et l'arrivée supposée d'un troisième ours près du parc national brouille les pistes. En fait, un ours italien peut très bien avoir emprunté un couloir sud pour passer du Trentin au Tessin, d'autant que sur les onze ours nés l'an dernier, les six mâles ont l'âge de chercher un territoire.

Si la population tessinoise est favorable au retour de prédateurs comme le loup et l'ours, ces animaux protégés possèdent aussi leurs détracteurs, regroupés au sein d'un comité très influent qui avait récolté 4000 signatures contre le loup: «Si un ours est venu, il a été importé!» soutient l'éleveur Tino Celio, en réclamant la capture de l'animal et son expulsion.

La randonneuse Franca Biasca n'a pas peur du loup, mais l'ours remet ses promenades en cause. Une réaction combattue par Johanna Schönenberger: «Nous devrons informer la population : il est inutile d'avoir peur de l'ours, à condition de ne pas le nourrir.»

Auteurs : Bruno Pellandini et Vincent Donzé
Source : Le Matin du 20 juillet 2007

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"Nos moutons n'iront plus à l'alpage"


Après la perte de six bêtes, la famille Gillabert gardera ses bêtes au village l'été prochain. Par peur du vautour et du loup.

Dans nos montagnes, on cache ses sentiments les plus profonds. Tant que possible. Devant son chalet, Danielle Gillabert affiche un sourire de façade. Mais la Champérolaine a l'âme en peine. Et on comprend cette propriétaire de moutons à voir les photos de ses bêtes défigurées cet été par les coups de bec des vautours (Le Nouvelliste 2, 3 et 10 août). Des images simplement impubliables. Aujourd'hui, Danielle et son mari Edouard ont pris une décision qui leur fend le cœur. Face aux vautours et au loup (on le suspecte d'être responsable d'une récente attaque de chèvres à Champéry), les Gillabert ne veulent plus exposer leurs moutons aux prédateurs.
"J'ai gardé des moutons dans les alpages depuis mon adolescence. Et après quarante ans, il va falloir arrêter, c'est triste ! Je vais modifier mon système l'été prochain. Je resterais avec les bêtes au village" lâche le mari. Son épouse acquiesce : "C'est impossible d'engager de gros moyens de protection, comme pour les 900 bêtes de Susanfe, avec notre petit troupeau d'une centaine de têtes."
Pourquoi ne pas se regrouper avec d'autres petits éleveurs ? "Nous ne sommes pas nombreux ici. Et surtout, rétorque Edouard, nous utilisons de petites parcelles qui ne se prêtent pas pour un troupeau d'un demi millier de têtes."

Montagnes abandonnée ?
Sa femme voit mal comment son élevage pourra perdurer. "Nous sommes découragés par tant de difficultés. Le troupeau est appelé à disparaître. Voilà le sort réservé aux agriculteurs de montagnes suisses. Sur nos monts, bientôt il n'y aura plus que broussailles et forêts non entretenues. Alors vautours, loups, lynx, ours et autres merveilles de la nature régneront. Les touristes viendront-t-ils encore dans nos régions dans ces conditions ?"

Même tactique aux Pyrénées
Les Gillabert ne se sentent pas soutenu. "Les attaques de vautour n'étant pas prouvée nous n'avons aucune garantie de dédommagement financier. On tient aussi à nos moutons, il n'y a pas que l'argent. Nous ne voulons plus voir ces massacres".
Les Gillabert ont mal accepté les propos du biologiste remettant en cause dans nos colonnes leur témoignage sur le rôle du vautour. "Ce spécialiste a visionné chez moi le film réalisé par notre fils Julien. Il a très bien vu les blessures sur le flanc de moutons bien vivants. Ils ont été soignés et ont survécu. Ces moutons-là étant placés à l'arrière du troupeau, les autres à l'avant, poussés par ceux qui cherchaient à avancer, ils n'ont pu qu'être précipités dans le vide et servir de garde-manger à ces bêtes voraces" explique Danielle.
La Champérolaine a d'autres arguments. "Jamais des moutons ne se blessent ainsi entre eux. Les vautours placés à faible distance étaient très calmes lorsque nous sommes arrivés. Et pour cause : ils avaient le ventre pleins des nos animaux dévorés juste avant ! Interrogés sur internet, des moutonniers pyrénéens m'ont répondu que chez eux, les vautours fauves pratiquent la même tactique."

"Ecolos de bureau: ; utilisez votre intelligence au service de la survie des éleveurs qui ont encore des compétences, sinon, nos vertes vallées vont devenirs bien mornes."

Danielle Gillabert
Propriétaire des moutons morts à Champéry.

Auteur de l'article : Gilles Berreau
Source : Le Nouvelliste du 17 août 2007

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Savez-vous ce que vaut un loup en Suisse ?


Nous reproduisons ici une réaction trouvée dans le courrier des lecteurs. du journal Le Nouvelliste du 28 septembre 2007


Savez-vous ce que vaut un loup en Suisse ? Moi non plus! Dans tous les débats et autres articles de confrontations à aucun moment et aucune ligne n'apparaît un décompte propre à la tête du loup!
Si l'on compte les frais salariaux des mandatés spécifiques cantonaux, des heures de législation de commissions fédérales, d'autres de commissions cantonales; de paiements au développement et à l'éducation de chiens spécifiques, au subventionnement pour la livraison, l'entretien, le suivi et la nourriture de chaque chien livré aux éleveurs...
Si l'on compte les divers tests analytiques et autres ADN par tête de bétails tuée par le prédateur pour attribuer un nombre distinct de victimes à chaque loup afin d'en établir le permis de mise à mort… et tout ce que nous ne savons pas, cela doit faire un montant certain par tête.
Les mouvements écologistes et autres organisations analogues veulent, que dis-je! "Exigent" la réintroduction du carnassier dans nos contrées, participent-ils à tous ces coûts?
Et l'on dit à un paraplégique, par exemple, que cette année on ne pourra pas changer un pneu de sa chaise roulante parce qu'il faut économiser les deniers publiques…


Auteur : Dominic Bussien, Le Bouveret

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Sur la piste de "JJ3" dans les Grisons

Pas assez farouche, l'ours entré cet été en Suisse a dû être capturé puis équipé d'un collier GPS. Suivi de près par l'équipe du biologiste Paolo Molinari, "JJ3" doit prouver qu'à terme il peut cohabiter avec l'homme. A titre exceptionnel, nous avons pu accompagner durant deux jours les scientifiques chargés de l'observer

Bip, bip, bip-bip, bip-bip… "Le signal est très fort. Je pense que l'ours est dans la pinède, à 100 ou 200 mètres maximum", murmure Paolo Molinari en rangeant l'antenne qui lui permet de localiser grâce à la télémétrie l'ours "JJ3". Ce jeune mâle, troisième rejeton des ours slovènes Jurka et Joze, a quitté la province italienne du Trentin pour s'établir dans la région du Lenzerhorn (GR), non loin du village de Lenzerheide, où il a déjà fait plusieurs incursions remarquées pour chercher à manger, le plus souvent de nuit.

Tirs de dissuasion
"Devant tant de témérité, les autorités ont jugé que ce comportement était atypique pour un animal sauvage. En juillet, "JJ3" a donc été endormi puis équipé d'un collier GPS", poursuit le biologiste italien, mandaté par la Confédération dans le cadre du KORA (Projets de recherches coordonnés pour la conservation et la gestion des carnivores en Suisse), pour assurer le suivi de l'animal. Dans la forêt qui s'étale à perte de vue, tout est calme. "Pour ne pas le déranger, on va redescendre un peu, dit le biologiste à voix basse. Peut-être qu'il sortira en fin d'après-midi ou en début de soirée pour emprunter le chemin qui mène vers les alpages où il a l'habitude de se rendre."
En plus de rassurer la population, l'avantage de connaître jour et nuit la position du plantigrade, est de pouvoir l'effaroucher au cas où il se montre trop hardi. "C'est une opération délicate, souligne Paolo Molinari. Si un ours s'en prend à un troupeau, il faut lui tirer dessus dans les secondes qui suivent l'attaque. Le mélange de poudre est calculé de sorte à provoquer une brûlure, doublée d'une forte déflagration. Ce traumatisme permettra à l'ours, qui est doté d'une excellente mémoire, de se souvenir que le voisinage de l'homme n'est pas bon pour lui."

Calmer les esprits
Dérangé par le bruit de nos voix, un chasseur sort de la forêt, fusil en bandoulière. Ce qu'il pense de l'ours? "Je lui tirerais bien dans le cul jusqu'à ce qu'il retourne en Italie", répond-il en maugréant. "Certains chasseurs craignent la concurrence de ce grand prédateur, admet le garde-chasse qui nous accompagne. Mais beaucoup font la part des choses et l'acceptent, de même que les éleveurs (voir encadré). De manière générale, je dirais que la population des Grisons n'est pas opposée à la présence de l'ours. A condition bien sûr qu'il garde ses distances."
Une chose est sûre, le débat sur un éventuel retour de l'ours dans les Grisons n'a pas tourné à la polémique, comme on l'a vu en Valais avec le loup. "Ce sont deux cas de figure différents, analyse Paolo Molinari. Mais dans un cas comme dans l'autre, il est impératif d'établir un dialogue. Même si les vues divergent, il est important que chacun puisse s'exprimer."
Pour calmer les esprits, Paolo Molinari et son assistant Mario Theus consacrent donc passablement de temps à la sensibilisation auprès des milieux concernés, une tâche également effectuée par le WWF. La réaction de la population ? "Nous avons été plutôt bien acceptés, répond le biologiste. Le fait par exemple que Mario et moi sommes tous les deux chasseurs a permis aux gens de comprendre qu'en fin de compte nous sommes comme eux." Mais la tâche n'est pas toujours facile. Installé sur un talus qui offre un bon point de vue sur le passage que l'ours pourrait être amené à emprunter, le biologiste poursuit: "Quand je rentre dans un petit café de la région, je m'assieds toujours à la même table que les habitués. Au début, personne ne me parle. Après quinze minutes de silence, la discussion finit par s'établir, mais il faut avoir de la patience."
De même que pour guetter l'ours. Alors que le soleil entame sa descente sur les montagnes couvertes de neige, le froid dû à l'immobilité commence à se faire sentir. Le garde-chasse, qui a pris le relais du suivi, tente une dernière fois d'établir la position de "JJ3". "Il est toujours dans la pinède. Sans doute est-il encore en train de se reposer. Il faudra revenir demain."

Silence radio
Le jour suivant, nous apprendrons que "JJ3" a profité de l'obscurité pour faire une nouvelle incursion dans le village de Lenzerheide. Heureusement pour lui, il est reparti dans la pinède sans faire de dégâts. Les traits tirés après une courte nuit de sommeil passée à surveiller le plantigrade, Mario Theus nous invite à l'accompagner sur le terrain pour changer les batteries d'un piège photographique. Posé à proximité de la carcasse d'un veau tombé d'une falaise, il permet de dater précisément les passages de l'animal et, surtout, de vérifier l'état du collier GPS.
Après deux heures de marche à flanc de montagne, on touche enfin au but. A 360° degrés, on ne voit que des pâturages, des pierriers, des forêts et au loin une couronne de montagnes recouvertes de neige. "Vous voyez ? Il ne faut pas me dire qu'il n'y a pas de place pour un ours dans les Grisons. Que diraient les Croates, qui en ont plus de 2500! " A proximité de la carcasse en décomposition, l'analyse des selles atteste de l'intérêt modéré du plantigrade pour la viande, soit près de 30% de son régime alimentaire. "Contrairement au loup, l'ours est omnivore. Il mange des plantes, des fruits, des racines des guêpes et des insectes. On voit bien les restes de ses repas ici. Visiblement, c'étaient des myrtilles."
Alors que le vent se lève, Mario Theus donne le signal du départ. "C'est très impressionnant de se trouver en face d'un ours, confie-t-il tandis que nous redescendons vers l'alpage où est garé son 4×4. Mais si on est informé sur le comportement à adopter, il n'y a pas de raison de le craindre. D'ailleurs, l'ours a plus peur de l'homme que le contraire. Quant aux chances de le croiser, elles sont minimes."
En fin de journée, nous retournons nous poster près d'un défilé qui domine le village de Lenzerheide. Assis au sommet d'une butte, Paolo Molinari déploie son antenne et retient son souffle. Bip… Bip… Bip… "Le signal est très faible, annonce-t-il. "JJ3" est plus bas, sûrement encore dans la forêt". Nous ne le verrons qu'à la nuit tombée… sur l'ordinateur du biologiste. Pris en photo alors qu'il s'approchait de la carcasse, il ressemble à un enfant pris la main dans le sac en train de voler des bonbons. Malgré une pointe de déception, on ne peut s'empêcher de se sentir soulagé. Après avoir fait trop parler de lui, "JJ3" est peut-être en train de s'assagir. C'est tout le mal qu'on lui souhaite. Le destin de son clan n'a pas été heureux. Jugé trop dangereux, "JJ1" a été abattu en Bavière. Selon la version officielle, "JJ2" a disparu mais il pourrait avoir été tué par des braconniers. Quant à Jurka, leur mère, elle a été enfermée dans un enclos. Les semaines qui suivent montreront si "JJ3" réussira à vivre libre, à bonne distance de l'homme.

Auteur : Alexander Zelenka
Source : Terre et Nature le 11 octobre 2007

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Commentaires


Les suisses vivent le même phénomène que les français avec cet avantage d'avoir nettement moins d'ours que dans les Pyrénées. Mais la démarche est curieusement la même :

  1. une petite poignée d'individus qui joue avec l'ours sans grand soucis des problèmes posés aux activités humaines. Il y a des gens qui cherchent et observent le comportement de l'ours. En Europe, ça en fait beaucoup à chercher et observer la même chose.
  2. Les problèmes viennent de la même association de lobbying environnementaliste : le WWF. Un club fermé menant ses actions de dictature écologique et de terrorisme intellectuel.

On ne cherche pas de solution de cohabitation, mais on cherche à calmer les esprits, à observer le comportement de l'ours, à le suivre. Mais jamais on ne parlera de recherche ou mieux, de proposition de solution. Pourquoi ? Il n'en existe pas. De ce fait, les environnementalistes cherchent à gagner du temps pour parvenir à une phase de non retour à la situation zéro ours / zéro loup. Une véritable escroquerie morale.

L'effarouchement, comme en France, est un lamentable numéro de cirque bureaucratique. Pour être efficace, un effarouchement doit être immédiat, sur les lieux du problème. S'imaginer que l'on va effaroucher même 48 heures après le méfait relève d'un comportement imbécile (le terme est faible) ou de mauvaise foi évidente. De même, imaginer un prélèvement plusieurs semaines après la prédation n'a aucun sens. Personne ne peut garantir qu'il s'agit du bon individu qu'il s'agisse de loups ou d'ours.

Mais dans tout ça, le technocrate se donne bonne conscience surtout s'il a respecté un texte et les environnementalistes gagnent toujours du temps pour assurer leur œuvre de destruction de la vie pastorale et de la biodiversité des montagnes.

Louis Dollo, le 14 octobre 2007

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60 jours pour abattre le loup du Chablais


Le service valaisan de la chasse a soixante jours à compter d'aujourd'hui pour abattre le loup du Chablais. Aucun recours n'a été déposé contre l'autorisation de tir, a indiqué l'Etat du Valais.

L'animal ne pourra être tiré que dans le périmètre où ont été trouvés les animaux dévorés. Le prédateur avait tué 39 moutons et deux veaux entre mi-août et mi-septembre. L'Etat du Valais avait donné son feu vert au tir de l'animal à fin septembre. Seuls les garde chasse sont autorisés à tirer l'animal.

Le WWF a renoncé à faire recours même s'il "désapprouve fermement" cette décision. L'organisation a demandé que la Confédération mette en place des mesures de protection des troupeaux plus efficaces. Les animaux tués n'étaient pas tous protégés de manière suffisante, a estimé le WWF.

Source : ats / Romandie du 29 octobre 2007

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Un ours tue trois moutons aux Grisons


Un ours brun a tué trois moutons près d'Ardez (GR) au cours des derniers jours. Les deux ours qui se baladent dans la région seront bientôt à court de nourriture fraîche car les troupeaux sont descendus des alpages.

Les cadavres des trois moutons ont été découverts par l'éleveur, a indiqué Georg Brosi, inspecteur de la chasse du canton des Grisons, confirmant des informations parues dans la presse. Jusqu'à présent, l'ours "MG4" n'avait tué que peu d'animaux domestiques.

Les attaques de ces derniers jours sont la démonstration d'une grosse faim avant l'hibernation. Depuis juin, les deux ours ont tué 61 moutons, un lama et une chèvre. La majorité des attaques sont le fait de "JJ3" qui a été vu régulièrement près de zones habitées. Dans la nuit de samedi à dimanche, il s'en est pris à une benne à ordures à Surava.

Les deux ours ne semblent pas vouloir descendre vers le sud et les vallées italiennes où ils pourraient pourtant trouver des troupeaux. Georg Brosi pense que "MG4" et "JJ3" hiberneront dans les Grisons.

Source : ats / Romandie du 1 novembre 2007

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Le gouvernement grison ne veut pas la peau des ours


Le gouvernement grison ne veut pas chasser hors du canton les deux ours bruns qui sont arrivés d'Italie au mois de juin. Les autorités ont rejeté cette exigence du groupe des indépendants du Grand Conseil.

Ceux-ci demandaient "des mesures durables pour que l'ours ne s'installe pas à nouveau dans le canton". Le canton se réfère au droit fédéral, qui stipule que les ours sont protégés depuis 1962 par la loi sur la chasse et depuis 1979 par la Convention de Berne

Source : Romandie / ats le 5 novembre 2007

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Avenir incertain pour les ours de Suisse


Les ours du massif alpin s’apprêtent à entrer en hibernation. Le bilan que le WWF dresse à leur égard pour 2007 est mitigé. Les ours restent soumis à de fortes pressions. Le massif alpin ne regroupe que 38 ours, une population qui n’est pas suffisante pour leur permettre de survivre à long terme. Le WWF appelle les autorités et les éleveurs de moutons à profiter de la pause hivernale pour élaborer des mesures dans la perspective de la présence d’ours en 2008.

Cet été, trois jeunes ours ont fait leur apparition en Suisse. Le WWF estime qu’au moins deux d’entre eux hiberneront dans le Bündnerland. L’un d’entre eux, «JJ3», a souvent fait parler de lui durant la belle saison. «JJ3», doté d’un collier émetteur, est devenu un «ours à problèmes». Il a en effet décimé des moutons non protégés et pillé des ruches. A Lenzerheide, dans le canton des Grisons, il a dévalisé des poubelles et des conteneurs. La spécialiste des ours du WWF, Joanna Schönenberger, commente: «Les responsables du canton des Grisons ont largement contribué à tenir «JJ3» éloigné des zones d’habitation par des opérations de dissuasion très réussies». Il y a quatre semaines, «JJ3» s’est discrètement retiré dans la vallée de l’Albula.

Dans l’ensemble du massif alpin, la situation des 38 plantigrades est extrêmement précaire. Avec des mesures de protection ciblées, le Trentin italien est la seule région qui a su maintenir une population de 25 ours, stable mais pas encore assez nombreuse pour pouvoir survivre à long terme. Une étude du WWF de juin 2007 montre qu’il existerait suffisamment de zones adaptées pour accueillir des ours en Autriche, en Bavière, en Italie, ainsi que dans certaines régions de Suisse et de Slovénie. «Seule une mobilisation des pays de l’arc alpin pourrait permettre d’éviter une seconde disparition de nos amis les ours», rappelle Joanna Schönenberger. A noter, ces dernières années, la disparition inexpliquée de quatre ours dans le Trentin. Le WWF n’exclut pas l’éventualité de tirs ou d’empoisonnements par des braconniers.

Une condition essentielle pour la bonne santé génétique des populations actuelles d’ours dans le massif alpin est de favoriser l’interconnexion de leurs espaces vitaux. Par ailleurs, il s’agit d’assurer la sécurité des 300 à 700 ours dans les régions de Slovénie situées au sud des Alpes.Le WWF entend donc collaborer avec des protecteurs de la nature, des scientifiques, les autorités et autres parties concernées.

Source : WWF du 25 novembre 2007

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3 ours en Suisse selon le WWF


Cet été, trois jeunes ours ont fait leur apparition en Suisse, selon un communiqué du WWF qui estime qu’au moins deux d’entre eux hiberneront dans le Bündnerland (Grisons).

L’un d’entre eux, «JJ3», a souvent fait parler de lui durant la belle saison. «JJ3», doté d’un collier émetteur, est devenu un «ours à problèmes». Il a en effet tué des moutons et dévasté des ruchers. A Lenzerheide, dans le canton des Grisons, il a dévalisé des poubelles et des conteneurs. La spécialiste des ours du WWF, Joanna Schönenberger, commente: «Les responsables du canton des Grisons ont largement contribué à tenir «JJ3» éloigné des zones d’habitation par des opérations de dissuasion très réussies». Les gardes le bombardaient de balles en caoutchouc pour le convaincre de ne pas s’approcher des humains. Il y a quatre semaines, «JJ3» s’est discrètement retiré dans la vallée de l’Albula.

Source : Le Nouvelliste du 28 novemnbre 2007

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Les ours des Grisons sont en hibernation


Les deux ours bruns qui sont arrivés aux Grisons en juin dernier ont finalement trouvé le sommeil. Retardée par le temps particulièrement doux de novembre, leur hibernation a enfin commencé - aux Grisons mêmes.

"JJ3", l'ours problématique muni d'un émetteur, hiberne dans la vallée de l'Albula où il s'était retiré il y a un mois environ après avoir été chassé de Lenzerheide. Il est brièvement ressorti de son trou début décembre, pendant une phase de foehn. Quant à "MJ4", il s'est retiré pour son repos hivernal dans la région de Zernez, près du Parc national suisse. Le premier ours brun qui avait fait son apparition aux Grisons l'été 2005 était lui retourné au sud des Alpes, d'où il venait, pour hiberner.

Source : ats / Romandie du11 décembre 2007

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Anniviers (Valais) : l’ours de Pinsec, tué en 1811


A l’heure du retour des ours et des loups dans nos vallées, il m’a paru intéressant de publier le récit épique de la mise à mort, le 11 avril 1811« d’un ours d’un poids prodigieux » qui avait dévoré quelques beaux veaux gras dans le hameau de Pinsec au Val d’Anniviers.

Il y a quelques dizaines d’années, l’histoire se racontait encore le soir à la veillée pour le plus grand effroi des enfants et pour la plus grande gloire de six hommes courageux de Pinsec qui avaient participé à “l’opération punitive”. Cités nommément dans le le procès-verbal officiel, dressé par le curé de Vissoie, l’abbé Thomas Gillet, ils sont passés à la postérité à une époque où la veillée tenait lieu de Téléjournal…
Tuer un ours relevait de l’exploit et conférait au chasseur une réputation de courage. Les pattes du plantigrade occis, le plus souvent au terme d’une rude bataille, constituaient un trophée envié et elles étaient souvent clouées en dessus de la porte du domicile du héros. Il n’y a pas si longtemps, une superbe paire de pattes avant d’ours surmontait la porte d’une maison (famille Caloz) du hameau de St-Jean-d’en-Haut…

Voici le Procès-verbal authentique de cet épisode, tiré de l’ouvrage “Le Passé du Val d’Anniviers” de l’abbé Erasme Zufferey, présenté et amendé par l’historien anniviard et sierrois Michel Salamin (pages 85 et 86).

… il est un genre d’animaux que chacun pouvait tuer et pour la destruction desquels l’Etat allouait même des primes : c’était les bêtes fauves et nuisibles, surtout les ours et les loups qui infestaient nos montagnes. À ce sujet, voici un fait typique :
« L’an 1811, dit le procès-verbal, entre le 7 et le 8 avril, comme l’on a pu conjoncturer par les pas marqués dans la neige, un ours d’un poids prodigieux, qui avait reposé pendant l’hiver dans les environs du village de Pinsec, rière la commune de Vissoie, s’est réveillé et est sorti de son gîte de meilleure heure qu’à l’ordinaire. La nuit du 9 au 10 dudit mois, il enfonça des écuries et dévora chaque fois un beau veau gras ; celle du 11, il voulut continuer ses désastreuses opérations, mais le propriétaire de l’écurie à laquelle il heurta, ayant attaché à sa porte des tranchants, il s’y blessa les deux pattes en les y appliquant pour l’enfoncer, ce qui l’obligea à renoncer à son dessein et à se retirer dans la forêt voisine. Aussitôt, six particuliers dudit village, nommément Jean Massy, Antoine Bourguinet, Georges Abbé, Jospeh Savioz, André Bonnard, Augustin Solioz, comme autrefois les trois Suisses, se liguèrent et jurèrent la perte du tyran.
Nouveaux, mais dignes Français, ils prirent pour devise : « Vaincre ou mourir » et, armés d’un seul fusil très simple, avec des triques, lances, haches etc., ils suivirent ses sanglantes traces, le découvrirent et attaquèrent cette furieuse bête. Si leur valeur n’eut suppléé à la faiblesse de leurs armes, ils en eussent été tous dévorés; car le premier d’iceux lui ayant vainement appliqué un coup de balle, ce monstre, en étant devenu que plus farouche et s’étant retourné vers lui, gueule ouverte, il lui brisa la crosse de son fusil sur le nez, et les autres aussi braves que fidèles, achevèrent de le tirer de l’imminent danger où il était de périr, en faisant pleuvoir sur l’ennemi commun une grêle de coups de triques, de lances, etc.

Voyant cependant qu’on ne pouvait l’arrêter avec de si chétifs instruments, on fit apporter un fusil rayé et appeler quelque renfort. Mais, avant que celui-ci pût être mis en usage, il présenta encore ses dents voraces à Augustin Solioz qui, non moins courageux que le premier, lui enfonça sa lance au front qui, dans un instant, fut mise en pièces. Enfin, un second coup de balle sortit du fusil rayé et une nouvelle grêle, principalement de cailloux, l’achevèrent ».
Ayant appris cette heureuse issue de la lutte, le maire de Vissoie se hâta d’en aviser le préfet. Son Excellence lui répondit qu’il fallait en toutes circonstances semblables dresser un procès-verbal et lui expédier la tête de la bête tuée qui serait rendue aux porteurs, dûment marquée, afin qu’on ne pût la présenter une seconde fois. Aussitôt après réception de l’un et de l’autre, elle ferait payer à celui ou à ceux qui ont opéré cette destruction les 18 francs accordés par le gouvernement… En post-scriptum, elle demandait à acheter la peau de l’animal qui appartenait à ses destructeurs.
En conséquence, le curé Thomas Gillet, on le reconnaît à son écriture, fit le rapport réglementaire que nous avons reproduit ci-dessus…

Auteur : Jean Bonnard
Source : Le Nouvelliste du 7 janvier 2007

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Grisons : l'ours "JJ3" s'est réveillé


L'ours "JJ3" est sorti de son sommeil hivernal dans les Grisons. Après quatre mois d'hibernation, l'animal a entrepris quelques balades, a indiqué l'Office de la chasse du canton des Grisons.

L'expérience montre que les ours n'ont pas encore un gros appétit après s'être réveillé. Il leur faut quelques jours pour que leur organisme retrouve un rythme habituel, a précisé l'office dans un communiqué. Comme une nouvelle offensive hivernale est attendue ces prochains jours, il n'est pas impossible que "JJ3" retourne dormir. "JJ3", arrivé dans les Grisons en provenance d'Italie en juin 2007, est équipé d'un émetteur.

"JJ3" a posé quelques problèmes l'an passé. Il s'est notamment attaqué à des poubelles dans la région de Lenzerheide et dans la vallée de l'Albula. Le gouvernement des Grisons a déjà prévenu que l'ours serait abattu s'il s'approche encore de zones habitées.

"MJ4", l'autre ours brun apparu en juin 2007 dans les Grisons, n'a pas encore donné signe de vie cette année. Les experts partent du principe qu'il se trouve dans la région du Parc national, près de Zernez.

"MJ4" est le demi-frère de "JJ3". Il s'est toujours montré plus discret que "JJ3" et évite les zones habitées. Depuis leur arrivée dans les Grisons, les deux ours ont tué 60 moutons, un lama et une chèvre.

Source : Romandie / ats du 3 mars 2008

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Dans les Grisons, les ours se réveillent


Le facétieux «JJ3» s'est à nouveau approché de zones habitées pour faire les poubelles, alors que son demi-frère «MJ4» sort de son hibernation pour se balader plus tranquillement.
«JJ3», qui est équipé d'un émetteur qui permet de le suivre, se montre très actif depuis sa sortie d'hibernation, au début de mars, et se déplace rapidement dans la région de l'Albula.

L'animal cherche de la nourriture partout où il passe, y compris celle des chats, provoquant quelques dégâts à des bâtiments, a indiqué Georg Brosi, inspecteur de la chasse.

Déjà l'automne dernier, l'expert a tenté avec des balles en caoutchouc d'écarter l'ours des zones habitées, où sa mère «Jurka» lui avait montré qu'on trouvait à manger. Il a intérêt à oublier l'enseignement maternel car les autorités des Grisons ont menacé de l'abattre s'il ne perd pas ses mauvaises habitudes.

Son demi-frère «MJ4» vient de sortir d'hibernation. On a trouvé ses traces vendredi près de Zernez mais, contrairement à «JJ3», il se montre très discret et évite sagement les humains.

Depuis leur arrivée dans les Grisons en juin 2007, les deux ours ont tué 60 moutons, un lama et une chèvre.

Source : Swiss Info du 31 mars 2008

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Le deuxième ours grison s'est aussi réveillé


Le deuxième ours qui a hiberné aux Grisons, "MJ4", s'est également réveillé. Le garde-chasse cantonal a observé des traces de l'animal âgé de 3 ans dans la région de Zernez (GR).

L'autre plantigrade, "JJ3", était sorti de son hibernation début mars. Equipé d'un émetteur, il se balade dans la région de l'Albula. Durant les dernières nuits, il s'est à nouveau approché de zones habitées et a fouillé dans des poubelles, a indiqué l'Office grison de la chasse.

Comme l'année dernière, les gardes-chasse tentent de le dissuader de trop s'approcher des villages et des maisons. Le gouvernement grison a prévenu qu'il serait abattu si son comportement ne changeait pas.

Source : Romandie / ats du 31 mars 2008

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Berne offre l'asile à l'ours grison "JJ3"


Le parc animalier du Dählhölzli à Berne veut offrir l'asile à l'ours "JJ3" si les autorités grisonnes décident de l'abattre. Du côté de Coire, on ne trouve pas que ce soit une bonne idée d'enfermer un animal sauvage.

"L'ours devrait venir chez nous avant d'être abattu", a indiqué Bernd Schildger, directeur du parc animalier, confirmant ainsi une information parue dans "20 Minuten". Une place lui serait faite dans le futur nouveau parc pour les ours.

Le directeur a transmis sa proposition aux autorités grisonnes. Pour Georg Brosi, directeur de l'Office de la chasse et de la pêche du canton des Grisons, enfermer "JJ3" n'est pas une solution. Il y a assez d'ours qui naissent en captivité et qui ont besoin de place.

Georg Brosi estime que le Dählhölzli s'intéresse à "JJ3" en espérant que sa venue à Berne attirera le public. Faux, a répliqué M. Schildger: le parc bernois ne cherche pas la publicité, mais il le fait pour le bien de l'ours.

Source : Romandie / ats du 08 avril 2008

Commentaire


Alors qu'en France on nous rappelle en permanence les engagements internationaux et la conventio de Berne, il semble bien que la Suisseait trouvé une faille qui permettent de ne pas en importer mais en plus d'abattre ceux qui viennent naturellement sans que personne ne proteste beaucoup.

Pourquoi certains signataires de conventions internationales ont-ils plus de droits que d'autres ?

Louis Dollo, le 8 avril 2008

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L’ours «JJ3» en sursis


L’ours «JJ3», qui a défrayé la chronique helvétique il y a quelques mois, semble être déjà sorti de son hibernation. Il aurait été vu dans la région du col de l’Albula. S’il s’approche à nouveau des habitations, les autorités des Grisons pourraient autoriser son tir. Une décision contestable pour le WWF.

Selon un communiqué de l’Office de la chasse du canton des Grisons, l’ours «JJ3» aurait déjà mis un terme à son sommeil hivernal. Après quatre mois d’hibernation, il aurait effectué quelques sorties. Mais le plantigrade pourrait regagner sa tanière si l’hiver poursuit son offensive, car les ours ne retrouvent pas l’appétit sitôt qu’ils sont réveillés. Leur organisme a besoin de quelques jours pour se réacclimater.

L’an passé, «JJ3» a attaqué des moutons non protégés et pillé des ruches. Il a aussi dévalisé des poubelles et des conteneurs à Lenzerheide. Un comportement inacceptable pour le conseiller d’Etat Stefan Engler qui annonçait, en décembre dernier, que si l’animal s’approchait à nouveau de zones habitées, il serait abattu.
«La collaboration avec les Grisons s’est très bien passée jusqu’ici, mais il serait dommage que le canton cède à la pression de quelques personnes et prenne une décision hâtive», souligne Kurt Eichenberger, responsable biodiversité au WWF. L’organisation entend poursuivre son travail auprès des autorités grisonnes, afin de mettre en place des mesures de protection des troupeaux et des ruches, et d’améliorer la gestion des déchets.
En outre, comme c’est déjà le cas avec d’autres prédateurs tels que le loup et le lynx, abattre un animal ne règle aucun problème puisqu’un autre spécimen ne tardera pas à le remplacer.

«Les mesures d’effarouchement prises par le canton ont fait leurs preuves: l’ours s’est retiré dans les montagnes. Mais ces actions doivent être renouvelées pour être pleinement efficaces et cela prend du temps», explique Joanna Schoenenberger, spécialiste des ours au WWF. Raison pour laquelle une autorisation de tir est contestable aux yeux du WWF.

«JJ 3 est un ours problématique, mais pas un ours à risque. Par conséquent, si l’on respecte le concept de la Confédération, il ne peut pas être abattu», précise Joanna Schoenenberger. «La Suisse devrait poursuivre son action avec cet ours et collaborer avec les autres pays concernés, car son expérience peut-être utile non seulement au canton, mais à tout le pays, voire même justement aux autres nations de l’arc alpin.»
«La population d’ours du Trentin n’est pas suffisante pour que l’on puisse se permettre de perdre un représentant de cette espèce. La situation des plantigrades reste très précaire dans tout l’arc alpin», insiste Joanna Schoenenberger. Récemment, le WWF Autriche a tiré la sonnette d’alarme: sur les 35 ours recensés en Autriche en 1989, il n’en resterait plus que deux, trois au maximum.

Source : Communiqué de presse du WWF Suisse du 10 avril 2008

Note aux rédactions :

Selon l’OFEV, un ours est problématique lorsqu’il a découvert que l’homme ne présente aucun danger. Il se rend compte qu’il lui suffit de surmonter ses craintes pour avoir accès à de la nourriture. Il se rapproche donc de plus en plus de l’homme, de zones habitées ou de hameau,. Les rencontres qui peuvent en résulter avec l’homme risquent d’être dangereuses, l’ours commençant à se comporter de manière agressive. Des actions d’effarouchement doivent être entreprises.

Un ours à risque est un animal qui, malgré les mesures d’effarouchement prises à son encontre, n’est pas devenu plus farouche ou s’est attaqué à une personne de manière agressive, la blessant, voire la tuant. Sitôt qu’un ours entre dans cette catégorie, il doit être abattu.

A voir : Gestion de l'ours en Suisse

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L'ours "JJ3" a été abattu aux Grisons


L'ours "JJ3" a été abattu lundi soir dans les Grisons. L'animal était devenu dangereux pour l'homme, il venait chercher sa nourriture dans les agglomérations et ne se montrait absolument pas craintif.

Le plantigrade est arrivé en juin dans le Val Müstair, en Engadine. Il a commencé par piller des ruches et à égorger des moutons. Puis, en automne dernier, il s'est attaqué aux poubelles de diverses localités pour se rassasier. Après son hibernation de quatre mois, il a repris cette mauvaise habitude.

Pas du tout craintif
Les gardes-chasse étaient sur ses talons pour l'éloigner avec des balles en caoutchouc et lui faire peur avec des pétards. Rien n'y a fait, JJ3 ne se montrait absolument pas craintif. Les responsables de la Confédération et des Grisons ont estimé que l'ours n'était pas rééducable et présentait un danger pour l'homme. Conformément au plan ours, ils ont donc décidé d'abattre l'animal, a indiqué mardi l'Office fédéral de l'environnement.

Une mort annoncée
Les jours de l'ours étaient comptés. En décembre dernier, le Conseil d'Etat grison annonçait déjà que «JJ3» serait abattu s'il continuait à s'approcher dangereusement des zones habitées.

Lorsque le plantigrade est sorti de son sommeil hivernal début mars, il s'est rapidement transformé en «ours à risque» là où il se promenait, soit dans le val de l'Albula, dans les régions de Lenzerheide et de Savognin. La semaine dernière, le parc animalier du Dählhölzli à Berne a offert l'asile à JJ3, mais Coire a estimé qu'enfermer un animal sauvage n'était pas une bonne solution.

Recours du WWF ?
Suivi à la trace grâce à un collier-émetteur, JJ3 était désormais en sursis. «Tirer l'animal n'est pas une solution», a critiqué le WWF. Car d'autres ours vont bientôt s'aventurer en Suisse, selon l'organisation, qui estime qu'il faudrait plutôt mettre en place des containers conçus pour résister aux plantigrades.

Le WWF n'exclut pas de faire recours contre l'exécution de JJ3. «L'ours ne s'est jamais montré agressif. Le canton aurait dû poursuivre encore les opérations pour l'effaroucher», affirme l'organisation.

Source : TSR / ATS du 15 avril 2008

A voir : Gestion de l'ours en Suisse

Qui est JJ3 ?


JJ3 était né en 2006 de l'union entre la femelle Jurka et le mâle Joze, des ours du Trentin italien.

Il partage son père avec MJ4, apparu aux Grisons lui aussi en été 2007.

Contrairement à son demi-frère, MJ4 se montre plus discret et fuit les hommes dans le Val Müstair, où il s'est installé.

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L'ours JJ3, dangereux pour l'homme, a été abattu dans les Grisons


L'ours JJ3 a été abattu lundi soir dans le centre des Grisons. L'animal, qui venait systématiquement chercher sa nourriture dans les zones habitées, a été jugé dangereux pour l'homme. Les tentatives de l'effaroucher ne lui faisaient pas peur du tout.

Le plantigrade est arrivé en juin 2007 dans les Grisons. Depuis l'automne dernier, il s'approchait sans cesse des agglomérations pour se rassasier. Des opérations visant à lui faire peur ont été menées à plusieurs reprises, aussi bien avant qu'après son hibernation. Sans effet. JJ3 ne se montrait absolument pas craintif.

Ne semblant pas être rééducable, l'ours représentait dès lors un danger pour l'homme, ont estimé les responsables de la Confédération et des Grisons. Conformément au "plan ours", ils ont donc décidé d'abattre l'animal, a indiqué l'Office fédéral de l'environnement.

Pro Natura estime que les autorités ont été impatientes avec JJ3. Selon l'organisation de défense de la nature, le jeune ours n'était pas encore devenu un ours "à risque". Selon Pro Natura, le "plan ours" n'a passé son premier test.

L'Italie a dénoncé le tir de l'ours JJ3 dans les Grisons. Le ministre sortant de l'environnement Alfonso Pecoraro Scanio a critiqué une décision "erronée et irrationnelle", alors que Rome avait offert son aide à la Suisse.

Pour le ministre Vert, il s'agit d'un acte "très grave". "En Suisse comme en Bavière pour l'ours Bruno (abattu en 2006), on assume une décision erronée et irrationnelle qui rend plus difficile la réintroduction d'un animal qui a toujours habité dans l'arc alpin", a-t-il affirmé.

Un autre plantigrade se promène encore dans les montagnes grisones: MJ4 s'est installé en Engadine et dans le Val Müstair. Il s'y est montré plus discret que son congénère.

Source : Romandie / ats du 15 avril 2008

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L’ours JJ3 a été abattu dans les Grisons - Pro Natura estime que le plan ours a échoué


Pro Natura estime que les autorités ont été impatientes avec JJ3. Selon l’organisation de défense de la nature, le jeune ours n’était pas encore devenu un ours «à risque».
Selon les critères de la Confédération, un ours est dit «à risque» lorsqu’il se montre agressif envers l’homme. Or, JJ3 ne l’avait pas été jusqu’ici, a écrit Pro Natura mardi.
Les responsables grisons de la chasse avaient bien réagi jusqu’ici. Ils auraient dû continuer de faire peur à l’animal lorsqu’il s’approchait des zones habitées.

L’homme n’en a pas fait assez
Selon Pro Natura, le plan ours n’a passé son premier test. Lors de la première situation délicate, il a été interprété en défaveur de l’animal protégé. «Cela ne présage rien de bon pour les autres animaux sauvages qui pourraient entrer en Suisse.»
Du point de vue de l’ours, JJ3 n’a rien fait de mal. Il a pris sa nourriture là où elle était la plus facile à trouver. L’homme par contre n’en a pas fait assez pour éviter les conflits avec l’ours.

Source : Le Nouvelliste du 15 avril 2008

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JJ3, tué parce qu'il n'avait plus peur des hommes


Le jeune mâle avait fait des villages du centre du canton sa zone de résidence. Sa mort provoque des vagues de protestations.

La visite de JJ3 en Suisse n'aura duré que dix mois. L'ours est mort, abattu par un garde-faune grison lundi soir dans la région de Thusis. Le jeune mâle de deux ans, qui se nourrissait régulièrement des restes divers qu'il trouvait dans les zones d'habitation, a été considéré comme un danger par les autorités cantonales. En accord avec l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) et l'Office grison de la faune, et conformément au Plan Ours, le conseiller d'Etat Stefan Engler a signé vendredi dernier l'arrêt de mort de l'animal.

"Une décision juste"
"Personne ne se réjouit, mais nous sommes convaincus d'avoir fait tout ce qui était en notre pouvoir pour éviter d'en arriver là", a déclaré Stefan Engler devant les médias convoqués mardi à Coire. «Ce n'est pas beau à annoncer, mais la décision était nécessaire et juste», a remarqué pour sa part Reinhard Schnidrig, chef de la section chasse à l'OFEV.

Les organisations de protection des animaux et de l'environnement ont immédiatement protesté. Pour Pro Natura, les règles fédérales ont été appliquées au grand désavantage de l'ours à la première occasion. «Cela est malheureusement de fort mauvais augure pour ses congénères et autres animaux sauvages de retour dans notre pays.» Le WWF regrette également: «Chaque spécimen qui disparaît dans les Alpes accroît le risque de voir les ours s'éteindre une seconde fois dans l'arc alpin.» Sur le site de l'Office du tourisme des Grisons, les réactions négatives affluent. «Quelle honte! Avec mon mari, nous renonçons à nos vacances dans les Grisons», peut-on notamment lire.

Moins de trois ans après la réapparition du premier ours sur le territoire suisse depuis cent ans, comment en est-on arrivé là ? Car contrairement aux loups et aux lynx, qui risquent la mort quand ils ont épuisé leur quota de moutons, les plantigrades jouissent d'une plus grande marge de manœuvre. La gestion des ours bruns sur territoire helvétique fait l'objet d'un Plan Ours adopté en été 2006 par l'Office fédéral de l'environnement. Selon ces dispositions, le comportement des plantigrades est classé en trois catégories -farouche, problématique et à risque- la dernière étape entraînant obligatoirement la mise à mort.

Domaine de chasse
Venant du parc naturel du Trentin, JJ3 - troisième de la portée de Jurka (la mère) et Joze (le père) - a passé la frontière en Basse-Engadine en juin 2007. Très aventureux, il a passé le col de la Flüela, où il s'est mis quelques moutons sous la dent, avant de traverser Davos et de redescendre sur la vallée de l'Albula. Depuis, il rayonnait dans une vaste région entre Savognin, Tiefencastel et Lenzerheide, pillant régulièrement ruches, poubelles et compost dans les jardins. Il est alors rangé dans la catégorie des ours problématiques.

En août dernier, dans une opération à la James Bond depuis un hélicoptère, le jeune brun est narcotisé, puis muni d'un collier émetteur. Les gardes-faune peuvent ainsi suivre ses frasques de près, mais surtout, lorsqu'il est pris en flagrant délit, tenter de l'effaroucher avec des balles en caoutchouc et des tirs de pétards. JJ3 comprend ce qu'il veut bien comprendre. Il ne revient pas sur les endroits où il a été importuné. Mais il reste encore tellement de possibilités de se procurer de la nourriture à bon compte! JJ3, qui a hérité ce comportement opportuniste de sa mère (lire ci-contre), a vite compris où il pouvait se servir sans trop d'efforts.

Après une hibernation de courte durée, il se réveille le 20 février, et reprend rapidement ses tournées dans les villages et les alpages. Il est pisté, chaque nuit, par plusieurs gardes-faune. L'album de photos montré par Georg Brosi, le chef de l'Office grison de la chasse, parle de lui-même. Les mesures d'effarouchement ont eu peu d'effets: containers à poubelles renversés, tas de compost éventrés, porte d'un chalet d'alpage enfoncée.

Mauvaises habitudes
En quelques semaines, JJ3 a rendu visite à presque tous les hameaux de sa région d'adoption, s'est promené sur les pistes de ski et s'est même montré en plein jour à une vingtaine de mètres de la véranda d'un hôtel à Savognin. La photo la plus spectaculaire montre l'empreinte de ses traces sur le mur blanc d'une maison: JJ3, le gourmand, a senti le gâteau aux pommes qui refroidissait sur le rebord de la fenêtre, et n'a eu qu'à se dresser pour le faire tomber.

Reinhard Schnidrig le souligne: «JJ3 n'avait pas mis l'homme à son menu. Il était indifférent à la présence des humains. Mais il aurait pu réagir de manière agressive s'il avait été surpris dans un endroit où il ne pouvait pas prendre la fuite, comme dans un garage par exemple.»

Les humains qui ont eu la brillante idée d'appâter l'animal avec des déchets de viande pour pouvoir le prendre en photo ne lui ont pas non plus rendu service. D'ours à problèmes, JJ3 a glissé dans la catégorie d'ours dangereux. Et là, le plan de la Confédération est sans pitié. «Les mesures de rééducation tentées depuis l'automne dernier n'ont pas eu de prise sur lui. Au début avril, la décision a lentement mûri», explique Georg Brosi.

«On aurait pu se demander pourquoi ne pas continuer à vivre avec un ours dans son jardin... Sérieusement, personne ne peut prendre ce risque», ajoute le conseiller d'Etat Stefan Engler. La condamnation est tombée vendredi. Lundi soir, «l'autorité responsable a exécuté cette mission dans la région de Thusis», dit sobrement Georg Brosi. Aucune photo ne sera fournie. JJ3 sera autopsié, puis confié au Musée d'histoire naturelle de Coire pour être empaillé.

Plaintes italiennes
L'Italie a dénoncé le tir de l'ours. Le ministre sortant de l'Environnement, Alfonso Pecoraro Scanio, a critiqué une décision «erronée et irrationnelle», alors que Rome avait offert son aide à la Suisse. Pour le ministre vert, cité par l'agence de presse Ansa, il s'agit d'un acte «très grave». A la conférence de presse, Willy Geiger, sous-directeur de l'OFEV, a pourtant déclaré que le Ministère italien de l'environnement avait fait preuve de compréhension.

Auteur : Catherine Cossy
Source : Le Temps du 16 avril 2008

Une famille à problèmes : Le frère de JJ3 déjà avait été abattu en Bavière


Tous les espoirs de voir des ours s'installer en Suisse reposent dorénavant sur MJ4, un solide gaillard de 3 ans, demi-frère de JJ3. Arrivé aussi en juin dernier, il s'est montré jusqu'à maintenant d'une discrétion exemplaire. On sait qu'il a hiberné dans la région de Zernez, en Engadine, mais depuis son comportement n'a pas donné lieu à des inquiétudes.

Sa chance est d'être le fils de Maja. Car, dans la triste affaire de JJ3, tout le mal est imputé à la mère, Jurka, ourse importée de Slovénie pour repeupler les forêts du Trentin, en Italie. On soupçonne que, dans sa patrie d'origine, elle a dû recevoir de la nourriture pour servir d'attraction. Dès qu'elle a été lâchée en Italie, elle s'est montrée peu farouche et a continué à s'approvisionner dans les villages. Un comportement qu'elle a malheureusement inculqué à ses rejetons.

Le numéro un, JJ1, avait pointé son nez dans le Parc national en été 2005. Rebaptisé Lumpaz (garnement en romanche), il était le chouchou d'une population en délire. Il a disparu à la fin de l'automne, probablement abattu. Le numéro 2, JJ2, a tenu en haleine en été 2006 le Tyrol autrichien et la Bavière. Affublé du surnom peu inspiré de Bruno, il avait aussi fait preuve d'un sans-gêne extrême, avant que les autorités allemandes ne décident de le faire abattre. JJ3 était issu d'une deuxième portée de Jurka.

Ses deux autres frères, JJ4 et JJ5, sont encore en Italie, et l'un pose déjà des problèmes. Entre-temps, les autorités italiennes ont décidé d'enfermer Jurka dans un enclos. Selon Reinhard Schnidrig, l'ourse végète et présente un comportement maladif.

Auteur : Catherine Cossy

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JJ3, l’ours qui est mort pour avoir fait les poubelles

Cliquer pour agrandir la carte

Le plantigrade imprudent a été abattu par les autorités. Il s’approchait trop des zones habitées. Le débat est relancé: l’ours a-t-il sa place en Suisse ?

Pétards et balle en caoutchouc n’ont pas empêché JJ3 de faire ses courses dans des poubelles, et de s’approcher de villages. L’ours culotté s’est même retrouvé plusieurs fois face à des êtres humains. Cette témérité lui aura été fatale. Il a été tué dans la soirée de lundi, dans la région de Thusis, sur mandat de la Confédération et du canton des Grisons.

C’est vendredi dernier que le mâle de deux ans a été condamné à mort, lorsqu’il a été classé «à risque» en vertu du Plan ours. L’abattage de JJ3 par des garde-faunes relance le débat sur le retour du prédateur en Suisse. Pour les uns, il n’a rien à faire sous nos cieux. Pour les autres, on l’a exécuté de manière précipitée.

«Comme le loup, l’ours n’a pas sa place dans nos Alpes», s’exclame Thomas Egger, directeur du Groupement suisse pour les régions de montagne (SAB). La question qui se pose est plus fondamentale: «Quel rôle attribue-t-on aux Alpes ? Et ici la réponse est claire : ce n’est pas une réserve naturelle mais un espace de vie avec une activité économique, pour les humains et non pas pour les ours.»

Et pour le Valaisan l’argument de la protection de l’espèce ne tient pas: «Regardez les loups. Il y en a des milliers en Europe de l’Est. Si dans la chaîne des Carpates il y a de la place, pourquoi voudrait-on nous l’imposer ici alors qu’ils ne sont pas menacés de disparition?»

La solution serait-elle donc de bouter l’ours hors de nos vallées ? Une telle éventualité qui ferait certainement se dresser et grogner les organisations environnementales. Qui veulent exactement l’inverse. En chœur, elles ont appelé hier à une cohabitation homme/animal non conflictuelle. Qui passerait, par exemple, par la sensibilisation de la population à la gestion des déchets, et la construction de poubelles résistantes à l’ours.

Pro Natura, la Protection suisse des animaux et le WWF ont par ainsi déploré la mise à mort de JJ3. Critiquant notamment la précipitation des autorités, la bête n’ayant jamais fait preuve d’agressivité.

Plus souvent
Si les réponses divisent, on s’accorde sur une chose: on devrait en croiser de plus en plus sur nos sentiers ces prochaines années. Philippe Christe, enseignant à la faculté de biologie de l’Université de Lausanne, est formel: «Ce ne sera pas possible d’empêcher d’autres arrivées. Nous assistons à un retour naturel.» Mais pour lui, l’abattage de JJ3 a cela de bon qu’il montre que le phénomène est maîtrisable: «En éliminant les bêtes qui posent des problèmes, on démontre concrètement que la présence de ces animaux est possible.» Et de souligner qu’ils «ont toujours appartenu à notre faune.» L’Office fédéral de l’environnement confirme ces mouvements naturels à travers l’arc alpin.

Et si on en faisait un atout touristique? Philippe Christe y croit: «Dans les Grisons, on a constaté un effet positif sur les nuitées depuis l’annonce de la présence de plantigrades dans la région.» Hors de question pour Thomas Egger: «Ces prédateurs sont certainement attractifs si l’on installe des enclos, comme dans un zoo. Mais en aucun cas en liberté où ils constituent un danger.»

Auteur :Romain Clivaz
Source : 24 heures.ch du 15 avril 2008

Des poubelles anti-ours en Suisse ?

La soeur de l'ours "JJ3" s'est noyée dans un lac en Italie

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Un ours trop familier abattu


Le plantigrade baptisé «JJ3» a été abattu lundi soir près de Thusis. Ne craignant pas assez l'homme, il venait chercher sa nourriture dans les villages de la vallée.

L'ours «JJ3» a été abattu lundi soir dans la région de Thusis, aux Grisons, car il présentait un danger pour les humains. Tant le canton que la Confédération estiment toutefois qu'une cohabitation est possible avec ces plantigrades, à certaines conditions.

«Nous ne pouvions plus assumer le risque potentiel que «JJ3» blesse ou même tue une personne», a déclaré le conseiller d'Etat grison Stefan Engler mardi devant les médias. Le ministre a pris la décision d'abattre l'ours vendredi dernier, en accord avec l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) et conformément au plan ours de la Confédération.

Les autorités grisonnes et la Confédération, qui avaient consulté plusieurs experts et fait une analyse de comportement, ont perdu tout espoir de pouvoir «rééduquer» le jeune mâle de deux ans, qui a appris tout petit avec sa mère «Jurka» à chercher sa nourriture près des humains.

Jusque dans les vérandas
Ces trois dernières semaines, «JJ3» s'est aventuré presque chaque nuit dans les zones d'habitation - villages, mayens et chalets d'alpage. Balles en caoutchouc, pétards et tirs de sommation n'y ont rien fait. L'ours n'est pas devenu plus craintif, mais toujours plus «effronté», a expliqué M. Engler.

On le retrouvait près des bâtiments et des restaurants, jusque sur les vérandas. Il mangeait tout ce qui lui tombait «sous les pattes»: écuelles de chats ou chiens, nourriture des nichoirs d'oiseaux, déchets organiques des tas de compost. D'«ours problématique», «JJ3» s'est transformé en «ours à risque».

Certes, il ne s'est jamais montré agressif. Mais le risque qu'il se trouve nez à nez avec un humain dans un endroit fermé et qu'il l'attaque devenait toujours plus grand, a expliqué Stefan Engler, qui a précisé que les coûts engagés dans le «monitoring» de l'ours - quelque 300 000 francs - n'avaient joué aucun rôle dans la décision de l'abattre.

Lundi soir, facilement repérable grâce à son collier-émetteur, il a été tiré par des garde-faune dans la région de Thusis. Après son autopsie, le cadavre sera empaillé au Musée d'histoire naturelle du canton.

La cohabitation est possible
«Nous vivons sans problème avec un deuxième ours», a dit Stefan Engler, en faisant allusion à «MJ4». Demi-frère de «JJ3», ce mâle de trois ans né d'une autre mère est un «ours farouche» qui fuit les habitations et les humains.

Persuadé que «le prochain ours va arriver», le conseiller d'Etat grison a concédé qu'outre le comportement des plantigrades, celui des humains est déterminant pour une cohabitation heureuse. Le canton va renforcer les campagnes de sensibilisation auprès de la population, le soutien aux éleveurs et la protection des troupeaux. Et il va revoir son système de gestion des déchets dès cette année.

Pour l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), une élimination des ordures «À l'épreuve des ours» constitue une des clés d'une cohabitation réussie, selon Reinhard Schnidrig, chef de la section Chasse et faune sauvage. L'acceptation de la population en est une autre. Car au fond, «la Suisse salue le retour de l'ours brun», a assuré le vice-directeur de l'OFEV, Willy Geiger.

Acte condamné
L'exécution de «JJ3» a provoqué les protestations des organisations environnementales. Le WWF, Pro Natura et la Protection suisse des animaux ont fait valoir les mêmes arguments: «JJ3» ne s'était jamais montré agressif et ne pouvait donc pas être considéré comme un ours «À risque». Les tentatives d'intimidation auraient dû être poursuivies. Le WWF envisage un recours.

Pour les trois associations, le plan ours n'a pas passé son premier test, et l'homme n'a pas donné toutes ses chances à l'ours. Elles demandent de sensibiliser davantage la population et d'installer des containers qui résistent aux plantigrades.

Source : Le Nouvelliste du 16 avril 2008

Des poubelles anti-ours en Suisse ?

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Le WWF renonce à recourir contre l'abattage de l'ours JJ3 et mise sur la protection des autres ours


Le WWF renonce à recourir contre l'abattage de l'ours JJ3 il y a un mois dans les Grisons. L'organisation environnementale demeure persuadée que cette mort est injustifiée, mais elle reconnaît que le "Plan Ours suisse" de la Confédération est trop flou. Les conditions qui permettent de faire passer un ours de la catégorie "problématique" à celle "à risque", qui en autorise l'abattage, sont formulées de manière bien trop vague, écrit le WWF dimanche dans un communiqué. L'organisation préfère donc préciser le plan pour les plantigrades et renforcer la collaboration avec les autorités.

Source : TSR du 11 mai 2008

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Après l'abattage de l'ours JJ3 : le WWF renonce à porter plainte


Le WWF renonce à recourir contre l'abattage de l'ours JJ3 il y a un mois dans les Grisons. L'organisation environnementale demeure persuadée que cette mort est injustifiée, mais elle juge les chances de réussites d'une telle procédure trop minces.

Le "Plan Ours suisse" de la Confédération est en effet trop flou, a conclu le WWF après un examen des circonstances de l'abattage de l'ours. Les conditions qui permettent de faire passer un ours de la catégorie "problématique" à celle "à risque", qui en autorise l'abattage, sont formulées de manière bien trop vague, indique le WWF.

L'organisation préfère se concentrer à l'amélioration de la situation, des contacts étant déjà pris avec les responsables de la Confédération et du canton des Grisons afin de renforcer leur collaboration et de préciser dans les plus brefs délais le "Plan Ours". Il faut en effet tout mettre en oeuvre pour éviter que le prochain ours qui viendra en Suisse subisse le même sort que JJ3, affirme le WWF.

Selon lui, JJ3, qui ne s'est pourtant jamais montré agressif vis-à-vis d'un être humain, a été tué par un garde-chasse parce que les autorités n'ont jamais informé la population quant à la gestion des déchets, ni quant au comportement à adopter en présence d'un ours. JJ3 était en effet régulièrement attiré près des zones habituées par les poubelles.

Source : SDA-ATS News Service du 11 mai 2008

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Test réussi pour les poubelles anti-ours


Les poubelles anti-ours du WWF résistent vraiment aux assauts des plantigrades. Les tests effectués au parc animalier de Goldau (centre de la Suisse) sont concluants. Plusieurs poubelles doivent être installées ces prochaines semaines aux Grisons (est) et en Italie.

Pendant dix jours, deux conteneurs équipés d'un verrouillage spécial ont été testés dans l'enclos des ours. Pour les plantigrades, la tentation était grande: les poubelles étaient remplies de miel, de poisson, de viande et autres délicatesses. Mais les attaques répétées des ours sont restées vaines, a indiqué jeudi le WWF. Aucun d'entre eux n'a réussi à forcer les conteneurs.

Les premières poubelles de ce type seront installées dans le canton des Grisons et en Italie au cours des quatre à six prochaines semaines, selon le WWF. Elles doivent contribuer à ce que les ours ne soient plus attirés vers les zones habitées. Cette attitude jugée dangereuse pour l'homme avait coûté la vie à l'ours brun JJ3, abattu à la mi-avril dans la région de Thusis.

Développées par l'entreprise Brüco Swiss, les poubelles anti-ours font partie d'une série de mesures proposées par le WWF pour favoriser l'implantation des ours bruns et leur cohabitation avec la population locale. L'organisation a déjà testé avec succès des programmes de protection des troupeaux et des ruches. (belga/7sur7)

Source : 7sur7 du 5 juin 2008

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Des centaines de poubelles résistantes aux ours seront installés aux Grisons et en Italie


Plusieurs centaines de poubelles du WWF résistant aux assauts des ours seront installées ces prochaines semaines aux Grisons et en Italie. Ces conteneurs, remplis de mets irrésistibles pour un plantigrade (miel, poisson, viande...), ont été testés pendant 10 jours dans l'enclos des ours du parc animalier de Goldau (SZ). Ces conteneurs, destinés d'abord aux randonneurs, contribueront à éviter que l'ours soit tenté de faire les poubelles des maisons. Une attitude jugée dangereuse pour l'homme qui avait mené à l'abattage de l'ours JJ3 en avril. Un plantigrade vit actuellement en Suisse.

Source : TSR du 5 juin 2008

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Des poubelles anti-ours


Le WWF a testé en Suisse des poubelles anti-ours. Les tests effectués au parc animalier de Goldau (centre de la Suisse), résistent vraiment aux assauts des plantigrades. Plusieurs poubelles doivent être installées ces prochaines semaines aux Grisons et en Italie.

Pendant dix jours, deux conteneurs équipés d’un verrouillage spécial ont été testés dans l’enclos des ours. Pour les plantigrades, la tentation était grande: les poubelles étaient remplies de miel, de poisson, de viande et autres délicatesses. Mais les attaques répétées des ours sont restées vaines, a indiqué le WWF. Aucun d’entre eux n’a réussi à forcer les conteneurs.
Les premières poubelles de ce type seront installées dans le canton des Grisons et en Italie au cours des quatre à six prochaines semaines, selon le WWF. Elles doivent contribuer à ce que les ours ne soient plus attirés vers les zones habitées. Cette attitude jugée dangereuse pour l’homme avait coûté la vie à l’ours brun JJ3, abattu à la mi-avril dans la région de Thusis.
Développées par l’entreprise Brüco Swiss, les poubelles anti-ours font partie d’une série de mesures proposées par le WWF pour favoriser l’implantation des ours bruns et leur cohabitation avec la population locale. L’organisation a déjà testé avec succès des programmes de protection des troupeaux et des ruches.

Source : Métro Time du 7 juin 2008

Poubelles anti-ours

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Il n'y a plus d'ours sur sol suisse mais un deuxième loup


Plus aucun ours ne se trouve actuellement sur sol helvétique. Le dernier à avoir séjourné dans les Grisons, "MJ4", est reparti en mai en Italie du Nord. La région grisonne de la Surselva compte en revanche un deuxième loup.

Les analyses effectuées en octobre et février derniers sur les crottes de ce second mâle ont révélé une structure d'ADN différente de celle observée jusque-là, indiquent jeudi les autorités grisonnes. Ces dernières semaines, un loup a été aperçu à deux reprises près du col de l'Oberalp, côté grison et uranais.

"Le loup ne pose aucun problème chez nous", explique Hannes Jenny, biologiste auprès du service grison de la chasse et de la pêche. "Aucun mouton n'a été attaqué ces dernières années." Il faut dire que les agriculteurs ont été sensibilisés à la présence de l'animal depuis six ans et prennent les mesures nécessaires en conséquence, rappelle M. Jenny.

Ce n'est en revanche pas le cas des habitants de la région italienne du Trentin, dans laquelle se trouve actuellement l'ours "MJ4", dernier du genre à avoir séjourné en Suisse. "MJ4" pourrait donc être davantage menacé par le braconnage qu'ailleurs.

Il y a trois semaines, l'ours a été observé entre Merano et Bolzano après avoir séjourné près du col du Stelvio et auparavant dans le Val Müstaïr, aux Grisons.

Source : Romandie / ats du 12 juin 2008

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Loups, lynx et ours : Les raisons d’espérer


Le Conseiller national grison Tarzisius Caviezel a déposé une interpellation signée par 40 parlementaires (dont les Valaisans : Viola Amherd, Christophe Darbellay, Jean-René Germanier et Stéphane Rossini) pour savoir ce que le Conseil Flédéral entend faire face aux dégâts causés par les grands carnassiers.

Sa question - et la réponse du Conseil Fédéral - démontrent que le nombre croissant de grand carnassiers est un problème qui préoccupe l’autorité. Que ce sont surtout les dégâts aux animaux de rente qui sont pris en compte aujourd’hui, mais que la diversité des espèces est aussi un facteur qui devra être pris en considération. Le Conseil fédéral relève en effet que “Si les effectifs devaient augmenter au point de rendre la présence du carnassier intolérable (dégâts importants, conséquences graves pour la diversité des espèces), les articles 12 alinéa 7 et 7 alinéa 2 LChP autorisent des tirs de régulation”. Cette allusion à la diversité des espèces confirme la thèse du Dr Thomas Müller, présentée lors de l’assemblée annuelle des chasseurs valaisans à Mörel, selon laquelle la diversité des espèces est un argument solide qui pourra être opposé aux partisans d’une protection absolue des grands prédateurs quand les meutes de loups feront des coupes sombres dans les ffectifs de chamois, chevreuils et cerfs. Peter Scheibler, chef du Service valaisan de la chasse, avait donc bien raison d’inciter les chasseurs à se familiariser avec cette expertise du Dr. Müller pour y puiser des arguments en faveur de la défense de la diversité des espèces, mais aussi de la défense de la chasse.

Auteur : Jean Bonnard

Quelques extraits de l’interpellation de M. Caviezel


“Le nombre de grands carnassiers ne cesse d’augmenter en Suisse. Suite à l’entrée sur notre territoire des premières louves, il faut s’attendre à une formation de meutes et, partant, à une multiplication du nombre de loups dans notre pays. A l’heure actuelle, deux ours hibernent dans le canton des Grisons. Vu l’évolution des effectifs en Italie, il est fort probable que leur nombre s’accroîtra également en Suisse. Quant aux populations de lynx, elles sont tellement denses en maints endroits du pays que leur présence devient difficilement supportable pour la population indigène.”

“Plus leur nombre augmente, plus il apparaît que la Confédération fait porter les frais aux régions périphériques, aux régions de montagne et aux particuliers. Certains paysans, notamment, doivent déployer d’importants moyens pour éviter que ces animaux ne commettent des dégâts et pour surveiller leurs troupeaux; or ils ne peuvent plus assumer ces coûts.”

“Les frais engendrés en particulier par les ours ou les loups présents de manière durable dans une région pouvaient être bien plus importants que la simple perte des animaux de rente.”

“L’importance des moyens requis lorsqu’un grand carnassier s’établit durablement quelque part peut, dans certains cas, mettre en péril l’existence des personnes concernées. Il n’est pas admissible que la Confédération prenne des engagements internationaux et qu’elle répercute ensuite sur les régions périphériques, les régions de montagne et les particuliers les charges financières qui en découlent.

Il n’est pas admissible que les paysages de montagne et les autres animaux fassent les frais de la protection des grands carnassiers ni que l’exploitation cynégétique en pâtisse.”

Quelques éléments de la réponse du Conseil fédéral (du 6.6.08):

“Il ne fait aucun doute que le retour des grands carnassiers comme le lynx, le loup et l’ours n’est pas sans conséquences pour les régions concernées. Le plus souvent, il s’agit de dégâts aux animaux de rente et, depuis l’arrivée de l’ours, aux ruches, aux chalets d’alpage ou aux poubelles et containers”

” La Suisse a réagi au retour du loup en élaborant le Concept Loup Suisse (aujourd’hui Plan Loup Suisse), en vigueur depuis 2004. Si dans un premier temps, il ne s’agissait que de jeunes mâles, on s’attend à ce que de plus en plus de louves migrent en Suisse; des meutes pourraient alors se former. Le Plan Loup Suisse a été mis à jour dans ce sens. La version modifiée, en vigueur depuis mars 2008, protège les louves accompagnées de leurs petits tout en renforçant la protection des troupeaux en Suisse”

” La législation fédérale sur la chasse et la faune sauvage ne prévoit pas de limitation des effectifs, pas même pour les grands carnassiers. La question de savoir si l’effectif d’une espèce est tolérable dépend des effets sur la diversité des espèces, les habitats et le gibier.”


Défenseur du giber


La diversité des espèces et le gibier sont deux éléments qui seront donc bien pris en compte à l’avenir pour savoir si la pression des grands carnassiers est, ou non, tolérable.

Les chasseurs seraient bien inspirés d’abandonner leur position attentiste observée jusqu’ici pour monter au créneau et défendre le gibier. Dont la vocation unique, ni même première, n’est pas - comme certains fondamentalistes de la protection du loup et de l’ours faignent de le croire - de servir de garde-manger aux grands carnassiers.

L’équilibre des espèces doit passer par une régulation humaine - la chasse a démontré son efficacité - et non être sacrifié aux appétits de super-prédateurs décérétés - contre toute logique - intouchables.

Face à l’arrivée massive des grands carnassiers, le chasseur doit rappeler qu’il est le défenseur du gibier et le garant de la diversité des espèces

Auteur : Jean Bonnard

Source : Le Nouvelliste du 18 juin 2008

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Valais central - Un ours sur les hauts d'Hérémence ?


Le «Walliser Bote» de vendredi consacre plus d’une demi-page à cette information. Un jeune ours aurait été vu dans la région de la cabane de Prafleuri, sur les hauts de la commune d’Hérémence, par des touristes étrangers.

Le garde-chasse de la région, Pascal Gaspoz est assez sceptique. «Actuellement, nous n’avons pas eu de contact pour nous signaler la présence d’un ours. Comme il y a énormément de monde ces jours-ci dans la région, si une bête s’y promenait, il est vraisemblable que nous aurions reçu plusieurs appels. Aucune observation n’a été faite par nos services, même pas de traces de pas. Comme les ours viennent naturellement d’Italie, une telle présence aurait dû être signalée de l’autre côté de la frontière avant que l’animal n’arrive ici.» Le spécialiste estime également que le lieu de l’observation supposée ne serait pas le plus propice à un ours.

Source : Le Nouvelliste du 29 août 2008

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L'ours brun élu «animal de l'année 2009»


L'ours brun a été élu animal de l'année 2009 par Pro Natura. L'association écologiste, qui fête ses 100 ans, s'engage ainsi pour un retour durable du plantigrade et une cohabitation pacifique avec l'homme en Suisse.
L'ours, première espèce à avoir figuré sur l'emblème de Pro Natura il y a 100 ans, fait partie de notre culture depuis deux siècles, rappelle l'association. De nombreux lieux-dits, armoiries et auberges portent son nom.

Si le retour du plantigrade en Suisse est difficile, Pro Natura estime qu'il est cependant nécessaire. «Les ours font partie de notre diversité indigène. Les problèmes liés à sa présence peuvent être résolus», écrit l'organisation dans un communiqué.

Le dernier ours de Suisse avait été abattu en Engadine en 1904 par deux chasseurs. En 2005, près d'un siècle plus tard, l'ours a fait sa réapparition dans les forêts grisonnes avec l'arrivée de JJ2, aussi appelé «Lumpaz».

Source : Swiss Infos du 6 janvier 2009

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L'ours brun animal de l'année


Pro Natura a choisi l'ours brun comme animal de l'année 2009. L'organisation écologiste souhaite ainsi sensibiliser la population en faveur d'une cohabitation pacifique avec l'homme.

Les ours font partie de notre biodiversité indigène et les problèmes liés à sa présence peuvent être résolus. L'ours brun succède au caloptéryx éclatant, une libellule bleu métallisé désignée animal de l'année 2008.

Pro Natura, qui fête son 100e anniversaire, rappelle que les ours ont fait partie de notre culture pendant des siècles. De nombreux lieux-dits, armoiries et auberges portent le nom de l'»ours».

Le dernier ours de Suisse avait été abattu en Engadine en 1904 par deux chasseurs. En 2005, près d'un siècle plus tard, l'ours a fait sa réapparition dans les forêts grisonnes avec l'arrivée de JJ2 aussi appelé «Lumpaz».

Source : AFP/20min.ch du 6 janvier 2009

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